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mardi 7 juillet 2015

Maybe Someday de Colleen Hoover


Titre : Maybe Someday
Titre original : Maybe Someday - traduit par Pauline Vidal
Auteur : Colleen Hoover (Etats-Unis)
Date de parution : 2015
Editeur : Hugo Roman
Nombre de pages : 374

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À 22 ans, Sydney a tout pour être heureuse : des études passionnantes, le mec parfait, Hunter, et un superbe appartement en coloc avec sa meilleure amie, Tori. Jusqu’au jour où elle apprend que ces deux êtres qui lui sont le plus chers lui cachent un secret impardonnable...
Sydney décide alors de tout plaquer. Elle se rapproche de plus en plus de Ridge, son mystérieux voisin. Elle vibre lorsqu’il lui joue ses magnifiques mélodies à la guitare sur son balcon. Mais chacun a ses secrets, et Sydney va découvrir ceux de Ridge à ses dépens. Ensemble, ils vont comprendre que les sentiments qu’ils partagent ne leur laissent pas le choix dans leurs décisions.


J’ai découvert Colleen Hoover cet été avec Hopeless, que j’avais bien moins aimé que la majorité même si c’était quand même une bonne lecture. J’ai décidé de donner à l’auteure une seconde chance avec cette fois Maybe Someday, et je suis ravie de vous annoncer que bien que je n’en ferai pas un coup de cœur, je comprends tout à fait pourquoi autant d’engouement autour de ce roman.

C’est l’histoire de Sydney, qui, le jour de ses 22 ans, apprend que son petit ami la trompe avec sa meilleure amie et colocataire. Ne supportant pas de rester une minute de plus dans le même appartement que les deux traitres, Sydney s’enfuit et trouve refuge chez Ridge, le voisin qu’elle avait pris l’habitude de regarder lorsqu’il jouait de la guitare sur son balcon. Puisque Sydney invente ses propres paroles aux musiques que joue Ridge et que lui est en plein « writer’s block » et ne parvient plus à écrire les moindres paroles, il lui propose de s’installer chez lui en échange de quoi elle écrira les paroles pour les chansons de son groupe. Rapidement, ils deviennent de plus en plus proches, et leurs sentiments grandissent au-delà de la simple amitié... mais le problème, c’est que Ridge est déjà pris.

Je me suis un peu lassée des romances New Adult ces derniers temps parce qu’elles se ressemblent un peu toutes les unes les autres. Quand on en a lu quelques unes, on les a un peu toutes lues. Aussi ce que j’ai particulièrement apprécié avec Maybe Someday, c’est que j’ai trouvé quelque chose de différent, même si on y retrouve quand même un certain nombre d’éléments typiques du New Adult.
Ca commence avec les personnages. Sydney est... une fille normale, tout simplement. Toutes les héroïnes de NA ont vécu un drame (un viol la plupart du temps) qui les a rendues solitaires, réservées et ayant du mal à faire confiance aux autres. Sydney n’a rien de tout ça, le pire qu’elle ait vécu est d’avoir découvert que son copain la trompait ce qui, bien que ce soit indéniablement difficile à encaisser, n’est rien qui peut créer un profond traumatisme. C’est une jeune femme gentille et avenante, il est très facile de s’y identifier et de s’y attacher.
Ridge non plus n’est pas le héros masculin typique de NA. Ce n’est pas le superbe bad boy dont toutes les filles du campus sont folles. Certes, il est beau, mais ce n’est pas ce qui le définit. Et même s’il n’échappe pas à l’enfance difficile, il n’utilise pas son passé comme un « secret » qui l’empêcherait d’entamer une relation avec Sydney.

Ce qui rend Maybe Someday vraiment spécial, c’est le fait que Ridge soit sourd (je ne vous spoile rien, on nous le dit dès les premiers chapitres). De ce fait, lui et Sydney doivent beaucoup communiquer par SMS et messages Facebook, et j’ai beaucoup aimé leurs interactions par ces moyens là. Et pour compenser sa surdité, Ridge a une manière très belle et très forte de ressentir la musique, qui donne lieu à des scènes très émouvantes lorsque Sydney et lui écrivent des chansons ensemble. J’ai vraiment aimé suivre leur relation, sa lente évolution de l’amitié à quelque chose de plus fort. C’est le genre d’histoire d’amour qui me plait beaucoup plus et que je trouve beaucoup plus crédible que le genre de romance avec « l’amour au premier regard ».

Et enfin, la dernière chose que j’ai particulièrement appréciée dans Maybe Someday c’est que Colleen Hoover n’est pas tombée dans le cliché de faire de la petite amie de Ridge une peste insupportable. Au contraire, Maggie (c’est son nom) est adorable. En fait, même si je me doutais que Ridge et Sydney allaient finir ensemble à un moment ou un autre, pendant tout le roman j’ai espéré que Ridge reste avec Maggie et que sa relation avec Sydney ne dépasse pas le stade de l’amitié. Et pas uniquement parce que je préfère les histoires d’amitié aux histoires d’amour. Surtout parce que Ridge et Maggie allaient tellement bien ensemble et que Maggie ne méritait pas de perdre Ridge.


En bref, Maybe Someday est une très belle histoire. Si vous avec envie d’une jolie romance pour cette été, ne cherchez plus, vous avez trouvé !

dimanche 28 juin 2015

La terre brûlée (L'épreuve #2) de James Dashner


Titre : La terre brûlée (L'épreuve #2)
Titre original : The scorch trials (The maze runner #2) - traduit par Guillaume Fournier
Auteur : James Dashner (Etats-Unis)
Date de parution : 2014
Editeur : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 414

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Et si la vie était pire hors du labyrinthe ? Thomas en était sûr, la sortie du Labyrinthe marquerait la fin de l’Épreuve. Mais à l'extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d'ordre.... et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au coeur de cette Terre Brûlée, parviendra-t-il enfin à trouver la paix... et un peu d'amour ?


/!\ ATTENTION : Cette chronique contient des spoilers du tome 1. Vous la lisez à vos risques et périls. Je décline toute responsabilité en cas de spoliation accidentelle. /!\

Immédiatement après avoir vu le premier film, je me suis empressée d’acheter les tomes 2 et 3. Alors pourquoi ai-je mis aussi longtemps pour me décider à les lire, allez-vous me demander ? La réponse est : je n’en ai aucune idée. J’étais vraiment impatiente de découvrir ce qui allait arriver à Thomas et ses acolytes, mais il a fallu la sortie du trailer de La terre brûlée pour que je me décide enfin à sortir le livre de ma PAL.

Nos héros ont réussi à sortir du labyrinthe, ils pensaient être tirés d’affaire, mais très vite ils réalisent que quelque chose ne va pas. D’abord, Teresa disparait, laissant derrière elle rien d’autre qu’une note de WICKED disant : « Teresa Agnes : la traitre ». Puis elle est remplacée par un garçon, Aris, qui prétend avoir vécu exactement la même chose que les Gladers dans un autre labyrinthe, à la seule différence qu’il était l’unique garçon parmi un groupe de filles.
Ils ne sont certainement pas au bout de leurs peines. Ce que WICKED leur réserve à présent est encore pire que le labyrinthe...

Je dois avouer que j’ai un peu moins aimé ce tome 2 que le premier. The Glade m’a manqué, ce monde en huis clos où les garçons ont créé leur propre micro société avec des règles et des rôles propres à chacun. Ici dans la terre brûlée, c’était un peu désorganisé, je pense que l’auteur a misé surtout sur l’action cette fois-ci. Et c’est réussi, parce que j’ai beaucoup aimé suivre les aventures des Gladers au milieu des Cranks (les gens qui ont atteint la phase dégénérative de the Flare (la maladie, je ne sais pas comment ils ont traduit ça en français)) et autres trucs pas très gentils qu’ils rencontrent dans la terre brûlée, mais je trouve qu’il manquait un cadre. Parfois, j’avais un peu de mal à voir où tout ça allait nous mener. Peut-être que c’est aussi dû au fait que là où j’ai lu le tome 1 presque d’une traite, il m’a fallu plus d’une semaine pour venir à bout du tome 2 (pas parce que je ne l’ai pas aimé, juste parce que je n’avais pas beaucoup de temps devant moi), du coup il m’a été un peu plus difficile de garder le fil de l’histoire avec toutes ces interruptions dans ma lecture. Ceci pourrait expliquer cela.

