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mardi 7 juillet 2015

Maybe Someday de Colleen Hoover


Titre : Maybe Someday
Titre original : Maybe Someday - traduit par Pauline Vidal
Auteur : Colleen Hoover (Etats-Unis)
Date de parution : 2015
Editeur : Hugo Roman
Nombre de pages : 374

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À 22 ans, Sydney a tout pour être heureuse : des études passionnantes, le mec parfait, Hunter, et un superbe appartement en coloc avec sa meilleure amie, Tori. Jusqu’au jour où elle apprend que ces deux êtres qui lui sont le plus chers lui cachent un secret impardonnable...
Sydney décide alors de tout plaquer. Elle se rapproche de plus en plus de Ridge, son mystérieux voisin. Elle vibre lorsqu’il lui joue ses magnifiques mélodies à la guitare sur son balcon. Mais chacun a ses secrets, et Sydney va découvrir ceux de Ridge à ses dépens. Ensemble, ils vont comprendre que les sentiments qu’ils partagent ne leur laissent pas le choix dans leurs décisions.


J’ai découvert Colleen Hoover cet été avec Hopeless, que j’avais bien moins aimé que la majorité même si c’était quand même une bonne lecture. J’ai décidé de donner à l’auteure une seconde chance avec cette fois Maybe Someday, et je suis ravie de vous annoncer que bien que je n’en ferai pas un coup de cœur, je comprends tout à fait pourquoi autant d’engouement autour de ce roman.

C’est l’histoire de Sydney, qui, le jour de ses 22 ans, apprend que son petit ami la trompe avec sa meilleure amie et colocataire. Ne supportant pas de rester une minute de plus dans le même appartement que les deux traitres, Sydney s’enfuit et trouve refuge chez Ridge, le voisin qu’elle avait pris l’habitude de regarder lorsqu’il jouait de la guitare sur son balcon. Puisque Sydney invente ses propres paroles aux musiques que joue Ridge et que lui est en plein « writer’s block » et ne parvient plus à écrire les moindres paroles, il lui propose de s’installer chez lui en échange de quoi elle écrira les paroles pour les chansons de son groupe. Rapidement, ils deviennent de plus en plus proches, et leurs sentiments grandissent au-delà de la simple amitié... mais le problème, c’est que Ridge est déjà pris.

Je me suis un peu lassée des romances New Adult ces derniers temps parce qu’elles se ressemblent un peu toutes les unes les autres. Quand on en a lu quelques unes, on les a un peu toutes lues. Aussi ce que j’ai particulièrement apprécié avec Maybe Someday, c’est que j’ai trouvé quelque chose de différent, même si on y retrouve quand même un certain nombre d’éléments typiques du New Adult.
Ca commence avec les personnages. Sydney est... une fille normale, tout simplement. Toutes les héroïnes de NA ont vécu un drame (un viol la plupart du temps) qui les a rendues solitaires, réservées et ayant du mal à faire confiance aux autres. Sydney n’a rien de tout ça, le pire qu’elle ait vécu est d’avoir découvert que son copain la trompait ce qui, bien que ce soit indéniablement difficile à encaisser, n’est rien qui peut créer un profond traumatisme. C’est une jeune femme gentille et avenante, il est très facile de s’y identifier et de s’y attacher.
Ridge non plus n’est pas le héros masculin typique de NA. Ce n’est pas le superbe bad boy dont toutes les filles du campus sont folles. Certes, il est beau, mais ce n’est pas ce qui le définit. Et même s’il n’échappe pas à l’enfance difficile, il n’utilise pas son passé comme un « secret » qui l’empêcherait d’entamer une relation avec Sydney.

Ce qui rend Maybe Someday vraiment spécial, c’est le fait que Ridge soit sourd (je ne vous spoile rien, on nous le dit dès les premiers chapitres). De ce fait, lui et Sydney doivent beaucoup communiquer par SMS et messages Facebook, et j’ai beaucoup aimé leurs interactions par ces moyens là. Et pour compenser sa surdité, Ridge a une manière très belle et très forte de ressentir la musique, qui donne lieu à des scènes très émouvantes lorsque Sydney et lui écrivent des chansons ensemble. J’ai vraiment aimé suivre leur relation, sa lente évolution de l’amitié à quelque chose de plus fort. C’est le genre d’histoire d’amour qui me plait beaucoup plus et que je trouve beaucoup plus crédible que le genre de romance avec « l’amour au premier regard ».

Et enfin, la dernière chose que j’ai particulièrement appréciée dans Maybe Someday c’est que Colleen Hoover n’est pas tombée dans le cliché de faire de la petite amie de Ridge une peste insupportable. Au contraire, Maggie (c’est son nom) est adorable. En fait, même si je me doutais que Ridge et Sydney allaient finir ensemble à un moment ou un autre, pendant tout le roman j’ai espéré que Ridge reste avec Maggie et que sa relation avec Sydney ne dépasse pas le stade de l’amitié. Et pas uniquement parce que je préfère les histoires d’amitié aux histoires d’amour. Surtout parce que Ridge et Maggie allaient tellement bien ensemble et que Maggie ne méritait pas de perdre Ridge.


En bref, Maybe Someday est une très belle histoire. Si vous avec envie d’une jolie romance pour cette été, ne cherchez plus, vous avez trouvé !

jeudi 29 janvier 2015

Le flambeur (Le cercle des canailles #1) de Sarah MacLean


Titre : Le flambeur (Le cercle des canailles #1)
Titre original : A rogue by any other name (The rules of scoundrels #1) – traduit par Béatrice Pierre
Auteur : Sarah MacLean (Etats-Unis)
Date de parution : janvier 2014
Editeur : J’ai lu
Nombre de pages : 376

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Après avoir tout perdu aux cartes, le jeune et naïf marquis de Bourne a juré de prendre sa revanche. Neuf ans plus tard, il a refait fortune et, à la tête d'un club, plume sans pitié les pauvres diables tenaillés par le démon du jeu. Toutefois, il n'a pas récupéré son domaine ancestral, Falconwell, dont son ex-voisin est désormais propriétaire. Lorsque celui-ci annonce que ces terres font partie de la dot de sa fille, Bourne décide, sans éprouver le moindre état d'âme, d'épouser Pénélope. Qu'elle le veuille ou non. Et pour ce faire, il n'hésite pas à la compromettre... bien qu'elle soit son amie d'enfance.


