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vendredi 1 juillet 2016

Treize jours avant minuit - Patrick Carman




J'ai un peu de mal à donner un avis sur ce roman : je l'ai aimé, il m'a plutôt bien tenue en haleine puisque je l'ai lu plus vite que ma moyenne habituelle... mais d'un autre côté, je sais déjà qu'il ne restera pas gravé dans ma mémoire. J'écris cette chronique quelques semaines après l'avoir refermé, et j'ai déjà oublié quelques éléments de l'intrigue.

dimanche 31 janvier 2016

La prophétie de la Reine des Neiges - Victor Dixen

Ce roman est la suite de La malédiction de Boucle d'Or (mais rassurez vous, cette chronique n'en comporte aucun spoiler). J'avais totalement adoré cette réécriture du conte de Boucle d'Or, mais étais un peu sceptique quant à l'idée d'une suite, il faut bien le dire. Mais je dois saluer ici Victor Dixen qui m'a brillamment donné tort.


dimanche 10 mai 2015

La sorcière de Prince Island de Kendall Kulper


Titre : La sorcière de Prince Island
Titre original : Salt & Storm - traduit par Lucas Messmer
Auteur : Kendall Kulper (Etats-Unis)
Date de parution : avril 2015
Editeur : Hachette Black Moon
Nombre de pages : 400

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Avery Roe n’a qu’un seul désir : devenir, après sa grand-mère qui l’a élevée, la prochaine Sorcière de Prince Island, dont le rôle est de protéger les marins. Mais sa mère a choisi pour elle un tout autre destin. Elle l’arrache à sa grand-mère avant qu’elle apprenne le secret des femmes de la famille. Prise au piège de sa mère, Avery ne peut plus utiliser sa magie. Il lui reste tout juste la capacité de deviner, en rêve, ce que l’avenir lui réserve. Des années durant, Avery cherchera à libérer la magie qui sommeille en elle. À seize ans, elle y est plus résolue que jamais. Parce que les habitants ont besoin de sa protection. Parce qu’elle aime Taneh, un séduisant harponneur aux étranges tatouages. Parce que, dans un rêve, elle a vu son propre meurtre. Or, nul ne peut supprimer la Sorcière de l’île de Prince Island…


J’avais d’abord repéré ce roman lors de sa sortie en anglais, mais j’avais finalement décidé de ne pas le lire parce que le résumé laissait penser que la romance y était bien trop importante à mon goût. Mais quand il est sorti en français, tout (le titre, la couverture, le résumé) a été changé par l’éditeur, du coup je n’ai pas tout de suite réalisé qu’il s’agissait du même livre, et cette fois le résumé m’a beaucoup tentée. C’est une bonne chose, parce même si je n’ai pas adoré, ce roman valait la peine d’être lu – et il n’y avait pas trop de romance.

J’ai beaucoup aimé l’atmosphère de Prince Island. Quelque part, on peut ressentir ce à quoi ressemble la vie quotidienne dans cette communauté de pêcheurs de baleines, et à quel point les sorcières et leur magie jouent un rôle essentiel pour les habitants de l’île. Et puis l’ambiance générale du roman est très sombre. D’abord parce que la vie à Prince Island n’est pas facile tous les jours, mais surtout parce que dès les premiers chapitres, le ton est donné : notre héroïne a une vision prémonitoire : elle va être assassinée. On ne sait ni quand, ni comment, mais il est certain qu’elle est en danger de mort. Si ça, ça ne vous plante pas d’entrée un décor des plus sombres, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

L’histoire démarre donc sur de très bonnes bases. Et on ne peut nier qu’elle a beaucoup de potentiel. Malheureusement, ce potentiel n’a pas été exploité à son maximum. L’histoire est divisée en trois parties, chacune racontant une phase différente du chemin d’Avery vers la découverte de sa magie, mais seulement la troisième partie m’a vraiment captivée. Je ne dis pas que je me suis ennuyée pendant les deux premières parties, pas du tout, j’ai même apprécié ma lecture, mais je pouvais sans problème laisser mon livre de côté pendant plusieurs jours sans ressentir le besoin de connaître la suite de l’histoire. Un roman passionnant ne doit pas me permettre de le délaisser comme ça !

Avery est une héroïne intéressante. Je l’ai beaucoup appréciée, même si parfois ses réactions m’ont semblé un peu exagérées. Mais bon, je veux bien croire que quand on sait que quelqu’un va vous tuer incessamment sous peu, on soit un peu sur les nerfs, donc je lui pardonne. Mais tout le roman se concentre uniquement sur elle, et sa relation avec la magie, sa ligne d’ascendance, etc. Tous les personnages secondaires, quant à eux, sont sous développés. Je le regrette, parce qu’il y en a certains qui auraient vraiment mérités qu’on s’y penche un peu plus. La mère d’Avery, par exemple, a une histoire intéressante et j’aurais vraiment aimé en savoir plus sur elle, pourquoi elle veut à tout prix éloigner sa fille de la magie. On a les réponses vers la fin du roman, mais j’aurais tout de même aimé que le sujet soit plus approfondi. De même pour Taneh et son peuple, ils sont inspirés des tribus Maori en Nouvelle-Zélande, c’est une idée originale qui aurait mérité d’être beaucoup plus poussée.

Par contre, quelque chose que j’ai vraiment apprécié, c’est que l’auteure n’a pas hésité à prendre des risques. La raison pour laquelle je me lasse un peu du Young Adult depuis quelques temps, c’est que ces romans suivent tous plus ou moins les mêmes codes, quel que soit le genre auquel ils appartiennent. Et dans 99% d’entre eux, on a droit à une happy end, ce qui tue dans l’œuf toute tentative de suspense puisqu’on sait bien qu’il n’arrivera rien ni au héros ni à son love interest. Kendall Kulper toutefois n’a pas hésité à casser les codes du YA et à prendre des risques, et rien que pour ça je suis contente d’avoir lu son roman.

Je vous le recommande si : vous aimez les histoires de sorcières, et le rythme relativement lent ne vous dérange pas.

samedi 11 avril 2015

La floraison (Rose Morte #1) de Céline Landressie


Titre : La floraison (Rose Morte #1)
Auteur : Céline Landressie (France)
Date de parution : 20 mars 2015
Editeur : Milady
Nombre de pages : 600

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Dans une France en proie à de terribles dissensions religieuses, Rose, unique enfant du comte Greer en exil, est une jeune femme au caractère bien trempé. Mais son père, craignant pour son avenir, désire à tout prix la marier. C'est en essayant de se soustraire à ce destin qu'elle va faire la connaissance du comte Artus de Janlys. Par le biais de cet insaisissable aristocrate, la jeune femme va être propulsée dans un univers de dangers et de mystères, où les meurtres abjects qui terrifient la capitale trouveront une explication incroyable et pourtant bien réelle...