On en sait toujours très peu sur WICKED, sur les raisons derrière toutes ces épreuves, et les intentions de chacun. L’atmosphère est sombre et oppressante, un peu comme si on ressentant nous aussi la chaleur écrasante de la terre brûlée, comme nos héros. De nouveaux personnages font leur apparition, et il est difficile de savoir si on peut leur faire confiance, d’abord parce qu’on ne peut jamais savoir s’ils  sont envoyés par WICKED, et même s’ils ne le sont pas, dans de telles conditions, il n’y a pas de place pour l’empathie. On essaie de sauver sa peau, point.
On nous présente également un groupe de filles (le groupe B), qui est passé par les mêmes épreuves que les Gladers dans leur propre labyrinthe. J’ai apprécié l’idée, mais j’aurais aimé voir ces filles un peu plus. J’espère que ce sera le cas dans le tome suivant.

Du côté des personnages, j’ai mieux apprécié Thomas cette fois. Il a perdu les défauts que je lui reprochais dans Le Labyrinthe : trop entêté et manquant de diplomatie. Il se montre plus négociateur ici, et donne l’impression d’être plus proche de ses amis, ce qui le rend tout de suite beaucoup plus sympathique.
Par contre, j’ai eu du mal avec Teresa. Je l’aimais bien dans le tome 1, mais ici elle était complètement impossible à cerner. Elle change radicalement, et son comportement tout au long du livre se montre parfois contradictoire. Je ne sais que penser d’elle. Est-elle manipulée par WICKED ? A-t-elle par moments été sincère ? Je n’ai pas compris la plupart de ses actions et ses choix, et honnêtement, j’ai été très déçue par son personnage.
Une nouvelle fille vient jouer un rôle important dans l’histoire, et donc un triangle amoureux se met en place entre Brenda (la nouvelle), Thomas et Teresa. Franchement, je l’ai trouvé totalement inutile, et même si ce n’était pas un gros problème étant donné que ce triangle reste un aspect très secondaire de l’intrigue, je pense que James Dashner est passé à côté de l’opportunité d’écrire enfin un Young Adult sans romance dedans. Parce que là, clairement, on n’avait pas besoin de romance.

Je réalise que ma chronique met principalement en avant les points que je n’ai pas aimés dans ce livre, alors qu’en fait, le positif l’emporte largement sur le négatif ! Je lui ai mis 4/5, ce qui veut dire que j’ai vraiment passé un excellent moment de lecture. Et j’ai désormais très hâte de voir le film, et de lire le dernier tome.

dimanche 21 juin 2015

Rivales (Les intrigantes #1) de Christine Féret-Fleury


Titre : Rivales (Les intrigantes #1) 
Auteur : Christine Féret-Fleury (d'après une idée originale de Charlotte Ruffault)
Date de parution : mai 2015
Editeur : Hachette
Nombre de pages : 220

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Versailles est en émoi! Versailles se pâme!
Une nouvelle venue défraie la chronique: c'est une magnifique rousse flamboyante, qui se fait appeler Rouge et dont nul ne sait rien.
Le célèbre couturier Claude de Chinelle la prend sous son aile, il en fait son modèle, sa muse.
Les jalousies se déchaînent, les rivalités se déclarent: Rouge attise toutes les passions.
Ni la belle Élise de la Valle, ni le ténébreux Philippe de Saint-Agrève ne parviennent à percer son secret.
L'une la déteste, l'autre l'adore, mais Rouge demeure insaissable...


Cette chronique va être un peu difficile à écrire, car j’ai terminé ce roman il y a quinze jours (oui, je suis en retard dans mes chroniques, je sais je sais...), et je ne me souviens déjà plus de la moitié de l’intrigue. Déjà en refermant le livre, je restais sur une impression de superficialité, impression confirmée donc par le peu de souvenirs qu’il me reste aujourd’hui, deux semaines plus tard.

C’est vraiment dommage, parce que l’idée de fond est bonne. J’aime beaucoup les romans historiques, donc le contexte de la cour de Versailles au temps du Roi Soleil m’a tout de suite accrochée. Et bien que le roman soit très (trop) court, l’auteure prend tout de même le temps de nous faire de jolies descriptions des décors et des robes des courtisanes. Même sans être très familier avec ce contexte (je ne le suis pas du tout), on ne peut qu’être séduit par l’univers qui nous est décrit.

Malheureusement, le contexte ne fait pas tout. Niveau intrigue et personnages, je suis énormément restée sur ma faim. Les deux héroïnes sont deux jeunes courtisanes, Elise de la Valle, et sa rivale, nouvellement arrivée à la cour, une rousse flamboyante qui se fait appeler Rouge. Les deux jeunes femmes sont à l’opposé l’une de l’autre : Elise est, disons-le franchement, une vraie peste. Très caractérielle, égoïste, et prête à tout, y compris à jouer de ses charmes, pour parvenir à ses fins. Elle m’a complètement exaspérée, mais je pense que c’était le but recherché. De son côté, Rouge est beaucoup plus discrète, même si elle aussi a un but bien précis en tête. J’aurais réellement pu m’attacher à elle, si seulement son personnage avait été un peu plus développé. Car c’est là que se situe le principal problème de ce roman : on reste toujours en surface. Les deux héroïnes ont un vrai potentiel mais il n’est pas du tout exploité, et on tombe presque dans le cliché : la gentille fille (Rouge) vs. la peste insupportable (Elise). C’est dommage.

De même pour l’intrigue, là encore on ne reste qu’en surface. Il y a une idée intéressante, les deux filles sont liées par un passé commun, il y a des secrets, des alliances, des complots... mais ce tome est beaucoup trop court pour développer suffisamment tout ça. Pour être honnête, je ne suis même plus capable de dire exactement ce qui s’y est passé. Je sais qu’il s’est passé des choses, mais j’ai l’impression que rien n’a véritablement avancé. Je ne sais pas combien la saga aura de tomes au final, mais je me demande s’il n’aurait pas été plus judicieux d’en faire un tome unique, parce que là, avec juste ce premier tome, on reste clairement sur notre faim, et même si dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment de lecture, ce roman m’a tellement peu marquée que je ne sais pas si j’aurai envie de lire la suite quand elle sortira.

mercredi 17 juin 2015

Red Rising #1 de Pierce Brown


Titre : Red Rising #1
Titre original : Red Rising #1 - traduit par Hélène Lenoir
Auteur : Pierce Brown (Etats-Unis)
Date de parution : 17 juin 2015
Editeur : Hachette
Nombre de pages : 480

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« J’aurais pu vivre en paix. Mes ennemis m’ont jeté dans la guerre. »

Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir.
Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature.
Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.


J’ai entendu tellement de bien de ce livre ! Je ne compte même plus toutes les chroniques ultra enthousiastes que j’en ai lu. Peut-être que je n’aurais pas dû lire toutes ces chroniques, car j’ai peut-être placé la barre un peu trop haut, du coup. Ne vous méprenez pas : j’ai aimé Red Rising. Mais je ne peux pas dire que je rejoins l’excitation générale autour de ce roman.

Nous sommes sur Mars, où la population est divisée en différentes races hiérarchisées et identifiée chacune par une couleur. En haut de l’échelle se trouvent les Ors, des sortes de surhommes, qui dirigent le monde, et à l’autre extrémité, on a les Rouges, que l’on peut quasiment considérer comme des esclaves étant donné leurs conditions de travail. Notre héros, Darrow, est un Rouge. Il n’a jamais vraiment remis en question le bien-fondé de la société dans laquelle il vit, mais un jour il se retrouve (presque malgré lui) à rejoindre un groupe de rebelles dont le but est de faire tomber les Ors. Pour cela, Darrow va devoir infiltrer la classe supérieure, en devenant un Or lui-même...

