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samedi 9 janvier 2016

La duologie Phaenix - Carina Rosenfeld



Je vous promets que j'aurais adoré reprendre le blog avec une chronique positive. Mais, dans la vie on ne peut pas avoir tout ce qu'on veut, alors... fans de la duologie Phaenix, vous feriez mieux de quitter cette page tout de suite.

dimanche 22 mars 2015

Le joyau #1 de Amy Ewing


Titre : Le Joyau #1
Titre original : The Jewel (The Lone City #1) - traduit par Cécile Ardilly
Auteur : Amy Ewing (Etats-Unis)
Date de parution : septembre 2014
Editeur : Robert Laffont - Collection R
Nombre de pages : 452

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Vous êtes plus précieuse que vous ne le pensez.

Le Joyau, haut lieu et coeur de la cité solitaire, représente la richesse, la beauté, la royauté.
Mais pour une jeune fille pauvre comme Violet Lasting, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n'importe laquelle : Violet a été formée pour devenir Mère-Porteuse. Car dans le Joyau, le vrai luxe est la descendance...
Achetée lors de la Vente aux Enchères par la Duchesse du Lac, Violet – le lot 197, son nom officiel – va rapidement découvrir la réalité brutale qui se cache derrière l'étincelante façade du Joyau. S'exercer à la cruauté, à la trahison et aux coups bas est la distraction favorite de la noblesse. Violet doit accepter son sort et tâcher de rester en vie.
C'est pourtant dans ce sinistre quotidien qu'elle tombe amoureuse d'un séduisant garçon, loué pour servir de compagnon à la nièce aigrie de la Duchesse. Cette relation interdite vaudra aux jeunes amants d'affronter les plus grands des dangers...


« L’espoir est une chose précieuse. Pourtant, on ne commence à l’apprécier que quand toute lueur s’est envolée. »

Quand je repense à ce livre maintenant, deux semaines après l’avoir fini, et que j’essaie de le regarder d’un œil objectif, je réalise que j’ai pas mal de choses à lui reprocher. Mais sur le coup, j’ai vraiment passé un agréable moment à le lire, même si quelques petites choses m’avaient dérangée.

C’est l’histoire de Violet (prénommée d’après la couleur de ses yeux), qui appartient à la caste la plus pauvre de la société, le Marais. Certaines filles de cette caste ont développé suite à une mutation génétique (du moins, je crois que c’était une mutation génétique) des pouvoirs qui leur permettent d’altérer les objets, ou même les êtres vivants. Mais ces pouvoirs sont une malédiction plutôt qu’un don, parce que les posséder signifie que vous allez devoir être vendue comme mère porteuse aux femmes du Joyau, la caste la plus haute, puisque, suite à une autre mutation génétique, ces femmes ne peuvent donner naissance à des enfants. Violet est l’une de ces filles. A partir du moment où elle a été « diagnostiquée », elle a perdu toute identité : elle est désormais au service de sa propriétaire, la Duchesse du Lac, qui l’utilisera comme un objet pour parvenir à ses fins.

Je dois dire que le début de ce roman était vraiment prometteur. D’abord, le fait qu’il traite des mères porteuses avait tout de suite retenu mon attention. Ce sujet, et toutes ses implications morales et éthiques, m’intéresse particulièrement donc j’avais hâte de voir ce que ça pouvait donner dans une dystopie YA. C’est sans doute l’aspect qui m’a le plus plu dans ce livre : j’ai vraiment aimé tout le côté déshumanisation des mères porteuses. Il y a deux scènes en particulier qui m’ont marquées : la vente aux enchères où les filles sont présentées comme du bétail, et quand les femmes du Joyau se retrouvent pour je ne sais quel évènement mondain avec chacune leur mère porteuse tenue en laisse, comme si elles promenaient leur chien. On peut difficilement rester indifférent à ces scènes assez choquantes.
J’ai aussi beaucoup aimé l’ambiance générale dans le Joyau. Sous les apparences belles et luxueuses se cachent complots, trahisons et coups bas. Les femmes du Joyau veulent toujours plus de pouvoir, et elles sont prêtent à tout pour l’obtenir.

Vous pouvez donc aisément comprendre que prise dans cette atmosphère, j’ai dévoré le livre très rapidement et y ai pris plaisir. Cependant, je me dois de pointer quelques défauts : par exemple, la construction de l’univers m’a semblé un peu légère. Les femmes du Joyau sont devenues stériles, et celles du Marais ont développé des pouvoirs, d’accord, mais comment ? Il me semble qu’on évoque brièvement une épidémie ou quelque chose du genre qui aurait causé les mutations génétiques, mais honnêtement, on passe tellement vite dessus que je ne m’en souviens plus. Je regrette également que la plupart des personnages apparaissent tellement unidimensionnels. Seule la Duchesse semble avoir une personnalité à plusieurs facettes. C’est un peu problématique pour moi qui aime par-dessus tout les personnages complexes.

