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mercredi 14 janvier 2015

A thousand pieces of you (Firebird #1) de Claudia Gray

Titre : A thousand pieces of you (Firebird #1)
Auteur : Claudia Gray (Etats-Unis)
Date de parution : 2014
Editeur : Harper Teen
Nombre de pages : 368

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UN MILLIER DE VIES.
UN MILLIER DE POSSIBILITES
UN DESTIN.

Marguerite Caine a grandi entourée de théories scientifiques avant-gardistes grâce à ses parents, brillants physiciens. Cependant rien n’est plus stupéfiant que la dernière invention de sa mère – un instrument nommé l’Oiseau de Feu, qui permet aux gens de se déplacer dans des dimensions alternatives.
Quand le père de Marguerite est assassiné, toutes les évidences pointent vers une personne – Paul, l’énigmatique étudiant de ses parents. Avant que la loi n’ait pu l’atteindre, Paul s’échappe dans une autre dimension, ayant commis ce qui semble être le crime parfait. Mais il n’a pas compté sur Marguerite. Elle ne sait pas si elle peut tuer un homme, mais elle va le découvrir.
Avec l’aide d’un autre étudiant en physique, Theo, Marguerite prend Paul en chasse à travers diverses dimensions. Dans chaque nouveau monde où se retrouve Marguerite, elle rencontre une nouvelle version de Paul qui remet sa culpabilité en question, et interroge son cœur. Est-elle condamnée à reproduire la même trahison ?
Tandis que Marguerite se déplace à travers ces vies radicalement différentes – une grande duchesse dans une Russie tsariste, une orpheline fêtarde dans un Londres futuriste, une réfugiée d’une inondation mondiale dans une station au cœur de l’océan – elle est entraînée dans une histoire d’amour épique aussi dangereuse qu’irrésistible.
(traduction personnelle)


“Every form of art is another way of seeing the world. Another perspective, another window. And science – that’s the most spectacular window of all. You can see the entire universe from there.”*

Oh, qu’est-ce que j’avais envie de le lire, celui-là ! Je l’ai reçu pour Noël, et quelques jours plus tard il était déjà dévoré. Il n’était pas parfait, mais dans l’ensemble je l’ai tellement apprécié que je lui ai quand même donné la note maximale même si ce n’est pas un coup de cœur. 

L’histoire est celle de Marguerite, le « vilain petit canard » d’une famille de brillants scientifique puisque son intérêt se porte sur l’art plutôt que sur la science. Cela ne l’empêche pas de mener une vie heureuse entre ses parents, sa grande sœur et les étudiants de ses parents, Paul et Theo, qui sont comme des grands frères pour elle. Pourtant, le bel équilibre de cette famille vole en éclat le jour où le père de Marguerite est assassiné, probablement par Paul, lequel a disparu en utilisant la dernière invention de la famille Caine : un appareil permettant de voyager dans des univers parallèles. Désireuse de venger son père, Marguerite se précipite à sa suite afin de le faire payer pour ce qu’il a fait. Mais tandis qu’elle passe de multivers en multivers, elle découvre que les choses sont plus complexes qu’elles en ont l’air, et qu’elle n’est peut-être pas en train de traquer le bon ennemi...

En fait, juste avant de commencer ma lecture, j’avais lu une chronique très négative sur Goodreads, qui m’avait fait un peu peur et conduit à réduire mes attentes. C’était peut-être une bonne chose, parce qu’au final ce livre a complètement surpassé mes attentes. La chronique que j’ai lue mettait en avant que A thousand pieces of you était plus une romance qu’un roman de science fiction, et même si je comprends ce point de vue, je dois aussi dire que j’ai déjà vu bien, bien pire. C’est vrai que la romance prend pas mal de place, mais ce que je retiendrai du roman c’est plutôt le superbe multivers.