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce roman, c’est l’univers. Bien que dans l’ensemble, il ne soit pas extrêmement original – on y retrouve tous les principaux éléments de la dystopie – l’auteur a su y apporter sa touche personnelle : premièrement, ça se passe sur Mars, et deuxièmement, même si je classerais ce roman en dystopie, par certains aspects il fait également penser à de la science-fiction ou même de la high fantasy.
J’ai lu plusieurs critiques reprochant les trop grandes similitudes avec Hunger Games. Je comprends ce point de vue, mais je ne le partage pas. Certes ça m’a un peu fait penser à Hunger Games (bon, en fait ça m’a plutôt fait penser à The Testing de Joelle Charbonneau, mais comme The Testing m’a fait penser à Hunger Games, on peut dire que Red Rising m’a indirectement fait penser à Hunger Games. Vous me suivez toujours ?), puisque quand Darrow devient un Or, il passe un examen pour intégrer l’école qui forme les leaders de demain, et les épreuves que doivent surmonter les étudiants dans cette école rappellent en effet un peu ce à quoi les Tributs doivent faire face dans l’arène des Jeux. Mais la finalité est différente, les personnages sont différents, et Red Rising est également beaucoup plus violent que Hunger Games. Vraiment, Hunger Games, à côté, c’est le monde des Bisounours !

J’ai eu deux soucis avec ce roman, qui m’empêchent de rejoindre ses fans. D’abord, l’histoire est divisée en trois parties. J’ai aimé la première et la troisième, mais la seconde m’a laissée plutôt indifférente. Trop de batailles et de scènes de guerre, ce qui n’est pas franchement ma tasse de thé.
Mon second problème concerne le personnage principal. Darrow réussit absolument TOUT ce qu’il entreprend, et rencontre tellement peu de difficultés que ça n’en est même plus crédible, et même un peu agaçant au bout d’un moment. Je veux dire, il est un Rouge transformé en Or, il est passé d’un extrême à l’autre de la hiérarchie en très peu de temps. Il est entouré de gens qui ont reçu une éducation complètement différente de la sienne, mais il s’intègre immédiatement, et ne fait ni ne dit jamais rien qui puisse trahir sa véritable origine. J’ai vraiment eu dû mal à admettre ça.


Mais dans l’ensemble, Red Rising est un bon roman, prémices d’une probablement très bonne trilogie. J’ai particulièrement apprécié de voir que finalement, même si les Ors et les Rouges sont à l’opposé dans leur mode de vie, au fond d’eux ils sont animés par les mêmes émotions, la même rage. C’est peut-être pour ça que Darrow n’a pas de mal à se mêler à eux (j’aurais quand même aimé qu’il en ait un peu plus, du mal !). Et j’ai également aimé que l’auteur nous fasse apprécier des personnages Ors – personne n’est ni tout blanc ni tout noir, et les Ors sont peut-être l’élite d’une société injuste, ça ne fait pas automatiquement de tous des monstres. Je suis vraiment curieuse de savoir ce qu’il va advenir de tout ce petit monde dans les tomes suivants !

dimanche 7 juin 2015

Challenge "Des vacances fantastiques"


Hello les gens !

L'été arrive, et nous avons tous envie de vacances, mais nous n'avons pas tous la chance de pouvoir partir dans des endroits super cool. Du coup, j'ai décidé de partir par procuration, avec un challenge spécial fantasy pour cet été, histoire de faire un super voyage sans même bouger de mon lit. C'est pas beau, ça ? ;)

Le principe de ce challenge est de choisir des destinations de vacances (aka des romans de fantasy) en fonction de certains critères. Il n'est pas nécessaire de tous les remplir, et un livre peut remplir plusieurs critères à la fois. La seule obligation est de remplir ces critères avec des romans du genre fantasy.


Si jamais vous avez quelques doutes sur la définition de la fantasy (c'est vrai que ses frontières sont un peu difficiles à définir parfois), allez donc voir du côté de la définition du site PocheSF, ou de cet très bon article de Bouchon des Bois.

Les critères :
  • Un univers avec de la magie
  • Terminer une saga
  • Un roman avec des dragons
  • Un roman d'un auteur de la même nationalité que soi
  • Un tome unique
  • De la dark fantasy
  • Un roman adapté à l'écran
  • Un "classique" de la fantasy
  • Un roman publié en 2015
  • Le héros est une femme
  • Un roman en VO (notez que VO ne signifie pas forcément anglais. Si l'auteur est francophone, la VO sera en français)

Ma liste de livres pour le challenge :
(Liste incomplète pour le moment, et provisoire, parce que je ne me tiens jamais à mes listes de toute façon ^^)
  • Un univers avec de la magie : 
  • Terminer une saga : Taste of darkness (Healer #3) de Maria V. Snyder
  • Un roman avec des dragons : 
  • Un roman d'un auteur de la même nationalité que soi : La traque (Le puits des mémoires #1) de Gabriel Katz
  • Un tome unique : 
  • De la dark fantasy : Des certitudes (La dernière terre #2) de Magali Villeneuve
  • Un roman adapté à l'écran : A game of thrones (Game of thrones #1) de G.R.R. Martin
  • Un "classique" de la fantasy : L'apprenti assassin (L'assassin royal #1) de Robin Hobb
  • Un roman publié en 2015 : 
  • Le héros est une femme : L'élue (Kushiel #2) de Jacqueline Carey
  • Un roman en VO (notez que VO ne signifie pas forcément anglais. Si l'auteur est francophone, la VO sera en français) : Martyrs #2 d'Oliver Peru
C'est surtout un challenge personnel parce que j'ai envie de lire de la fantasy cet été, mais si le cœur vous en dit de me rejoindre, vous êtes les bienvenus ! Le challenge se déroulera sur toute la durée de l'été, autrement dit entre le 21 juin et le 21 septembre. Je rajouterai un lien vers vos articles en bas de celui-ci :)

Alors, vous partez où cet été, vous ? :3

Participants :

jeudi 4 juin 2015

Dérapages de Danielle Thiéry


Titre : Dérapages
Auteur : Danielle Thiéry (France)
Date de parution : mai 2015
Editeur : Versilio
Nombre de pages : 371

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Un corps d'enfant, très déconcertant, est découvert sur une plage du Nord de la France. Un cas troublant, qui laisse totalement perplexes les médecins légistes. Même le commissaire Edwige Marion, qui dirige un important service de la PJ parisienne, n'a jamais rien vu de tel. Au même moment, Edwige Marion, récupère sa fille Nina, choquée et couverte de sang. Elle a fui Londres et sa soeur Angèle. Nina est mutique. Angèle et son mari, un scientifique renommé, ont disparu. Quels peuvent être les liens entre cet enfant mort noyé, une adolescente, et un scientifique spécialiste du génome humain... Commence pour la commissaire Marion une enquête complexe, aux ramifications internationales, et qui va vite sombrer dans l'horreur.


L’intrigue de Dérapages démarre avec trois évènements apparemment sans aucun lien (bien évidemment ce n’est pas le cas, on s’en doute bien...). Premièrement, un corps de petite fille est découvert sur une plage du nord de la France, mais l’autopsie révèle que la fillette présente des signes de vieillissement avancé, comme si seuls les organes avaient vieilli, mais pas l’enveloppe corporelle. Un cas qui laisse la commissaire Edwige Marion perplexe, mais autre chose vient rapidement autrement plus la préoccuper : sa fille adoptive Nina, qui vit à Londres avec sa sœur, débarque sans prévenir à Paris, couverte de sang et en état de choc, refusant de prononcer un mot. Dans le même temps, Jennifer, une jeune maman, se retrouve enfermée chez elle et forcée de s’occuper d’un enfant à l’apparence étrange tandis que ses tortionnaires ont kidnappé son fils.

Le début du roman m’a immédiatement accrochée. Les chapitres sont très courts et on alterne entre les trois affaires, ce qui m’a toujours poussé à lire encore un chapitre (et encore un autre... et puis un autre...) puisque ces premiers chapitres sont riches en évènements et j’avais envie de savoir où chacune des trois pistes allaient mener. Mon intérêt s’est un peu émoussé au bout d’un moment cependant. N’allez pas pour autant en déduire que le roman est ennuyeux, hein ! Loin de là, mais il y a tout de même quelques longueurs, au bout d’un moment les enquêteurs commencent à tourner en rond, ça n’avance plus trop.