Voilà bien longtemps que j’avais repéré ce livre et était intriguée par tous les bons avis qui fleurissaient (ceci n’est pas un mauvais jeu de mots) sur la blogosphère. J’ai donc profité de la réédition en format poche pour découvrir ce qui se cache dans ces pages...

Nous suivons Eileen, ou plutôt Rose comme elle préfère être nommée, une jeune aristocrate qui, comme toutes les femmes de son époque, doit se marier, bien qu’elle n’en ait pas du tout envie. D’autant que plus elle avance en âge, plus ses parents se montrent insistants. Alors qu’elle est censée rencontrer un nouveau prétendant lors d’un bal, c’est un autre homme qui va attirer son attention : le comte Artus de Janlys, un homme des plus intrigants dont l’apparition dans la vie de Rose va la bouleverser entièrement...

Présenté comme ça, on dirait une romance historique. Et il est vrai que le début ressemble vraiment à une romance historique, le fantastique n’arrivant qu’assez tardivement dans le roman. Heureusement, la romance historique est à peu près le seul genre de romance que j’apprécie, donc ça ne m’a pas du tout posé problème. Surtout que même si on est un peu dans de la romance, on est bien loin du niais et du mielleux. Ce qui ressort surtout de l’ambiance de Rose Morte, bien avant même l’apparition du fantastique, c’est son aspect sombre. On sent que le danger guette même lorsqu’en apparence il ne se passe pas grand-chose d’inquiétant.
Puisqu’on en est à l’atmosphère, j’en profite pour souligner l’effort qu’à fait l’auteure pour plonger son lecteur au maximum dans l’époque à laquelle elle a situé son roman : nous sommes au XVIe siècle, et on s’y croit réellement. Que ce soit au niveau des descriptions, du vocabulaire employé, ou des références à des faits historiques, on sent que Céline Landressie maîtrise son sujet.

Le personnage de Rose m’a beaucoup plu. La jeune femme évolue considérablement au cours du roman : si dès le départ elle est loin d’être la jeune fille naïve et innocente typique, elle devient de plus en plus téméraire et assurée à mesure que l’histoire avance. C’est tout à fait le genre d’héroïne que j’apprécie, même si j’aurais toutefois un petit reproche à lui faire : lorsqu’elle commence à développer des symptômes étranges après sa nuit avec Artus, elle s’en accommode un peu trop facilement, je trouve. Je vois dans le noir, j’entends des conversations distinctement alors qu’elles ont lieu dans d’autres pièces, je ne meurs pas de faim alors  que je n’ai rien mangé depuis plusieurs jours... mais Artus a dit que c’était pas grave, alors c’est pas grave. Bon d’accord, j’exagère un peu, elle essaie plusieurs fois d’exiger des explications... mais tout de même, je l’ai trouvé bien peu insistante, alors que tous ces changements qui surviennent du jour au lendemain, ça devrait beaucoup plus l’inquiéter, non ?

Artus quant à lui est un personnage des plus complexes. On ne sait jamais trop sur quel pied danser avec lui, autant il semble tenir énormément à Rose, autant il lui cache beaucoup de choses... Ce monsieur est complètement insaisissable, mais il a un charme et un charisme indéniable. Mais peut-être que je me lasse des personnages masculins sombres et mystérieux, parce que je lui ai préféré son frère Adelphe, beaucoup plus ouvert et avenant, dont la présence apporte une touche de lumière bienvenue dans cette ambiance des plus sombres.

La floraison est sans aucun doute un tome d’introduction. L’histoire met un certain temps à se mettre en place (mais on ne s’y ennuie à aucun moment, rassurez vous !), le fantastique ne fait pas son apparition avant au moins la moitié du roman est le rythme est relativement lent, parce qu’il y a beaucoup de choses à mettre en place. En fait, on a un peu deux intrigues en parallèle dans ce premier tome : la trame de fond que l’on va probablement suivre tout au long de la saga, et une seconde autour du père de Rose, qui se conclut à la fin du premier tome. J’ai trouvé ce choix des plus judicieux puisqu’il permet à l’auteure de poser les bases de son univers et de sa mythologie tout en faisant avancer une intrigue pour dynamiser et apporter de l’action à un roman globalement très descriptif.

En bref, Rose Morte a su totalement me convaincre. J’ai été conquise par la plume de l’auteure et l’atmosphère qu’elle dépeint. C’est un roman dans lequel il faut prendre le temps de s’immerger, il ne se dévore pas, mais se savoure.

Je vous le recommande si : vous aimez les atmosphères sombres teintées de fantastique.

mercredi 21 janvier 2015

Poison (Contes des royaumes #1) de Sarah Pinborough



Titre : Poison (Contes des royaumes #1)
Titre original : Poison (Tales from the kingdoms #1) – traduit par Frédéric Le Berre
Auteur : Sarah Pinborough (Royaume Uni)
Date de parution : 2014
Editeur : Milady
Nombre de pages : 224

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Rappelez-vous l’innocente et belle princesse, la méchante reine impardonnable, le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d’amour sincère... et à présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche Neige, telle qu’elle n’a jamais été révélée...



J’ai commencé ce livre sans rien en attendre. J’ai lu tellement d’avis différents à son sujet que je n’arrivais pas à savoir s’il allait me plaire ou non. Il semble vraiment que ce soit tout ou rien avec ce livre, soit vous l’adorez, soit vous le détestez. Je comprends les arguments des deux côtés, donc j’étais très curieuse de me faire mon propre avis sur la question. Et il s’avère que je suis du côté de ceux qui l’ont aimé !

Bon, ce n’est pas LE livre de l’année, pas même le livre du mois. Il n’est pas très profond ou philosophique, mais c’est vraiment une lecture divertissante et addictive ! Une fois commencé, je n’ai tout simplement plus pu m’arrêter. Je ne sais  même pas pourquoi c’est si addictif, parce qu’il n’y a pas énormément de suspense ni d’action, mais je me suis simplement laissée prendre par l’atmosphère du roman, sombre et totalement fascinante. C’est un peu comme si Sarah Pinborough m’avait jeté un sort pour m’accrocher à son livre.