On fait la connaissance d’une famille de scientifiques qui a découvert que le monde tel qu’on le connait n’est rien d’autre qu’un univers parmi des millions d’autres mondes parallèles. Tout simplement, la phrase « rien n’est impossible » est prise dans son sens littéral : tout ce qui pourrait arriver est réellement arrivé... dans une autre dimension. Et l’appareil mis en place par Henry et Sophia Caine permet désormais de voyager dans n’importe laquelle de ces dimensions alternatives, à la simple condition qu’on y existe. Oui, parce qu’il existe naturellement des dimensions dans lesquelles nos parents ne se sont jamais rencontrés, donc vous n’y êtes jamais venu au monde. Je ne sais pas si mon explication du cadre de l’histoire est très claire, si ce n’est pas le cas, rassurez-vous, ça l’est beaucoup plus dans le livre. Je n’ai eu aucun souci pour comprendre comment ça fonctionnait et j’ai adoré l’idée !

A travers le voyage de Marguerite pour venger la mort de son père, on explore plusieurs de ces univers parallèles, certains très proches du nôtre, et d’autres diamétralement opposés. Mon préféré a sans aucun doute été celui mettant en scène une Russie tsariste. J’adore les univers un peu historiques, et la Russie est également un pays que je trouve particulièrement fascinant, donc cette partie du roman avait tout pour me plaire. Paradoxalement, c’est aussi là que la romance était la plus présente. Je dis « paradoxalement », parce que généralement, la romance, c’est ce qui me plait le moins dans les livres. En fait, la romance ici ne m’a pas du tout gênée parce qu’elle s’intègre vraiment bien dans l’intrigue principale. Il y a quelques moments vraiment romantiques, mais l’histoire d’amour n’empêche pas l’intrigue d’avancer. Je ne considèrerais pas ce roman comme une romance même si elle est quand même très présente. Vous voyez ce que je veux dire ?

Autant j’ai énormément aimé le concept d’univers parallèles, autant il n’en va pas de même pour les personnages. Oh, je ne les ai pas ouvertement détestés, mais aucun ne m’a fait grande impression non plus. Ils sont assez typiques des romans YA. Et l’héroïne pouvait se montrer terriblement naïve par moment, mais heureusement pas au point que je ne puisse plus la supporter.

 En bref, j’ai vraiment passé un super moment avec A thousand pieces of you, en particulier grâce à ce superbe multivers. J’espère qu’on découvrira encore d’autres dimensions alternatives dans les tomes suivants ! Je pense que la suite va prendre un tour un peu différent, et j’ai hâte de voir ce que l’auteure nous réserve.

Je vous le recommande si : vous aimez les voyages dans le temps et si l’idée d’une romance mélangée à l’intrigue principale ne vous dérange pas.

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* « Chaque forme d’art est une autre façon de voir le monde. Une autre perspective, une autre fenêtre. Et la science – c’est la fenêtre la plus spectaculaire de toutes. On peut voir l’univers tout entier à travers elle. »

jeudi 21 août 2014

The Elite (The Selection #2) de Kiera Cass





Titre : The Elite (The Selection #2)
Auteur : Kiera Cass (Etats-Unis)
Date de parution : 2013
Editeur : Harper Teen
Nombre de pages : 323








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The Selection began with thirty-five girls.
Now with the group narrowed down to the six Elite, the competition to win Prince Maxon’s heart is fiercer than ever – and America is still struggling to decide where her heart truly lies. Is it with Maxon, who could make her life a fairy tale? Or with her first love, Aspen?

America is desperate for more time. But the rest of the Elite know exactly what they want – and America’s chance to choose is about to slip away.

La Sélection a débuté avec trente-cinq filles.
Maintenant, avec le group réduit à six, l’Elite, la compétition pour gagner le cœur du Prince Maxon est plus dure que jamais – et America a toujours du mal à déterminer où penche son cœur. Est-ce avec Maxon, qui pourrait faire de sa vie un conte de fées ? Ou avec son premier amour, Aspen ?

America veut désespérément plus de temps. Mais le reste de l’Elite savent exactement ce qu’elles veulent – et la possibilité pour America de choisir  est sur le point de lui échapper.


Vous connaissez le syndrome du tome 2 ? Cette maladie qui frappe nombre de sagas, rendant leur tome 2 beaucoup moins bon que les autres ? Eh bien, sachez que nous tenons ici une très belle victime de ce syndrome.
J’avais eu un petit coup de cœur pour le tome 1. Pas le coup de cœur du siècle, hein, pas même celui de l’année mais j’avais adoré cette jolie petite lecture toute légère et le sympathique mélange dystopie/conte de fée. Et voilà que la suite me déçoit tout autant que j’avais adoré le début.