Etant donné que la couverture présente des paires de chromosomes et que le résumé fait mention d’un « spécialiste du génome humain », on est en droit de s’attendre à un aspect scientifique assez poussé. Je dois avouer que j’ai été plutôt déçue sur ce point car bien qu’il soit effectivement question de génétique, c’est bien loin d’être un aspect central. Certaines questions scientifiques sont d’ailleurs vraiment survolées alors que j’aurais aimé qu’elles soient un peu plus développées. Mais bon, l’auteure n’est pas une scientifique, mais une ancienne commissaire divisionnaire, et là pour le coup on sent qu’elle sait de quoi elle parle quand il s’agit des rouages de la police – un point très positif !

J’ai découvert après coup que Danielle Thiéry a déjà une vingtaine de romans à son actif, dont la moitié avec le personnage d’Edwige Marion comme héroïne. Du coup, même si l’intrigue est totalement indépendante de celles des romans précédents plusieurs fois des références sont faites à ce qui s’y est passé en ce qui concerne la commissaire. Rien qui ne m’ait empêchée de comprendre l’intrigue principale, donc ce n’était pas réellement un problème, mais tout de même, j’aurais aimé le savoir à l’avance. De même, il y a un grand nombre de personnages, mais ils ne nous sont pas présentés puisqu’on est censé déjà les connaître, du coup j’ai eu un peu de mal à m’habituer à tout le monde, et même vers la fin du roman il y en avait encore certains que je n’arrivais pas trop à situer. Ca ne m’a pas empêchée de beaucoup apprécier certains, notamment la capitaine Valentine Cara et sa forte personnalité.

Pour finir, je dirais que Dérapages n’est peut-être pas LE thriller à lire absolument, mais je l’ai tout de même beaucoup apprécié et je lirai très certainement d’autres romans de Danielle Thiéry (que je découvrais au passage, malgré sa bibliographie à rallonge, je n’en avais jamais entendu parler !) 

samedi 30 mai 2015

Les lieux sombres de Gillian Flynn


Titre : Les lieux sombres
Titre original : Dark Places - traduit par Héloïse Esquié
Auteur : Gillian Flynn (Etats-Unis)
Editeur : Le livre de poche
Date de parution : 2011
Nombre de pages : 506

Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sœurs sont assassinées dans leur ferme familiale. Rescapée par miracle, la petite fille désigne le meurtrier à la police, son frère Ben, âgé de 15 ans. Ce fait divers émeut tout le pays, et la jeune Libby devient un symbole de l'innocence bafouée. Vingt-cinq ans plus tard, alors que son frère est toujours derrière les barreaux, Libby, qui ne s'est jamais remise du drame, souffre de dépression chronique. Encouragée par une association d'un type très particulier, elle accepte pour la première fois de revisiter les lieux sombres de son passé. C'est là, dans un Middle West désolé, dévasté par la crise économique et sociale, qu'une vérité inimaginable commence à émerger. Et Libby n'aura pas d'autre choix pour se reconstruire, et peut-être enfin recommencer à vivre, que de faire toute la lumière sur l'affaire, quelles qu'en soient les conséquences.


Gillian Flynn m’avait déjà impressionnée par sa capacité à manipuler son lecteur dans Les Apparences, et voilà un autre de ses chefs-d’œuvre.

Libby Day avait sept ans quand sa famille entière s’est fait assassiner sous ses yeux. Seule survivante du massacre, elle désigne sans hésitation son frère aîné, Ben, comme le coupable. 25 ans plus tard, elle est contactée par un groupe de personnes persuadées de l’innocence de Ben qui voudraient que Libby revienne sur son témoignage et aide à faire la lumière sur les circonstances de la mort de la famille Day. Au départ, elle ne veut pas en entendre parler, mais comme elle a besoin d’argent et qu’on lui propose de la payer pour qu’elle se replonge dans son passé, elle finit par accepter. Et petit à petit, le doute commence à s’infiltrer en elle. Et si Ben était innocent, après tout ?

Libby n’est pas un personnage sympathique – égoïste, menteuse et voleuse, elle vit sur l’argent qu’elle a reçu grâce aux dons de personnes qui ont pris son histoire en pitié lorsqu’elle était enfant, et elle refuse de prendre un emploi même quand l’argent commence à manquer. Je veux bien admettre qu’elle a des circonstances atténuantes vu le traumatisme qu’elle a subi étant petite, mais même avec ça, il est difficile de ne pas la trouver antipathique. Mais qu’importe, les romans de Gillian Flynn n’ont pas besoin de personnages appréciables pour être appréciés.

La narration alterne entre les investigations de la Libby d’aujourd’hui sur son passé, et le récit presque heure par heure de la journée précédant la tragédie, à travers les yeux de Patty, la mère, et Ben, le grand frère accusé du meurtre. Je pense que les flashbacks ont été mes passages préférés – on y voit la famille de Libby aux prises avec la crise économique dans l’Amérique rurale des années 80, et surtout on se rend compte petit à petit que rien n’est aussi simple que ce que pensait Libby – tout le monde a ses zones d’ombres, et on se retrouve rapidement avec plusieurs personnes qui pourraient avoir une bonne raison de s’en prendre à la famille Day. C’est ce que j’aime dans les romans de Gillian Flynn : elle a un immense talent pour dépeindre des personnages psychologiquement complexes et aux multiples facettes.

L’ambiance générale du roman est sombre et perturbante, mais elle ne tarde pas à vous emporter tout de même. Je me suis retrouvée à dévorer le livre en deux jours à peine malgré ses plus de 500 pages, juste parce qu’il FALLAIT que je connaisse le fin mot de l’histoire. Les indices s’accumulent doucement, mais chaque nouvel élément fait apparaître un nouveau mystère. Bon, il n’y avait pas de rebondissement aussi énorme que celui dans Les Apparences, mais j’ai tout de même été surprise lorsque les circonstances du meurtre sont révélées. Et finalement, j’ai préféré Les lieux sombres aux Apparences.  Il a réussi à m’embarquer totalement et ça faisait bien longtemps qu’un roman n’avait pas réussi à m’accrocher à ce point !

En bref, j’ai eu un vrai coup de cœur pour ce thriller psychologique. J’ai désormais hâte de me plonger dans Sur ma peau, le dernier roman de Gillian Flynn qu’il me reste à découvrir.

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En bonus, le trailer du (très bon) film adapté du roman :


vendredi 22 mai 2015

Tag : Extraordinary means


Quoi c'que c'est ? C'est un tag crée par l'auteure Robyn Schneider à l'occasion de la sortie de son roman Extraordinary Means (qui a l'air plutôt cool d'ailleurs), et repris en français par Fairy Neverland qui l'a traduit par "La fin justifie les moyens". 

Sous ma couverture m'a taguée (merci mon p'tit artichaud),  alors c'est parti, here we go!





1- Je renoncerais à mon abonnement Internet pendant un mois pour une première édition de ce livre dédicacé par l'auteur.

Alors, même si j'aimerais beaucoup avoir une première édition de Harry Potter dédicacée par J.K. Rowling (ou une première édition de Sherlock Holmes dédicacée par Sir Arthur Conan Doyle, mais comme il est mort ça risque d'être (un peu) compliqué), je n'en ai pas suffisamment envie pour renoncer à mon abonnement Internet pendant un mois. Surtout que bon, ça changera pas ma vie de l'avoir, cette première édition dédicacée.

2- Je renoncerais aux pizzas pendant un an si je pouvais être assise aux côtés de cet auteur pendant un vol longue distance.