Comme je l’ai dit, il n’y a pas beaucoup de suspense puisque l’intrigue est très proche de celle du conte d’origine. L’auteure a conservé les éléments principaux, mais en les racontant à sa manière, transformant le conte en une histoire un peu plus « trash » que celle de Disney que l’on connait tous (je ne peux comparer qu’avec la version de Disney étant donné que je n’ai jamais lu l’original des frères Grimm). Pour faire simple, elle y a ajouté du sang et du sexe. Ce nouveau conte est à la fois traditionnel et moderne. Traditionnel à cause de l’univers proche de celui des conte de fées avec un roi, une reine, des chevaliers, etc., et moderne grâce au personnage de Blanche Neige. C’est une femme d’aujourd’hui, indépendante, qui se fiche du mariage, porte des vêtements d’homme et boit de la bière. Bien que je n’aie pas franchement apprécié son personnage, j’ai aimé cet aspect de sa personnalité.

D’une certaine manière, ce roman m’a fait penser à la série Once upon a time. On retrouve le même genre d’atmosphère un peu sombre, et je n’ai pu m’empêcher de me représenter la reine Lilith, la belle-mère de Blanche Neige, comme Regina dans OUAT, même si je sais que Lilith est blonde alors que Regina ne l’est pas. Mais elles ont la même personnalité complexe et torturée. Toutes deux sont méchantes parce qu’elles veulent être craintes, pour ne plus jamais avoir à craindre quiconque. Et comme dans Once upon a time, mon personnage préféré est la méchante, alors que d’habitude j’ai plutôt tendance à être du côté des gentils. Mais j’ai un faible pour les personnages complexes, et ici le personnage le plus complexe est la méchante, donc...
A propos de la fin, je sais qu’elle a constitué une énorme surprise pour la plupart, mais pas pour moi. Alors, je ne m’attendais pas exactement à ça, mais je me doutais que quelque chose de ce genre allait se produire. Et j’ai aimé ce rebondissement, enfin l’histoire prenait un chemin différent de celle d’origine. Je suis vraiment curieuse de voir comment l’auteure va poursuivre ça dans les tomes suivants (quoi que je ne suis pas sûre qu’ils soient vraiment la suite de ce premier tome, c’est possible que les trois tomes soient indépendants. Il faut que je me renseigne).

Je vous le recommande si : vous aimez Once upon a time peut-être ? Je ne sais pas trop à qui le recommander, c’est vraiment tout ou rien avec ce livre, donc si le résumé vous attire, je ne peux que vous encourager à aller vous faire votre propre avis !

jeudi 6 novembre 2014

L'étrange cas de Juliette M. #1 de Megan Shepherd






Titre : L’étrange cas de Juliette M. #1
Titre original : The Madman’s Daughter #1 – traduit par Marie Cambolieu
Auteur : Megan Shepherd (Etats-Unis)
Date de parution : 2013
Editeur : Macadam
Nombre de pages : 439



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Londres, 1895

Juliette Moreau n’est plus rien. Sa vie a basculé le jour où son père, le plus éminent chirurgien de Londres, a été accusé d’ignobles pratiques médicales. Est-il mort ? En fuite ? Nul ne le sait. Une chose est sûre : Juliette doit maintenant se débrouiller seule pour survivre. Et tenter de répondre à cette terrible question qui l’obsède : qui est vraiment son père ? Un fou ou un génie ?


Enfin un livre qui s’est montré à la hauteur de mes attentes ! Bon, je ne l’ai pas complètement adoré non plus puisqu’il y a quelques petites choses (une en particulier) qui m’ont un peu gênée, mais c’était tout de même une excellente lecture qui ne m’a pas déçue.

L’étrange cas de Juliette M. est l’histoire de Juliette Moreau, une jeune fille née noble dans le Londres Victorien mais qui a tout perdu lorsque son père a dû faire face à de terrible accusations concernant ses expériences scientifiques, et a disparu. Maintenant, à seulement seize ans, Juliette doit se débrouiller seule depuis que sa mère est morte, et tente de survivre au jour le jour avec un emploi de femme de ménage. Mais quand elle tombe par hasard sur Montgomery, l’ancien assistant de son père, et découvre qu’il est toujours son assistant, Juliette n’hésite pas avant de le suivre sur l’île où son père s’est retiré pour poursuivre ses travaux après le scandale. Là, elle va découvrir ce que fait vraiment son père, et ce qu’elle va trouver pourrait bien la changer à jamais.

C’est une réécriture de L’île du Docteur Moreau de H.G. Wells, que je n’ai pas (encore) lu donc je ne pourrais pas dire si c’est plus ou moins proche de l’histoire originale (d’après ce que je sais de l’œuvre de H.G. Wells, il semblerait que Megan Shepherd ait repris pas mal d’éléments, mais je peux me tromper). Mais dans tous les cas, c’était plutôt original pour un roman YA. Bien sûr on retrouve plusieurs éléments classiques du genre : la romance, la jeune fille qui doit se débrouiller seule... mais dans le sujet abordé et dans l’ambiance générale ce roman est unique en son genre.

Juliette est une protagoniste très intéressante. Féministe à une époque où les droits des femmes sont quasi inexistants, elle ne se passionne pas pour la recherche d’un mari mais plutôt pour la médecine et la science, comme son père. Tout au long du livre on ressent bien la fascination que cet homme exerce sur elle : elle l’admire, mais en même temps, elle le craint. Et ce sentiment n’en devient que plus marqué encore lorsqu’elle découvre lève le voile sur la nature de ses expériences. Comme je savais déjà ce que faisait le Docteur Moreau dans la version originale de H.G. Wells la révélation n’en a pas vraiment été une pour moi, mais j’ai quand même trouvé très intéressant de voir l’évolution de la réaction de Juliette face à ça, à quel point elle était déchirée. Parce qu’elle ne pouvait pas ne pas être horrifiée et en colère, mais en même temps, toute son admiration et son amour pour son père ne va pas s’envoler d’un seul coup. Personnellement, je n’ai pas aimé le père dès le moment où je l’ai « rencontré », mais c’est sûrement parce que je savais déjà qu’il était un dément, étant donné l’histoire originale.

J’ai choisi de lire ce livre à la période d’Halloween parce que je pensais qu’il faisait peur, ce n’est pas vraiment le cas mais ça reste une bonne lecture d’Halloween à cause de l’ambiance très sombre, un peu gothique, et de plusieurs scènes remplies de cruauté (et de sang !) qui vous feront grimacer si vous êtes un fervent militant pour les droits des animaux. Et même si vous n’êtes pas militant mais que vous aimez simplement les animaux.