Mais mon plus gros problème avec ce livre, c’est la romance. Sérieusement, y avait-il vraiment besoin de nous balancer une romance en plein milieu (une romance ultra cheesy, qui plus est) ? Et avec un insta-love ? J’appréciais plutôt bien ma lecture jusque là, mais lorsque la romance est apparue (heureusement elle démarre assez tard, vers la moitié, si ce n’est pas encore plus tard), j’ai commencé à lever les yeux au ciel et à soupirer assez souvent. Parce que Violet, qui jusque là s’avérait être un personnage plutôt intéressant, a soudainement commencé à régresser au moment où son chemin a croisé celui d’Ash. Elle devient naïve, empotée et agaçante à souhait. Et le couple qui est désespérément amoureux parce que « je n’avais encore jamais rencontré quelqu’un comme toi » alors qu’il ne se sont vus que deux ou trois fois... Non. Juste non.

Alors non, ce roman n’est pas exempt de défauts. Et oui, il contient une romance insupportable. Mais est-ce qu’il est mauvais ? Non, certainement pas. C’est une lecture agréable et divertissante, et le contexte est intéressant. Il y a vraiment du potentiel pour que les tomes suivants soient géniaux, alors j’espère qu’ils seront à la hauteur !


Je vous le recommande si : Le Joyau m’est apparu comme une sorte de mélange entre Hunger Games et La Sélection, mais je le recommanderais aux fans de La Sélection plus qu’à ceux de Hunger Games.

dimanche 21 septembre 2014

Resistance (Night School #4) de C.J. Daugherty






Titre : Resistance (Night School #4)
Auteur : C.J. Daugherty (Royaume-Uni)
Date de parution : juin 2014
Editeur : Atom Books
Nombre de pages : 400






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Finding refuge at a secret location in the south of France, Allie almost convinces herself she’s safe – until Nathaniel’s guards attack. Then she’s on the run again, and forced to return to the one place she can truly call home: Cimmeria Academy.

But when she arrives, she barely recognises it. Tensions are on a knife edge. Nathaniel is close – very close – to getting everything he wants.

Allie is desperate to do something – anything! – to stop him, and agrees to accompany Lucinda on a dangerous late-night mission. But is she putting her friends’ lives at risk? Carter and Sylvain are both ready to fight by her side, and prove their love. Allie knows she must make up her mind once and for all about who she really wants. The time for indecision is over. Everything is at stake and winner takes it all…

En trouvant refuge dans un endroit secret dans le sud de la France, Allie se convainc presque qu’elle est en sécurité – jusqu’à ce que les hommes de Nathaniel attaquent. Elle est alors de nouveau en fuite, et forcée de retourner au seul endroit qu’elle peut véritablement appeler chez elle : l’académie de Cimmeria.

Mais quand elle arrive, elle la reconnait à peine. Tout le monde est à couteaux tirés. Nathaniel est près – très près – d’obtenir tout ce qu’il veut.

Allie veut désespérément faire quelque chose – n’importe quoi ! – pour l’arrêter, et accepte d’accompagner Lucinda dans une dangereuse mission nocturne. Mais met-elle ses amis en danger ? Carter et Sylvain sont tous deux prêts à se battre à ses côté, et lui prouver leur amour. Allie sait qu’elle doit décider qui elle veut vraiment. Le temps de l’indécision est terminé. Tout est en jeu et le gagnant remporte tout...


/!\ Avertissement : Très haute teneur en spoilers des tomes précédents. Ne pas consommer en cas d’allergie connue à ces substances. /!\

“Yes, she was just a kid and he was a rich and powerful man. But a tiny twig can stop a clock ticking. A speck of dust can do a lot of damage to a delicate machine.” *

Night School est une saga que j’apprécie beaucoup, mais je dois bien avouer que les tomes sont un peu en dent de scie : un très bon – un un peu moins bon – un très bon, etc. Le tome 3 m’avait beaucoup plu, donc si vous avez suivi l’algorithme, vous en déduirez que ce tome 4 m’a un peu déçue.

Allie et son amie Rachel sont en fuite depuis plusieurs mois, placées dans de riches demeures sous très haute surveillance dont elles changent régulièrement afin que Nathaniel ne retrouve pas leur trace. Nous retrouvons les deux filles alors qu’elles séjournent en France, chez les parents de Sylvain, et c’est là qu’elles sont finalement rattrapées, et que la décision est prise de les renvoyer à Cimmeria, puisqu’où qu’elles soient, elles sont toujours en danger. Allie et Rachel  réintègrent donc leur école, qui a plutôt une allure de prison : tout, et tout le monde, est sous surveillance permanente. Nathaniel n’a jamais été aussi près, et il devient urgent de faire quelque chose pour l’arrêter... même si ça implique mettre la vie d’Allie et de ceux à qui elle tient à nouveau en danger.