C’est extrêmement rare que je fasse d’une romance mon coup de cœur. Je ne suis même pas sûre que ce soit déjà arrivé avant que je lise Le flambeur. J’ai complètement adoré celle-ci, Sarah MacLean mérite donc les meilleures félicitations pour avoir réussi cet exploit !

Lord Bourne (Michael de son prénom), a tout perdu aux jeux d’argent alors qu’il n’avait que vingt ans. Dix ans plus tard, il a reconstruit sa fortune, mais il n’a pas encore récupéré ce qui compte le plus pour lui : la propriété héritée de sa famille, et surtout, il n’a pas encore pris sa revanche sur l’homme qui s’est joué de lui. Et il est prêt à tout pour parvenir à ses fins. Même à se marier. Il n’a d’intérêt que pour la dot de la jeune fille, qui contient la propriété qu’il convoite. Et même si la jeune fille en question est son amie d’enfance, peu importe, elle n’est qu’un moyen pour atteindre son but. Ou tout du moins le pensait-il. Car ses sentiments pour la femme qu’il a forcée à l’épouser vont évoluer dans une direction inattendue, et rendre ses plans de vengeance plus compliqués que prévu...

Ce que j’ai le plus aimé dans ce livre, ce sont les personnages. Commençons par Bourne. Il est froid et sans pitié, tout ce qui compte pour lui, c’est de pouvoir se venger de l’homme qui lui a tout pris, peu importe les moyens qu’il doit employer pour y parvenir. Et ça ne change pas lorsqu’il retrouve Pénélope, son ancienne amie d’enfance. J’avais peur qu’il se transforme instantanément en Bisounours parce que vous savez, le pouvoir de l’amour, blablabla... Je suis vraiment contente que Sarah MacLean en ait décidé autrement. Bon, il a bien des sentiments pour Pénélope, il tient à elle, mais il n’en perd pas de vue ses plans de vengeance pour autant, et jamais il n’y renonce, même au nom de l’amour.
Quant à Pénélope, la raison pour laquelle je l’ai autant aimé, c’est qu’elle est le parfait mélange entre une femme naïve et une femme aventureuse. A 28 ans, elle est toujours célibataire à cause de fiançailles rompues des années plus tôt, et entre temps, elle a développé de nouvelles attentes en ce qui concerne son futur mariage : elle ne veut pas de la vie bien rangée d’une femme de son rang, elle veut « quelque chose de plus », vivre des aventures. De cette façon, elle est plutôt moderne, et ajoutons à ça le fait qu’elle n’hésite pas à élever la voix contre son mari, à une époque où les femmes n’avaient généralement pas voix au chapitre. Mais en même temps, elle n’a que très peu d’expériences de la vie, en particulier dans le domaine des relations homme/femme, donc elle peut se montrer extrêmement naïve et innocente par moments. C’est le genre de naïveté qui la rend juste toute mignonne, pas celui qui vous donne envie de lui coller des baffes.

 Même si j’ai souvent bien du mal à me passionner pour une histoire d’amour, j’ai beaucoup aimé suivre celle-ci. J’ai adoré les interactions entre les personnages, et aussi le fait qu’on ne pouvait jamais savoir comment Bourne allait se comporter : une minute il est complètement épris de Pénélope, et celle d’après il l’ignore totalement. J’ai beaucoup aimé ça, parce que je vais vous faire une confession : ce que je préfère dans les romances, ce n’est pas quand les personnages sont fous l’un de l’autre (c’est généralement très ennuyeux à partir de ce moment là), mais quand ils apprennent à se connaître, et souvent se chamaillent beaucoup, également. Cette partie dure vraiment longtemps dans ce roman, donc ça m’a beaucoup plu.

Quand j’y repense, je me rends compte qu’il y avait quand même pas mal de phrases très romantiques, peut-être même un peu cheesy. Normalement je déteste ça, mais l’auteure est un génie parce qu’elle a réussi à les faire passer inaperçues. Pas une fois je n’ai levé les yeux au ciel après avoir lu une réplique horriblement romantique. Pourtant, il y en avait, parce qu’en regardant les citations tirées de ce roman sur Goodreads, j’en ai trouvé plusieurs. Mais en fait elles s’intégraient tellement bien dans le reste que je ne les ai pas remarquées à la lecture. Bien joué, Sarah MacLean !

Maintenant je suis vraiment impatiente de découvrir le tome suivant, consacré à l’histoire de la sœur de Pénélope, Philippa. Ce n’est pas un personnage qu’on voit très souvent dans Le flambeur, mais ses quelques apparitions ont suffi à me la faire apprécier. Et puis l’épilogue est en fait le début du prochain tome, et il m’a vraiment rendue curieuse d’en savoir plus !


Je vous le recommande si : Si vous êtes fans de romances historiques, vous ne pouvez tout simplement pas manquer celle-ci. Je vous la recommande également même si vous n’êtes pas particulièrement fan de romances mais aimez simplement en lire une de temps en temps. Il y a des chances que vous soyez très agréablement surpris.

vendredi 17 octobre 2014

Eveille-moi de Christie Bronn






Titre : Eveille-moi
Auteur : Christie Bronn (France)
Date de parution : 20 octobre 2014
Editeur : Editions de la Reine
Nombre de pages : 194 (format epub) (il existe aussi en format papier, mais je ne connais pas le nombre de pages)





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Il m’a retrouvée, j’ai dû fuir à nouveau et quitter Toulouse.

Je me suis réfugiée à Paris, auprès d’Hugo, le seul qui connaisse mon enfance torturée. J’y ai rencontré Ethan, homme de pouvoir, séduisant et mystérieux. Immédiatement attirés l’un par l’autre, nous avons entamé une relation physique, dictée par des règles strictes, afin de gérer notre besoin mutuel de domination et de contrôle.

Sera-t-il l’homme qui m’éveillera à l’amour ?


Depuis combien de temps n’ai-je pas été autant exaspérée par un livre ? Je ne sais plus. Ce que je sais, c’est que j’ai passé les trois quarts de ma lecture d’Eveille-moi à soupirer, et croyez-moi, quand je commence à soupirer, c’est pas bon signe.