Juste une petite chose m’a ennuyée : le triangle amoureux. Sérieusement, il n’y en avait pas besoin du tout. Bon, il ne représente qu’une mineure partie du roman, donc c’était supportable, j’a facilement pu passer outre ce défaut. Mais le fait est que j’aurais bien pu avoir un coup de cœur si Juliette ne se pâmait pas à tour de rôle devant Montgomery et Edward. En fait, le roman se serait très bien débrouillé sans romance du tout. Surtout que je n’étais pas particulièrement fan des deux protagonistes masculins : Edward était un personnage intéressant à cause des mystères de son passé, mais je ne l’ai pas apprécié plus que ça au final, et Montgomery manquait de personnalité à mon goût.

En bref, voilà un très bon livre que nous avons là ! J’ai vraiment beaucoup aimé l’histoire et j’ai apprécié que ce soit une réécriture d’un texte qui sort de l’ordinaire (j’adore les réécritures de contes, mais c’est très classique comme réécritures). La fin m’a vraiment surprise et j’ai hâte de découvrir la suite. Je pense aussi lire l’original de H.G. Wells, le roman m’a rendue curieuse d’en savoir plus.

Je vous le recommande si : vous aimez les ambiances un peu sombres, et vous ne craignez pas quelques scènes sanglantes.

mercredi 3 septembre 2014

Vert Emeraude de Kerstin Gier





Titre : Vert Emeraude
Titre original : Smaragdgrün / Liebe geht durch alle Zeiten – traduit par  Nelly Lemaire
Auteur : Kerstin Gier (Allemagne)
Date de parution : 2010 en Allemagne, 2012 en France
Editeur : Milan – Macadam
Nombre de pages : 419





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Gwendolyn a-t-elle jamais été une lycéenne comme les autres ?

Pour son premier vrai chagrin d’amour, en tous cas, elle aimerait bien faire comme toutes ses copines : pleurer des heures au téléphone et se gaver de chocolats. Mais pas question, les Veilleurs du temps ont besoin d’elle. Pire, c’est avec Gideon lui-même, celui qui lui a brisé le cœur, qu’elle doit repartir en plein XVIIIe siècle, affronter un drôle de comte, soi-disant immortel.

Plus question de pleurer, il faut agir !


/!\ Si vous n’avez pas lu les deux premiers tomes, je vous encourage à vous tourner plutôt vers la chronique de Rouge Rubis ou celle de Bleu Saphir pour éviter de rencontrer des méchantes bébêtes nommées spoilers /!\

Enfin la conclusion de la trilogie Rouge Rubis ! J’avais vraiment hâte de la lire, puisque les deux premiers tomes soulèvent des tas de questions, mais n’apportent de réponse à aucune. Et je n’ai pas été déçue. Pour tout vous dire, ce tome trois est même mon préféré.

Nous retrouvons une Gwendolyn désespérée depuis que Gideon, son compagnon de voyage dans le temps, dont elle a fini par tomber amoureuse, lui a avoué qu’il ne l’a jamais aimée, il a seulement joué la comédie pour gagner sa confiance. Notre héroïne a donc le cœur brisé, mais son rôle de voyageuse dans le temps ne lui laisse pas le temps de le réparer. Elle doit découvrir le véritable but de l’organisation des Veilleurs et pourquoi Lucy et Paul se sont enfuis dans le passé avec le chronographe, et vite, car le cercle de sang est près de se refermer...

Enfin, nous avons les réponses que nous attendions tant : à quoi servent les Veilleurs, qui est réellement le comte de Saint-Germain, pourquoi Lucy et Paul veulent-ils éviter à tout prix que le cercle du sang ne se referme... Tout est enfin dévoilé est le moins que l’on puisse dire, c’est que les révélations s’enchaînent. Bon, quand on y regarde bien, maintenant qu’on a une vue d’ensemble, on peut dire que finalement, c’est assez simple comme histoire, et après nous avoir fait patienter deux tomes, soit à peu près 700 pages, pour cracher le morceau, je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus sophistiqué et complexe. Mais je ne vais pas me plaindre, parce que c’est peut-être simple, mais au moins, ça tient la route. Ecrire un roman sur le voyage dans le temps n’est pas forcément évident, on peut assez facilement faire des incohérences en oubliant de prendre en compte les répercussions des voyages et de ce qu’il s’y passe sur le présent. Là, je n’ai trouvé aucune incohérence, ou peut-être juste une petite concernant le personnage de James, mais comme il n’est en rien essentiel à l’histoire, ce n’est pas très grave. D’ailleurs, c’est peut-être juste moi qui n’ai pas tout compris comme il faut.

C’est toujours un plaisir de retrouver cet univers et ces personnages. C’est vrai qu’il n’est pas toujours évident au début de s’y retrouver dans les lignées généalogiques et de situer qui est qui et qui fait quoi chez les Veilleurs (surtout quand, comme moi, on laisse se passer six mois entre la lecture de chaque tome...), mais on s’y fait assez vite, et les personnages sont hauts en couleurs, donc même si on ne se souvient plus exactement de qui ils sont, on les apprécie quand même.
Vert Emeraude est surtout centré sur le personnage de Gwendolyn, en laissant un peu de côté les personnages secondaires, certains m’ont d’ailleurs un peu manqués. Mais j’ai beaucoup aimé Gwen dans ce tome. Elle a énormément changé depuis le tome 1 où elle s’apparentait la plupart du temps à une adolescente un peu (beaucoup) immature. Au fil de la saga, elle est devenue de plus en plus mature, jusqu’à réussir, dans ce tome 3, à découvrir par elle-même ce que signifie la fermeture du cercle du sang, et à mener ses propres initiatives, prendre ses propres décisions plutôt que de suivre ce qu’on attend d’elle. Bien sûr, son côté « gamine » ressort de temps en temps, et heureusement parce que c’est bien pour ça qu’elle est autant attachante !
Gideon quant à lui a perdu le côté arrogant, lunatique et terriblement agaçant qu’il avait dans les deux premiers tomes. Du coup, il est l’homme parfait désormais... mais je dois dire que je le préférais avant. J’aimais le détester, en fait.
Mais mes deux personnages préférés, en dehors de l’héroïne Gwendolyn, restent sans aucun doute Xemerius et Leslie. Ils apportent une telle fraicheur et une bonne dose de rire au roman, ce ne serait pas aussi bien sans eux.

Je ne peux que vous conseiller cette saga si vous vous intéressez à l’Angleterre victorienne et aux voyages dans le temps. L’histoire est très bien menée et la lecture est très agréable, la plume est légère et les personnages sont géniaux. Si vous avez envie d’une bonne lecture détente, mais pas complètement vide de sens non plus, voilà ce qu’il vous faut.