Resistance démarrait plutôt bien puisque le premier chapitre va à 200 à l’heure (littéralement). Avec autant d’action d’entrée de jeu, je pensais ne pas m’ennuyer. Sauf que les apparences sont trompeuses. En réalité, à part cette scène sur les chapeaux de roue (littéralement, encore une fois), le début du roman est plutôt lent et finit même par s’étirer en longueur, au point que j’ai fini par me demander : « bon, c’est quand qu’il se passe quelque chose, là ?! »

A défaut d’avoir de l’action pendant une bonne moitié du roman, on a le triangle amoureux qui fait son grand retour après nous avoir laissé à peu près tranquille dans le tome 3. J’ai donc soupiré un grand nombre de fois devant l’indécision d’Allie, parce que ça fait quand même 4 tomes qu’elle se pose toujours les mêmes questions, et qu’on commence un peu à en avoir marre. En fait, Allie m’a un peu agacée de manière générale dans ce tome, un peu comme dans le tome 2 où elle prenait beaucoup de décisions sans réfléchir alors que vu les dangers qui la guettent, son cerveau pourrait bien lui être utile. Elle avait mûri dans le tome 3 et j’espérais la retrouver ainsi, mais malheureusement ce ne fut pas le cas. Point positif, elle a ENFIN décidé qui de Carter ou Sylvain avait sa préférence, donc normalement, on devrait être débarrassé de ce ****** de triangle amoureux pour le dernier tome (j’ai censuré les gros mots, au cas où il y a des enfants qui lisent cette chronique).

Je me plains, je me plains... mais n’allez pas croire que je n’ai rien aimé dans ce livre, hein ! Night School reste Night School, c’est-à-dire une saga avec des personnages attachants (y compris Allie, même si elle me tape un peu sur le système par moments, je l’aime bien quand même), et une intrigue complexe qui commence vraiment à se déployer et annonce beaucoup de bonnes choses pour l’ultime tome. La deuxième moitié de Resistance fait d’ailleurs pas mal avancer les choses puisqu’on découvre enfin qui est la taupe de Nathaniel à Cimmeria. Pas beaucoup de surprises de ce côté-là puisque j’avais déjà des doutes sur ce personnage, mais maintenant qu’il est démasqué, l’intrigue a fait un bon pas en avant. La confrontation finale avec Nathaniel se précise également, d’ailleurs la fin de ce tome 4 est tout simplement palpitante. Si on manquait un peu (beaucoup) d’action pendant les trois-quarts du roman, la fin comble bien cette lacune et nous laisse sur un cliffhanger aussi terrible qu’inattendu... comment je suis censée attendre juin 2015 pour la suite, moi ?!?

En bref, un tome que je qualifierai de transition puisque hormis au tout début et la toute fin, il ne s’y passe pas grand-chose... mais néanmoins, l’intrigue a tout de même bien progressé et le final s’annonce grandiose. Il ne reste plus qu’à patienter maintenant (plus facile à dire qu’à faire)

Je vous le recommande si : vous aimez l’action, le thriller... et la romance aussi, parce que le triangle amoureux prend quand même pas mal de place.

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* « Oui, elle était juste une gamine et il était un homme riche et puissant. Mais une minuscule brindille peut empêcher une horloge de tourner. Un grain de poussière peut beaucoup endommager une machine délicate. »


Edition française : parue en juin 2014 dans la collection R (avec la même couverture que la VO de Confusion de Cat Clarke. Je sais pas vous, mais moi ça me dérange un peu (c'est pour ça que j'ai opté pour la VO d'ailleurs))

jeudi 21 août 2014

The Elite (The Selection #2) de Kiera Cass





Titre : The Elite (The Selection #2)
Auteur : Kiera Cass (Etats-Unis)
Date de parution : 2013
Editeur : Harper Teen
Nombre de pages : 323








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The Selection began with thirty-five girls.
Now with the group narrowed down to the six Elite, the competition to win Prince Maxon’s heart is fiercer than ever – and America is still struggling to decide where her heart truly lies. Is it with Maxon, who could make her life a fairy tale? Or with her first love, Aspen?

America is desperate for more time. But the rest of the Elite know exactly what they want – and America’s chance to choose is about to slip away.

La Sélection a débuté avec trente-cinq filles.
Maintenant, avec le group réduit à six, l’Elite, la compétition pour gagner le cœur du Prince Maxon est plus dure que jamais – et America a toujours du mal à déterminer où penche son cœur. Est-ce avec Maxon, qui pourrait faire de sa vie un conte de fées ? Ou avec son premier amour, Aspen ?

America veut désespérément plus de temps. Mais le reste de l’Elite savent exactement ce qu’elles veulent – et la possibilité pour America de choisir  est sur le point de lui échapper.


Vous connaissez le syndrome du tome 2 ? Cette maladie qui frappe nombre de sagas, rendant leur tome 2 beaucoup moins bon que les autres ? Eh bien, sachez que nous tenons ici une très belle victime de ce syndrome.
J’avais eu un petit coup de cœur pour le tome 1. Pas le coup de cœur du siècle, hein, pas même celui de l’année mais j’avais adoré cette jolie petite lecture toute légère et le sympathique mélange dystopie/conte de fée. Et voilà que la suite me déçoit tout autant que j’avais adoré le début.

Comment résumer ce second volet autrement que par : America aime Maxon... non, en fait elle aime Aspen... mais peut-être qu’elle préfère Maxon... euh non, Aspen... C’est comme ça pendant les trois cent et quelques pages du roman. Bon d’accord, je savais bien qu’il allait y avoir un triangle amoureux, mais je ne pensais pas que tout le livre allait reposer sur ça, avec une America qui fait la girouette toutes les trois minutes. Donc forcément, pour moi qui n’aime pas les triangles amoureux, ça ne l’a pas fait. Vraiment pas.