Eveille-moi, écrit sous la forme d’un journal intime, raconte l’histoire d’Emily, jeune femme trentenaire, qui a été abusée par son beau-père dans son adolescence. Depuis, elle est constamment en fuite, pour échapper à son bourreau. Elle ne fait confiance qu’à une seule personne, son meilleur ami Hugo, et refuse de s’attacher à quiconque d’autre afin de ne pas les mettre en danger. Puis elle rencontre Ethan, beau, sombre, ténébreux (etc, etc), et cette rencontre vient changer la donne...

La couverture et le résumé me faisant fortement penser à une romance érotique (et en effet, c’en est bien une), j’avais donc autant envie de lire ce livre que de faire la vaisselle (je déteste faire la vaisselle). Mais j’ai décidé de le commencer sans aucun a priori, et d’essayer d’apprécier l’histoire, parce qu’après tout, je dis toujours que je n’aime pas la romance érotique, mais avant de lire Eveille-moi, je n’avais jamais essayé d’en lire. Alors, qui sait, j’aurais bien pu avoir une bonne surprise. Sauf que ce ne fut pas le cas. Ce n’est pas faute d’avoir essayé pourtant. Au début, j’ai même pensé que je pourrais être agréablement surprise. Le style d’écriture n’est pas désagréable et la psychologie du personnage principal, enfermée dans cette spirale d’autodestruction et de paranoïa, laissait présager de bonnes choses. Malheureusement, cette première impression s’est vite effondrée.

Je crois que j’ai poussé mon premier soupir (le premier d’une longue série) au moment de la rencontre entre Emily et Ethan. Pour faire court, Ethan, c’est l’archétype du mâle dominant qu’on trouve dans toutes les romances érotiques dignes de ce nom (tout du moins d’après ce que j’en sais, je ne les ai pas lues donc il est possible que je me trompe) : beau comme un Dieu grec, mystérieux, super riche, et même célèbre. Et bien évidemment, Emily qui d’ordinaire ne ressent aucune attraction pour les hommes, juste un désir de les faire souffrir, est immédiatement et irrésistiblement attirée par cet homme beau, riche, blablabla (cf. plus haut). Et quand je parle d’attirance, ce n’est pas juste une attirance légère, non non, c’est tension sexuelle puissance 1243245242754257 chaque fois que le monsieur est dans les parages (parce qu’évidemment, cette attirance est réciproque, sinon ce serait pas drôle).
Alors, c’est peut-être juste moi qui ne fonctionne pas comme tout le monde, mais pour moi, ressentir une telle attirance pour quelqu’un au premier regard, ce n’est pas possible. A fortiori quand on n’a jamais ressenti d’attirance pour qui que se soit dans le passé. Si cette attirance réciproque entre Emily et Ethan s’était développée progressivement, à mesure qu’ils apprennent à se connaître, j’aurais sans doute beaucoup plus apprécié. Parce que là, selon moi leur histoire démarre sur une base totalement pas crédible.

Et à partir de là, l’histoire suit un schéma des plus classiques, en sautant à pieds joints dans TOUS les clichés, à tel point que vers 20-25% du roman, je savais déjà comment tout ça allait se terminer. Et je ne me suis pas trompée, même si j’aurais bien aimé me tromper, d’une part pour avoir quelques surprises qui viennent pimenter ma lecture, et d’autre part parce que je n’aimais pas du tout ma prédiction pour la fin. Elle est cliché à souhait et dégouline de romantisme, or je déteste les trucs romantiques, ça me donne envie de vomir des paillettes, des licornes et des arcs-en-ciel.

Pendant un moment, je me suis dit qu’à défaut d’apprécier la romance, je pourrais peut-être trouver un intérêt à ce qui se passe à côté, à savoir la psychologie d’Emily et son trouble passé qui ne cesse de la hanter. Il y avait là vraiment matière à créer un personnage psychologiquement complexe pour lequel on donnerait à voir une évolution, mais tout ça est largement sous exploité. Je trouve qu’Emily évolue très vite, trop vite d’ailleurs, et en fait, toute l’histoire avec son beau-père est surtout là pour donner un prétexte à la romance qui est clairement l’élément central du roman.

En bref, j’ai été ravie quand j’ai enfin pu refermer ce livre. Intrigue clichée et ultra prévisible, potentiel psychologique de l’héroïne sous utilisé... j’avais bien raison de dire que la romance érotique, c’est pas ma tasse de thé. Mais bon, au moins, j’aurais essayé.

Je vous le recommande si : vous aimez les romances érotiques, puisque d’après ce que je sais des classiques du genre, Eveille-moi en suit tout à fait les codes, donc il y a vraiment des chances que ça vous plaise. Par contre, si comme moi les trucs romantiques vous font vomir, passez votre chemin.

lundi 8 septembre 2014

Losing it de Cora Carmack






Titre : Losing it
Auteur : Cora Carmack (Etats-Unis)
Date de parution : 2012
Editeur : Ebury Press
Nombre de pages : 240







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Love. Romance. Sex. There’s a first time for everything.

As far as Bliss Edwards can tell, she’s the last virgin standing, certainly amongst her friends. And she’s determined to deal with the ‘problem’ as quickly and simply as possible.

But her plan for a no-strings one night stand turns out to be anything but simple. Especially when she arrived for her first class and recognizes her hot new British professor.

She’d left him naked in her bed just 8 hours earlier…

L’amour. La romance. Le sexe. Il y a une première fois à tout.

D’aussi loin que Bliss Edwards le sache, elle est la dernière de ses amis à être encore vierge. Et elle est décidée à se débarrasser du problème aussi vite et simplement que possible.

Mais ses plans pour une aventure sans lendemain se révèlent être tout sauf simples. Surtout quand elle arrive pour son premier cours et reconnait le nouveau professeur, un bel Anglais.

Elle l’a laissé nu dans son lit juste 8 heures plus tôt...


