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jeudi 29 janvier 2015

Le flambeur (Le cercle des canailles #1) de Sarah MacLean


Titre : Le flambeur (Le cercle des canailles #1)
Titre original : A rogue by any other name (The rules of scoundrels #1) – traduit par Béatrice Pierre
Auteur : Sarah MacLean (Etats-Unis)
Date de parution : janvier 2014
Editeur : J’ai lu
Nombre de pages : 376

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Après avoir tout perdu aux cartes, le jeune et naïf marquis de Bourne a juré de prendre sa revanche. Neuf ans plus tard, il a refait fortune et, à la tête d'un club, plume sans pitié les pauvres diables tenaillés par le démon du jeu. Toutefois, il n'a pas récupéré son domaine ancestral, Falconwell, dont son ex-voisin est désormais propriétaire. Lorsque celui-ci annonce que ces terres font partie de la dot de sa fille, Bourne décide, sans éprouver le moindre état d'âme, d'épouser Pénélope. Qu'elle le veuille ou non. Et pour ce faire, il n'hésite pas à la compromettre... bien qu'elle soit son amie d'enfance.


C’est extrêmement rare que je fasse d’une romance mon coup de cœur. Je ne suis même pas sûre que ce soit déjà arrivé avant que je lise Le flambeur. J’ai complètement adoré celle-ci, Sarah MacLean mérite donc les meilleures félicitations pour avoir réussi cet exploit !

Lord Bourne (Michael de son prénom), a tout perdu aux jeux d’argent alors qu’il n’avait que vingt ans. Dix ans plus tard, il a reconstruit sa fortune, mais il n’a pas encore récupéré ce qui compte le plus pour lui : la propriété héritée de sa famille, et surtout, il n’a pas encore pris sa revanche sur l’homme qui s’est joué de lui. Et il est prêt à tout pour parvenir à ses fins. Même à se marier. Il n’a d’intérêt que pour la dot de la jeune fille, qui contient la propriété qu’il convoite. Et même si la jeune fille en question est son amie d’enfance, peu importe, elle n’est qu’un moyen pour atteindre son but. Ou tout du moins le pensait-il. Car ses sentiments pour la femme qu’il a forcée à l’épouser vont évoluer dans une direction inattendue, et rendre ses plans de vengeance plus compliqués que prévu...

Ce que j’ai le plus aimé dans ce livre, ce sont les personnages. Commençons par Bourne. Il est froid et sans pitié, tout ce qui compte pour lui, c’est de pouvoir se venger de l’homme qui lui a tout pris, peu importe les moyens qu’il doit employer pour y parvenir. Et ça ne change pas lorsqu’il retrouve Pénélope, son ancienne amie d’enfance. J’avais peur qu’il se transforme instantanément en Bisounours parce que vous savez, le pouvoir de l’amour, blablabla... Je suis vraiment contente que Sarah MacLean en ait décidé autrement. Bon, il a bien des sentiments pour Pénélope, il tient à elle, mais il n’en perd pas de vue ses plans de vengeance pour autant, et jamais il n’y renonce, même au nom de l’amour.
Quant à Pénélope, la raison pour laquelle je l’ai autant aimé, c’est qu’elle est le parfait mélange entre une femme naïve et une femme aventureuse. A 28 ans, elle est toujours célibataire à cause de fiançailles rompues des années plus tôt, et entre temps, elle a développé de nouvelles attentes en ce qui concerne son futur mariage : elle ne veut pas de la vie bien rangée d’une femme de son rang, elle veut « quelque chose de plus », vivre des aventures. De cette façon, elle est plutôt moderne, et ajoutons à ça le fait qu’elle n’hésite pas à élever la voix contre son mari, à une époque où les femmes n’avaient généralement pas voix au chapitre. Mais en même temps, elle n’a que très peu d’expériences de la vie, en particulier dans le domaine des relations homme/femme, donc elle peut se montrer extrêmement naïve et innocente par moments. C’est le genre de naïveté qui la rend juste toute mignonne, pas celui qui vous donne envie de lui coller des baffes.

 Même si j’ai souvent bien du mal à me passionner pour une histoire d’amour, j’ai beaucoup aimé suivre celle-ci. J’ai adoré les interactions entre les personnages, et aussi le fait qu’on ne pouvait jamais savoir comment Bourne allait se comporter : une minute il est complètement épris de Pénélope, et celle d’après il l’ignore totalement. J’ai beaucoup aimé ça, parce que je vais vous faire une confession : ce que je préfère dans les romances, ce n’est pas quand les personnages sont fous l’un de l’autre (c’est généralement très ennuyeux à partir de ce moment là), mais quand ils apprennent à se connaître, et souvent se chamaillent beaucoup, également. Cette partie dure vraiment longtemps dans ce roman, donc ça m’a beaucoup plu.

Quand j’y repense, je me rends compte qu’il y avait quand même pas mal de phrases très romantiques, peut-être même un peu cheesy. Normalement je déteste ça, mais l’auteure est un génie parce qu’elle a réussi à les faire passer inaperçues. Pas une fois je n’ai levé les yeux au ciel après avoir lu une réplique horriblement romantique. Pourtant, il y en avait, parce qu’en regardant les citations tirées de ce roman sur Goodreads, j’en ai trouvé plusieurs. Mais en fait elles s’intégraient tellement bien dans le reste que je ne les ai pas remarquées à la lecture. Bien joué, Sarah MacLean !