Comment résumer ce second volet autrement que par : America aime Maxon... non, en fait elle aime Aspen... mais peut-être qu’elle préfère Maxon... euh non, Aspen... C’est comme ça pendant les trois cent et quelques pages du roman. Bon d’accord, je savais bien qu’il allait y avoir un triangle amoureux, mais je ne pensais pas que tout le livre allait reposer sur ça, avec une America qui fait la girouette toutes les trois minutes. Donc forcément, pour moi qui n’aime pas les triangles amoureux, ça ne l’a pas fait. Vraiment pas.

 (bon d'accord, peut-être pas à ce point. Mais presque)

Le problème numéro 1 que j’ai rencontré dans cette lecture s’appelle America. Je l’aimais pourtant beaucoup dans le tome 1, je la trouvais intelligente, réfléchie, naturelle, loin des cruches écervelées (comme Celeste) qui peuplent les émissions de télé-réalité. Malheureusement, dans l’Elite, America abaisse son niveau peut-être pas jusqu’à celui des cruches sus-mentionnées, mais pas loin. Elle passe son temps à faire la girouette entre Maxon et Aspen, oubliant l’un dès qu’elle est avec l’autre, et finalement, je n’ai pas eu l’impression qu’elle a des sentiments amoureux ni pour l’un, ni pour l’autre, mais plutôt qu’elle regarde ce que chacun pourrait lui apporter. Et pendant qu’elle passe de l’un à l’autre sans arrêt, elle nous fait des crises de jalousie chaque fois que Maxon semble se rapprocher d’une autre candidate de la Sélection. Bon d’accord, c’est peut-être pas très intelligent de la part de Maxon de se jeter dans les bras d’une autre alors qu’il essaie de prouver à America que c’est elle qu’il veut, mais bon, à l’issue de la Sélection, il va devoir choisir une épouse, et comme il n’est sûr de rien avec America, il assure ses arrières, ça peut se comprendre. En tous cas, si notre héroïne faisait un choix au lieu de piquer des crises de jalousie comme une gamine trop gâtée, les choses seraient beaucoup plus simples.

Je n’ai donc pas aimé America dans ce tome, je n’ai pas trop aimé Maxon non plus, en tous cas beaucoup moins que dans le tome 1. Finalement, celui qui m’a le plus plu ici, c’est, contre toute attente Aspen, qui est le seul à rester fidèle à lui-même. Et lui, au moins, il sait ce qu’il veut. Ca change.

En plus du comportement puéril d’America, j’ai été également déçue par le côté dystopique, qui ne prend aucune ampleur contrairement à ce que je souhaitais. J’espère que les choses vont changer dans le tome 3, parce qu’honnêtement, je ne pense pas que je puisse supporter encore un tome sur les girouetteries (si si, ce mot existe, je viens de l’inventer) d’America, et aussi parce que si ce n’est pas le cas, ce sera un beau potentiel gâché. On pourrait avoir un point de vue différent, du côté des autorités au lieu de celui des Rebelles comme dans la plupart des dystopies, ce qui rendrait la saga très intéressante. En tous cas, pour l’instant, l’auteure a choisi la facilité, à savoir se concentrer sur la romance. Les attaques des rebelles me font doucement rigoler et j’ai l’impression qu’elles sont surtout là pour pimenter un peu le roman avec des scènes d’action, mais c’est tout. J’espère vraiment que le tome 3 me donnera tort sur ce point.

En bref, une énorme déception pour ce second tome dans lequel je me suis passablement ennuyée. L’héroïne est insupportable, et le triangle amoureux sans beaucoup d’intérêt, puisqu’ il me semble évident qu’America va choisir Maxon à la fin, donc il n’y a aucun suspense. J’espère que le côté dystopique va reprendre le dessus dans l’ultime volet, sinon cette saga ne sera rien d’autre qu’un gros potentiel gâché, et ce serait vraiment dommage.