Losing it est une petite romance New Adult tout ce qu’il y a de plus simple. L’histoire peut se résumer en quelques lignes : A vingt-deux ans, Bliss est toujours vierge, et elle en a honte. Et quand sa meilleure amie apprend son secret, elle l’encourage à remédier à ce « problème » de la manière la plus simple qui soit : aller dans un bar, trouver un beau mâle, le ramener chez elle pour la nuit, puis s’en débarrasser. Sauf que ce n’est pas si simple. Surtout quand l’expérience tourne court et que le beau mâle en question s’avère n’être autre que... son nouveau prof de théâtre.
Voilà, c’est tout, ça ne va pas chercher plus loin. Je comprends donc aisément tous ceux qui ont été déçus par ce livre, puisqu’on est loin des romances complexes menées par des personnages aux histoires personnelles lourdes et torturées. Mais heureusement pour moi, je l’ai lu pile au bon moment : j’avais besoin de quelque chose de léger et qui ne demande aucun effort intellectuel – j’avais donc pris le livre parfait, et je l’ai de ce fait beaucoup apprécié.

L’histoire est toute simple et les personnages le sont tout autant : ce sont des gens ordinaires, comme on en croise tous les jours dans la rue. On ne les connaît que dans leur présent, l’auteure ne s’attarde pas sur leur histoire personnelle, parce qu’il n’y aurait tout simplement rien à dire, ni l’un ni l’autre ne cache un énorme secret qui a transformé sa vie. Cependant, ils n’en restent pas moins attachants. Bliss étant une fille d’une vingtaine d’années tout ce qu’il y a de plus normale, on se reconnaît forcément à un moment ou à un autre dans ce qu’elle vit, ou dans ses réactions. On vit l’histoire avec elle, et forcément, on s’attache à elle du même coup. Quant à Garrick, il n’est peut-être pas l’homme mystérieux au passé trouble typique des romances NA, mais il n’en reste pas moins attirant. Je l’ai trouvé chou, et j’aimerais bien l’avoir comme prof de théâtre, moi aussi (je ne fais pas de théâtre, mais ça c’est un détail).

Losing it est une lecture très légère, bourrée de situations cocasses et un peu awkward (je sais pas comment on dit en français). La pauvre Bliss les accumule et ne sait pas toujours comment s’en sortir, mais nous, derrière notre livre, on s’amuse bien. J’ai eu le sourire aux lèvres pendant presque  toute ma lecture.
L’auteure aurait peut-être pu complexifier un peu son intrigue toutefois, en ajoutant quelques péripéties à la romance. Elle a bien essayé, en faisant survenir une dispute entre Bliss et Garrick, mais je ne l’ai pas trouvée très efficace, d’ailleurs je ne me souviens même plus exactement pourquoi ils se sont disputés. Tout le long, je m’attendais à ce que leur relation (clandestine puisque Garrick est le professeur de Bliss à l’université) soit découverte, que ça ajoute un peu de piment à l’histoire mais... non, ce n’est pas venu. J’ai été un peu déçue, du coup, mais bon, c’est pas très grave.

Pour conclure, je dirai qu’il faut lire Losing it à un moment où on a envie de se vider la tête avec une lecture qui ne soulève pas de questions existentielles. Ne vous attendez pas à une romance NA typique, bien tortueuse, ou vous allez être très déçus. Mais pour la détente, il est parfait !


Je vous le recommande si : vous aimez la romance et vous avez envie de quelque chose de frais, drôle et léger.


Romans compagnons :


  • Faking it : concerne le personnage de Cade, meilleur ami de Bliss. J'ai beaucoup aimé ce personnage, du coup je le lirai sans doute. Cade mérite une belle romance.
  • Finding it : concerne le personnage de Kelsey, meilleure amie de Bliss. Je n'étais pas forcément fan de son personnage, mais pourquoi pas.

Losing it en français : paru aux éditions La Martinière Jeunesse sous le titre : Ce si joli trouble

lundi 18 août 2014

Hopeless de Colleen Hoover






Titre : Hopeless
Auteur : Colleen Hoover (Etats-Unis)
Date de parution : 2012
Editeur : Createspace
Nombre de pages : 436






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Sometimes discovering the truth can leave you more hopeless than believing the lies...

That’s what seventeen-year-old Sky realizes after she meets Dean Holder. A guy with a reputation that rivals her own and an uncanny ability to invoke feelings in her she’s never had before. He terrifies her and captivates her all in the span of just one encounter, and something about the way he makes her feel sparks buried memories from a past that she wishes could just stay buried.

Sky struggles to keep him at a distance knowing he’s nothing but trouble, but Holder insists on learning everything about her. After finally caving to his unwavering pursuit, Sky soon finds that Holder isn’t at all who’s been claiming to be. When the secrets he’s been keeping are finally revealed, every single facet of Sky’s life will change forever.

Parfois découvrir la vérité vous ôte encore plus d’espoir que croire aux mensonges…

C’est ce que Sky, dix-sept ans, réalise après sa rencontre avec Dean Holder. Un garçon avec une réputation rivalisant la sienne et une étrange capacité à provoquer chez elle des sensations qu’elle n’avait jamais éprouvées jusqu’alors. Il la terrifie et la captive, et ce en l’espace d’une seule rencontre, et quelque chose dans la façon dont il la fait se sentir réveille des souvenirs enterrés d’un passé qu’elle aurait préféré garder enterré.

Sky lutte pour le garder à distance, sachant qu’il ne lui apportera rien d’autre que des problèmes, mais Holder insiste pour tout savoir sur elle. Après avoir cédé à ses avances infatigables, Sky découvre rapidement que Holder n’est pas du tout celui qu’il prétend être. Quand les secrets qu’il gardait sont finalement révélés, chaque aspect de la vie de Sky va changer pour toujours.


“One of the things I love about books is being able to define and condense certain portions of a character’s life into chapters. It’s intriguing, because you can’t do this with real life. You can’t just end a chapter, then skip the things you don’t want to live through, only to open it up to a chapter that better suits your mood. Life can’t be divided into chapters… only minutes. The events of your life are all crammed together one minute right after the other without any time lapses or blank pages or chapter breaks because no matter what happens life just keep flowing and truths keep spewing whether you like it or not and life never lets you pause and just catch your fucking breath.” *

Hopeless est un roman qu’il me tardait de découvrir, étant donné les excellents avis dessus et surtout l’enthousiasme de mon petit écureuil Althea pour les romans de l’auteure. Je pense que l’enthousiasme est mérité... cependant j’émets quelques réserves, il y a certains points du roman qui m’ont dérangée.