Maintenant je suis vraiment impatiente de découvrir le tome suivant, consacré à l’histoire de la sœur de Pénélope, Philippa. Ce n’est pas un personnage qu’on voit très souvent dans Le flambeur, mais ses quelques apparitions ont suffi à me la faire apprécier. Et puis l’épilogue est en fait le début du prochain tome, et il m’a vraiment rendue curieuse d’en savoir plus !


Je vous le recommande si : Si vous êtes fans de romances historiques, vous ne pouvez tout simplement pas manquer celle-ci. Je vous la recommande également même si vous n’êtes pas particulièrement fan de romances mais aimez simplement en lire une de temps en temps. Il y a des chances que vous soyez très agréablement surpris.

jeudi 2 octobre 2014

Martyrs #1 d'Oliver Peru






Titre : Martyrs #1
Auteur : Oliver Peru (France)
Date de parution : 2013
Editeur : J’ai lu
Nombre de pages : 694





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Irmine et Helbrand, deux frères assassins, descendants d’un ancien peuple guerrier, vivent dans les ombres de la plus grande cité du royaume de Palerkan. Alors qu’ils se croient à l’abri des persécutions dont ont souffert leurs ancêtres, leur passé sanglant les rattrape, sous les traits d’un borgne qui semble nourrir pour eux de sombres projets. Et tandis que la guerre menace d’embraser le monde, que les puissants tissent de noires alliances, ils vont devoir choisir un camp. Leur martyre ne fait que commencer...


Avant de commencer cette chronique, il faut que je vous avoue un truc : je lis rarement de la fantasy parce que je suis un peu feignante. La taille des pavés, et savoir qu’il va me falloir plusieurs chapitres, peut-être même une bonne centaine de pages avant d’être vraiment familière avec l’univers et les personnages, me fait souvent me tourner vers un autre genre par facilité. Pourtant, j’aime beaucoup la fantasy. Et c’est quand je tombe sur des pépites comme Martyrs que je me dis que je devrais vraiment faire l’effort d’en lire plus souvent.

Martyrs nous raconte l’histoire d’Irmine et Helbrand, deux frères vivant dans la plus grande discrétion d’une part car ils sont descendant des Arserkers, un ancien peuple guerrier persécuté et exterminé des années auparavant, et d’autre part parce qu’ils gagnent leur vie en tant qu’assassins. Un jour, alors qu’il poursuit l’une de ses victimes dans une ville-fantôme, Irmine a la (bien peu agréable) surprise de tomber nez à nez avec... son propre fantôme, qui semble vouloir lui faire passer un message. En menant l’enquête sur cette étrange apparition, lui et son frère découvrent que leur destin semble être lié à celui d’un borgne, Arserker comme eux, qui a l’air de bien les connaître bien qu’eux ignorent tout de lui...

Dire que mon résumé est minimaliste relève du plus doux des euphémismes. Il s’agit là uniquement du point de départ d’une intrigue infiniment plus complexe, qui dévoile petit à petit un grand complot politique au sein duquel Irmine et Helbrand ne sont finalement que des pions parmi d’autres. Et si Martyrs est leur histoire, les deux frères sont loin d’être les seuls personnages que nous suivons. Il y en a une multitude, tous aussi développés les uns que les autres, et qui ont tout autant leur rôle à jouer. Ce que j’ai apprécié, c’est que chacun a son histoire, sa personnalité avec ses côtés blancs et ses côtés noirs, aucun n’est foncièrement bon ou foncièrement mauvais. Et de ce fait il est impossible d’en détester aucun, on finit forcément par s’y attacher plus ou moins, même si on est dans un roman de dark fantasy, pas au royaume des Bisounours, donc tous ou presque on déjà fait couler du sang au moins une fois dans leur vie.

Puisque je ne peux pas parler de tous les personnages à moins d’écrire une chronique de 10 pages plus efficace que le meilleur des somnifères, je vais seulement vous parler d’Irmine et Helbrand puisque c’est d’eux qu’il s’agit principalement. Les deux frères sont un peu comme le jour et la nuit : là où Helbrand, l’aîné, est avenant et charme par ses belles paroles, Irmine, le cadet, est plus taciturne et pèse ses mots. Je me suis plus rapidement attachée à Helbrand, mais finalement, c’est son petit frère qui m’a le plus plu bien qu’il m’ait fallu plus de temps pour le cerner et l’apprivoiser.
Il y a les deux frères en tant que personnes distinctes, mais aussi les deux frères en tant qu’unité : j’ai beaucoup aimé la relation entre les deux. Orphelins, livrés à eux-mêmes dès un très jeune âge, ils sont tout ce qu’il reste à l’autre, et de ce fait leur lien fraternel est très fort, très beau.

L’univers créé par l’auteur est très riche, les personnages nombreux et tous très fouillés, l’intrigue complexe, tout ça implique donc beaucoup de description et de narration, passages que je redoute toujours un peu mais qui, grâce à la plume de l’auteur, sont passés tous seuls. Son style est très « visuel » (peut-être est-ce dû au fait qu’il est aussi illustrateur ?) et mélange à la fois des tournures sophistiquées et du langage familier, donnant un caractère « authentique » à son récit. En tous cas, moi, je m’y voyais.