Je vous le recommande si : Comme je viens juste de le dire, si vous aimez les voyages dans le temps, l’Angleterre victorienne et que vous avez envie de vous détendre un peu, foncez ! Vous ne le regretterez pas.


La saga a été adaptée en film (Rouge Rubis est sorti en 2013, Bleu Saphir en août 2014 et Vert Emeraude est prévu pour 2015 en Allemagne). Les droits ont enfin été achetés pour la France, Rouge Rubis sortira en DVD le 24 septembre prochain. Pour avoir vu la version anglaise du film, je ne vous le conseille pas forcément puisqu'il n'est pas franchement fidèle, mais on y retrouve quand même bien l'ambiance des romans. 

Le trailer (en allemand sous-titré, je ne supporte pas la VF, désolée) : 


samedi 5 juillet 2014

Discovery de Brina Courtney






Titre : Discovery
Auteur : Brina Courtney (Etats-Unis)
Date de parution : 2013
Editeur : Laurelis Press
Nombre de pages : 104 (format PDF)







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Discoveries can be dangerous. Discoveries can be deadly.

Nine months ago, Teagan Matthew’s boyfriend disappeared and took her sense of stability with him. But when the opportunity to live with her aging grandmother in Salem arises, she decides it’s time to get on with her life. A new home, a new job, and new friends are adding up to a beautiful summer…
… until a young girl’s body shows up one night in town, wearing pentagram necklace exactly like Teagan’s.

Now a guy looking remarkably like her missing boyfriend has arrived in Salem along with a mysterious stranger who may have some answers that Teagan has desperately been searching for.

Teagan must now decide who to trust. It’s a matter of life… and her death.

Les découvertes peuvent être dangereuses. Les découvertes peuvent être mortelles.

Neuf mois plus tôt, le petit ami de Teagan Matthew a disparu et a emporté avec lui son sentiment de stabilité. Mais quand l’opportunité de vivre à Salem avec sa grand-mère vieillissante se présente, elle décide qu’il est tant de reprendre sa vie en main. Un nouveau foyer, un nouvel emploi, et de nouveaux amis s’ajoutent à un bel été...
... jusqu’à ce qu’une nuit, le corps d’une jeune fille soit retrouvé en ville, portant un collier orné d’un pentagramme, exactement comme celui de Teagan.

Puis un homme ressemblant étrangement à son petit ami disparu débarque à Salem, ainsi qu’un étranger mystérieux qui pourrait détenir les réponses que Teagan cherche désespérement.

Teagan doit désormais décider à qui faire confiance. C’est une question de vie... ou de sa mort.


Discovery est un roman de sorcières plutôt classique. L’héroïne, Teagan, ne croit pas une seconde aux légendes surnaturelles, mais l’accumulation d’évènements et d’attitudes étranges dans son entourage la pousse à se poser des questions, et amène sa grand-mère à lui révéler ce que sa famille avait toujours cherché à lui cacher pour la protéger : les sorcières existent bel et bien, et elle est l’une d’entre elles. Et bien évidemment, ces sorcières sont divisées en deux camps : les méchants et les gentils.
Comme vous pouvez vous en rendre compte, le synopsis n’évite pas les clichés, mais ça ne m’a pas empêchée de beaucoup apprécier ma lecture. C’est un court roman au rythme plutôt rapide, et j’ai été assez vite emportée par les mystères et les révélations, et j’ai fini par tout dévorer d’une traite ! Je dois dire aussi que j’ai un petit faible pour les histoires de sorcières, c’est peut-être même mon sous-genre préféré dans la littérature paranormale.

J’ai beaucoup aimé les personnages. J’ai surtout apprécié le fait qu’on ait à faire à des héros âgés d’une vingtaine d’années. Ayant moi aussi dépassé les vingt ans, j’ai beaucoup plus de facilités à m’attacher à des personnages de cet âge là qu’aux personnages de 16-17 ans que l’on rencontre habituellement dans les romans Young Adult.
Je ne sais pas trop quoi penser de l’héroïne, Teagan. Disons qu’elle était appréciable, sans être une héroïne particulièrement mémorable. Au moins elle n’avait pas cette naïveté quasi inhérente aux héroïnes de YA paranormal, ce qui est peut-être dû au fait qu’elle est plus âgée. En tous cas, c’est un gros point positif puisque les personnages naïfs me tapent très rapidement sur les nerfs.
Les personnages qui m’ont le plus marqués sont sans doute Lark, l’amie de Teagan, souriante et pleine de joie de vivre. On a envie de devenir amie avec elle. Et puis il y a Seth, le beau et mystérieux jeune homme à l’accent irlandais. Il ne rentrera peut-être pas dans la liste de mes personnages masculins préférés mais j’ai beaucoup aimé la relation entre lui et Teagan (mais attention, la romance est vraiment secondaire dans ce livre !)

Si j’ai beaucoup apprécié ma lecture, j’aurais tout de même apprécié un peu plus de profondeur. En fait, je trouve que ce roman manque de descriptions et également un peu d’histoire sur les origines des deux clans de sorcières. Ajoutez à ça un style d’écriture très rapide voire même expéditif par moments, et finalement, même si je l’ai lu très vite, je ne me suis jamais vraiment plongée dans l’histoire. En fait, j’ai plus l’impression d’avoir survolé le roman d’un bout à l’autre plutôt que de l’avoir lu. Certes j’ai passé un excellent moment en compagnie de Teagan, Seth, Lark et les autres, mais il y a fort à parier que dans quelques mois, j’aurais déjà oublié cette lecture.

En bref, un roman plutôt sympathique et agréable, qui fait peut vous faire passer un bon moment quand vous avez quelques heures à tuer. Un peu plus de profondeur aurait toutefois pu permettre de le rendre plus mémorable. Je ne sais pas s’il va y avoir une suite, mais s’il y en a une, je la lirai probablement, Discovery a le potentiel pour démarrer une bonne saga !

Je vous le recommande si : vous aimez les histoires de sorcières.

vendredi 20 juin 2014

Obsidian (Lux #1) de Jennifer L. Armentrout






Titre : Obsidian (Lux #1)
Auteur : Jennifer L. Armentrout (Etats-Unis)
Date de parution : 2012
Editeur : Entangled
Nombre de pages : 335







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Starting over sucks.

When we moved to West Virginia right before my senior year, I’d pretty much resigned myself to thick accents, dodgy internet access, and a whole lot of boring… until I spotted my hot neighbor, with his looming height and eerie green eyes. Things were looking up.

And then he opened his mouth.

