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mercredi 18 juin 2014

Panic de Lauren Oliver






Titre : Panic
Auteur : Lauren Oliver (Etats-Unis)
Date de parution : 4 mars 2014 
Editeur : Harper Collins
Nombre de pages : 408








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Panic began as so many things do in Carp, a poor town of twelve thousand people in the middle of nowhere: because it was summer, and there was nothing else to do.

Heather never thought she would compete in Panic, a legendary game played by graduating seniors, where the stakes are high and the payoff is even higher. She'd never thought of herself as fearless, the kind of person who would fight to stand out. But when she finds something, and someone, to fight for, she will discover that she is braver than she ever thought.

Dodge has never been afraid of Panic. His secret will fuel him, and get him all the way through the game; he's sure of it. But what he doesn't know is that he's not the only one with a secret. Everyone has something to play for.

For Heather and Dodge, the game will bring new alliances, unexpected revelations, and the possibility of first love for each of them - and the knowledge that sometimes the very things we fear are those we need the most.

Panic a commencé comme tant d'autres choses à Carp, une pauvre ville de douze mille habitants au milieu de nulle part : parce que c'était l'été, et qu'il n'y avait rien d'autre à faire.

Heather n'avait jamais pensé qu'elle participerait à Panic, un jeu légendaire joué par les étudiants tout juste diplômés, où les marches sont hautes et le gain encore plus haut. Elle ne s'était jamais définie comme audacieuse, le genre de personne qui se bat pour sortir du lot. Mais quand elle trouve quelque chose, et quelqu'un, pour qui se battre, elle va découvrir qu'elle est plus courageuse qu'elle ne le pensait.

Dodge n'a jamais eu peur de Panic. Son secret va lui donner des ailes, et l'emmener jusqu'au bout du jeu, il en est sûr. Mais ce qu'il ne sait pas c'est qu'il n'est pas le seul à avoir un secret. Tout le monde joue pour quelque chose.

Pour Heather et Dodge, le jeu va apporter de nouvelles alliances, des révélations inattendues, et la possibilité d'un premier amour pour tous les deux - et leur apprendre que parfois ce dont on a peur est précisément dont on a le plus besoin.


“The bravery was in moving forward, no matter what. Someday, she might be called on to jump again. And she would do it. She knew, now, that there was always light – beyond the dark, and the fear, out of the depths; there was sun to reach for, and air and space and freedom.
There was always a way up, and out, and no need to be afraid.” *

Eh bien, quelle déception ! Peut-être en attendais-je trop, mais quoi qu’il en soit, ça n’a pas du tout marché. Je me suis beaucoup ennuyée avec Panic.

Panic est un jeu qui se déroule chaque année à Carp, une petite ville perdue des Etats-Unis, opposant les jeunes diplômés de l’année dans des épreuves les forçant à surmonter leurs peurs. A la fin, un seul vainqueur, qui remporte le jackpot de 67.000 dollars. Un prix suffisamment élevé pour motiver beaucoup de jeunes à participer, mais Heather et Dodge, eux, ne jouent pas pour l’argent...

La première chose qui m’a frappée, c’est la narration à la troisième personne et dépit de l’alternance de points de vue. Du coup, je me suis demandé pourquoi cette alternance, puisque finalement dans les deux cas on a un narrateur externe et on n’entre pas vraiment dans les pensées de l’un ou de l’autre (d’ailleurs, j’ai rapidement cessé de faire attention au nom du personnage annoncé en début de chapitre). J’ai fini par m’habituer à ce choix de narration assez déroutant, mais je n’ai en revanche pas réussi à m’attacher aux personnages. Et je ne pense pas que ce soit uniquement dû à la narration.