Hopeless est l’histoire de Sky, qui vit un peu coupée du monde : sa mère lui interdit l’accès à toute technologie (téléphone, internet...) et lui fait suivre un enseignement à domicile. Ses seuls liens avec l’extérieur sont sa voisine et meilleure amie Six, ainsi que les garçons qu’elle accueille chaque soir dans sa chambre, lui valant une réputation de fille facile (réputation exprimée avec un mot beaucoup moins poli dans le livre, que je ne répèterai pas ici afin de ne pas choquer les petits yeux chastes qui me lisent). Mais Sky a beau accueillir des tas de garçons dans son lit, elle ne ressent pour autant absolument rien à leur contact. Le seul qui réussit à lui faire ressentir quelque chose, c’est Dean Holder, le beau et étrange jeune homme qu’elle croise un jour en faisant ses courses. Dès le premier regard, elle est irrésistiblement attirée par lui, et plus elle le fuit, plus il la suit. Holder a en effet une raison très particulière de s’intéresser à Sky, et lorsqu’elle la découvre enfin, c’est sa vie qui va en être bouleversée à jamais...

Le point qui m’a le plus dérangée dans ce roman s’appelle Holder. Oui oui, vous avez bien lu, le monsieur qui met toutes les lectrices à ses pieds est précisément la raison pour laquelle je n’ai pas autant apprécié ma lecture que je ne l’aurais dû. Il est peut-être beau, drôle, tout ça tout ça, mais moi pendant une bonne première moitié du roman, tout ce que j’ai vu, c’est qu’il a sans arrêt des sautes d’humeur jusqu’à devenir particulièrement violent quelques fois. Et surtout, c’est un creepy stalker. La manière dont il suit Sky, essaie d’apprendre tout ce qu’il peut sur sa vie, et surtout, entre chez elle par la fenêtre sans y être invité, vous allez pas me dire que ça fait pas un peu peur, si ? Mais bon, il est beau, alors on lui pardonne (ceci était de l’ironie, au cas où vous ne l’auriez pas saisi)
J’ai réussi à un peu plus l’apprécier par la suite, même si mon envie de le frapper revenait en force à chaque fois qu’il appelait Sky « baby » ou « babe », c’est-à-dire à peu près une fois toutes les cinq pages (oui je déteste les hommes qui appellent leur copine « bébé ». Je trouve ça rabaissant. Mais je m’égare, là, revenons au sujet)

La romance ne m’a donc pas du tout intéressée (enfin si, j’ai beaucoup aimé les échanges de SMS entre Sky et Holder, ils sont plutôt drôles), ce qui n’augurait rien de bon étant donné que Hopeless est une romance. Heureusement, il y a un à-côté tout autant consistant que la romance elle-même, autour du passé de Sky, qui a totalement su capter mon attention. Je ne veux pas trop en dire pour ne pas spoiler, je suis entrée dans l’histoire sans rien savoir du tout et je pense que c’est comme ça qu’on l’apprécie le mieux. En se laissant porter pour assembler petit à petit les pièces du puzzle de la vie de Sky, qui ne manque pas de rebondissements et de surprises. Et dans ce contexte là, j’ai même aimé Holder. En fait, il est pas si méchant que ça, il devrait juste apprendre que stalker les gens, ça se fait pas, même quand on ressemble à un dieu grec.

Puisque je ne peux pas vous parler de l’intrigue, parlons donc de Sky qui, à l’inverse du protagoniste masculin du roman, m’a beaucoup plu. Je l’ai trouvée à la fois intelligente, courageuse, drôle, et incroyablement forte pour ne pas (ou presque pas) craquer quand elle voit sa vie et tout ce en quoi elle avait cru jusqu’à présent voler en éclats. Je n’aime pas les héroïnes passives et qui pleurnichent sur leur sort en attendant que quelque chose (un miracle, peut-être ?) vienne tout arranger pour elles. Sky n’est rien de tout ça, et c’est pour ça que je l’ai autant appréciée.

Pour conclure, Hopeless reste une excellente lecture bien que je m’attendais à une romance, et que finalement ce n’est pas la romance qui m’a intéressée. L’histoire de Sky est vraiment touchante et bien menée, mais je ne peux m’empêcher d’être un peu déçue, je m’attendais à avoir un coup de cœur étant donné tous ces avis dithyrambiques, et je n’ai eu qu’une bonne lecture.

Je vous le recommande si : vous aimez les romances New Adult. Celle-ci a une intrigue au-delà de la simple romance plus développée que les NA habituels, mais ça reste quand même du classique dans le genre.

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* « Une des choses que j’adore dans les livres c’est leur capacité à condenser certaines portions de la vie d’un personnage en chapitres. C’est intriguant, parce qu’on ne peut pas faire ça avec la vraie vie. On ne peut pas juste terminer un chapitre, puis laisser de côté les choses qu’on ne veut pas vivre, juste pour ouvrir un autre chapitre qui correspond mieux à notre humeur. La vie ne peut pas être divisée en chapitres... seulement en minutes. Les évènements de notre vie sont tous regroupés une minute après l’autre sans aucune ellipse temporelle ou page blanche ou séparation de chapitres parce que quoi qu’il arrive la vie continue de se dérouler et les vérités continuent de se déverser qu’on le veuille ou non et la vie ne nous laisse jamais faire une pause et simplement reprendre notre putain de respiration. »


Romans compagnons :


Losing Hope : Je ne sais plus si ça se passe avant Hopeless ou si c’est Hopeless du point de vue de Holder, ou un mélange des deux, mais ce qui est sûr, c’est que c’est du point de vue de Holder, donc comme je n’aime pas ce personnage, je pense que je ne le lirai pas.
Finding Cinderella : Ce roman est consacré à Six, la meilleure amie de Sky, qu’on ne voit pas énormément dans Hopeless mais dont les quelques apparitions ont suffi pour me la faire apprécier, donc celui-là, je le lirai sans aucun doute.

