Titre : Le flambeur (Le
cercle des canailles #1)
Titre original :
A rogue by any other name (The rules
of scoundrels #1) – traduit par Béatrice Pierre
Auteur : Sarah MacLean (Etats-Unis)
Date de parution : janvier 2014
Editeur : J’ai lu
Nombre de pages : 376
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Après avoir tout perdu aux cartes, le jeune et naïf marquis de Bourne a juré de
prendre sa revanche. Neuf ans plus tard, il a refait fortune et, à la tête d'un
club, plume sans pitié les pauvres diables tenaillés par le démon du jeu.
Toutefois, il n'a pas récupéré son domaine ancestral, Falconwell, dont son
ex-voisin est désormais propriétaire. Lorsque celui-ci annonce que ces terres
font partie de la dot de sa fille, Bourne décide, sans éprouver le moindre état
d'âme, d'épouser Pénélope. Qu'elle le veuille ou non. Et pour ce faire, il
n'hésite pas à la compromettre... bien qu'elle soit son amie d'enfance.
C’est extrêmement rare que je
fasse d’une romance mon coup de cœur. Je ne suis même pas sûre que ce soit déjà
arrivé avant que je lise Le flambeur.
J’ai complètement adoré celle-ci, Sarah MacLean mérite donc les meilleures
félicitations pour avoir réussi cet exploit !
Lord Bourne (Michael de son prénom), a tout perdu aux jeux d’argent
alors qu’il n’avait que vingt ans. Dix ans plus tard, il a reconstruit sa
fortune, mais il n’a pas encore récupéré ce qui compte le plus pour lui :
la propriété héritée de sa famille, et surtout, il n’a pas encore pris sa
revanche sur l’homme qui s’est joué de lui. Et il est prêt à tout pour parvenir
à ses fins. Même à se marier. Il n’a d’intérêt que pour la dot de la jeune
fille, qui contient la propriété qu’il convoite. Et même si la jeune fille en
question est son amie d’enfance, peu importe, elle n’est qu’un moyen pour
atteindre son but. Ou tout du moins le pensait-il. Car ses sentiments pour la
femme qu’il a forcée à l’épouser vont évoluer dans une direction inattendue, et
rendre ses plans de vengeance plus compliqués que prévu...
Ce que j’ai le plus aimé dans
ce livre, ce sont les personnages. Commençons par Bourne. Il est froid et sans pitié, tout ce qui compte pour lui, c’est de pouvoir se venger de l’homme qui
lui a tout pris, peu importe les moyens qu’il doit employer pour y parvenir.
Et ça ne change pas lorsqu’il retrouve Pénélope, son ancienne amie d’enfance. J’avais
peur qu’il se transforme instantanément en Bisounours parce que vous savez, le
pouvoir de l’amour, blablabla... Je suis vraiment contente que Sarah MacLean en
ait décidé autrement. Bon, il a bien des
sentiments pour Pénélope, il tient à elle, mais il n’en perd pas de vue ses
plans de vengeance pour autant, et jamais il n’y renonce, même au nom de l’amour.
Quant à Pénélope, la raison
pour laquelle je l’ai autant aimé, c’est qu’elle est le parfait mélange entre une femme naïve et une femme
aventureuse. A 28 ans, elle est toujours célibataire à cause de fiançailles
rompues des années plus tôt, et entre temps, elle a développé de nouvelles
attentes en ce qui concerne son futur mariage : elle ne veut pas de la vie
bien rangée d’une femme de son rang, elle veut « quelque chose de plus »,
vivre des aventures. De cette façon, elle
est plutôt moderne, et ajoutons à ça le fait qu’elle n’hésite pas à élever la
voix contre son mari, à une époque où les femmes n’avaient généralement pas
voix au chapitre. Mais en même temps, elle
n’a que très peu d’expériences de la vie, en particulier dans le domaine des
relations homme/femme, donc elle peut se montrer extrêmement naïve et innocente
par moments. C’est le genre de naïveté qui la rend juste toute mignonne,
pas celui qui vous donne envie de lui coller des baffes.
Même si j’ai souvent bien du
mal à me passionner pour une histoire d’amour, j’ai beaucoup aimé suivre
celle-ci. J’ai adoré les interactions
entre les personnages, et aussi le fait qu’on ne pouvait jamais savoir comment
Bourne allait se comporter : une minute il est complètement épris de
Pénélope, et celle d’après il l’ignore totalement. J’ai beaucoup aimé ça, parce
que je vais vous faire une confession : ce que je préfère dans les
romances, ce n’est pas quand les personnages sont fous l’un de l’autre (c’est
généralement très ennuyeux à partir de ce moment là), mais quand ils apprennent
à se connaître, et souvent se chamaillent beaucoup, également. Cette partie
dure vraiment longtemps dans ce roman, donc ça m’a beaucoup plu.
Quand j’y repense, je me rends compte qu’il y avait quand même pas mal de phrases très romantiques, peut-être
même un peu cheesy. Normalement je déteste ça, mais l’auteure est un génie parce qu’elle a réussi à les faire passer
inaperçues. Pas une fois je n’ai levé les yeux au ciel après avoir lu une réplique
horriblement romantique. Pourtant, il y en avait, parce qu’en regardant les
citations tirées de ce roman sur Goodreads, j’en ai trouvé plusieurs. Mais en
fait elles s’intégraient tellement bien
dans le reste que je ne les ai pas remarquées à la lecture. Bien joué,
Sarah MacLean !
Maintenant je suis vraiment impatiente de découvrir le tome suivant,
consacré à l’histoire de la sœur de Pénélope, Philippa. Ce n’est pas un
personnage qu’on voit très souvent dans Le flambeur, mais ses quelques
apparitions ont suffi à me la faire apprécier. Et puis l’épilogue est en fait le début du prochain tome, et il m’a vraiment
rendue curieuse d’en savoir plus !
Je vous le recommande si :
Si vous êtes fans de romances historiques, vous ne pouvez tout simplement pas
manquer celle-ci. Je vous la recommande également même si vous n’êtes pas
particulièrement fan de romances mais aimez simplement en lire une de temps en
temps. Il y a des chances que vous soyez très agréablement surpris.