En effet, Heather et Dodge, les personnages principaux, m’ont laissée totalement indifférente. Le plus gros problème dont ils souffrent est sans aucun doute le manque de développement. Je n’ai pu constater que très peu, voire aucune évolution ni chez l’un, ni chez l’autre.
Heather s’engage dans Panic sur un coup de tête, parce que son copain vient de la quitter sans ménagements. Elle se trouve heureusement une meilleure raison de vouloir aller jusqu’au bout du jeu par la suite, mais globalement je n’ai ressenti aucune sympathie pour elle. Elle a une fâcheuse tendance à s’apitoyer sur son sort et à rejeter la faute sur les autres (son ex, sa mère alcoolique, ou encore son meilleur ami qui ne partage pas ses sentiments...). Bon d’accord elle n’a pas la vie facile, mais quand même.
Dodge quant à lui avait depuis longtemps prévu de participer au jeu, afin de venger sa sœur qui a perdu l’usage de ses jambes dans d’un accident survenu lors d’une session antérieure de Panic. Ce personnage ne connait réellement aucune évolution durant tout le roman : il est tout le temps animé par ce désir de vengeance, qu’il ne lâche pas même quand la situation change. De plus, je lui ai trouvé un caractère plutôt égoïste.
Ces deux personnages ont tous deux un passé lourd et complexe, la vie n’a pas été facile pour eux et j’aurais pu m’y attacher pour ça – j’aime bien ce genre de personnage d’habitude. Seulement, j’ai eu l’impression que Lauren Oliver jouait trop là-dessus pour essayer de tirer des larmes au lecteur et rendre appréciable à ses yeux des personnages qui autrement ne le sont pas – surtout dans le cas de Heather.

J’ai également eu quelques soucis avec l’intrigue, celle qui concerne le jeu, Panic. Le plus gros problème résidant dans le manque de crédibilité : Panic est un jeu illégal, parce que hautement dangereux (pour les participants mais également pour les habitants de Carp en général), et la police est déterminée à l’arrêter. Sauf que le jeu se poursuit depuis des années sans que personne n’en ait jamais arrêté les responsables, alors qu’on est dans une petite ville où tout se sait assez rapidement. Tout... sauf ce qui concerne le jeu, apparemment – et pourtant, les épreuves ne sont pas particulièrement discrètes.
Idem pour les parents. Où sont-ils passés ? Je n’arrive pas à croire qu’aucun parent ne soit au courant que son enfant participe à Panic et ne vienne s’y opposer.

Enfin, ce qui m’a manqué également, c’est l’action et le suspense. Le roman a  quand même pour sujet un jeu nommé « Panique », donc on devrait ressentir ce sentiment à la lecture. Peut-être pas jusqu’à avoir vraiment peur, mais au moins quelques montées d’adrénaline de temps en temps. C’est peut-être dû au fait que je ne me suis pas attachée aux personnages et que je me fichais un peu de ce qui pouvait leur arriver, mais j’ai trouvé le roman vraiment plat et... oui, il faut bien le dire : je me suis ennuyée. Vraiment ennuyée.

Pour conclure, des personnages peu attachants et pas assez exploités, une intrigue qui manque de rythme et de crédibilité, et pour couronner le tout, je n’ai pas retrouvé le style de Lauren Oliver qui m’avait tant plu dans Delirium. En un mot ? Déçue, déçue, déçue.

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* « Le courage c’était d’aller de l’avant, quoi qu’il arrive. Un jour, elle pourrait être appelée à sauter de nouveau. Et elle le ferait. Elle savait, maintenant, qu’il y avait toujours de la lumière – sous l’obscurité, et la peur, au-delà des profondeurs ; il y avait un soleil à atteindre, et l’air et l’espace et la liberté.

Il y avait toujours un moyen de s’en sortir, et aucune raison d’avoir peur. »



Edition française : publiée aux chez Hachette Black Moon le 11 juin 2014 sous le même titre (avec une couverture vraiment immonde, si vous voulez mon avis)

samedi 3 mai 2014

Requiem (Delirium #3) de Lauren Oliver






Titre : Requiem (Delirium #3)
Titre original : Requiem (Delirium #3) – traduit par Alice Delabre
Auteur : Lauren Oliver (Etats-Unis)
Date de parution : 2012 aux Etats-Unis, 2013 en France
Editeur : Black Moon








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Alex est revenu. Le premier amour de Lena n’est pas mort. Mais il a changé. Les mois de torture, la lutte de chaque jour dans une nature hostile, la menace qui pèse sur la résistance plus grande que jamais : Alex n’est plus le même.

Hana non plus. Hana qui a été opérée. Hana qui va se marier. Hana qui doute.

Imaginez qu’on vous prive de tout sentiment. Que la liberté ne soit plus qu’un vieux souvenir dénué de sens. Jusqu’où iriez-vous pour garder le droit d’aimer ?