La fin est incontestablement surprenante, ce n’est pas vraiment un cliffhanger, mais un retournement de situation qui remet beaucoup de choses en question. Déjà que l’intrigue recèle pas mal de mystères, voilà que cette fin en rajoute encore. J’ai vraiment hâte de voir comment l’auteur va mener la suite de son récit avec cette nouvelle donne.

En bref, un récit captivant sans être bourré d’action, qui pose les bases d’une intrigue politique complexe avec des personnages bien loin de nous avoir révélé toutes leurs facettes. L’histoire va sans doute prendre un tournant complètement différent par la suite au vu du rebondissement final et j’ai hâte de voir que qu’elle nous réserve.

Je vous le recommande si : vous aimez la fantasy, les intrigues complexes sans forcément beaucoup d’action.

vendredi 20 juin 2014

Obsidian (Lux #1) de Jennifer L. Armentrout






Titre : Obsidian (Lux #1)
Auteur : Jennifer L. Armentrout (Etats-Unis)
Date de parution : 2012
Editeur : Entangled
Nombre de pages : 335







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Starting over sucks.

When we moved to West Virginia right before my senior year, I’d pretty much resigned myself to thick accents, dodgy internet access, and a whole lot of boring… until I spotted my hot neighbor, with his looming height and eerie green eyes. Things were looking up.

And then he opened his mouth.

Daemon is infuriating. Arrogant. Stab-worthy. We do not get along. At all. But when a stranger attacks me and Daemon literally freezes time with a wave of his hand, well, something… unexpected happens.

The hot alien living next door marks me.

You heard me. Alien. Turns out Daemon and his sister have a galaxy of enemies wanting to steal their abilities, and Daemon’s touch has me lit up like the Vegas Strip. The only way I’m getting out of this alive is by sticking close to Daemon until my alien mojo fades.

If I don’t kill him first, that is.

Repartir de zéro, ça craint.

Quand nous avons déménagé en Virginie Occidentale juste avant ma dernière année de lycée, je m’étais plutôt résignée à des accents à couper au couteau, une connexion internet chaotique, et beaucoup d’ennui... jusqu’à ce que je remarque mon sexy voisin, avec sa haute taille et ses étranges yeux verts. Les choses s’annonçaient meilleures.

Et puis il a ouvert la bouche.

Daemon est agaçant. Arrogant. Il donne des envies de meurtre. On ne s’entend pas. Du tout. Mais quand un étranger m’attaque et que Daemon arrête littéralement le temps d’un geste de la main, eh bien... quelque chose d’inattendu se produit.

Le sexy alien d’à côté me laisse une marque.

Vous m’avez bien entendue. Alien. Il apparaît que Daemon et sa sœur ont toute une galaxie d’ennemis qui veulent leurs voler leurs pouvoirs, et le toucher de Daemon m’a rendu aussi illuminée que les casinos de Vegas. La seule façon pour moi de ressortir vivante de tout ça, c’est de rester proche de Daemon jusqu’à ce que ma magie alien s’éteigne.

Si je ne le tue pas d’abord, cela dit.


Après le décès de son mari, la mère de Katy décide de quitter la Floride, où elle a toujours vécu, pour commencer une nouvelle vie dans un coin perdu de Virginie Occidentale. Une décision qui n’enchante pas Katy, persuadée qu’elle va s’ennuyer à mourir au milieu de nulle part. C’était sans compter sur les voisins, des jumeaux du même âge qu’elle, Daemon et Dee. Si Dee est tout de suite amicale avec elle, ce n’est pas le cas de son frère. Il a beau être le plus bel homme qu’elle ait jamais vu, il est aussi le plus énervant qu’elle est jamais connu. Et surtout, pour une raison inexplicable, il semble la haïr et fait tout pour l’éloigner de sa sœur. Plus Katy passe de temps avec les jumeaux, plus elle va être témoin d’étranges phénomènes. Il y a quelque chose d’anormal chez eux, elle en est persuadée. Et en effet, Daemon et Dee ne sont pas normaux. Ce sont des aliens, arrivés tout droit de la planète Lux...

Avant de commencer, je dois vous dire un truc qui m’ennuie beaucoup : j’ai lu quelques chroniques de blogueuses anglophones sur Goodreads et beaucoup faisaient le rapprochement entre Obsidian et Twilight. Et elles avaient de bons arguments pour soutenir cette comparaison. Où est le problème ? Je déteste Twilight. Mais j’ai adoré Obsidian. Je me trouve donc  face à une contradiction qui me dérange fortement, du coup ma chronique risque de s’apparenter à une démonstration de pourquoi Obsidian est meilleur que Twilight (en trois parties : thèse-antithèse-synthèse).