Je vous le recommande si : Même si je n’ai pas aimé ce tome, je vous recommande tout de même le tome 1, qui est une superbe lecture détente. Et si vous aimez les triangles amoureux, il y a des chances que même le tome 2 vous plaise.


J'imagine que vous savez tous qu'il existe une édition française, mais si jamais ce n'était pas le cas, sachez qu'elle est parue en mai 2013 dans la collection R, avec la même très jolie couverture qu'en VO.

mercredi 18 juin 2014

Panic de Lauren Oliver






Titre : Panic
Auteur : Lauren Oliver (Etats-Unis)
Date de parution : 4 mars 2014 
Editeur : Harper Collins
Nombre de pages : 408








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Panic began as so many things do in Carp, a poor town of twelve thousand people in the middle of nowhere: because it was summer, and there was nothing else to do.

Heather never thought she would compete in Panic, a legendary game played by graduating seniors, where the stakes are high and the payoff is even higher. She'd never thought of herself as fearless, the kind of person who would fight to stand out. But when she finds something, and someone, to fight for, she will discover that she is braver than she ever thought.

Dodge has never been afraid of Panic. His secret will fuel him, and get him all the way through the game; he's sure of it. But what he doesn't know is that he's not the only one with a secret. Everyone has something to play for.

For Heather and Dodge, the game will bring new alliances, unexpected revelations, and the possibility of first love for each of them - and the knowledge that sometimes the very things we fear are those we need the most.

Panic a commencé comme tant d'autres choses à Carp, une pauvre ville de douze mille habitants au milieu de nulle part : parce que c'était l'été, et qu'il n'y avait rien d'autre à faire.

Heather n'avait jamais pensé qu'elle participerait à Panic, un jeu légendaire joué par les étudiants tout juste diplômés, où les marches sont hautes et le gain encore plus haut. Elle ne s'était jamais définie comme audacieuse, le genre de personne qui se bat pour sortir du lot. Mais quand elle trouve quelque chose, et quelqu'un, pour qui se battre, elle va découvrir qu'elle est plus courageuse qu'elle ne le pensait.

Dodge n'a jamais eu peur de Panic. Son secret va lui donner des ailes, et l'emmener jusqu'au bout du jeu, il en est sûr. Mais ce qu'il ne sait pas c'est qu'il n'est pas le seul à avoir un secret. Tout le monde joue pour quelque chose.

Pour Heather et Dodge, le jeu va apporter de nouvelles alliances, des révélations inattendues, et la possibilité d'un premier amour pour tous les deux - et leur apprendre que parfois ce dont on a peur est précisément dont on a le plus besoin.


“The bravery was in moving forward, no matter what. Someday, she might be called on to jump again. And she would do it. She knew, now, that there was always light – beyond the dark, and the fear, out of the depths; there was sun to reach for, and air and space and freedom.
There was always a way up, and out, and no need to be afraid.” *

Eh bien, quelle déception ! Peut-être en attendais-je trop, mais quoi qu’il en soit, ça n’a pas du tout marché. Je me suis beaucoup ennuyée avec Panic.

Panic est un jeu qui se déroule chaque année à Carp, une petite ville perdue des Etats-Unis, opposant les jeunes diplômés de l’année dans des épreuves les forçant à surmonter leurs peurs. A la fin, un seul vainqueur, qui remporte le jackpot de 67.000 dollars. Un prix suffisamment élevé pour motiver beaucoup de jeunes à participer, mais Heather et Dodge, eux, ne jouent pas pour l’argent...

La première chose qui m’a frappée, c’est la narration à la troisième personne et dépit de l’alternance de points de vue. Du coup, je me suis demandé pourquoi cette alternance, puisque finalement dans les deux cas on a un narrateur externe et on n’entre pas vraiment dans les pensées de l’un ou de l’autre (d’ailleurs, j’ai rapidement cessé de faire attention au nom du personnage annoncé en début de chapitre). J’ai fini par m’habituer à ce choix de narration assez déroutant, mais je n’ai en revanche pas réussi à m’attacher aux personnages. Et je ne pense pas que ce soit uniquement dû à la narration.