/!\ ATTENTION. Contient des spoilers des deux premiers tomes. Si vous présentez une allergie connue à ces substances, veuillez ne pas vous aventurez plus loin. Je décline toute responsabilité en cas de spoliation accidentelle /!\

« Qui sait ? Peut-être qu’ils ont raison. Peut-être que nous sommes rendus fous par nos émotions. Peut-être que l’amour est une maladie et que nous serions mieux sans elle.
Nous avons choisi une autre route pourtant. En fin de compte, c’est pour cette raison précise que nous avons refusé le remède. La liberté de choix. La liberté de suivre la mauvaise voie. »

J’ai bien du mal à savoir quoi penser de cet ultime tome. Je l’ai apprécié, mais certaines choses m’ont vraiment beaucoup déçue.

Dans ce tome trois, nous alternons les points de vue de Lena et de son ancienne meilleure amie, Hana. Les deux filles vivent des situations totalement différentes : Lena fait désormais partie de la résistance, et même si on la tient toujours un peu à l’écart des grandes décisions, elle a su se faire se place au sein des Invalides. Hana, de son côté, a subi le Protocole, et s’apprête à se marier. Et pas avec n’importe qui : non, c’est le futur maire de Portland qui lui a été attribué comme compagnon.
Mais toutes deux ont un point commun : elles doutent, se demandent si la vie qu’elles mènent est vraiment celle dont elles ont rêvé.

Ce double point de vue fait partie des éléments qui m’ont le plus plu. Depuis le tome 1 Hana fait partie de mes personnages préférés de la saga, et sa présence m’a manqué dans Pandemonium. J’étais donc vraiment contente de la retrouver dans Requiem, même si elle n’est plus vraiment la même. Elle n’est plus la jeune fille rebelle et pleine de vie que nous connaissions au début de la saga, le Protocole l’a rendue lisse, sans histoires, même si parfois l’ancienne Hana refait surface pour quelques courts instants. Je l’ai trouvée vraiment égoïste par moments, et elle m’est apparue beaucoup moins sympathique que dans le premier tome, même si j’ai malgré tout aimé la suivre.
 En fait, ce que j’ai surtout apprécié dans le point de vue de Hana, c’est qu’il nous permet de voir la situation à la fois du côté des rebelles et des autorités, de ceux qui croient dans le système. C’est souvent quelque chose que l’on n’a pas dans les dystopies puisque tous les personnages principaux sont des rebelles, alors que c’est aussi intéressant de voir les choses à travers les yeux de l’autre camp.

Le point de vue de Lena nous plonge donc dans le quotidien des résistants, au sein desquels elle a vraiment réussi à se faire une place depuis le sauvetage de Julian. Cette fois, les résistants ont décidé de ne plus se cacher dans la Nature, à espérer qu’on ne les trouve pas. Ils veulent agir, c’est donc une véritable guerre qui se prépare.
J’ai apprécié la fragilité de Lena dans ce dernier tome, et ses doutes face à cette vie dans la Nature qui ne correspond en rien à la liberté dont elle a rêvé. Mais il faut bien le dire, il y a également certaines choses qui m’ont agacée à son propos. Le fait qu’elle passe son temps à tergiverser sur ses sentiments amoureux alors qu’il y a des choses autrement plus importantes qui sont en train de se jouer, surtout. C’est vrai que l’amour est au centre de cette dystopie et c’est vrai aussi que le triangle amoureux est bien mené – j’étais même plutôt contente de le voir apparaître puisque dans Pandemonium je trouvais que Lena oubliait un peu vite Alex – mais quand même, plusieurs fois j’ai eu envie de dire à notre héroïne « bon ma petite, y’a une guerre qui se prépare là, alors tes problèmes de cœur, tu t’en occuperas plus tard, ok ? ».

La fin… je sais qu’elle a fait couler beaucoup d’encre, et je comprends désormais pourquoi. Ce n’est pas une vraie fin que nous donne là Lauren Oliver. Déjà, pour un tome final, je trouvais que l’affrontement entre les Invalides et Régulateurs tardait à arriver, et en effet il arrive vraiment tard dans le roman, ce qui en fait pour moi un tome de transition et non pas un tome final. L’auteure ne répond à aucune des questions qu’elle soulève dans sa trilogie : quelle va-être l’issue de la guerre menée par les Invalides ? Qu’est-il arrivé à la famille de Lena ? Que va-t-il advenir de Hana ? Et du triangle amoureux Julian-Lena-Alex ? Faire une fin ouverte, c’est une chose, mais pour moi, une bonne fin ouverte est une fin qui ouvre de nouvelles perspectives, pas qui s’arrête abruptement en laissant le soin au lecteur de répondre lui-même aux questions qu’ont suscité le récit… J’ai eu comme l’impression que Lauren Oliver ne savait pas comment terminer sa saga, donc elle a tout laissé en plan et clos cet ultime tome par quelques considérations moralistes qui concernent plus notre vie de tous les jours à nous, lecteurs, que celle de nos héros. Je trouve ça un peu facile, et ça ne me plait pas. J’avais pourtant vraiment apprécié ma lecture, mais cette fin me laisse un tel goût d’inachevé que je referme cette trilogie sur une note franchement négative.