 (bon d'accord, peut-être pas à ce point. Mais presque)

Le problème numéro 1 que j’ai rencontré dans cette lecture s’appelle America. Je l’aimais pourtant beaucoup dans le tome 1, je la trouvais intelligente, réfléchie, naturelle, loin des cruches écervelées (comme Celeste) qui peuplent les émissions de télé-réalité. Malheureusement, dans l’Elite, America abaisse son niveau peut-être pas jusqu’à celui des cruches sus-mentionnées, mais pas loin. Elle passe son temps à faire la girouette entre Maxon et Aspen, oubliant l’un dès qu’elle est avec l’autre, et finalement, je n’ai pas eu l’impression qu’elle a des sentiments amoureux ni pour l’un, ni pour l’autre, mais plutôt qu’elle regarde ce que chacun pourrait lui apporter. Et pendant qu’elle passe de l’un à l’autre sans arrêt, elle nous fait des crises de jalousie chaque fois que Maxon semble se rapprocher d’une autre candidate de la Sélection. Bon d’accord, c’est peut-être pas très intelligent de la part de Maxon de se jeter dans les bras d’une autre alors qu’il essaie de prouver à America que c’est elle qu’il veut, mais bon, à l’issue de la Sélection, il va devoir choisir une épouse, et comme il n’est sûr de rien avec America, il assure ses arrières, ça peut se comprendre. En tous cas, si notre héroïne faisait un choix au lieu de piquer des crises de jalousie comme une gamine trop gâtée, les choses seraient beaucoup plus simples.

Je n’ai donc pas aimé America dans ce tome, je n’ai pas trop aimé Maxon non plus, en tous cas beaucoup moins que dans le tome 1. Finalement, celui qui m’a le plus plu ici, c’est, contre toute attente Aspen, qui est le seul à rester fidèle à lui-même. Et lui, au moins, il sait ce qu’il veut. Ca change.

En plus du comportement puéril d’America, j’ai été également déçue par le côté dystopique, qui ne prend aucune ampleur contrairement à ce que je souhaitais. J’espère que les choses vont changer dans le tome 3, parce qu’honnêtement, je ne pense pas que je puisse supporter encore un tome sur les girouetteries (si si, ce mot existe, je viens de l’inventer) d’America, et aussi parce que si ce n’est pas le cas, ce sera un beau potentiel gâché. On pourrait avoir un point de vue différent, du côté des autorités au lieu de celui des Rebelles comme dans la plupart des dystopies, ce qui rendrait la saga très intéressante. En tous cas, pour l’instant, l’auteure a choisi la facilité, à savoir se concentrer sur la romance. Les attaques des rebelles me font doucement rigoler et j’ai l’impression qu’elles sont surtout là pour pimenter un peu le roman avec des scènes d’action, mais c’est tout. J’espère vraiment que le tome 3 me donnera tort sur ce point.

En bref, une énorme déception pour ce second tome dans lequel je me suis passablement ennuyée. L’héroïne est insupportable, et le triangle amoureux sans beaucoup d’intérêt, puisqu’ il me semble évident qu’America va choisir Maxon à la fin, donc il n’y a aucun suspense. J’espère que le côté dystopique va reprendre le dessus dans l’ultime volet, sinon cette saga ne sera rien d’autre qu’un gros potentiel gâché, et ce serait vraiment dommage.

Je vous le recommande si : Même si je n’ai pas aimé ce tome, je vous recommande tout de même le tome 1, qui est une superbe lecture détente. Et si vous aimez les triangles amoureux, il y a des chances que même le tome 2 vous plaise.


J'imagine que vous savez tous qu'il existe une édition française, mais si jamais ce n'était pas le cas, sachez qu'elle est parue en mai 2013 dans la collection R, avec la même très jolie couverture qu'en VO.

samedi 26 juillet 2014

Lucides de Adrienne Stoltz et Ron Bass





Titre : Lucides
Titre original : Lucid – traduit par Dominique Haas
Auteur : Adrienne Stoltz & Ron Bass (Etats-Unis)
Date de parution : 2014
Editeur : Robert Laffont – Collection R
Nombre de pages : 373







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Sloane, première de sa classe, coule une existence paisible dans une petite ville côtière des Etats-Unis.
Maggie, jeune fille indépendante, entame une prometteuse carrière d’actrice à New York.

Tout les sépare, hormis une chose : en dormant, chacune rêve la vie de l’autre jusque dans ses secrets les plus intimes.

Jamais encore leurs chemins ne s’étaient croisés. Jusqu’au jour où Sloane tombe amoureuse d’un garçon...

Laquelle est réelle ? Laquelle n’est qu’un songe ?


Je ressors de ce livre avec un avis assez mitigé. Il m’a plutôt plu, j’ai passé un bon moment de lecture dans l’ensemble mais je ne peux m’empêcher d’être légèrement déçue, quand même.

Lucides nous plonge dans le quotidien de deux jeunes filles d’environ 16 ans, Sloane et Maggie. Tandis que Sloane mène une vie des plus banales dans la campagne américaine entourée de sa famille et de ses amis, Maggie de son côté doit gérer sa carrière d’actrice, sa petite sœur et sa mère relativement absente. Quel rapport entre ceux deux filles ? Aucun, si ce n’est qu’elles rêvent chacune de la vie de l’autre toutes les nuits. L’une est donc la création mentale de l’autre, mais qui ? Et lorsque la frontière entre rêve et réalité commence à se brouiller, il devient urgent de pouvoir donner une réponse à cette question.