Hopeless en français : la sortie est prévue pour le 2 octobre 2014 aux éditions Territoires.

lundi 11 août 2014

This is now de Maggie Gilbert





Titre : This is now
Auteur : Maggie Gilbert (Australie)
Date de parution : 2014
Editeur : Escape Publishing
Nombre de pages : 194 (format epub)







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Sister to car thieves, ex-girlfriend to a drug dealer, high-school dropout, no-hoper and loser – Jess is on the sidelines, watching her life become one epic fail. Her dreams of university are fading fast, as the people in her life fight to confine her to their own expectations.

Then she meets Sebastien, a gifted cellist from a very different walk of life. Sebastien is clean and strong and talented. He likes and respects her, but he too has expectations. Sebastien seems to think she can do anything, and Jess, despite her fears and the secrets she hides, is starting to believe him.

But just as Jess dares to hope, the secrets in her past and the lies in her present catch up with her. All seems lost and she has to make a choice. Between past and future. Between home and hope. Between now or never. And this is now.

Sœur de voleurs de voitures, ex-petite amie d’un dealer de drogue, déscolarisée, sans espoir et loser – Jess est sur le bas-côté, à se regarder rater sa vie. Ses rêves d’études universitaires s’estompent rapidement, tandis que les gens dans sa vie se battent pour la confiner à ce qu’ils attendent d’elle.

Puis elle rencontre Sébastien, un talentueux violoncelliste, qui mène une vie toute différente de la sienne. Sébastien est propre, fort et talentueux. Il l’aime et la respecte, mais lui aussi a des attentes. Sébastien semble penser qu’elle peut tout faire, et Jess, en dépit de ses peurs et des secrets qu’elle cache, commence à le croire.

Mais juste quand Jess ose espérer, les secrets de son passé et les mensonges de son présent la rattrapent. Tout semble perdu et elle doit faire un choix. Entre le passé et le futur. Entre la maison et l’espoir. Entre maintenant ou jamais. Et c’est maintenant.


This is now est une romance New Adult qui a su me plaire parce qu’elle est différente des romances NA typiques. C’est dû en particulier aux personnages qui ne ressemblent pas du tout à ceux qu’on trouve habituellement dans ce genre de livres. Jess a une mère alcoolique, deux frères qui vivent de la revente de voitures volées et un petit ami dealer de drogue. Avec tout ça, il est évident qu’elle n’est pas une petite fille bien sage. Cependant, elle ne veut pas suivre la même voie. Elle rêve d’aller à l’université pour enfin s’échapper de la vie dans laquelle elle est coincée. De l’autre côté, Sébastien est un gentil garçon, poli, bien élevé, un musicien talentueux qui a grandi dans une famille riche, et qui n’a jamais eu à se battre pour faire entendre sa voix.
Donc pas de gentille fille qui rencontre un bad boy cette fois, mais plutôt l’inverse, un gentil garçon qui rencontre une bad girl. Ca m’a plu, ce changement ! Bon, d’accord, on retrouve quand même quelques traits typiques du NA : une fille qui doute et qui rencontre un garçon qui va l’aider à réaliser qu’elle peut se libérer de ce qui l’empêche d’être heureuse. Mais je n’ai jamais ressenti cette impression de « déjà vu » que je ressens souvent quand je lis du New Adult.

J’ai aimé les personnages parce qu’ils sortent de l’ordinaire, mais je ne peux pas dire qu’ils sont mes personnages préférés. J’ai vraiment eu du mal avec Jess – elle n’est pas du tout le genre de fille que j’apprécie dans la vie, bien au contraire. C’est le genre de fille qui passe son temps libre à sortir en boîte, boire, etc., autrement dit tout ce que je n’aime pas ! Il y a également eu plusieurs moments où je ne l’ai pas comprise du tout, comme quand elle se met brusquement à se disputer avec Sébastien pour des raisons qui m’échappent complètement malgré tous mes efforts pour me mettre dans sa tête. Je ne peux pas dire que je l’ai détestée pour autant, j’ai tout de même ressenti de la compassion pour elle à cause de la vie qu’elle est forcée de mener parce qu’elle est née dans la mauvaise famille, et je lui ai sincèrement souhaité de pouvoir vivre ses rêves.
Sébastien est adorable, et j’ai apprécié le fait qu’il soit musicien (étant musicienne moi-même je ressens souvent plus de sympathie pour les personnages qui le sont aussi), mais j’ai souvent trouvé qu’il en faisait un peu trop dans le romantisme et la galanterie à mon goût. Cependant c’est sans doute ce dont Jess avait besoin, elle qui a toujours été habituée aux hommes qui ne se servent d’elle que pour obtenir ce qu’ils veulent sans vraiment s’inquiéter d’elle.

C’est un livre que se lit très vite, parce qu’il se passe toujours quelque chose pour vous donner envie de continuer. Bon, vous attendez pas à du suspense insoutenable non plus, c’est de la romance, pas un thriller ! Mais quand même, je l’ai dévoré en ne prenant qu’une seule pause dans ma lecture, je ne m’attendais pas du tout à être autant prise dans l’histoire. Au début j’ai eu un peu de mal avec l’argot australien (ça se passe en Australie), mais on s’y fait très vite, à la fin je n’y faisais même plus attention.

Je pense que l’un des aspects secondaires du roman est la différence entre les classes sociales et le « choc des cultures » quand deux individus issus des deux extrémités de l’échelle se rencontrent. Plusieurs fois on a l’impression de Jess et Sébastien viennent carrément de deux mondes différents, et évidemment ça entrave leur relation puisqu’ils n’arrivent pas toujours à se comprendre. J’ai beaucoup aimé cet aspect là, qui je trouve n’est pas souvent traité dans les romans contemporains.
Si le roman a un message, ce serait celui-là : « on peut toujours se donner les moyens de vivre ses rêves, peu importe d’où on vient. »

En bref, This is now est une romance New Adult sympathique, addictive et qui sort un peu des sentiers battus. Probablement pas la meilleure romance que j’ai lue mais j’ai en tous cas passé un excellent moment.