CERTES (thèse)
Vous voyez tous les clichés de la littérature fantastique Young Adult ? Eh bien, on les retrouve presque tous dans Obsidian. Une jeune lycéenne qui déménage au milieu de nulle part avec un parent célibataire un peu absent. Cette même jeune lycéenne découvre qu’au milieu de nulle part vit un étrange jeune homme particulièrement gâté par Mère Nature. Elle est irrémédiablement attirée par ce jeune homme dès le premier regard, et lui par elle, bien évidemment. Un jour, il lui sauve la vie, révélant au passage ses pouvoirs surnaturels, parce que, bien sûr, il n’est pas humain. Ce qui explique que, même s’ils sont indéniablement attirés l’un par l’autre, ils ne peuvent pas être ensemble, puisque les relations entre humains et surnaturels sont interdites...
Vous avez l’impression d’avoir lu un résumé de Twilight ? Ha, je vous ai bien eus, hein ? Parce que c’était pas Twilight que je vous résumais, mais bien Obsidian. Donc oui, les deux présentent beaucoup de ressemblances, on ne peut le nier.

MAIS (antithèse)
Autant les clichés m’ont dérangée dans Twilight, autant dans Obsidian, je ne les ai presque même pas remarqués, c’est uniquement en lisant les chroniques qui faisaient cette comparaison que je me suis dit « ah oui, c’est vrai que c’était bourré de clichés, quand même. » Alors, pourquoi ?
D’abord, l’héroïne : Katy n’est pas Bella. Elle est infiniment moins naïve et plus intelligente que l’héroïne de Stephenie Meyer, et que n’importe qu’elle héroïne de romance paranormale YA en général. C’est pas parce que Daemon est beau et qu’elle ne peut nier l’attirance (purement physique) qu’elle ressent pour lui qu’elle va lui tomber dans les bras tout de suite, d’autant plus qu’elle le trouve insupportable. Et quand elle apprend sa vraie nature, elle pose des questions, elle veut comprendre, et ça c’est aussi assez rare de la part des héroïnes de romances paranormales YA.
Et puis, je dois avouer que sur ce coup, Jennifer L. Armentrout a été particulièrement maligne. Comment rendre appréciable une héroïne aux yeux des bloggeuses littéraires ? En la faisant l’une d’elles ! Eh oui, Katy est bloggeuse, elle aussi ! Est-ce que c’est pas génial ?

Ensuite, le héros. Daemon répond à tous les clichés du héros masculin de romance paranormale YA, mais son principal atout réside dans le fait qu’il n’est ni un vampire, ni un loup-garou, ni même un ange ou n’importe quelle créature plutôt classique dans la littérature fantastique, mais... un alien, originaire d’une planète sortie tout droit de l’imagination de l’auteure. Et ça, ça me plait ! J’ai vraiment hâte d’en apprendre plus sur les Luxens dans la suite de la saga.
Je dois dire qu’au début, je ne savais pas trop si je devais adorer Daemon ou le détester. En fait, je pense que j’ai adoré le détester. C’est vrai qu’il est détestable, arrogant, mais au fil du roman il montre une autre facette de lui-même et j’ai vraiment beaucoup aimé le découvrir. Les quelques scènes réécrites de son point de vue à la fin du roman apportent un réel plus pour comprendre ce personnage, j’espère qu’elles feront partie de la version française aussi.

Enfin, le style d’écriture. J’avais déjà beaucoup apprécié la plume de Jennifer L. Armentrout dans Jeu de patience, ça se confirme avec Obsidian : cette auteure écrit vraiment très bien ! Sa plume est fluide, avec beaucoup d’humour, un régal !

DONC (synthèse)
Tout plein de clichés, comme dans Twilight, mais au final, grâce à l’imagination de l’auteure qui a créé sa propre mythologie, à sa jolie plume et à une héroïne kick-ass (je sais pas comment on dit en français), ça passe tout seul ! Je ne sais pas si l’objectif de Jennifer L. Armentrout était de réécrire Twilight pour le rendre lisible, et même agréable à lire, mais si tel était le cas, alors elle a réussi haut la main ! Je suis conquise ! Elle est où la suite ??

Je vous le recommande si : vous êtes lecteur de romance paranormale YA et vous voulez quelque chose d’un peu plus « mature » (je rangerais Obsidian à la frontière entre le YA et le NA)


Edition française : à paraître le 17 septembre 2014 aux éditions J'ai Lu

jeudi 30 janvier 2014

Wait for you by J.Lynn

Titre : Wait for you
Auteur : J. Lynn (pseudo de Jennifer L. Armentrout) (Etats-Unis)
Date de parution : 2013
Editeur : Harper Collins
Nombre de pages : 332


Résumé :
Some things are worth waiting for…

Traveling thousands of miles from home to enter college is the only way nineteen-year-old Avery Morgansten can escape what happened at the Halloween party five years ago—an event that forever changed her life. All she needs to do is make it to her classes on time, make sure the bracelet on her left wrist stays in place, not draw any attention to herself, and maybe—please God—make a few friends, because surely that would be a nice change of pace. The one thing she didn’t need and never planned on was capturing the attention of the one guy who could shatter the precarious future she’s building for herself.

Some things are worth experiencing…

Cameron Hamilton is six feet and three inches of swoon-worthy hotness, complete with a pair of striking blue eyes and a remarkable ability to make her want things she believed were irrevocably stolen from her. She knows she needs to stay away from him, but Cam is freaking everywhere, with his charm, his witty banter, and that damn dimple that’s just so… so lickable. Getting involved with him is dangerous, but when ignoring the simmering tension that sparks whenever they are around each other becomes impossible, he brings out a side of her she never knew existed.