Sur la couverture, Marc Levy nous vend ce livre comme « une histoire palpitante », et je dois dire que je ne suis pas du tout d’accord avec lui. Enfin, si, le dernier quart du roman est palpitant. Pour les trois premiers, en revanche... je les ai passés à me demander quand est-ce que l’histoire allait véritablement commencer. Pendant les 200-250 premières pages nous ne faisons que suivre le quotidien de Maggie et Sloane en parallèle, c’est tout. De plus, on s’intéresse surtout à la vie amoureuse de nos protagonistes, et je dois bien avouer que la vie amoureuse d’ados de 16 ans, ça a bien du mal à me passionner (je dois être trop vieille)

Je ne dirais pas que je me suis ennuyée pour autant (même si je me suis plusieurs fois demandée « bon, c’est quand qu’il se passe quelque chose d’intéressant ? »), parce que mine de rien je me suis attachée aux deux héroïnes. Surtout Maggie et sa petite sœur Jade qui est juste trop mignonne et trop drôle. Et puis le fait qu’elle soit actrice au lieu de simple lycéenne rend également sa vie plus intéressante. Sloane m’a laissée un peu plus indifférente, sans doute parce que sa vie est vraiment des plus banales : elle a des parents, des frères et sœurs, des amis et elle va au lycée, comme tout le monde.
Par contre, j’ai beaucoup moins apprécié le fait que les auteurs ont réussi à nous caser deux triangles amoureux pour le prix d’un (vous savez à quel point j’adore les triangles amoureux *ironie*).

Le dernier quart du roman en revanche est vraiment palpitant. Les choses s’accélèrent très vite, les vies des deux filles commencent à se mélanger, à tel point qu’on finit par ne plus savoir qui est qui, où s’arrête le rêve et où commence la réalité. C’est extrêmement confus, mais dans le bon sens du terme : les auteurs avaient pour but de nous embrouiller le cerveau, et ils y sont parvenus avec brio ! J’ai vraiment adoré cette dernière partie, je passais mon temps à échafauder des hypothèses et à changer d’avis sur l’identité de la fille réelle, et j’ai tourné les pages à une vitesse folle.

Cependant la conclusion m’a laissée sur ma faim, je ne suis pas sûre d’avoir tout bien saisi. J’ai compris qui était la création mentale de qui et pourquoi elle a eu besoin de se créer ce double, mais il me reste encore plein de points d’ombre, sur certains évènements ou sur le rôle de certains personnages. Je ne sais pas si c’est moi qui n’ai pas tout compris ou si ce sont les auteurs qui ont volontairement laissé des choses à l’imagination de leurs lecteurs, mais quoi qu’il en soit ça ne me satisfait pas. J’aime quand tout est clair, net et précis quand je referme un livre.

En conclusion, je retiendrais surtout le dernier quart du roman, absolument passionnant. Pour le reste, c’est vraiment long a démarrer et la conclusion laisse à désirer, mais malgré tout Lucides reste une bonne lecture. Pas extraordinaire, mais sympathique.


Je vous le recommande si : je ne sais pas trop à qui le recommander... Je sais en revanche à qui ne PAS le recommander : à ceux qui cherchent une lecture haletante, bourrée de rebondissements et de suspense.

mercredi 26 février 2014

Rupture (Night School #3) de C.J. Daugherty

Titre : Night School T.3 : Rupture (Night School #3: Fracture)
Auteur : C.J. Daugherty (Royaume-Uni)
Date de parution : 2013 au Royaume-Uni comme en France
Editeur : Robert Laffont – Collection R
Nombre de pages : 396



Résumé :
Une saison pour aimer, une saison pour mourir…

Inconsolable depuis la mort de son amie et sous la menace constante d’un espion qui rôde à Cimmeria, Allie Sheridan accuse le coup. Et elle n’est pas la seule à perdre les pédales ; tout s’effondre et se brise autour d’elle : amitiés, amours, certitudes… Alors, quand le sinistre Nathaniel s’apprête à lancer un nouvel assaut contre l’école, Isabelle, la directrice elle-même, ne sait plus que faire.

Peu à peu, Cimmeria sombre dans les sables mouvants de la paranoïa et de la suspicion. Chaque étudiant est considéré comme coupable jusqu’à preuve du contraire. Trahison et délation gèlent les cœurs trop tendres et attisent d’inavouables passions.

Désormais, Nathaniel n’a même plus besoin d’attaquer les occupants de Cimmeria, ces derniers s’entredéchirent très bien tout seuls…

Mon avis :
/!\ ATTENTION ! Présence de nombreux spoilers des tomes précédents. Pour votre sécurité, veuillez ne pas vous aventurez plus loin si vous ne les avez pas lus. Je décline toute responsabilité en cas de spoiliation accidentelle /!\

«  – Il a raison ? interrogea Rachel en fixant Carter. C’est la guerre ?
Carter resta silencieux de longues secondes. Puis, croisant le regard de Sylvain, il hocha la tête.
– Oui, c’est la guerre. »

Après un tome deux qui m’avait un peu laissée sur ma faim, voilà un tome 3 qui rehausse le niveau ainsi que mon intérêt pour la saga Night School du même coup.