Je vous le recommande si : vous aimez les romances NA et vous voulez quelque chose d’un peu innovant dans le genre.

mercredi 30 juillet 2014

Troubles intentions (Les fantômes de Maiden Lane #1) d'Elizabeth Hoyt





Titre : Troubles intentions (Les fantômes de Maiden Lane #1)
Titre original : Wicked intentions (Maiden Lane #1) – traduit par Daniel Garcia
Auteur : Elizabeth Hoyt (Etats-Unis)
Date de parution : 2010 aux Etats-Unis, 2011 en France
Editeur : J’ai lu
Nombre de pages : 343






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Au cœur du sordide quartier de Saint-Giles, Tempérance se bat pour la survie de son orphelinat. Les caisses sont vides et ses petits protégés menacés d’expulsion. C’est alors que l’énigmatique lord Caire lui propose un échange de bons procédés. Il est sur la piste d’un tueur. Si elle accepte d’être son guide dans les bas-fonds de la ville, il l’introduira dans la haute société où gravitent de riches donateurs. La jeune femme va ainsi passe de la misère la plus noire aux riches salons londoniens, en compagnie de cet homme dévoré par d’indicibles secrets, qui, au fil des jours, éveille en elle une passion interdite...


Voilà une petite romance historique bien sympathique ! Pas la lecture de l’année, assurément, mais pour moi qui avait une soudaine envie de romance, elle a tout à fait comblé mes attentes.

Tempérence Dews et son frère Winter s’occupent d’un orphelinat dans un quartier pauvre et un peu sordide de Londres. L’institution tourne grâce aux dons de riches bienfaiteurs, mais lorsque leur dernier bienfaiteur disparait, la survie de l’orphelinat est sérieusement menacée, Tempérence et Winter ayant à peine de quoi payer le loyer et à manger pour les enfants. Déterminée à sauver son orphelinat coûte que coûte, Tempérence n’hésite que peu avant d’accepter la proposition de lord Caire, un aristocrate à la réputation sulfureuse : elle lui sert de guide à Saint-Giles, le quartier mal famé dans lequel elle vit, et en échange, il la présente à de riches aristocrates susceptibles de financer son orphelinat. Cependant, une chose n’était pas prévue dans le marché : que Tempérence et lord Caire ne puisse rapidement plus se passer l’un de l’autre.

Troubles intentions est une romance historique qui reprend des schémas plutôt classiques : le choc des classes sociales, c’est du vu, revu et corrigé. Les personnages également ne sont pas des plus originaux. Tempérence est une jeune femme discrète, dévouée, qui n’a jamais vécu dans l’opulence mais qui se contente de ce qu’elle a. Lord Caire, lui, est un séduisant aristocrate réputé dangereux du fait de ses penchants sexuels douteux. Ces personnages n’ont donc rien de particulièrement innovant, cependant ils forment un couple des plus attachants : Tempérence a beau être discrète et bien élevée, elle ne manque pas de ressource et de répartie pour faire face aux manières un peu rustres de lord Caire. Et ce dernier se civilise un peu au contact de « sa petite nonne », comme il l’appelle. J’ai beaucoup aimé suivre l’évolution de leur relation.
En revanche je trouve que l’histoire des deux héros n’est pas assez fouillée. J’aurais préféré que l’auteure s’attarde un peu plus sur leur passé (en particulier celui de lord Caire), plutôt que d’ajouter une petite intrigue autour de Silence, la sœur de Tempérence, d’autant que si je ne dis pas de bêtises, Silence aura un tome entier qui lui sera consacré, donc on aura tout le temps de la connaître par la suite.

Le cadre du roman, au contraire de ses personnages, est un peu plus inhabituel, puisque nous nous trouvons dans les bas-fonds de Londres au lieu des salons de la noblesse comme dans une majorité de romances historiques. Ce cadre apporte une ambiance un peu sombre et glauque à l’histoire, ce qui n’est pas pour me déplaire puisque j’adore ce genre d’ambiance. L’intrigue se concentre en premier lieu sur la romance mais l’intrigue secondaire autour des meurtres à Saint-Giles m’a également beaucoup plu. Ne vous attendez pas à quelque chose de très complexe, ce n’est pas un roman policier, mais cette seconde intrigue ajoute un charme indéniable au roman.

Chaque chapitre débute par un extrait du conte du Roi Sans Cœur. Si au départ je me suis demandée ce que ce conte venait faire dans l’histoire, au bout d’un moment, j’ai fini par m’y intéresser et à y voir quelques parallèles avec l’histoire principale. Là encore, il s’agit d’un « petit plus » qui donne à la romance au centre de l’histoire un intérêt supplémentaire.

Je n’ai pas été particulièrement emballée par la fin, par contre. Les happy ends ont vraiment du mal à me plaire, et j’ai trouvé celle-ci vraiment trop simple, trop rapide, tout se résout d’un coup, on dirait vraiment un conte de fées (ne manque plus que le « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » à la fin). Surtout que l’ambiance du roman est loin d’être rose, du coup même si je m’attendais à une fin heureuse (on est dans une romance quand même !), je m’attendais à quelque chose d’un peu moins facile.

En conclusion, je dirais que Troubles intentions est une romance sympathique, qui saura sans doute vous plaire si vous vous sentez d’humeur romantique. Ce n’est certainement le meilleur roman du genre qu’on puisse trouver, mais pour passer un bon petit moment de détente, il est parfait !

Je vous le recommande si : vous avez envie d’une lecture détente et que vous vous sentez d’humeur romantique.

lundi 7 juillet 2014

Loving Liberty de Belinda Boring






Titre : Loving Liberty
Auteur : Belinda Boring (Australie)
Date de parution : 2013
Editeur : Blushing Heart Books
Nombre de pages : 207 (format PDF)







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Liberty Montgomery is many things:
A dutiful daughter.
A perfect wife in training.
Easy to manipulate.
Compliant.

But secretly she wants more.

For years, Liberty has dreamed of a life filled with opportunities – a life where she makes the decisions, living by her own rules. Unfortunately, her parents have other plans for her, ones that involve her submission and total obedience. Every attempt to break free from their control is met with threats, leaving her feeling trapped. Just when all seems hopeless, Liberty meets Oliver Nichols. With just two words, be brave, he stirs up her secret longings for more… friendship, fun, and independence. He almost has her believing her dreams are possible. However, taking a stand can be terrifying when you’ve spent your entire life pleasing others.

Are some chances worth taking? What would she risk for freedom?

Liberty Montgomery est beaucoup de choses :
Une fille dévouée.
Une parfaite épouse en préparation.
Facile à manipuler.
Docile.