Mais euh, les pizzas c'est la vie ! D: Et en plus j'ai peur de l'avion, donc si je me retrouvais dans un vol longue distance je serais tellement flippée que je ne suis pas sûre que je pourrais agréablement profiter de la compagnie de mon voisin. Mais j'accepterais de me priver de pizzas pour voyager aux côtés de John Green. Pas parce que je suis une de ses fans (je n'ai pas aimé Qui es-tu Alaska ? et La face cachée de Margo (patapersivouplait)), mais parce que j'adore sa façon d'écrire et que je pense qu'il doit être super drôle en vrai. Du coup il me fera rire et j'oublierai que je suis dans un avion à des milliers de kilomètres au-dessus de la terre ferme et qu'il peut se crasher à tout moment.



3- Je me coltinerais des milliers d'heures de pub si cela assurait l'adaptation cinématographique de ce livre par Hollywood.

Pas de problème, en plus la pub ça peut être drôle des fois (pour l'anecdote, j'adorais la pub quand j'étais petite, je regardais parfois la télé juste pour ça), et puis si c'est pour voir la trilogie Grisha de Leigh Bardugo sur grand écran, je suis prête à regarder autant de pubs qu'il le faudra !



4- Je ne lirais jamais plus de nouveau livre si je pouvais vivre dans le monde de celui-ci.

J'attends toujours ma lettre d'admission à Poudlard... (je crois que le hibou s'est perdu en route, parce qu'il a quand même 11 ans de retard maintenant.)



5- Je laisserais volontiers mon historique Google être dévoilé publiquement si je pouvais être meilleure amie avec cet auteur.

Vous allez vous ennuyer comme des rats morts avec mon historique mes petits ! Ce n'est pas un prix très élevé à payer pour faire de Marissa Meyer ma meilleure amie. Parce qu'elle a l'air hyper sympa, et puis je pourrais lire Winter en avant-première comme ça ^^



6- Je donnerais tout ce que possède à Emmaüs si je pouvais sortir avec ce personnage dans la vraie vie.

Euh non, je ne donne rien (désolée Emmaüs, je sais que vous soutenez une bonne cause, mais je garde mes affaires). D'abord parce que je n'ai pas de book boyfriend (hé oui, c'est possible !), et ensuite parce que je n'ai pas besoin de boyfriend, je me débrouille très bien toute seule, merci.

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Voilà ! Je ne tague personne, mais si l'envie vous prend de répondre aux questions, considérez-vous tagués par moi (et laissez-moi le lien vers vos réponses, je suis curieuse ;) )

jeudi 21 mai 2015

L'esclave (Prince Captif #1) de C.S. Pacat



Titre : L'esclave (Prince Captif #1)
Titre original : Captive Prince #1 - traduit par Louise Lafon
Auteur : C.S Pacat (Australie)
Editeur : Milady
Date de parution : 29 mai 2015
Nombre de pages : 316

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Damen est un héros pour son peuple, et le légitime héritier du trône d'Akielos. Mais lorsque son demi-frère s'empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d'un royaume ennemi.


Disons le d’entrée : ce livre m’a énormément déçue. Pas qu’il soit mauvais, je pense plutôt qu’il a été mal présenté – c’est plus de l’érotique que de la fantasy, or je suis une lectrice de fantasy, pas d’érotique.

A la mort du roi d’Akielos, son fils Damen aurait dû lui succéder, mais c’est finalement Kastor, le demi-frère de ce dernier, qui s’empare du trône à sa place, et l’envoie à Vère, le royaume ennemi, pour servir comme esclave du prince Laurent. Je ne savais pas que par « esclave », l’auteure entendait « esclave sexuel ». Si j’avais su, j’aurais abordé le roman d’une toute autre manière. Je ne l’aurais peut-être pas plus aimé, mais au moins je ne serais pas tombée d’aussi haut.

Je m’attendais à un roman de fantasy mettant en scène deux princes ennemis obligés de faire équipe contre un ennemi commun, sur fond d’intrigues politiques, complots et rivalités. Alors oui, il y a un peu de ça, je ne vais pas le nier. Mais c’était loin d’être suffisamment mis en avant à mon goût. Cet arrière-plan de fantasy, avec les complots et les rivalités entre royaumes, c’est ce qui m’a le plus intéressée dans ce roman, et ce qui a fait que je l’ai lu jusqu’au bout, mais l’auteure survole beaucoup de choses, c’est dommage. Par exemple, on sait qu’Akielos et Vère sont ennemis, mais on ne sait pas trop pourquoi. De même, les différences culturelles entre les deux royaumes, qu’on devine nombreuses, ne sont pas développées. On en entraperçoit quelques unes à travers les réflexions de Damen, mais c’est tout.

Au final, il semble que le côté fantasy n’est là que pour justifier la partie érotique de l’histoire, et c’est vraiment ça qui m’a le plus dérangée. Ca m’agace vraiment quand les auteurs n’assument pas qu’ils écrivent de l’érotique et essaient de faire passer ça pour de la fantasy/du thriller/n’importe quoi d’autre en ajoutant une pseudo-intrigue d’un autre genre derrière. Il n’y a rien de mal à lire/écrire de l’érotique, alors une bonne fois pour toutes, annoncez-le clairement, comme ça ces romans éviteront de tomber dans les mains des mauvais lecteurs ! Parce qu’il est clair que je n’étais pas le bon public pour ce livre. Déjà, les scènes de sexe détaillées ont tendance à me mettre mal à l’aise, alors la culture de Vère, avec tout ce qu’elle comporte de débauche et d’orgies, m’a vraiment gênée. Bon, avant que vous ne me fassiez dire ce que je n’ai pas dit : ce n’est pas parce que toutes les relations sexuelles dépeintes sont homosexuelles que ça m’a déplu. C’aurait été exactement pareil s’il avait été question de relations hétérosexuelles. C’est simplement l’ambiance générale, avec cette tension sexuelle constante, et également le fait que le viol et la pédophilie sont totalement acceptés dans cette société qui m’a autant dérangée.

Je ne me suis pas non plus attachée aux personnages. Laurent est sans doute le plus intéressant puisque c’est de loin celui qui possède la personnalité la plus complexe, mais j’aurais aimé que l’auteure aille plus loin dans l’exploration de sa personnalité et de son histoire. Pour moi, il est seulement apparu comme froid, égoïste et manipulateur. Je me doute qu’il y a un autre homme derrière le masque, mais les quelques moments où on aperçoit d’autres facettes de sa personnalité étaient trop peu nombreux pour me donner une autre opinion de lui. Quant à Damen, et bien... on suit l’histoire à travers ses yeux, mais au final je n’ai pas l’impression de le connaître vraiment. Oh, et ne vous attendez pas à une romance entre les deux. Il n’y en a pas.

En bref, Prince Captif semblait prometteur mais mon enthousiasme est retombé bien vite puisque je me suis vite rendu compte que je ne faisais pas du tout partie du public visé. Peut-être que les fans de romans érotiques apprécieront, mais pour moi l’ambiance était trop crue et limite malsaine, et le côté fantasy pas assez mis en avant pour réellement m’intéresser.


Je vous le recommande si : Lecteurs de fantasy, passez votre chemin, laissez plutôt ce livres aux lecteurs d’érotique.

*Merci à Babelio et aux éditions Milady !*

lundi 18 mai 2015

Inside a silver box de Walter Mosley


Titre : Inside a silver box
Auteur : Walter Mosley (Etats-Unis)
Date de parution : 2015
Editeur : Tor Books
Nombre de pages : 304

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Deux personnes réunies par un acte atroce sont unies pour une cause commune par les pouvoirs de la Boîte Argentée. Tous deux joignent leurs forces pour protéger l'humanité de la destruction par une race alien, les Laz, qui s'acharne à reprendre le contrôle de la Boîte Argentée, l'outil le plus puissant et destructeur de l'univers. La Boîte Argentée ne reculera devant rien pour empêcher son ancien maître de revenir à la vie, même si ça signifie en finir avec la Terre elle-même...

Avez-vous déjà fini en livre en étant incapable de savoir si vous l’avez aimé ou non ? C’est ce qui m’est arrivé avec Inside a silver box. Et croyez-moi, ça fait bizarre. Je pense que ça m’a plu, mais je ne suis pas tout à fait sûre d’avoir compris l’histoire.