Nous retrouvons une Allie un peu (beaucoup) déboussolée après la terrible mort de Jo lors du bal d’hiver. Elle en veut aux enseignants ainsi qu’à l’équipe de vigiles de Cimmeria, mais surtout, elle s’en veut à elle-même de ne pas avoir été capable de protéger son amie. Ne se sentant plus en sécurité dans l’enceinte de l’école, elle décide de s’échapper et de trouver elle-même les assassins de Jo afin de venger son amie, seule. Cependant, après que sa tentative d’évasion ait tourné court, Allie revient à la raison et c’est entourée de ses amis de la Night School qu’elle va se battre pour arrêter Nathaniel.

Sur le début, j’ai cru que ça allait être un nouveau tome de transition, comme le tome précédent. Et ça commençait à faire un peu long, pour une transition. Heureusement, même si le démarrage est un peu lent, l’histoire passe rapidement à la vitesse supérieure. Il n’y a pas forcément beaucoup d’action, mis à part sur les derniers chapitres qui sont vraiment haletants, mais les révélations vont bon train. Tout en gardant de gros mystères irrésolus (on ne sait toujours pas qui est la taupe de Nathaniel à Cimmeria, par exemple), C.J. Daugherty lève le voile sur une certain nombre d’interrogations au sujet de Nathaniel, de l’Organisation, de la Night School et des liens entre tout ça. Une intrigue à la portée beaucoup plus vaste qu’on n’aurait pu se l’imaginer au départ, qui laisse présager de très bonnes choses pour la suite.

J’ai également beaucoup apprécié le développement des personnages. En particulier Allie qui évolue beaucoup dans ce tome 3. Si au départ, sous le coup de la colère et du désespoir, elle se conduit comme une ado rebelle, rapidement elle gagne en maturité, devient beaucoup plus posée et réfléchie. Elle a à cœur de ne plus foncer tête baissée et reproduire les erreurs du passé. Même si son attitude du début est un peu énervante, je l’ai quand même comprise. Elle est perturbée par la mort violente de sa meilleure amie – qui ne le serait pas ? – et c’aurait même été peu crédible si elle n’avait pas un minimum perdu les pédales après ça.

J’ai apprécié tous les personnages – même la grande peste Katie Gilmore qui se rend beaucoup plus appréciable dans ce volet, toutefois je n’arrive pas à m’attacher complètement à un autre personnage qu’Allie parce que je suis constamment en train de tous, absolument tous, les suspecter d’être la taupe. Je n’ai vraiment aucune hypothèse sérieuse, à chaque fois que je commence à sérieusement soupçonner quelqu’un, il se passe quelque chose qui me fait me dire « Ah mais non, ce serait plutôt lui en fait… » C’est terriblement frustrant, mais c’est là tout le talent de l’auteure, aussi.

La romance prend ici des allures très secondaires, et c’est un autre point positif après un tome 2 au triangle amoureux trop prononcé selon moi. Certes, Allie est toujours tiraillée entre Carter et Sylvain et a bien du mal à définir ses sentiments envers l’un et l’autre, mais trouver la réponse à ses interrogations sur le sujet n’est clairement pas sa priorité. Je suis contente que C.J. Daugherty ait décidé de mettre en veilleuse cet aspect là de sa saga parce que je trouve que la romance n’avait pas du tout sa place dans ce tome. Quand on a homme de la trempe de Nathaniel à ses trousses, on a d’autres chats à fouetter, je pense.

Pour finir, même si je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce livre, il reste quand même une excellente lecture qui renoue avec les aspects qui m’avaient fait tant aimer le premier tome. Vivement juin pour la suite !

jeudi 9 janvier 2014

La Sélection #1 de Kiera Cass

Titre : La sélection T.1 (The Selection #1)
Auteur : Kiera Cass (Etats-Unis)
Date de parution : 2012 aux Etats-Unis comme en France
Editeur : Robert Laffont – Collection R
Nombre de pages : 344


Résumé :
35 CANDIDATES. 1 COURONNE. LA COMPETITION DE LEUR VIE.

Trois cent ans ont passé et les Etats-Unis ont sombré dans l’oubli.
De leurs ruines est née Ileá, une monarchie de castes.
Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.

Elles sont trente-cinq jeunes filles : la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l’héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras.
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…

TOUT JEU COMPORTE DES REGLES, ET LES REGLES SONT FAITES POUR ETRE TRANSGRESSEES.