En effet, Heather et Dodge, les personnages principaux, m’ont laissée totalement indifférente. Le plus gros problème dont ils souffrent est sans aucun doute le manque de développement. Je n’ai pu constater que très peu, voire aucune évolution ni chez l’un, ni chez l’autre.
Heather s’engage dans Panic sur un coup de tête, parce que son copain vient de la quitter sans ménagements. Elle se trouve heureusement une meilleure raison de vouloir aller jusqu’au bout du jeu par la suite, mais globalement je n’ai ressenti aucune sympathie pour elle. Elle a une fâcheuse tendance à s’apitoyer sur son sort et à rejeter la faute sur les autres (son ex, sa mère alcoolique, ou encore son meilleur ami qui ne partage pas ses sentiments...). Bon d’accord elle n’a pas la vie facile, mais quand même.
Dodge quant à lui avait depuis longtemps prévu de participer au jeu, afin de venger sa sœur qui a perdu l’usage de ses jambes dans d’un accident survenu lors d’une session antérieure de Panic. Ce personnage ne connait réellement aucune évolution durant tout le roman : il est tout le temps animé par ce désir de vengeance, qu’il ne lâche pas même quand la situation change. De plus, je lui ai trouvé un caractère plutôt égoïste.
Ces deux personnages ont tous deux un passé lourd et complexe, la vie n’a pas été facile pour eux et j’aurais pu m’y attacher pour ça – j’aime bien ce genre de personnage d’habitude. Seulement, j’ai eu l’impression que Lauren Oliver jouait trop là-dessus pour essayer de tirer des larmes au lecteur et rendre appréciable à ses yeux des personnages qui autrement ne le sont pas – surtout dans le cas de Heather.

J’ai également eu quelques soucis avec l’intrigue, celle qui concerne le jeu, Panic. Le plus gros problème résidant dans le manque de crédibilité : Panic est un jeu illégal, parce que hautement dangereux (pour les participants mais également pour les habitants de Carp en général), et la police est déterminée à l’arrêter. Sauf que le jeu se poursuit depuis des années sans que personne n’en ait jamais arrêté les responsables, alors qu’on est dans une petite ville où tout se sait assez rapidement. Tout... sauf ce qui concerne le jeu, apparemment – et pourtant, les épreuves ne sont pas particulièrement discrètes.
Idem pour les parents. Où sont-ils passés ? Je n’arrive pas à croire qu’aucun parent ne soit au courant que son enfant participe à Panic et ne vienne s’y opposer.

Enfin, ce qui m’a manqué également, c’est l’action et le suspense. Le roman a  quand même pour sujet un jeu nommé « Panique », donc on devrait ressentir ce sentiment à la lecture. Peut-être pas jusqu’à avoir vraiment peur, mais au moins quelques montées d’adrénaline de temps en temps. C’est peut-être dû au fait que je ne me suis pas attachée aux personnages et que je me fichais un peu de ce qui pouvait leur arriver, mais j’ai trouvé le roman vraiment plat et... oui, il faut bien le dire : je me suis ennuyée. Vraiment ennuyée.

Pour conclure, des personnages peu attachants et pas assez exploités, une intrigue qui manque de rythme et de crédibilité, et pour couronner le tout, je n’ai pas retrouvé le style de Lauren Oliver qui m’avait tant plu dans Delirium. En un mot ? Déçue, déçue, déçue.

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* « Le courage c’était d’aller de l’avant, quoi qu’il arrive. Un jour, elle pourrait être appelée à sauter de nouveau. Et elle le ferait. Elle savait, maintenant, qu’il y avait toujours de la lumière – sous l’obscurité, et la peur, au-delà des profondeurs ; il y avait un soleil à atteindre, et l’air et l’espace et la liberté.