Pour conclure, si l’on fait abstraction du fait qu’il manque quelques chapitres, voir même un tome entier, pour que la saga soit complète, Delirium reste tout de même une bonne dystopie, agréable à lire – Lauren Oliver a une superbe plume. C’est loin d’être la meilleure saga du genre, mais j’ai tout de même passé un très bon moment avec chacun des trois tomes. Dommage que la fin de Requiem vienne gâcher cette bonne impression.

Je vous le recommande si : vous aimez les dystopies. Par certains côtés Delirium m’a un peu fait penser à la saga Uglies de Scott Westerfeld, donc si vous avez aimé cette série, pourquoi pas tenter celle de Lauren Oliver ?

« C’est un bon résumé du passé : il glisse l’air de rien, puis s’accumule en fines strates. Si on n’y prête pas garde, on se retrouve enterré dessous. »

jeudi 12 septembre 2013

Delirium #2 : Pandemonium de Lauren Oliver

Titre : Delirium #2 : Pandemonium
Auteur : Lauren Oliver (Etats-Unis)
Date de parution : 2012 aux Etats-Unis comme en France
Editeur : Black Moon
Nombre de pages : 375



Résumé :
Lena a découvert avec Alex ce sentiment interdit qu’est l’amour. Ensemble, ils se sont enfuis, déterminés à gagner la Nature pour vivre leur passion. Mais seule Lena est parvenue à franchir la frontière. Sans savoir si Alex est encore vivant.

Aujourd’hui Lena a rejoint la résistance. Elle se voit confier une mission qui pourrait bien lui coûter la vie. Quand une nouvelle rencontre remet en question tous ses principes. Se battre pour avoir le droit d’aimer : cela a-t-il vraiment un sens ?

Imaginez qu’on vous prive de tout sentiment.
Que la liberté ne soit plus qu’un vieux souvenir dénué de sens.
Jusqu’où iriez-vous pour garder le droit d’aimer ?


Mon avis :
/!\ ATTENTION ! Cette chronique contient des spoilers du tome 1. Si vous ne l’avez pas encore lu, vous feriez bien de fuir là maintenant tout de suite. (Conseil d’ami.) /!\

Refusant de renoncer à son amour pour Alex, Lena a décidé de fuir avec lui pour la Nature afin d’échapper au Protocole. Mais elle est la seule à avoir réussi à passer la frontière : Alex n’a pu la suivre, et elle ignore ce qu’il est advenu de lui, et s’il est encore vivant. Tout en essayant (sans trop de succès) de ne pas penser à la mort de son premier amour, Lena apprend à vivre dans la Nature et à s’y faire une place. Puis, quelques mois plus tard, alors qu’elle a rejoint la résistance et effectue une mission d’infiltration, elle fait la connaissance de Julian, fils du président de l’APASD (Association pour une Amérique sans Deliria). Et cette rencontre pourrait bien tout changer…

Pandemonium se divise en deux temps : « avant », qui se déroule juste après la fin du tome 1 et qui retrace les premiers pas de Lena dans sa nouvelle vie, sans Alex, dans la Nature ; et « maintenant », qui se passe quelques mois plus tard, à New York, alors que Lena a rejoint la résistance et a pour mission de s’infiltrer dans l’APASD. Ces deux temps alternent d’un chapitre sur l’autre, et bien qu’en règle générale je n’aime pas trop les alternances de ce genre (ça hache la lecture), ici au contraire j’ai trouvé ce choix judicieux. Les deux temps se ressemblent, dans leur rythme, dans leurs actions, et on peut faire un parallèle entre les deux. (Je doute que mon explication soit très claire, mais j’ai essayé dix fois de m’expliquer de manière claire et cohérente, je n’y arrive pas, donc si vous avez lu le livre, vous voyez certainement ce que je veux dire, et si vous ne l’avez pas lu, vous comprendrez une fois que vous l’aurez lu !)