Commençons par le commencement. Ronnie Bottoms est un voyou. Il a fait d’innombrables allers-retours en prison. Un matin, il tente de violer Lorraine Fell, une jeune et belle étudiante, alors qu’elle fait son jogging matinal. Elle se débat, et il la tue. Mais l’endroit où il enterre son corps est l’exact emplacement de la Boîte Argentée, une entité alien qui a été enterrée là il y a des années. Grâce aux pouvoirs de la Boîte, Lorraine peut persuader son meurtrier de la ressusciter, et la paire nouvellement formée se voit confier une mission : empêcher une race alien de prendre le contrôle de la Terre.

Avec une telle intrigue, je m’attendais à une histoire qui ressemble un peu à Doctor Who – après tout, une race alien qui veut prendre le contrôle de la Terre, est-ce qu’on ne dirait pas n’importe quel épisode de Doctor Who ? Et effectivement, le début m’a un peu fait penser à cette série. Mais rapidement l’histoire s’est mise à trainer en longueur. Sérieusement, si vous cherchez un livre avec des personnages badass qui se battent contre des méchants aliens, passez votre chemin. Vous avez en face de vous un livre plus philosophique que rempli d’action. Pas que ce soit une mauvaise chose, mais en fait je n’ai pas tout à fait compris quel était le but du roman.

Les personnages sont cependant plutôt intéressants, puisqu’ils sont complètement opposés. Ronnie est un jeune homme noir originaire d’une famille pauvre. Il n’a pas reçu d’éducation et sa vie consiste à voler et se battre dans la rue. De l’autre côté, Lorraine est l’archétype de la fille parfaite : riche, belle et intelligente. C’aurait pu être totalement cliché mais l’auteur a su éviter le piège et a réussi à faire quelque chose de vraiment intéressant avec ces personnages stéréotypés : lorsque Ronnie ressuscite Lorraine, il se crée une connexion entre les deux personnages, qui échangent une partie de leur personnalité – chacun se retrouve donc avec quelques traits de l’autre.
Et à partir de là la grande majorité du roman se concentre sur l’exploration des changements que les personnalités des deux héros ont connu, et sur ce lien qui les unit. Dans l’ensemble j’ai trouvé ça plutôt intéressant – j’ai particulièrement apprécié le changement de Ronnie, car il est le plus visible, et il prend réellement du recul par rapport à ses comportements passés. Lorraine change également, elle prend un peu de l’avidité de Ronnie, mais je dois dire que je n’ai pas compris la plupart de ses réactions, donc je n’ai pas du tout accroché avec son personnage.

Mais comme je l’ai déjà dit, au bout d’un moment l’histoire commence vraiment à trainer en longueur. Ronnie et Lorraine ont été chargés de sauver la planète d’une invasion alien, qui pourrait arriver d’une minute à l’autre selon la Boîte Argentée, mais ils passent le plus clair de leur temps à s’interroger sur les changements qu’ils ont subi et à rendre visite à diverses personnes qu’ils ont connu par le passé... alors oui, leur expérience soulève quelques questions très intéressantes, mais il y a des aliens à combattre là les amis ! Je m’attendais à lire un roman de science-fiction, pas un essai sur le sens de la vie ! La confrontation avec les aliens finit par arriver, mais elle a à peine commencé qu’elle est déjà  finie. Tout ça pour ça ?

D’après ce que j’ai lu sur Goodreads, Inside a silver box n’est pas le meilleur roman de Walter Mosley, il semble qu’il a déçu pas mal de fans. Je pense que je donnerais leur chance à ses autres livres, j’ai plutôt bien aimé son style d’écriture et il y avait quelques bonnes idées dans ce roman.

Je vous le recommande si : Je ne sais pas trop à qui le recommander, donc je vous dirais d’essayer si vous avez envie de vous faire votre propre avis ! Mais gardez en mémoire qu’il ne s’agit pas vraiment d’un roman sur les aliens.

dimanche 10 mai 2015

La sorcière de Prince Island de Kendall Kulper


Titre : La sorcière de Prince Island
Titre original : Salt & Storm - traduit par Lucas Messmer
Auteur : Kendall Kulper (Etats-Unis)
Date de parution : avril 2015
Editeur : Hachette Black Moon
Nombre de pages : 400

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Avery Roe n’a qu’un seul désir : devenir, après sa grand-mère qui l’a élevée, la prochaine Sorcière de Prince Island, dont le rôle est de protéger les marins. Mais sa mère a choisi pour elle un tout autre destin. Elle l’arrache à sa grand-mère avant qu’elle apprenne le secret des femmes de la famille. Prise au piège de sa mère, Avery ne peut plus utiliser sa magie. Il lui reste tout juste la capacité de deviner, en rêve, ce que l’avenir lui réserve. Des années durant, Avery cherchera à libérer la magie qui sommeille en elle. À seize ans, elle y est plus résolue que jamais. Parce que les habitants ont besoin de sa protection. Parce qu’elle aime Taneh, un séduisant harponneur aux étranges tatouages. Parce que, dans un rêve, elle a vu son propre meurtre. Or, nul ne peut supprimer la Sorcière de l’île de Prince Island…


J’avais d’abord repéré ce roman lors de sa sortie en anglais, mais j’avais finalement décidé de ne pas le lire parce que le résumé laissait penser que la romance y était bien trop importante à mon goût. Mais quand il est sorti en français, tout (le titre, la couverture, le résumé) a été changé par l’éditeur, du coup je n’ai pas tout de suite réalisé qu’il s’agissait du même livre, et cette fois le résumé m’a beaucoup tentée. C’est une bonne chose, parce même si je n’ai pas adoré, ce roman valait la peine d’être lu – et il n’y avait pas trop de romance.

J’ai beaucoup aimé l’atmosphère de Prince Island. Quelque part, on peut ressentir ce à quoi ressemble la vie quotidienne dans cette communauté de pêcheurs de baleines, et à quel point les sorcières et leur magie jouent un rôle essentiel pour les habitants de l’île. Et puis l’ambiance générale du roman est très sombre. D’abord parce que la vie à Prince Island n’est pas facile tous les jours, mais surtout parce que dès les premiers chapitres, le ton est donné : notre héroïne a une vision prémonitoire : elle va être assassinée. On ne sait ni quand, ni comment, mais il est certain qu’elle est en danger de mort. Si ça, ça ne vous plante pas d’entrée un décor des plus sombres, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

L’histoire démarre donc sur de très bonnes bases. Et on ne peut nier qu’elle a beaucoup de potentiel. Malheureusement, ce potentiel n’a pas été exploité à son maximum. L’histoire est divisée en trois parties, chacune racontant une phase différente du chemin d’Avery vers la découverte de sa magie, mais seulement la troisième partie m’a vraiment captivée. Je ne dis pas que je me suis ennuyée pendant les deux premières parties, pas du tout, j’ai même apprécié ma lecture, mais je pouvais sans problème laisser mon livre de côté pendant plusieurs jours sans ressentir le besoin de connaître la suite de l’histoire. Un roman passionnant ne doit pas me permettre de le délaisser comme ça !

Avery est une héroïne intéressante. Je l’ai beaucoup appréciée, même si parfois ses réactions m’ont semblé un peu exagérées. Mais bon, je veux bien croire que quand on sait que quelqu’un va vous tuer incessamment sous peu, on soit un peu sur les nerfs, donc je lui pardonne. Mais tout le roman se concentre uniquement sur elle, et sa relation avec la magie, sa ligne d’ascendance, etc. Tous les personnages secondaires, quant à eux, sont sous développés. Je le regrette, parce qu’il y en a certains qui auraient vraiment mérités qu’on s’y penche un peu plus. La mère d’Avery, par exemple, a une histoire intéressante et j’aurais vraiment aimé en savoir plus sur elle, pourquoi elle veut à tout prix éloigner sa fille de la magie. On a les réponses vers la fin du roman, mais j’aurais tout de même aimé que le sujet soit plus approfondi. De même pour Taneh et son peuple, ils sont inspirés des tribus Maori en Nouvelle-Zélande, c’est une idée originale qui aurait mérité d’être beaucoup plus poussée.