Il y avait toujours un moyen de s’en sortir, et aucune raison d’avoir peur. »



Edition française : publiée aux chez Hachette Black Moon le 11 juin 2014 sous le même titre (avec une couverture vraiment immonde, si vous voulez mon avis)

jeudi 30 janvier 2014

Wait for you by J.Lynn

Titre : Wait for you
Auteur : J. Lynn (pseudo de Jennifer L. Armentrout) (Etats-Unis)
Date de parution : 2013
Editeur : Harper Collins
Nombre de pages : 332


Résumé :
Some things are worth waiting for…

Traveling thousands of miles from home to enter college is the only way nineteen-year-old Avery Morgansten can escape what happened at the Halloween party five years ago—an event that forever changed her life. All she needs to do is make it to her classes on time, make sure the bracelet on her left wrist stays in place, not draw any attention to herself, and maybe—please God—make a few friends, because surely that would be a nice change of pace. The one thing she didn’t need and never planned on was capturing the attention of the one guy who could shatter the precarious future she’s building for herself.

Some things are worth experiencing…

Cameron Hamilton is six feet and three inches of swoon-worthy hotness, complete with a pair of striking blue eyes and a remarkable ability to make her want things she believed were irrevocably stolen from her. She knows she needs to stay away from him, but Cam is freaking everywhere, with his charm, his witty banter, and that damn dimple that’s just so… so lickable. Getting involved with him is dangerous, but when ignoring the simmering tension that sparks whenever they are around each other becomes impossible, he brings out a side of her she never knew existed.

Some things should never be kept quiet…

But when Avery starts receiving threatening emails and phone calls forcing her to face a past she wants silenced, she’s has no other choice but to acknowledge that someone is refusing to allow her to let go of that night when everything changed. When the devastating truth comes out, will she resurface this time with one less scar? And can Cam be there to help her or will he be dragged down with her?

And some things are worth fighting for…


Certaines choses valent la peine d’attendre…

Partir à des milliers de kilomètres de chez elle pour entrer à l’université est la seule manière pour Avery Morgansten, 19 ans, d’échapper à ce qui s’est passé lors de la soirée d’Halloween cinq ans plus tôt – un évènement qui a changé sa vie pour toujours. Tout ce qu’elle a besoin de faire, c’est d’arriver à l’heure en cours, s’assurer que le bracelet sur son poignet gauche reste en place, ne pas attirer l’attention sur elle, et peut-être – par pitié – se faire quelques amis, parce que ce serait sûrement un agréable changement. La seule chose dont elle n’avait pas besoin et qu’elle n’avait jamais prévu, c’était de capter l’attention du seul mec qui pourrait détruire l’avenir précaire qu’elle se construisait.

Certaines choses valent la peine d’être vécues…

Cameron Hamilton est 1,90 m de « swoon-worthy hotness » (expression intraduisible, mais l’idée, c’est qu’il est irrésistiblement beau), le tout complété par une paire de foudroyants yeux bleus et une capacité remarquable pour faire désirer à Avery des choses qu’elle pensait lui avoir été irrémédiablement volées. Elle sait qu’elle doit garder ses distances, mais Cam est partout, avec son charme, ses taquineries et cette satanée fossette tellement… appétissante. S’engager avec lui est dangereux, mais quand ignorer la tension frémissante qui crée des étincelles chaque fois qu’ils se trouvent en présence l’un de l’autre devient impossible, il fait apparaître une  facette de sa personnalité dont elle ignorait l’existence.

Certaines choses ne devraient jamais être tues…

Mais quand Avery commence à recevoir des menaces par mail et par téléphone, la forçant à regarder en face un passé qu’elle veut garder caché, elle n’a pas d’autre choix sinon de reconnaître que quelqu’un lui refuse d’oublier cette nuit où tout a changé. Quand la vérité dévastatrice sort au grand jour, va-t-elle refaire surface avec une cicatrice en moins cette fois ? Et Cam peut-il l’aider ou va-t-il être tiré vers le fond avec elle ?