Some things should never be kept quiet…

But when Avery starts receiving threatening emails and phone calls forcing her to face a past she wants silenced, she’s has no other choice but to acknowledge that someone is refusing to allow her to let go of that night when everything changed. When the devastating truth comes out, will she resurface this time with one less scar? And can Cam be there to help her or will he be dragged down with her?

And some things are worth fighting for…


Certaines choses valent la peine d’attendre…

Partir à des milliers de kilomètres de chez elle pour entrer à l’université est la seule manière pour Avery Morgansten, 19 ans, d’échapper à ce qui s’est passé lors de la soirée d’Halloween cinq ans plus tôt – un évènement qui a changé sa vie pour toujours. Tout ce qu’elle a besoin de faire, c’est d’arriver à l’heure en cours, s’assurer que le bracelet sur son poignet gauche reste en place, ne pas attirer l’attention sur elle, et peut-être – par pitié – se faire quelques amis, parce que ce serait sûrement un agréable changement. La seule chose dont elle n’avait pas besoin et qu’elle n’avait jamais prévu, c’était de capter l’attention du seul mec qui pourrait détruire l’avenir précaire qu’elle se construisait.

Certaines choses valent la peine d’être vécues…

Cameron Hamilton est 1,90 m de « swoon-worthy hotness » (expression intraduisible, mais l’idée, c’est qu’il est irrésistiblement beau), le tout complété par une paire de foudroyants yeux bleus et une capacité remarquable pour faire désirer à Avery des choses qu’elle pensait lui avoir été irrémédiablement volées. Elle sait qu’elle doit garder ses distances, mais Cam est partout, avec son charme, ses taquineries et cette satanée fossette tellement… appétissante. S’engager avec lui est dangereux, mais quand ignorer la tension frémissante qui crée des étincelles chaque fois qu’ils se trouvent en présence l’un de l’autre devient impossible, il fait apparaître une  facette de sa personnalité dont elle ignorait l’existence.

Certaines choses ne devraient jamais être tues…

Mais quand Avery commence à recevoir des menaces par mail et par téléphone, la forçant à regarder en face un passé qu’elle veut garder caché, elle n’a pas d’autre choix sinon de reconnaître que quelqu’un lui refuse d’oublier cette nuit où tout a changé. Quand la vérité dévastatrice sort au grand jour, va-t-elle refaire surface avec une cicatrice en moins cette fois ? Et Cam peut-il l’aider ou va-t-il être tiré vers le fond avec elle ?

Certaines choses valent la peine de se battre…
(Crédits de la traduction : moi-même :3 )

Mon avis :
“Everything was okay. Maybe not perfect, but life wasn’t meant to be perfect. It was messy and sometimes it was a disaster, but there was beauty in the messiness and there could be peace in the disaster” *

Avery Morgansten, 19 ans, fait ses premiers pas à l’université bien décidée à démarrer une nouvelle vie, loin de chez elle et du soir d’Halloween où, cinq ans plus tôt, sa vie s’est transformée en cauchemar. Seulement, c’était sans compter sur Cameron (Cam pour les intimes), le don Juan qui fait rêver toutes les filles du campus, sur lequel elle tombe (littéralement) dès le premier jour. Soudainement, il est partout, il semble beaucoup s’intéresser à elle, et elle ne peut nier qu’elle aussi se sent irrésistiblement attirée par lui malgré tous ses efforts pour le tenir à distance. Lorsque ce passé qu’elle tentait si bien d’enfouir finit par la rattraper, elle doit faire un choix : le garder caché à tout prix et fuir tout le monde, ou faire confiance à Cam et le laisser l’aider à tourner la page.

Wait for you est une romance New Adult au scénario des plus classiques. Nous avons une héroïne discrète et un peu renfermée sur elle-même à cause d’un passé trop lourd à porter, qui rencontre un homme irrésistiblement beau. Tous les deux ressentent une forte attirance l’un pour l’autre, mais leur relation traîne et est mise en danger quand les secrets de l’un ou de l’autre se mettent en travers. Voilà, je viens de résumer une grande majorité des romances NA, Wait for you y compris. Du coup, même si c’était une lecture agréable et même prenante par moments, globalement j’ai quand même eu une sérieuse impression de « déjà-vu ». Pourtant, je n’ai pas lu beaucoup de NA. Mais le peu que j’ai lu reprenaient tous les mêmes lignes directrices, donc au bout d’un moment, on finit par trouver que ça manque d’originalité.

Excepté le manque d’originalité de la trame, je n’ai pas grand-chose à reprocher à ce roman, en fait. Les personnages, bien qu’eux aussi très classiques, sont sympathiques et attachants.
Je me suis un peu retrouvée dans certains aspects de la personnalité d’Avery – son côté indépendant et un peu casanier, et sa difficulté à se livrer aux autres. On ne partage pas ces traits pour les mêmes raisons puisqu’elle ne les a que depuis l’évènement qui a bouleversé sa vie, mais quand même, ça l’a rendu vite sympathique à mes yeux. Et puis, on est obligé de ressentir de la sympathie pour elle quand elle nous parle de ses parents. Ce qu’ils ont fait à leur fille est tout simplement ignoble, et si j’avais pu entrer dans le livre pour leur donner des baffes, je l’aurais fait sans hésiter. Cependant, vers la fin, Avery a commencé à m’agacer un peu sur les bords, parce que je trouvais qu’elle tergiversait un peu trop, qu’elle ne savait pas ce qu’elle voulait.