Par contre, quelque chose que j’ai vraiment apprécié, c’est que l’auteure n’a pas hésité à prendre des risques. La raison pour laquelle je me lasse un peu du Young Adult depuis quelques temps, c’est que ces romans suivent tous plus ou moins les mêmes codes, quel que soit le genre auquel ils appartiennent. Et dans 99% d’entre eux, on a droit à une happy end, ce qui tue dans l’œuf toute tentative de suspense puisqu’on sait bien qu’il n’arrivera rien ni au héros ni à son love interest. Kendall Kulper toutefois n’a pas hésité à casser les codes du YA et à prendre des risques, et rien que pour ça je suis contente d’avoir lu son roman.

Je vous le recommande si : vous aimez les histoires de sorcières, et le rythme relativement lent ne vous dérange pas.

lundi 4 mai 2015

Lacrimosa (Requiem pour Sascha #1) d'Alice Scarling


Titre : Lacrimosa (Requiem pour Sascha #1)
Auteur : Alice Scarling (France)
Date de parution : 2014
Editeur : Milady
Nombre de pages : 307

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Sous ses apparences de jeune femme bien dans sa peau, Sascha dissimule de lourds secrets. Orpheline, elle ignore tout de ses origines et surtout d'où lui vient son pouvoir étrange : elle peut posséder les gens d'un simple contact, qui lui suffit à échanger de corps. Elle s'en sert pour voler et traquer les vampires qui ont massacré sa famille adoptive. Jusqu au jour où elle rencontre Raphaël. Immunisé à son pouvoir (et à ses charmes), le mystérieux jeune homme va lui donner les moyens de sa vengeance... au risque de la conduire à sa perte.


Les romans de bit-lit et moi, en général, c’est tout ou rien : soit j’adore, soit je déteste, il n’y a pas de demi-mesure. Sauf pour quelques rares exceptions – Lacrimosa en fait partie. Ce n’est pas transcendant, mais on ne peut pas dire que je n’ai pas aimé pour autant. C’était juste une lecture sympathique mais sans plus.

Nous suivons Sascha, une jeune femme qui possède un don un peu particulier : elle peut prendre possession du corps de quelqu’un d’autre simplement en le touchant. Et elle se sert de ce don pour éradiquer les vampires, auxquels elle voue une haine impitoyable depuis qu’ils ont massacré sous ses yeux les religieuses qui l’ont élevée. Sa vie bascule lorsqu’elle tombe sur une victime qui semble immunisée contre son pouvoir : le mystérieux Raphaël, un autre ennemi des vampires, qui lui propose de s’associer à lui pour traquer Lazarus, le chef des vampires.

L’histoire est assez longue à démarrer, si les premiers chapitres m’ont plutôt bien accrochée, j’ai commencé à un peu m’ennuyer au bout d’un moment. La rencontre entre Sascha et Raphaël, point de départ de l’intrigue, ne la lance toutefois pas immédiatement, il faut attendre environ la moitié du roman pour que l’action et le suspense commencent réellement à faire leur apparition. Bon, il faut être patient, mais ça vaut le coup d’attendre, parce qu’on a vraiment doit à beaucoup d’action et de rebondissements intéressants une fois qu’on est entré dans le vif du sujet.

De plus, l’auteure a su faire preuve d’une certaine originalité. Requiem pour Sascha n’est pas une énième saga bit-lit mettant en scène une chasseuse de vampires comme je le pensais au départ. Le don de possession de Sascha d’une part apporte quelque chose de nouveau, et d’autre part plus on avance dans l’histoire, plus on découvre qu’il n’est pas juste question de vampires. J’ai également beaucoup aimé l’univers musical (Sascha est chanteuse dans un groupe de métal), même s’il n’est que secondaire.

Par contre, j’ai eu un peu de mal avec l’héroïne, Sascha. Je l’ai trouvée plutôt égoïste et centrée sur elle-même, en particulier dans son attitude envers son meilleur ami et colocataire, Nicolas, qui ne mérite absolument pas ce qu’elle lui fait subir. Alors oui, elle doit mener une sorte de double vie puisqu’elle ne peut pas parler de son don à son entourage, donc ce n’est pas tous les jours facile, mais tout de même, elle se fait un peu trop passer pour une victime, je trouve. Heureusement, ça s’arrange à mesure qu’on avance dans l’histoire.

Quant à Raphaël... en fait, il ne m’a fait ni chaud ni froid. C’est vrai que le mystère autour de son personnage est intriguant, mais pour je ne sais quelle raison, il ne m’a pas rendue curieuse, je n’ai pas cherché à deviner sa vraie nature, il m’a vraiment laissée complètement indifférente. J’espère que ce personnage sera un peu mieux exploité par la suite, parce que je pense qu’il a réellement du potentiel.

Même si dans l’ensemble, Lacrimosa m’a plutôt plu, jusqu’à la fin je n’étais pas certaine de poursuivre la saga. Mais voilà, le dernier chapitre se termine tout simplement sur un cliffhanger abominable, donc je n’ai pas le choix, il me FAUT la suite. Rapidement, si possible.

En bref, nous avons là un bon début pour cette saga de bit-lit française. Lacrimosa n’est pas exempt de défaut, mais m’a tout de même fait passer un bon moment et je pense qu’il saura ravir plus d’un fan de bit-lit.


Je vous le recommande si : vous avez envie d’une histoire de vampires qui change un peu de l’ordinaire.

dimanche 26 avril 2015

The remarkable miss Frankenstein de Minda Webber


Titre : The remarkable miss Frankenstein
Auteur : Minda Webber (Etats-Unis)
Date de parution : 2013
Editeur : Borough Publishing Group
Nombre de pages : 247 (ebook)

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Le problème, Clair réalisa, était son nom de famille. La renommée de son oncle - il avait créé son cousin Frederick à partir de membres épars - n'était pas anodine. Tout le monde dans la famille avait réussi, tandis que tout ce qu'elle avait accompli jusqu'à maintenant était une mésaventure humiliante avec des cochons.

Mais elle retrouvait le moral.

Le Journal des Découvertes Scientifiques promettait de publier un article sur la Découverte de la Décennie, et elle en tenait une extraordinaire. Elle devait simplement prouver que le Baron Huntsley - homme de distinction, homme de renom - était un vampire. Avec ses cheveux noirs comme la nuit, son regard à vous transpercer l'âme et ses dents blanches et brillantes, que pourrait-il être d'autre? Oh oui, ce baron voulait la mordre ou elle n'était pas une scientifique. Et puis il y avait tous les autres monstres. On ne s'attendrait pas à en trouver autant dans le Londres de 1928 ! Très bientôt elle les exposerait tous, et sur toutes les lèvres il n'y aurait qu'un nom... LA REMARQUABLE MADEMOISELLE FRANKENSTEIN.
(traduction personnelle)


Il m’a fallu un bon moment pour lire ce roman. Peut-être que ce n’était pas la bonne période pour lire un livre comme celui-ci, je ne sais pas, toujours est-il que j’ai vraiment eu du mal à entrer dedans, si bien qu’il m’a fallu faire une pause avec un autre livre avant de m’y replonger.

Finalement, ce n’était pas une mauvaise lecture. Mais ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais. Je pensais trouver un roman paranormal historique, avec des références scientifiques. J’adore les romans se déroulant dans le passé, et la science m’a toujours fascinée, donc même si je ne suis pas une grande fan de loups-garous et de vampires, c’aurait dû bien se passer. Sauf que j’ai été très déçue par l’aspect scientifique. Notre protagoniste, Clair, est censée être une brillante scientifique tentant de démontrer l’existence des créatures surnaturelles comme les loups-garous et les vampires. Donc je m’attendais à trouver de la vraie science, avec des expériences en laboratoire, etc... mais en fait il n’y a rien de tout ça. Parce que devinez quelle est la méthode de Clair pour démontrer ses théories : elle espionne les gens qu’elle soupçonne ne pas être humains dans l’espoir de les surprendre en train de se transformer ou de boire du sang ! Pour moi, ça ressemble plutôt aux méthodes d’une commère en manque de sujets sur lesquels répandre des rumeurs plutôt qu’à celles d’une scientifique accomplie.