Certaines choses valent la peine de se battre…
(Crédits de la traduction : moi-même :3 )

Mon avis :
“Everything was okay. Maybe not perfect, but life wasn’t meant to be perfect. It was messy and sometimes it was a disaster, but there was beauty in the messiness and there could be peace in the disaster” *

Avery Morgansten, 19 ans, fait ses premiers pas à l’université bien décidée à démarrer une nouvelle vie, loin de chez elle et du soir d’Halloween où, cinq ans plus tôt, sa vie s’est transformée en cauchemar. Seulement, c’était sans compter sur Cameron (Cam pour les intimes), le don Juan qui fait rêver toutes les filles du campus, sur lequel elle tombe (littéralement) dès le premier jour. Soudainement, il est partout, il semble beaucoup s’intéresser à elle, et elle ne peut nier qu’elle aussi se sent irrésistiblement attirée par lui malgré tous ses efforts pour le tenir à distance. Lorsque ce passé qu’elle tentait si bien d’enfouir finit par la rattraper, elle doit faire un choix : le garder caché à tout prix et fuir tout le monde, ou faire confiance à Cam et le laisser l’aider à tourner la page.

Wait for you est une romance New Adult au scénario des plus classiques. Nous avons une héroïne discrète et un peu renfermée sur elle-même à cause d’un passé trop lourd à porter, qui rencontre un homme irrésistiblement beau. Tous les deux ressentent une forte attirance l’un pour l’autre, mais leur relation traîne et est mise en danger quand les secrets de l’un ou de l’autre se mettent en travers. Voilà, je viens de résumer une grande majorité des romances NA, Wait for you y compris. Du coup, même si c’était une lecture agréable et même prenante par moments, globalement j’ai quand même eu une sérieuse impression de « déjà-vu ». Pourtant, je n’ai pas lu beaucoup de NA. Mais le peu que j’ai lu reprenaient tous les mêmes lignes directrices, donc au bout d’un moment, on finit par trouver que ça manque d’originalité.

Excepté le manque d’originalité de la trame, je n’ai pas grand-chose à reprocher à ce roman, en fait. Les personnages, bien qu’eux aussi très classiques, sont sympathiques et attachants.
Je me suis un peu retrouvée dans certains aspects de la personnalité d’Avery – son côté indépendant et un peu casanier, et sa difficulté à se livrer aux autres. On ne partage pas ces traits pour les mêmes raisons puisqu’elle ne les a que depuis l’évènement qui a bouleversé sa vie, mais quand même, ça l’a rendu vite sympathique à mes yeux. Et puis, on est obligé de ressentir de la sympathie pour elle quand elle nous parle de ses parents. Ce qu’ils ont fait à leur fille est tout simplement ignoble, et si j’avais pu entrer dans le livre pour leur donner des baffes, je l’aurais fait sans hésiter. Cependant, vers la fin, Avery a commencé à m’agacer un peu sur les bords, parce que je trouvais qu’elle tergiversait un peu trop, qu’elle ne savait pas ce qu’elle voulait.

Du côté du personnage masculin, Cam, c’est un peu l’homme qu’on rêverait d’avoir comme voisin de palier, nous aussi. Il est beau, il est drôle, il sait même cuisiner… que voulez-vous de plus ? J’ai beaucoup aimé suivre l’évolution de leur relation à tous les deux, surtout au début, quand ils jouent au chat et à la souris. L’auteure a vraiment réussi à retranscrire la tension croissante qui monte entre eux. Et puis Cam a une répartie qui m’a souvent fait sourire.

Les personnages qui gravitent autour d’eux (Ollie, Brit, Jacob…) sont hauts en couleurs et apportent une bonne dose de sourire au roman. Je crois qu’il y a d’autres romans qui leur sont consacrés, je suis curieuse de voir ce que ça peut donner.

En conclusion, un roman somme toute très plaisant à lire, c’était exactement la lecture légère dont j’avais besoin. Cependant, je pense que je l’aurais beaucoup plus apprécié s’il s’agissait de ma première lecture du genre. Là j’ai trouvé la trame et les personnages beaucoup trop classique, ce qui a rendu ma lecture un peu prévisible et moins appréciable qu’elle aurait dû l’être.

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* « Tout allait bien. Ce n'était peut-être pas parfait, mais la vie n'était pas faite pour être parfaite. Elle était désordonnée et parfois elle était un désastre, mais il y avait de la beauté dans le désordre et il pouvait même y avoir de la sérénité dans le désastre »

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Edition française : Jeu de patience, à paraître le 19 février 2014 aux éditions J’ai Lu
(la couverture fait penser à un roman érotique, mais ne vous y trompez pas, ce n’en est pas un)