Mon avis :
« Il y a un mois est apparu à la télévision un type raide, ennuyeux, distant, incapable d’inspirer l’amour et d’aimer qui que ce soit. A présent, mes œillères sont tombées. Force est d’avouer que je me suis trompée sur son compte, et lourdement. »

Etats-Unis, 300 ans plus tard. Et pas Etats-Unis, d’ailleurs, mais Illeá, parce que les Etats-Unis que nous connaissons ont disparu, remplacés par une monarchie basée sur un système de castes.
Maxon, le prince héritier d’Illeá, atteint ses dix-huit ans, il est donc temps pour lui de songer à se marier. Afin de lui permettre de trouver la femme idéale, le royaume organise une sorte de jeu télévisé, « La Sélection », pendant lequel 35 jeunes filles du royaume vont tenter de s’attirer les faveurs de l’héritier du trône. C’est l’occasion rêvée pour elles d’échapper à une vie banale, voire misérable pour celles issues des castes les plus basses. America Singer est l’une des ces jeunes filles. Elle devrait s’en réjouir, pourtant elle ne le fait pas. Car son cœur est déjà pris par Aspen, un jeune homme d’une caste inférieure…

Hé bien, c’est une petite lecture toute mignonne que nous avons là ! Aussi jolie que sa couverture ! Un conte de fée sur fond de dystopie que j’ai tout simplement adoré.
Bon d’accord, je l’admets, j’ai eu un petit peu de mal avec le début : ça me faisait penser aux émissions de téléréalités genre « La belle et ses princes » (ou tout du moins ça me faisait penser à l’image que je me fais de ces émissions parce que je ne me suis encore jamais ennuyée au point de les regarder), avec tout le côté superficiel qui m’insupporte au plus haut point. Mais ça, c’était au tout début. Je suis vite passée outre pour me laisser emporter par cette histoire toute mignonne.

Et puis, America est loin d’être superficielle, et elle aussi ne supporte pas les manières et la stratégie calculatrice de certaines candidates écervelées – comme Celeste, LE cliché parfait de la bimbo de téléréalité. Ah, si j’avais pu entrer dans le livre pour lui en coller une (voire deux ou trois, même)… Mais je m’égare, là, j’étais en train de parler d’America. Revenons au sujet. Je disais donc qu’America est loin d’être superficielle, et je me suis très vite attachée à elle. J’ai vraiment aimé sa générosité, le fait qu’elle reste elle-même tout au long de l’aventure, et qu’elle réfléchisse avant d’agir. C’est rare les héroïnes comme ça !
(En plus elle est musicienne, comme moi, alors comment voulez-vous que je ne l’adore pas, cette fille ?)

Maxon, au début, je ne l’aimais pas trop. Il avait l’air tellement lisse et maniéré ! Mais en le découvrant un peu plus, je me suis rendu compte qu’il n’est absolument pas lisse, en fin de compte. Maniéré oui, mais lisse, certainement pas. Il a une très belle personnalité, j’ai vraiment hâte d’en découvrir plus sur lui. Et la complicité qu’il a avec America est adorable.
Au début, j’aimais beaucoup Aspen. Mais très vite, je ne l’ai plus compris du tout, et j’ai eu envie de lui donner des baffes (bon, pas autant qu’à Celeste, certes, mais quand même)

J’ai pu lire un certain nombre de chroniques qui reprochaient à La Sélection sa ressemblance avec Hunger Games. Heu… on m’explique ? Elle est où la ressemblance ? Alors oui, il y a un jeu télévisé dans les deux. Mais dans Hunger Games, il est question d’un jeu où l’on s’entre-tue pour gagner, alors que dans La Sélection, c’est un jeu pour trouver la future princesse. Complètement différent.
Et puis, La Sélection est loin d’être une dystopie aussi « noire » que Hunger Games, ou que toutes les autres dystopies que j’ai pu lire, d’ailleurs. Il y a certes un système de castes avec de grosses inégalités entre les castes, mais on n’est pas dans une dictature, le gouvernement apparait même plutôt sympathique – pour l’instant du moins. Peut-être va-t-on voir l’envers du décor dans les prochains tomes ?
Il y a bien une petite rébellion, mais elle est loin de prendre toute la place. On ne connaît d’ailleurs pas grand-chose sur ces rebelles. Je ne sais pas si la rébellion va prendre plus d’ampleur par la suite, mais quoi qu’il en soit je trouve ça assez sympa de voir les choses « de l’autre côté de la barrière ». Parce que dans les dystopies  « classiques », on voit toujours la révolte du côté du peuple, alors que là, pour une fois, on est du côté du pouvoir. Je ne sais pas si Kiera Cass prévoit de développer cet aspect là dans les tomes suivants, mais j’espère qu’elle le fera.


En bref, La Sélection n’est pas LA lecture de l’année, elle ne vous fait pas vous poser des questions existentielles, mais elle a le mérite de vous entraîner dans son univers et de vous accrocher un sourire aux lèvres. Une petite lecture toute gentille toute mignonne, et ça fait du bien, de temps en temps, un peu de douceur dans ce monde de brutes !

vendredi 3 janvier 2014

Héritage (Night School #2) de C.J. Daugherty

Titre : Night School T.2 : Héritage (Night School #2: Legacy)
Auteur : C.J. Daugherty (Royaume-Uni)
Date de parution : 2012 au Royaume-Uni comme en France
Editeur : Robert Laffont – Collection R
Nombre de pages : 398



Résumé :
Une saison pour aimer, une saison pour mourir…

Humiliée de devoir la vie sauve à d’autre qu’elle-même, Allie Sheridan finit par rejoindre les rangs de la très sélective Night School. Commence alors le véritable apprentissage aux côtés du troublant Carter et du sulfureux Sylvain…
La société secrète combine cours de self-défense aux cadences infernales et entraînement à la survie digne des commandos d’élite. A Cimmeria, les pensionnaires doivent s’exercer à vivre comme les impitoyables personnages de pouvoir qu’ils sont appelés à devenir : politiciens de haute volée, PDG de multinationales ou conseillers de l’ombre.
Et le message de la Night School est clair : pour pouvoir dominer le monde, il faut renoncer à toute vie privée et se dévouer corps et âme à l’Organisation. Mais que faire quand l’amour et la mort s’invitent au bal des menteurs ?