Du côté du personnage masculin, Cam, c’est un peu l’homme qu’on rêverait d’avoir comme voisin de palier, nous aussi. Il est beau, il est drôle, il sait même cuisiner… que voulez-vous de plus ? J’ai beaucoup aimé suivre l’évolution de leur relation à tous les deux, surtout au début, quand ils jouent au chat et à la souris. L’auteure a vraiment réussi à retranscrire la tension croissante qui monte entre eux. Et puis Cam a une répartie qui m’a souvent fait sourire.

Les personnages qui gravitent autour d’eux (Ollie, Brit, Jacob…) sont hauts en couleurs et apportent une bonne dose de sourire au roman. Je crois qu’il y a d’autres romans qui leur sont consacrés, je suis curieuse de voir ce que ça peut donner.

En conclusion, un roman somme toute très plaisant à lire, c’était exactement la lecture légère dont j’avais besoin. Cependant, je pense que je l’aurais beaucoup plus apprécié s’il s’agissait de ma première lecture du genre. Là j’ai trouvé la trame et les personnages beaucoup trop classique, ce qui a rendu ma lecture un peu prévisible et moins appréciable qu’elle aurait dû l’être.

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* « Tout allait bien. Ce n'était peut-être pas parfait, mais la vie n'était pas faite pour être parfaite. Elle était désordonnée et parfois elle était un désastre, mais il y avait de la beauté dans le désordre et il pouvait même y avoir de la sérénité dans le désastre »

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Edition française : Jeu de patience, à paraître le 19 février 2014 aux éditions J’ai Lu
(la couverture fait penser à un roman érotique, mais ne vous y trompez pas, ce n’en est pas un)

lundi 6 mai 2013

Les chroniques de MacKayla Lane T.3 : Fièvre faë de Karen Marie Moning

Titre : Les chroniques de MacKayla Lane T.3 : Fièvre faë (Fever #3 : Faefever)
Auteur : Karen Marie Moning (Etats-Unis)
Date de parution : 2008 aux Etats-Unis, 2010 en France
Editeur : J'ai Lu
Nombre de pages : 470



Résumé : 
En venant à Dublin, j'avais deux buts. Découvrir qui a tué ma soeur et venger celle-ci. Vous voyez avec quelle facilité je le dis, à présent ? Je veux la vengeance. Une vengeance avec un grand V. Une vengeance avec des os brisés et des flots de sang. 
Je serais sans doute morte peu de temps après avoir posé mes jolis petits petons aux ongles vernis sur le sol irlandais si je n'avais pas poussé la porte de la librairie de Jericho Barrons. J'ignore qui il est, ou plutôt, ce qu'il est. Ce que je sais, c'est qu'il détient des connaissances dont j'ai besoin et que je possède quelque chose qu'il désire, ce qui fait de nous des alliés. Et le dernier espoir de l'humanité...

Mon avis : 
Ce tome semble être le tournant de la saga. En effet, pour résumer rapidement, les murs qui marquent la limite entre le monde des humains et le monde de faës doivent être maintenus chaque année par des rituels spécifiques le soir d’Halloween. Cette année là, les faës sont devenus considérablement puissants et les rituels ont de fortes chances d’échouer. Fièvre faë est en quelque sorte le compte à rebours jusqu’à la soirée d’Halloween. Quoi qu’il arrive, la donne va changer pour les tomes suivants.

Du côté des personnages, que dire que je n’ai pas encore dit dans les chroniques des tomes précédents ? Mac devient une véritable guerrière, même si son côté « poupée Barbie » ressort toujours de temps à autre. Elle a énormément évolué depuis le tome 1 et n’a certainement pas fini de se transformer, et je l’apprécie de plus en plus.
Quant à Barrons, rien de nouveau, il est toujours l’incarnation même du mystère. On ne le voit pas beaucoup dans ce tome, mais ses quelques apparitions, au lieu de nous éclairer sur sa vraie nature, ne font que renforcer l’énigme qu’il représente.
L’association Mac/Barrons fonctionne toujours aussi bien et, bien que Barrons soit relativement absent de ce tome, il nous offre tout de même quelques scènes absolument savoureuses.

LE personnage de ce tome, pour moi, c’est V’lane, le faë de volupté fatale que l’on connait déjà de par les deux premiers volets, mais dans ce troisième opus il est nettement plus présent et on en apprend un peu plus sur lui et sur l’origine des faës. Néanmoins, malgré ces révélations, il est toujours impossible de savoir quelles sont vraiment les intentions du prince faë, et s’il est digne de confiance. Nous sommes comme Mac, partagés entre V’lane et Barrons et incapables de savoir à qui faire confiance – si tant est qu’on puisse faire confiance à quiconque.