Au contraire du tome 1 qui met un temps fou à démarrer parce que l’auteure nous noie sous les explications, ce tome 2 entre directement dans le vif du sujet. Et il y a beaucoup plus de suspense et d’action, aussi. Mais ce que j’ai trouvé un peu dommage, c’est que l’intrigue est beaucoup trop prévisible. La plupart des rebondissements, je les ai vus venir, et de loin ! Tout comme la fin (ce qui ne l’empêche pas d’être un joli cliffhanger tout de même !).
Le style d’écriture de Lauren Oliver est tout aussi beau que dans le premier tome, si ce n’est encore plus. Vraiment, elle écrit divinement bien. C’est presque poétique, avec toutes ces figures de style, ces métaphores…

Lena a beaucoup changé. Fini la jeune fille naïve et un peu cruche (faut bien le dire) du tome 1, cette Lena là est morte et enterrée, remplacée par une jeune fille dynamique, forte, sûre d’elle. Entrer dans la résistance lui a vraiment fait du bien.
Julian, le personnage masculin de ce tome, je le détestais au début – j’étais un peu obligée, vu qu’il représente « l’ennemi ». Mais petit à petit, au vu de son histoire, j’ai été obligée de l’apprécier, parce que j’ai un cœur, quand même ! Mais bon, on peut pas dire que je l’ai adoré. Loin de là. Il n’arrivera JAMAIS à la cheville d’Alex.
La relation Lena-Julian m’a fait beaucoup penser à la relation Lena-Alex du tome 1, avec Lena dans le rôle d’Alex et Julian dans celui de Lena. Julian, d’abord naïf, « formaté » par le système, évolue progressivement au contact de Lena, exactement comme elle avait évolué au contact d’Alex. Donc oui, Lena et Julian tombent amoureux. Ca m’a juste donné envie de balancer le livre par la fenêtre, et d’étrangler à la fois Lena, Julian et Lauren Oliver. Non mais, et Alex dans tout ça ?!? Bon, d’accord, il est probablement mort, mais après tout ce qu’il a fait pour Lena, comment peut-elle le remplacer comme ça ?

Le tome 1 s’intéressait à la Société et à ses doctrines, le tome 2 lui nous fait découvrir la population en marge de cette société : les Invalides – ceux qui vivent dans la Nature et s’organisent en communautés résistantes. J’ai beaucoup aimé cette communauté et son mode de fonctionnement, basé sur la solidarité et l’amitié. Je me suis également attachée à Raven et Tack, les deux figures « phares » de la résistance, ceux qui ont en quelque sorte donné naissance à la nouvelle Lena en la recueillant à son arrivée dans la Nature.
Au sein des Invalides se trouvent aussi les Vengeurs – eux, ce sont les « gros méchants » de l’histoire. Ils ne défendent pas spécialement de cause, leur loyauté va à ceux qui paient le plus. Et il vaut mieux les avoir avec soi que contre soi, parce qu’ils ne sont pas particulièrement doux (ceci est un euphémisme).
La troisième communauté explorée dans Pandemonium se situe elle au sein de la société, il s’agit de l’APASD, que j’assimilerais à l’extrême droite de la politique actuelle.
C’était intéressant de voir comment toutes ces communautés marginales s’organisent, et interagissent entre elles.

En conclusion, un tome 2 que j’ai légèrement préféré au tome 1 grâce à un rythme beaucoup plus soutenu. L’écriture est toujours aussi sublime et le cliffhanger final me donne vraiment hâte de me procurer la suite (et la fin) !

mercredi 26 juin 2013

Delirium T.1 de Lauren Oliver

Titre : Delirium T.1 (Titre original : Delirium #1)
Auteur : Lauren Oliver (Etats-Unis)
Date de parution : 2011 aux Etats-Unis comme en France
Editeur : Black Moon
Nombre de pages : 452

Résumé :
Et si rien n'était plus dangereux que l'amour ?

Plus que quatre-vingt-quinze jours, et je serai protégée de l'amor deliria nervosa. Après le Protocole, je serai heureuse et en sécurité. Pour toujours. C'est ce que tout le monde dit. Et je l'ai toujours cru. Jusqu'à aujourd'hui.