Daemon is infuriating. Arrogant. Stab-worthy. We do not get along. At all. But when a stranger attacks me and Daemon literally freezes time with a wave of his hand, well, something… unexpected happens.

The hot alien living next door marks me.

You heard me. Alien. Turns out Daemon and his sister have a galaxy of enemies wanting to steal their abilities, and Daemon’s touch has me lit up like the Vegas Strip. The only way I’m getting out of this alive is by sticking close to Daemon until my alien mojo fades.

If I don’t kill him first, that is.

Repartir de zéro, ça craint.

Quand nous avons déménagé en Virginie Occidentale juste avant ma dernière année de lycée, je m’étais plutôt résignée à des accents à couper au couteau, une connexion internet chaotique, et beaucoup d’ennui... jusqu’à ce que je remarque mon sexy voisin, avec sa haute taille et ses étranges yeux verts. Les choses s’annonçaient meilleures.

Et puis il a ouvert la bouche.

Daemon est agaçant. Arrogant. Il donne des envies de meurtre. On ne s’entend pas. Du tout. Mais quand un étranger m’attaque et que Daemon arrête littéralement le temps d’un geste de la main, eh bien... quelque chose d’inattendu se produit.

Le sexy alien d’à côté me laisse une marque.

Vous m’avez bien entendue. Alien. Il apparaît que Daemon et sa sœur ont toute une galaxie d’ennemis qui veulent leurs voler leurs pouvoirs, et le toucher de Daemon m’a rendu aussi illuminée que les casinos de Vegas. La seule façon pour moi de ressortir vivante de tout ça, c’est de rester proche de Daemon jusqu’à ce que ma magie alien s’éteigne.

Si je ne le tue pas d’abord, cela dit.


Après le décès de son mari, la mère de Katy décide de quitter la Floride, où elle a toujours vécu, pour commencer une nouvelle vie dans un coin perdu de Virginie Occidentale. Une décision qui n’enchante pas Katy, persuadée qu’elle va s’ennuyer à mourir au milieu de nulle part. C’était sans compter sur les voisins, des jumeaux du même âge qu’elle, Daemon et Dee. Si Dee est tout de suite amicale avec elle, ce n’est pas le cas de son frère. Il a beau être le plus bel homme qu’elle ait jamais vu, il est aussi le plus énervant qu’elle est jamais connu. Et surtout, pour une raison inexplicable, il semble la haïr et fait tout pour l’éloigner de sa sœur. Plus Katy passe de temps avec les jumeaux, plus elle va être témoin d’étranges phénomènes. Il y a quelque chose d’anormal chez eux, elle en est persuadée. Et en effet, Daemon et Dee ne sont pas normaux. Ce sont des aliens, arrivés tout droit de la planète Lux...

Avant de commencer, je dois vous dire un truc qui m’ennuie beaucoup : j’ai lu quelques chroniques de blogueuses anglophones sur Goodreads et beaucoup faisaient le rapprochement entre Obsidian et Twilight. Et elles avaient de bons arguments pour soutenir cette comparaison. Où est le problème ? Je déteste Twilight. Mais j’ai adoré Obsidian. Je me trouve donc  face à une contradiction qui me dérange fortement, du coup ma chronique risque de s’apparenter à une démonstration de pourquoi Obsidian est meilleur que Twilight (en trois parties : thèse-antithèse-synthèse).

CERTES (thèse)
Vous voyez tous les clichés de la littérature fantastique Young Adult ? Eh bien, on les retrouve presque tous dans Obsidian. Une jeune lycéenne qui déménage au milieu de nulle part avec un parent célibataire un peu absent. Cette même jeune lycéenne découvre qu’au milieu de nulle part vit un étrange jeune homme particulièrement gâté par Mère Nature. Elle est irrémédiablement attirée par ce jeune homme dès le premier regard, et lui par elle, bien évidemment. Un jour, il lui sauve la vie, révélant au passage ses pouvoirs surnaturels, parce que, bien sûr, il n’est pas humain. Ce qui explique que, même s’ils sont indéniablement attirés l’un par l’autre, ils ne peuvent pas être ensemble, puisque les relations entre humains et surnaturels sont interdites...
Vous avez l’impression d’avoir lu un résumé de Twilight ? Ha, je vous ai bien eus, hein ? Parce que c’était pas Twilight que je vous résumais, mais bien Obsidian. Donc oui, les deux présentent beaucoup de ressemblances, on ne peut le nier.

MAIS (antithèse)
Autant les clichés m’ont dérangée dans Twilight, autant dans Obsidian, je ne les ai presque même pas remarqués, c’est uniquement en lisant les chroniques qui faisaient cette comparaison que je me suis dit « ah oui, c’est vrai que c’était bourré de clichés, quand même. » Alors, pourquoi ?
D’abord, l’héroïne : Katy n’est pas Bella. Elle est infiniment moins naïve et plus intelligente que l’héroïne de Stephenie Meyer, et que n’importe qu’elle héroïne de romance paranormale YA en général. C’est pas parce que Daemon est beau et qu’elle ne peut nier l’attirance (purement physique) qu’elle ressent pour lui qu’elle va lui tomber dans les bras tout de suite, d’autant plus qu’elle le trouve insupportable. Et quand elle apprend sa vraie nature, elle pose des questions, elle veut comprendre, et ça c’est aussi assez rare de la part des héroïnes de romances paranormales YA.
Et puis, je dois avouer que sur ce coup, Jennifer L. Armentrout a été particulièrement maligne. Comment rendre appréciable une héroïne aux yeux des bloggeuses littéraires ? En la faisant l’une d’elles ! Eh oui, Katy est bloggeuse, elle aussi ! Est-ce que c’est pas génial ?

Ensuite, le héros. Daemon répond à tous les clichés du héros masculin de romance paranormale YA, mais son principal atout réside dans le fait qu’il n’est ni un vampire, ni un loup-garou, ni même un ange ou n’importe quelle créature plutôt classique dans la littérature fantastique, mais... un alien, originaire d’une planète sortie tout droit de l’imagination de l’auteure. Et ça, ça me plait ! J’ai vraiment hâte d’en apprendre plus sur les Luxens dans la suite de la saga.
Je dois dire qu’au début, je ne savais pas trop si je devais adorer Daemon ou le détester. En fait, je pense que j’ai adoré le détester. C’est vrai qu’il est détestable, arrogant, mais au fil du roman il montre une autre facette de lui-même et j’ai vraiment beaucoup aimé le découvrir. Les quelques scènes réécrites de son point de vue à la fin du roman apportent un réel plus pour comprendre ce personnage, j’espère qu’elles feront partie de la version française aussi.