Les trois quarts du livre sont assez calmes et comportent peu d’actions, mais on ne peut pas dire qu’ils soient « plats » pour autant. On a beaucoup de révélations sur l’univers des faës, mais aussi et surtout on découvre enfin ce qu’est véritablement le « Sinsar Dubh » dont tout le monde est à la recherche, et quel est son pouvoir.
Le dernier quart du livre en revanche est absolument haletant. L’auteur réussit à vraiment nous plonger dans l’ambiance de cette soirée d’Halloween au cours de laquelle l’avenir de l’humanité se joue, et les pages se tournent à une vitesse ahurissante. Et la fin… la fin m’a donné envie d’hurler et de balancer le livre par la fenêtre. Terminer sur un tel suspense, c’est juste inhumain ! D’autant que je n’ai pas le tome 4 sous la main pour savoir comment les choses vont tourner pour notre héroïne…

J’ai tout de même un petit reproche à faire, qui n’est pas spécifique à Fièvre faë en particulier mais qui s’applique à l’ensemble de la saga : il y a trop de répétitions d’un tome sur l’autre. L’auteur réexplique en détail des évènements des tomes précédents, ce que je trouve long et peu utile parce qu’il n’est de toute façon pas possible de prendre la saga en cours donc un lecteur du tome 3 aura  forcément déjà lu les tomes précédents et n’aura donc pas besoin d’un rappel aussi conséquent des évènements passés. Mais, c’est un détail et cela ne gâche pas le plaisir de la lecture. C’est juste un peu agaçant par moments.

vendredi 3 mai 2013

Les chroniques de MacKayla Lane T.2 : Fièvre Rouge

Titre : Les chroniques de MacKayla Lane T.2 : Fièvre Rouge (Fever #2 : Bloodfever)
Auteur : Karen Marie Moning (Etats-Unis)
Date de parution : 2007 aux Etats-Unis, 2010 en France
Editeur : J'ai Lu
Nombre de pages : 476


Résumé :
Je suis une "sidhe-seer", une humaine capable de voir les fäes, ces effrayantes créatures d'un autre monde installées parmi nous depuis des millénaires et dissimulées sous des voiles d'illusion. Mon univers a commencé à se fendiller à la mort de ma soeur, et j'ai l'impression que depuis, il n'en finit plus de s'effondrer. Je ne parle pas seulement de mon petit monde personnel : il s'agit aussi du vôtre.
Les murs entre humains et fäes sont en train de s'écrouler. Et je suis la seule à pouvoir nous sauver.


Mon avis :
Sitôt le tome 1 refermé, je me suis précipitée sur le second, tome qui n’a fait que confirmer mon avis positif sur cette saga.

Nous retrouvons MacKayla Lane, qui a grandement évolué depuis le premier tome. « Glam’Mac », la poupée Barbie aux ongles vernis de « myrtille glacée » tend à être de plus en plus remplacée par « Primitive Mac », la fille qui s’habille en noir pour masquer les traces de sang, porte des armes et tue ses ennemis sans aucun état d’âme. Elle devient de moins en moins superficielle et naïve et ma sympathie à son égard augmente à mesure qu’elle se transforme. Je doute qu’elle devienne un jour l’un de mes personnages préférés mais j’ai en tout cas beaucoup moins envie de lui mettre des claques qu’au début.
Quant à Barrons, que dire de plus sur lui, si ce n’est que le mystère qui l’entoure ne fait que s’épaissir ? D’un côté, c’est agaçant de ne pas savoir qui il est vraiment et quelles sont ses intentions, mais de l’autre côté, je n’ai pas envie de savoir tout de suite, car ce personnage ne serait pas autant attirant s’il n’était pas aussi intriguant.
Bien que l’on sache parfaitement comment va se terminer l’association Mac/Barrons, j’apprécie que l’auteur fasse évoluer leur relation plutôt lentement, ajoutant un attrait supplémentaire à l’intrigue.

Si Fièvre Rouge comporte un peu plus d’actions et de suspense que le tome 1, Fièvre Noire, ce n’est pas encore le tome au rythme effréné et au suspense insoutenable de la première à la dernière page. On sent qu’il y a encore plein de choses à mettre en place dans l’univers. L’échiquier sur lequel évolue Mac dans sa quête du Sinsar Dubh se complexifie avec l’arrivée de nouveaux personnages qu’on ne sait pas vraiment dans quel camp placer : Rowena, la vieille femme à la tête d’une guilde de sidhe-seers (je ne sais plus exactement comment elle est appelée dans le roman), ou V’lane, le faë de volupté fatale, dont les apparitions mettent Mac dans tous ses états. Tous semblent très intéressés pour recruter la jeune fille dans leurs rangs, mais sont-ils vraiment des alliés ? Que veulent-ils vraiment ? Voilà des questions auxquelles il reste à répondre.

Même s’il n’est pas bourré d’actions et de rebondissements, Fièvre Rouge reste un roman qui se lit très vite, et très plaisant à lire. Comme dans le tome 1, nous lisons le journal de Mac qui porte sur elle-même un regard plein d’autodérision, y compris dans les situations critiques. Et les répliques, verbales ou non-verbales, entre les deux protagonistes sont toujours aussi savoureuses. Bref, un vrai plaisir pour nous lecteurs.
Le roman se termine sur l’arrivée d’un nouvel élément, mais l’auteur ne le développe absolument pas, laissant le suspens entier pour le prochain tome. Par conséquent, je n’ai qu’une envie, me jeter sur ce tome 3 pour en savoir un petit peu plus, mais je vais essayer de résister à la tentation, histoire de faire durer cette saga un peu plus longtemps !