Car aujourd'hui, tout a changé.

Si l'amour conduit à la folie, alors je veux perdre la raison. Si l'amour est une maladie, alors je veux être contaminée. Si l'amour est la vérité, alors je préfère une seule seconde de cette vie qu'une éternité de mensonges.


Mon avis :
La dystopie est un genre qui a le vent en poupe en ce moment, mais je n’en avais pas encore lu jusqu’à maintenant. Enfin, à part la saga Uglies de Scott Westerfeld, mais ça fait vraiment longtemps de ça, j’étais encore au collège à l’époque (qu’est ce que je me sens vieille d’un coup !). On peut donc légitimement dire que Delirium est ma première dystopie.

Dans le monde où vit Lena, l’amour est considéré comme la plus grave des maladies – appelée l’amor deliria nervosa – et la contracter conduit à la souffrance et à la mort. Lena y croit dur comme fer, elle a d’ailleurs vu sa mère succomber des suites de cette maladie, et elle compte les jours qui la séparent de son Protocole, l’opération qui l’immunisera définitivement contre ce fléau. Tout change le jour où elle fait la connaissance d’Alex. Sa rencontre avec le jeune homme va ébranler toutes ses convictions et lui démontrer que l’amour, censé être le pire des maux, est peut-être en réalité l’une des plus belles choses au monde…

L’idée de départ est très intéressante, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai choisi ce livre pour démarrer avec la dystopie. A travers son récit l’auteure pose une question pertinente : à quel prix veut-on éradiquer la souffrance ? Parce que oui, l’amour peut être – et est, très souvent – source de souffrance. Alors les bienfaits de l’amour sont-ils suffisants pour contrebalancer cela ? Voilà qui pourrait faire un bon sujet de philo !

Alors, même si j’adore l’idée sur laquelle est basée toute l’histoire, je ne peux malheureusement pas dire que j’ai adoré le roman de bout en bout. Les tous premiers chapitres m’ont vraiment intéressée et laissaient présager une superbe lecture, mais je dois dire qu’au bout d’un moment, j’ai un peu déchanté. L’histoire est très longue à se mettre en place. Certes, c’est un tome un et il y a plein de choses à mettre en place, l’auteure ne peut pas nous balancer comme ça dans son univers et débrouillez-vous, mais là il y a avait quand même un peu trop de longueurs, des explications qui tenaient des pages entières alors que quelques phrases auraient suffi. Il faut attendre la moitié du roman pour que ça s’accélère. Mais ça vaut le coup d’attendre, parce que cette deuxième moitié est vraiment passionnante !
Et la plume de l’auteure est magnifique également. Surtout quand elle parle de l’amour et décrit les « symptômes » de Lena lorsqu’elle contracte le deliria. C’est absolument superbe, émouvant.

Justement, puisqu’on parle de Lena : je ne sais pas trop si j’ai aimé ce personnage ou non. Au début je la trouvais extrêmement naïve à gober tout rond tout ce qu’on pouvait lui faire croire. Et puis son changement radical au moment où elle rencontre Alex est un peu trop… radical, justement. Je m’explique : Lena qui jusqu’alors respectait toutes les règles à la lettre et ne doutait pas une seconde de leur légitimité se met soudainement à toutes les enfreindre et souvent sans bien réfléchir. A certains moments, j’avais vraiment envie de lui donner des baffes. Mais à d’autres, en revanche, je la trouvais vraiment touchante et j’avais envie de la prendre dans mes bras.
Toujours sur les personnages, j’ai regretté que l’auteure n’ait pas accordé une plus grande place à Hana, l’amie d’enfance de Lena, parce que dès sa première apparition j’ai adoré cette fille, son côté rebelle, et j’aimerais bien en savoir plus sur elle.
Et puis j’ai adoré Alex. Toutes les lectrices seront d’accord avec moi, il est impossible de résister à son charme.

Le roman se termine sur un gros, que dis-je ? un ENORME cliffhanger, et si j’avais eu le tome 2 sous la main, je l’aurais entamé de suite. J’ai ma petite idée sur comment va se poursuivre l’histoire, mais j’espère que je me trompe parce que c’est vraiment trop triste sinon. Les tomes 2 et 3 ne vont sans doute pas tarder à rejoindre ma PAL, et j’en suis ravie car ils augurent d’excellents moments de lecture.

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