Enfin, le style d’écriture. J’avais déjà beaucoup apprécié la plume de Jennifer L. Armentrout dans Jeu de patience, ça se confirme avec Obsidian : cette auteure écrit vraiment très bien ! Sa plume est fluide, avec beaucoup d’humour, un régal !

DONC (synthèse)
Tout plein de clichés, comme dans Twilight, mais au final, grâce à l’imagination de l’auteure qui a créé sa propre mythologie, à sa jolie plume et à une héroïne kick-ass (je sais pas comment on dit en français), ça passe tout seul ! Je ne sais pas si l’objectif de Jennifer L. Armentrout était de réécrire Twilight pour le rendre lisible, et même agréable à lire, mais si tel était le cas, alors elle a réussi haut la main ! Je suis conquise ! Elle est où la suite ??

Je vous le recommande si : vous êtes lecteur de romance paranormale YA et vous voulez quelque chose d’un peu plus « mature » (je rangerais Obsidian à la frontière entre le YA et le NA)


Edition française : à paraître le 17 septembre 2014 aux éditions J'ai Lu

jeudi 1 mai 2014

Animale de Victor Dixen






Titre : Animale – La malédiction de Boucle d’Or
Auteur : Victor Dixen (France)
Date de parution : 2013
Editeur : Gallimard Jeunesse
Nombre de pages : 437








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Et si le conte le plus innocent dissimulait l’histoire d’amour la plus terrifiante ?

1832. Blonde, dix-sept dans, est cloitrée depuis toujours dans un couvent perdu au milieu des bois. Pourquoi les sœurs l’obligent-elles à couvrir ses cheveux d’or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes sombres ? Qui sont ses parents, et que leur est-il arrivé ?
Alors qu’elle s’enfuit pour remonter le fil du passé, Blonde se découvre un versant obscur, une part animale : il y a au cœur de son histoire un terrible secret.



« La voyante a raison de dire que la réalité est comme un glaçon flottant, dont seule la plus petite partie semble exister ; depuis le début du printemps je suis en train de découvrir l’autre partie, la partie que les hommes ont enfouie au plus profond de leur être, pour mieux l’oublier. Pour mieux s’en protéger. »

Blonde a vécu les dix-sept premières années de sa vie enfermée dans un couvent perdu dans la forêt vosgienne, où elle suit une éducation religieuse des plus strictes. Un soir, elle reçoit l’étrange visite d’un vieux commissaire à la retraite, qui lui remet le dossier d’une affaire classée sans suite, celle de la disparition, dix-sept ans plus tôt, de la jeune Gabrielle de Brances. D’abord intriguée, Blonde se plonge dans les archives et se passionne rapidement pour l’histoire de la jeune femme, ignorant que ces quelques feuilles de papier sont sur le point de bouleverser irrémédiablement sa vie…

Il est des livres qui vous transportent, vous font voyager à travers leurs pages, et vous bouleversent en déversant sur vous un torrent d’émotions sans crier gare. Animale est de ceux-là.
Il s’agit d’une réécriture du conte Boucle d’Or et les trois ours, ou plus exactement une prolongation de celui-ci. Victor Dixen a ajouté un « si » au conte des frères Grimm, et comme chacun sait, avec des « si », on peut refaire le monde. En l’occurrence, ce « si »-là sert de point de départ à la palpitante histoire de Blonde.

J’ai été happée dès les toutes premières lignes. L’auteur donne tout de suite le ton du roman, nous plaçant directement dans l’ambiance sombre et mystérieuse, bien loin de celle du conte pour enfants, qui sera celle de l’ensemble de l’histoire. La plume de Victor Dixen retranscrit parfaitement les décors et les émotions par lesquelles passent ses personnages, et par lesquelles nous passons aussi par leur intermédiaire. Que nous nous trouvions au cœur de la forêt vosgienne, sur l’île danoise ou dans les archives du Vatican, j’ai eu l’impression d’avoir ces lieux devant moi, alors que je n’ai jamais mis les pieds dans aucun de ces endroits. Il en va de même pour les sentiments vécus par nos héros. L’histoire est racontée tantôt du point de vue de Blonde, de Gaspard et de Gabrielle de Brances et je me suis à chaque fois sentie proche d’eux, je vivais les péripéties à leurs côtés et je ressentais les mêmes émotions qu’eux. Je n’étais pas simplement une lectrice passive, mais véritablement partie prenante du récit. Inutile de dire qu’il m’a été particulièrement difficile d’en sortir une fois la dernière page tournée.

Je me suis énormément attachée aux personnages. Blonde est une jeune fille posée, réfléchie et intelligente, auréolée du début à la fin d’un voile de mystère. Qui est-elle vraiment ? Quel est son lien avec Gabrielle de Brances ? J’ai vraiment aimé suivre son évolution et la manière dont elle fait face aux bouleversements subits qui font leur apparition dans sa vie jusque-là calme et monotone. Elle fait preuve d’énormément de sang-froid et de maturité face à ces épreuves et ce fut un plaisir de la suivre.
Quant à Gaspard, il est impossible de ne pas l’aimer. L’amour indéfectible qu’il porte à Blonde est tellement beau… La romance ne représente qu’un minuscule aspect de l’histoire mais on ne peut tout simplement pas ne pas être touché par le lien qui unit nos deux héros, par Gaspard qui est prêt à soulever des montagnes pour celle qu’il aime, à moins d’avoir un sacré cœur de pierre. Cet amour est le petit rayon de soleil et d’espoir qui vient éclairer l’atmosphère si sombre du roman.
J’ai aussi beaucoup apprécié Gabrielle, mais j’ai peur de vous spoiler en vous parlant d’elle, donc je vous laisse la découvrir, ainsi que son histoire, par vous-même.

J’ai tout simplement dévoré ce livre, que je n’ai lâché que par nécessité. Il m’a emportée dans un voyage extraordinaire se concluant par une fin particulièrement haletante. Je l’ai lue à toute vitesse, tellement j’avais besoin de connaître le dénouement, même si j’aurais voulu la lire lentement pour prolonger le voyage encore et encore. Mais voilà, j’avais tellement peur que Blonde et Gaspard ne connaissent pas la fin heureuse qu’ils méritaient que je ne pouvais pas rester dans l’ignorance et j’ai tourné frénétiquement les pages jusqu’à la dernière.

En bref, il s’agit d’un gros, énorme coup de cœur. J’ai tout adoré dans ce livre : l’interprétation du conte, l’univers, les personnages, la plume de l’auteur… Si vous ne l’avez pas encore découvert, n’attendez plus, foncez !