Mais secrètement, elle veut plus.

Depuis des années, Liberty rêve d’une vie pleine d’opportunités – une vie où elle prend ses propres décisions, vit selon ses propres règles. Malheureusement, ses parents ont d’autres projets pour elle, qui impliquent sa soumission et son obéissance totale. Toutes les tentatives de se libérer de leur emprise se heurtent à des menaces, elle se sent prise au piège. Juste quand tout semble sans espoir, Liberty rencontre Oliver Nichols. Avec deux simples mots, sois courageuse, il réveille ses secrets désirs d’amitié, d’amusement, et d’indépendance. Il lui fait presque croire que ses rêves sont réalisables. Cependant, s’affirmer peut être terrifiant quand vous avez passé votre vie entière a satisfaire les autres.

Certaines chances valent-elles la peine qu’on les saisisse ? Que risquera-t-elle pour la liberté ?


“We all feel lost. Especially when life throws us a curveball and leaves us scrambling to figure out what our next move is. That’s part of being alive. No one’s future is set in stone – it’s built from our choices and actions. Every day we take risks, we follow our instincts, and most of us make mistakes. Don’t ever be afraid of failure. That’s where miracles happen.” *

Eh bien, si je m’attendais à ça ! Je pensais lire une romance toute simple, un New Adult plutôt classique, léger et divertissant, pour passer de bonnes soirées d’été. Mais Loving Liberty est tellement plus que ça ! Je ne m’attendais pas du tout à être assaillie par des émotions d’une telle puissance.

Liberty est une jeune fille de 21 ans qui porte très mal son nom puisqu’elle n’est absolument pas libre de ses choix : ses parents contrôlent les moindres aspects de sa vie : qui elle fréquente, comment elle s’habille, et même qui elle va épouser ! Si sa sœur aînée se contente de cette vie, Liberty en revanche a soif d’indépendance. Et lorsqu’elle rencontre Oliver, cette envie ne fait que s’accroitre, encouragée par les paroles du jeune homme. Mais comment réussir à briser l’emprise que ses parents ont si bien refermée autour d’elle, sans y laisser des plumes ?

Comme je l’ai dit au début, Loving Liberty est une lecture riche en émotions. Et ce dès les premières pages. J’ai été happée dans l’histoire, dans la vie de notre héroïne, j’ai ressenti sa détresse. Je me suis vraiment sentie opprimée, comme si c’était moi qui avais des parents tyranniques qui décident de toute ma vie sans me laisser voix au chapitre (alors que ce n’est pas le cas, je vous rassure tout de suite !) J’ai vraiment eu mal au cœur pour elle, et j’avais tellement, tellement envie qu’elle réussisse à s’affirmer et l’avoir, sa liberté !
Je pense que les émotions que j’ai ressenties ont été à peu près aussi fortes que lorsque j’ai lu Tes mots sur mes lèvres de Katja Millay, qui est de loin la meilleure romance New Adult que j’ai lue jusqu’à présent. C’est pour vous dire.

Je me suis beaucoup attachée à Liberty. Pas à cause de sa personnalité, parce que ses parents la contrôlent tellement qu’elle ne peut pas en montrer beaucoup. Mais parce qu’il faudrait être le même genre de montre que ses parents, sa sœur ou son prétendant pour ne pas prendre cette pauvre fille en sympathie. Et parce que l’auteure retranscrit tellement bien ses sentiments que je les ai ressentis comme si c’était les miens.
J’ai aussi beaucoup aimé Oliver. Pour son attitude envers Liberty, parce qu’il sait trouver les mots pour l’aider et parce qu’il va à son rythme, il la pousse sans jamais la brusquer. Quel dommage qu’il n’existe pas en vrai ! On devrait toutes avoir un homme comme ça.
En revanche, j’ai haï ses parents du plus profond de mon être. Ce sont des montres égoïstes et sans cœur. Sous couvert de vouloir le meilleur pour leur fille, ils ne servent en réalité que leurs propres intérêts. Combien de fois sa mère dit-elle à Liberty de « penser à la réputation de la famille » ! Ça m’a donné envie de vomir. De même pour sa sœur et son prétendant. Je n’ai pas de mots pour décrire la haine et la répulsion que j’ai ressenties à leur égard. Rien que d’y repenser, j’ai envie d’entrer dans le livre pour les étrangler.

Belinda Boring a pris un cas extrême pour son roman, mais je pense que le message qu’elle fait passer à travers cette histoire s’adresse à tous. Notre vie n’appartient qu’à nous, nous sommes les seuls à pouvoir décider ce que nous voulons en faire. Il est important d’avoir le courage d’affirmer qui on est, ce qu’on veut et ce qu’on aime, même dans l’adversité, même si c’est toujours plus facile de se conformer à ce que les autres attendent de nous. Je n’ai heureusement pas la même vie que Liberty, mais ce message, je l’ai quand même pris pour moi, et il m’a fait réfléchir. Et j’aime ce genre de romans, qui vous apportent quelque chose au-delà du simple divertissement.

En résumé, Loving Liberty est bien plus qu’une simple romance. C’est un livre qui a pour but de vous exhorter à trouver en vous le courage de vous affirmer comme maître de votre propre vie. Et si Liberty porte très mal son nom, l’auteure également puisque Boring (ennuyeux en anglais), son livre ne l’est pas du tout !

Je vous le recommande si : Amateurs de romances et d’émotions fortes, n’hésitez plus, foncez ! Même si ce sont des histoires assez différentes, par certains aspects il m’a fait penser à Tes mots sur mes lèvres de Katja Millay et à Avant toi de Jojo Moyes, donc si vous avez aimé ces deux livres, vous avez de fortes chances d’aimer Loving Liberty également.

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* « On se sent tous perdus. Particulièrement quand la vie nous prend de court et nous laisse là à batailler pour trouver quel sera notre prochain mouvement. Ca fait partie de la vie. Personne n’a son futur gravé dans la pierre – il est construit grâce à nos choix et nos actions. Tous les jours nous prenons des risques, nous suivons nos instincts, et la plupart d’entre nous faisons des erreurs. N’aie jamais peur de l’échec. C’est là que les miracles se produisent. »