jeudi 25 avril 2013

Les chroniques de MacKayla Lane T.1 : Fièvre Noire de Karen Marie Moning

Titre : Les chroniques de MacKayla Lane T.1 : Fièvre Noire (Fever #1 : Darkfever)
Auteur : Karen Marie Moning (Etats-Unis)
Date de parution : 2006 aux Etats-Unis, 2009 en France
Editeur : J'ai Lu
Nombre de pages : 404


Résumé :
Ma philosophie tient en quelques mots : si personne n'essaie de me tuer, c'est une bonne journée. Autant vous le dire, ça ne va pas très fort, surtout depuis quelques temps. Depuis la chute des murs qui protégeaient les hommes des fäes. Pour moi, un bon fäe est un fäe mort. Seulement les fäes Seelie sont moins dangereux que les Unseelie. Ils ne nous abattent pas à vue, ils préfèrent nous garder pour... le sexe.
Au fait, je m'appelle MacKayla Lane. Mac pour les intimes. Je suis une sidhe-seer.
La bonne nouvelle : nous sommes nombreux.
La mauvaise : nous sommes le dernier rempart contre le chaos.

Mon avis : 
MacKayla Lane (Mac pour les intimes) mène une petite vie tout ce qu’il y a de plus tranquille dans son village de Géorgie entre ses parents fous l’un de l’autre et sa grande sœur qu’elle adore. Jusqu’à ce qu’Alina, sa sœur, soit retrouvée sauvagement assassinée dans une ruelle sordide de Dublin où elle faisait ses études. De plus, quelques heures avant sa mort, Alina, paniquée, avait laissé un message sur le portable de Mac lui demandant de l’aide pour récupérer un mystérieux objet : le « Sinsar Dubh » (non je ne vous révèlerai pas ce que c’est !). Désespérée par l’attitude de la police irlandaise pas assez efficace à son goût et désireuse d’exaucer les dernières volontés de sa grande sœur chérie, Mac décide de se rendre à son tour en Irlande.
Elle ignore que ce voyage va changer sa vie. En effet, Mac va découvrir qu’elle est une « sidhe-seer », c’est-à-dire qu’elle peut voir les fäes, au contraire des humains « normaux ». Et un tel don ne va pas sans dangers…

Autant le dire tout de suite, je n’ai pas vraiment aimé le personnage de Mac. Elle est le parfait archétype de l’américaine : superficielle, ignorante, une sorte de poupée Barbie vêtue de rose bonbon dont la plus grande priorité est de savoir quelle couleur de vernis à ongles est la plus assortie à sa tenue du jour. Elle est évidemment bien obligée d’évoluer et d’abandonner son côté midinette vu ce à quoi elle est confrontée au cours du roman, mais il reste qu’elle ne m’est pas apparue franchement sympathique. Sa tendance à ne pas vouloir ouvrir les yeux sur la réalité même avec les preuves sous les yeux m’a exaspérée au plus haut point.
Le second personnage principal est le fameux Jericho Barrons, tant apprécié du lectorat féminin (et encore, « apprécié » est un euphémisme). Je dois bien le reconnaître, cet homme là a un sacré charme. D’abord, il est libraire, ce qui constitue un immense atout à mes yeux, et puis, et c’est ce qui fait tout son charme, il est le mystère incarné. On ne sait quasiment rien de lui. Qui est-il ? Que cherche t-il ? Est-il un allié ou un adversaire ? Les questions à son sujet s’accumulent et à chaque fois qu’on pense l’avoir à peu près cerné, voilà un nouvel élément qui remet en cause toutes nos certitudes. Agaçant, mais à la fois terriblement séduisant…
Le duo Mac/Barrons est absolument parfait, leurs joutes verbales sont très plaisantes à lire et le côté attirance/répulsion de leur relation représente un aspect intéressant du roman.

Du côté de l’univers développé dans cette saga, si quand on vous dit « fäe » vous pensez à de petits êtres aux oreilles pointues tout ce qu’il y a de plus charmants, oubliez. Ici, les fäes sont des êtres répugnants, maléfiques, et si vous croisez la route de l’un d’entre eux, vous n’avez que peu de chances de survie. L’auteur a donc créé sa propre mythologie, inspirée des légendes celtiques, et nous donne à découvrir cet univers à travers le journal tenu par Mac. Ce mode de narration m’a paru intéressant, puisqu’il nous permet de connaître les réactions et les sentiments de l’héroïne face à ce nouveau monde qui est le sien, et il nous permet également de découvrir l’univers petit à petit, en même temps que Mac, ce qui fait qu’on n’est pas submergés d’informations et on ne se perd pas dans le vocabulaire spécifique. La seule chose qui m’a un peu agacée c’est la récurrence des chapitre commençant par des formulations du genre : « ce n’est que plus tard que j’ai réalisé que je m’étais trompée », qui je trouve n’ont pas vraiment d’intérêt.

C’est un roman dans lequel il n’y a pas énormément d’actions, il y a même quelques longueurs parfois mais rien de bien grave, c’est tout de même un premier tome très intéressant qui pose les bases d’une saga extrêmement prometteuse.  La fin nous laisse sur notre… faim, l’intrigue de départ n’est pas résolue, et ça ne nous donne qu’une envie : se jeter sur le tome 2, ce que j’ai fait d’ailleurs…