Je vous le recommande si : Vous aimez les réécritures de contes ? Vous aimez les romans historiques ? Vous aimez les ambiances sombres ? Mais qu’est-ce que vous attendez, au juste ?


mercredi 2 avril 2014

Iris Chevalier et les secrets du Jardin de Florence Cabre





Titre : Iris Chevalier et les secrets du Jardin
Auteur : Florence Cabre (France)
Date de parution : 2014
Editeur : -
Nombre de pages : 205 (format epub)








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Iris Chevalier a douze ans et bien que ses parents l’appellent “Princesse”, elle ne se sent pas complètement intégrée dans sa famille. Rebelle, elle est toujours à part et aux prémices d’une crise d’adolescence survoltée. Un jour, lors d’un pique-nique familial au bord du canal de “Nantabrest”, prise de colère, elle jette le collier de sa mère dans l’eau. Peu de temps après, son père disparaît mystérieusement. Sa mère, abattue et n’en pouvant plus de l’impudence de sa fille, l’envoie vivre à Paris chez son oncle, Aton. Cet homme immense et énigmatique ne parle que par télépathie. Petit à petit, Iris va découvrir une autre façon de voir la vie. Au collège Léonard de Vinci, un établissement pour les “êtres précoces et particuliers”, elle apprendra ce qu’est l’amitié, le courage et l’espoir à coups de multiples secrets qu’elle devra percer à jour avec ses nouveaux amis, Lucas et Angèle. Mais, va-t-elle résoudre l’énigme qui l’obsède par-dessus tout : où se trouve son père ?

(Je n'arrive pas à intégrer le book trailer dans mon article mais sachez que vous pouvez le regarder ici)




« J’ai de l’espoir. Béa m’a dit ce matin que l’espoir faisait vivre. Ce qu’elle a oublié de dire, c’est que l’espoir, ça donne des ailes ! Je regarde par la fenêtre. Je murmure :

– Si tu ne peux pas venir à moi, je viendrais à toi, mon petit Papa chéri. »

Avant de commencer à blablater, je tiens à remercier grandement Florence Cabre pour sa très gentille proposition. J’avoue que j’ai un peu hésité à l’accepter étant donné que ce roman, destiné aux 10-14 ans, me semblait un peu trop « jeunesse » pour moi qui ai déjà deux décennies à mon actif, mais je suis très contente de l’avoir fait, finalement. Bien que s’adressant à un public beaucoup plus jeune que moi, Iris Chevalier et les secrets du jardin n’en est pas moins resté un excellent moment de lecture.

Iris est une jeune fille de douze ans qui s’est toujours sentie un peu à part. Différente et de ce fait un peu rebelle, elle ne mène pas la vie facile à sa mère, et ce encore plus depuis la disparition inexpliquée de son père. N’en pouvant plus, cette dernière envoie donc sa fille en pension chez son oncle à Paris, et l’inscrit dans un collège spécial pour enfants précoces. Le début de cette nouvelle vie coïncide pour Iris avec l’apparition d’un étrange phénomène : elle entend des gens lui parler par télépathie. Des gens qui pourraient l’aider à retrouver son père. S’agit-il de simple hallucinations… ou bien Iris est-elle réellement plus différente qu’elle ne le pense ?

L’intrigue reste somme toute assez simple – on est dans un roman jeunesse, ne l’oubliez pas – même si au départ je ne me doutais pas qu’elle prendrait cette tournure là. La quatrième de couverture laisse penser que la recherche du père d’Iris serait au centre de l’histoire, ce n’est en réalité pas le cas, on est plutôt dans la découverte d’un nouveau monde, et comment s’y rendre. Ce n’est pas un reproche, au contraire, j’ai trouvé l’univers créé par l’auteure très intéressant et le vocabulaire qu’elle a créé pour s’y référer (« Galouks », « Bidujots » par exemple) a des sonorités amusantes et plaira très certainement aux plus jeunes lecteurs.

« Je ne sais pas qui je suis ! Et alors ? Ce qui est important, c’est ce que je veux être ! »

Cette intrigue a vraiment réussi à m’intéresser, je me suis assez vite prise au jeu et ai tourné les pages sans m’en rendre compte, impatiente de connaître les prochaines découvertes d’Iris et ses amis, même si j’avais deviné par avance une grande partie des rebondissements. Le roman avance sur un bon rythme, il se passe beaucoup de choses et les pages défilent toutes seules. Mon seul reproche concerne l’absence de véritables « méchants » dans l’histoire. Le peu qu’il y a est neutralisé beaucoup trop facilement, la mission d’Iris, pourtant prétendue dangereuse, se déroule sans aucune anicroche, ce n’est pas très crédible. Et par la même occasion, ça manque un peu de suspense (même si on ne s’ennuie pas pour autant. Mais un ou deux vrais méchants, ça pimenterait l’histoire et un peu de piment, ça fait jamais de mal).

L’histoire est racontée du point de vue de notre héroïne, Iris. De ce fait, il est un peu enfantin et comporte un certain nombre de mots écrits d’une orthographe fantaisiste – lorsqu’Iris ne les connait pas. Ces fantaisies orthographiques m’ont fait sourire au début… mais seulement au début. J’ai trouvé d’une part qu’ils faisaient passer Iris pour beaucoup plus bête qu’elle ne l’est (alors qu’elle semble plutôt mature pour ses douze ans, finalement), et d’autre part, elle ne connait pas des mots tels que « Etats-Unis », « psychologue », « star américaine » mais utilise sans problèmes des mots comme « austère » ou « hautain » qui sont à mon sens beaucoup plus compliqués.
Je ne dirais pas que je me suis attachée à Iris, encore moins identifiée à elle, mais j’ai quand même pris beaucoup de plaisir à la suivre, ainsi que ses deux amis, Lucas et Angèle. Tous les trois forment un trio très sympathique et je n’ai aucun doute que des lecteurs du même âge qu’eux sauront s’y attacher bien mieux que moi.

Pour finir, voilà une très belle découverte que ce roman jeunesse qui, même s’il n’est pas parfait, a réellement su dépasser les attentes que j’en avais. Je suis persuadée que les jeunes ados n’auront aucun mal à se laisser emporter par l’histoire, et que les plus âgés, à défaut d’être passionnés, passeront un bon moment de détente entre ces pages.

« On dit que l’espoir fait vivre… Ce n’est pas tout à fait ça ! L’espoir, ça fait rêver, et rêver, ça rend heureux ! »


N'hésitez pas à faire un petit tour sur le site de l'auteure ! (par ici)
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