D’autre part, dans un roman paranormal je m’attends à trouver quelques bonnes scènes d’action. Ce ne fut pas le cas ici. Bon d’accord, il y a bien un moment vers la fin du livre où Clair se retrouve en mauvaise posture, mais elle est sauvée avant même que j’ai eu le temps de m’inquiéter pour elle, donc ça n’a pas trop marché. La majeure partie du livre se concentre sur les théories pseudo scientifiques de Clair, et surtout sur la romance. Ce qui m’amène à la critique suivante : je n’ai pas aimé la romance.

D’abord, il y a un petit triangle amoureux, mais là n’est pas le problème puisque qu’il n’est pas très important. Non, ce qui m’a surtout dérangé c’est Ian, le « love interest » (je n’ai aucune idée de comment traduire ça en français). Au départ Clair le suspectait d’être un vampire, et il l’a surprise en train de l’espionner au milieu de la nuit. Et à partir de là, il ne l’a plus lâchée, je n’ai pas trop compris pourquoi. J’ai peut-être raté quelque chose, mais le début de leur histoire ne m’a pas paru crédible du tout. Et puis, il était franchement agaçant à nous répéter sans arrêt à quel point Clair est séduisante. Sérieusement, soit il n’avait jamais vu de femme de sa vie, soit il est fétichiste des poitrines, parce qu’il n’arrêtait pas de répéter que les courbes de Clair le rendaient fou. On aurait dit un ado qui voit une femme pour la première fois, c’était ridicule.
Oh, j’avais deviné le rebondissement final à son sujet dès le premier chapitre.

Bon, je n’ai mis en avant que des points négatifs pour le moment, mais dans l’ensemble ce n’était pas si mal. Une fois que je suis entrée pour de bon dans l’histoire, j’ai passé un plutôt bon moment, et j’ai bien ri, parce que les personnages sont ridicules tout comme la plupart des dialogues. En fait, ça m’a fait penser à une parodie de romance paranormale. Je ne sais pas si c’était ce que l’auteure voulait faire, mais si c’est le cas, alors c’est réussi.

Je vous le recommande si : vous voulez une lecture drôle et légère.

vendredi 17 avril 2015

None of the above de I.W. Gregorio


Titre : None of the above
Auteur : I.W. Gregorio (Etats-Unis)
Date de parution : 7 avril 2015
Editeur : Balzer + Bray
Nombre de pages : 352

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ET SI TOUT CE QUE VOUS SAVIEZ SUR VOUS-MEME CHANGEAIT EN UN INSTANT ?

Quand Kristin Lattimer est élue reine du lycée, c'est comme si une nouvelle pièce du puzzle de sa vie idéale a été mise à sa place. Elle est championne d'athlétisme, a obtenu une bourse pour l'université et est folle amoureuse de son petit ami. En fait, elle est prête à passer à la vitesse supérieure avec lui.
Mais la première fois de Kristin n'est pas le moment parfait qu'elle avait prévu - quelque chose ne va pas du tout. Une visite chez le médecin révèle la vérité : Kristin est intersexuée, c'est-à-dire que bien qu'elle ressemble à une fille, elle a des chromosomes masculins, sans parler de "parties" masculines.
Accepter son corps est déjà difficile, mais quand son diagnostic est dévoilé à toute l'école, l'identité de Kristin est entièrement remise en question. Alors que son monde part en lambeaux, peut-elle faire la paix avec elle-même ?
(Traduction personnelle)

“Be careful of letting other people define who – and what – you are.”*

Parfois il y a des livres que vous sentez que vous DEVEZ absolument lire. None of the above est un de ceux-là. Dès que je l’ai vu pour la première fois sur Goodreads, je l’ai précommandé immédiatement. Tout ce qui touche aux questions de genre m’intéresse énormément, et je n’avais jamais entendu parler d’un roman sur l’intersexualité, donc il me le fallait à tout prix.

Nous suivons Kristin Lattimer, qui mène une vie presque parfaite : elle est une brillante athlète, a un petit ami qui l’aime, et elle vient d’être élue reine du lycée. Cependant, la nuit où elle essaie de passer à la vitesse supérieure avec son copain, toute cette vie part en lambeaux. Son premier rapport sexuel est anormalement douloureux, et une visite chez le médecin lui révèle qu’elle n’est pas exactement une fille, elle ne l’a jamais été... elle est en réalité intersexuée.

Je pense qu’il est temps de faire une petite parenthèse de culture générale. L’intersexualité désigne les individus dont la biologie ne permet pas de définir clairement leur appartenance au sexe masculin ou féminin. Il y a différents facteurs qui peuvent causer cette situation, ainsi que diverses manifestations extérieures du phénomène. Dans le cas de Kristin, elle est porteuse du syndrome SIA (Syndrome d’Insensibilité aux Androgènes), ce qui signifie que son corps ne réagit pas aux androgènes (l’hormone qui stimule les caractéristiques masculines). Ainsi, bien qu’elle soit née avec un chromosome Y (donc masculin), extérieurement elle a toujours eu l’apparence d’une fille. Il n’en va pas de même intérieurement, puisqu’elle a des organes génitaux masculins – des testicules en lieu et place de l’utérus.
On ne sait pas exactement combien de personnes sont concernées par l’intersexualité, mais les estimations tournent autour de 1,5% de la population mondiale. Ca parait peu, mais rapporté à 7 milliards d’habitants, ça correspond à environ 100 millions d’individus, ce qui représente plus que la population de n’importe quel pays européen (si on considère une définition de l’Europe n’incluant pas la Russie).

J’ai adoré ce livre parce qu’il soulève un grand nombre de questions sur ce que signifie être un homme ou une femme, et nous force à questionner la représentation binaire que nous avons du genre. Dans nos sociétés, les gens sont soit des hommes, soit des femmes, il n’y a pas d’entre-deux. Alors que fait-on des rares personnes qui n’entrent dans aucune de ces deux catégories ? Les réactions de l’entourage de Kristin montrent bien à quel point il est déstabilisant de se trouver face à une situation qui défie toute catégorisation.

J’ai beaucoup aimé Kristin en tant que personnage. C’est une fille intelligente à laquelle on n’a aucun mal à s’identifier, même sans avoir vécu la même situation qu’elle. Ses réactions après son diagnostic sont tout à fait compréhensibles. Alors oui, elle fait deux ou trois choses stupides, mais qui ne serait pas complètement perdu quand tout ce qui faisait son identité est remis en question du jour au lendemain ? Globalement, je trouve qu’elle gère sa situation plutôt intelligemment et avec pragmatisme.
J’ai vraiment eu mal au cœur pour elle devant les traitements que lui font subir ses camarades lorsque son diagnostic est révélé à l’école entière. Elle est soudainement harcelée et traitée comme la créature la plus abjecte qui soit, ça m’a vraiment donné envie de hurler. Mais je pense que c’est en grande partie lié à l’ignorance au sujet de l’intersexualité. C’est pourquoi je pense que ce roman est vraiment important et devrait se trouver dans toutes les bibliothèques des lycées.

Je ne sais pas quoi ajouter si ce n’est que vous devriez absolument lire ce livre si vous avez un minimum d’intérêt pour les questions de genre, et même si ce n’est pas le cas, ça vaut quand même le coup d’y jeter un œil. Ce roman est très bien écrit et vous fera à la fois rire et pleurer. J’ai adoré suivre le lent chemin de Kristin vers l’acceptation d’elle-même, et je pense que le message peut en fait être entendu au-delà du cas de l’intersexualité. En fait, ce que nous dit l’auteure, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’essayer de rentrer à tout prix dans les cases dressées par la société. A partir du moment où on s’accepte soi-même, on trouvera toujours des gens pour nous accepter tels que nous sommes.

Je vous le recommande si : Je vous le recommande. Point.

Note : Pour plus d’informations sur l’intersexualité, je vous conseille d’aller lire sur le cas de l’athlète Caster Semenya, porteuse du même syndrome que l’héroïne de None of the above.

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*  « Sois prudente quand tu laisses les autres définir qui – et ce que – tu es. »