Mon avis :
/!\ ATTENTION. Cette chronique contient des spoilers du tome précédent. Pour votre sécurité, veuillez ne pas vous aventurer plus loin si vous ne l’avez pas lu. Je décline toute responsabilité en cas de spoiliation accidentelle /!\

« – Allie, la vie nous réserve bien des chagrins, autant t’y habituer dès à présent. Hélas, ça ne change pas avec les années. Au contraire. Au fil du temps, les soucis s’accumulent. Comme la neige, là dehors.
Elle jeta un coup d’œil à travers la fenêtre.
– On apprend juste à faire avec. »

Alors qu’elle profitait tranquillement des vacances d’été chez ses parents, Allie se retrouve traquée en pleine nuit par les hommes de Nathaniel, auxquels elle échappe de justesse. N’étant plus en sécurité à Londres, elle fait donc son retour plus tôt que prévu dans un Cimmeria en pleine reconstruction après l’incendie qui a ravagé une partie de l’école quelques mois plus tôt.
L’incident de l’été a conduit ses enseignants à accepter de faire entrer Allie dans la Night School, afin qu’elle apprenne les techniques de self-défense nécessaires en cas de nouvelle offensive de Nathaniel. Mais en intégrant les Nocturnes, elle va également découvrir qu’un traître se cache parmi eux et qu’elle ne peut faire confiance à personne…

Je ne sais pas trop quoi penser de ce livre. D’un côté, j’ai aimé, mais de l’autre…  j’ai été un peu déçue, peinant à retrouver l’atmosphère qui m’avait tant plu dans le tome 1. La plume de C.J. Daugherty est toujours aussi fluide et agréable, mais je n’ai pourtant pas réussi à me glisser dans l’univers et à ressentir l’ambiance sombre, fascinante et inquiétante qui règne à Cimmeria. Je ne suis pas restée accrochée à mon livre parce que j’avais absolument besoin de connaître la suite. Non, j’ai lu, mais avec un certain détachement par rapport à l’histoire, malgré tout mes efforts pour m’y plonger totalement.

« La personne la plus proche de toi est celle qui peut te faire le plus de mal.»

Et puis, dès les premiers chapitres, ça sent le triangle amoureux à 200 km à la ronde. Et moi, je suis pas très fan des triangles amoureux. On peut pas laisser Carter et Allie tranquille ?!
Quoique, Carter est sans doute le personnage qui m’a le plus agacée dans ce tome. Ultra protecteur envers Allie, il va même jusqu’à lui interdire de voir Sylvain parce qu’il n’aime pas et ne fait pas confiance à l’étudiant français. Pour ça j’ai eu envie de lui donner des baffes. D’abord parce qu’Allie est suffisamment grande et dégourdie pour se protéger toute seule, et d’autre part parce qu’elle a quand même le droit de décider elle-même à qui elle fait confiance et qui elle veut comme ami, non ?
Allie aussi m’a un peu énervée par moments. En fait, ce que j’ai ressenti à propos de ce personnage est un peu confus parce qu’à la fois j’avais envie de la soutenir et de l’aider dans toutes ces situations impossibles qui lui tombent dessus alors qu’elle n’a rien demandé, mais j’ai aussi eu envie de la secouer par moments, quand elle fonçait sans réfléchir, mettant en danger non seulement elle-même mais également les autres. Dans tous les cas, je me suis sentie beaucoup moins proche d’elle que dans le premier tome.

Dans Héritage nous découvrons un nouveau personnage qui par contre m’a beaucoup plu : Zoé, la jeune coéquipière d’Allie à la Night School. Désarmante de franchise, pétillante de vie et bouillonnante d’énergie, elle apporte une bonne dose de sourire au roman.

Héritage est, il me semble, plus un tome de transition qu’autre chose – comme beaucoup de tomes 2 d’ailleurs. L’intrigue est surtout centrée sur l’entrainement d’Allie à la Night School et sur le triangle Carter-Allie-Sylvain. Même si on en apprend un peu plus sur Lucinda et sur les motivations qui poussent Nathaniel et son équipe à agir, il y a plus de questions soulevées que de réponses apportées. Et il ne se passe pas grand-chose non plus. On ne s’ennuie pas réellement, mais ça manque un peu de rythme quand même. Mais étant donné que l’intrigue s’épaissit, ça laisse présager des choses positives pour la suite.

Pour conclure, ce fut une petite déception par rapport au premier tome que j’avais tout simplement adoré. Mais j’ai malgré tout passé un bon moment et j’espère pouvoir lire la suite très bientôt !

« Je vais te donner un bon conseil : ne fais confiance à personne. »

lundi 9 septembre 2013

Night School T.1 de C.J Daugherty

Titre : Night School #1
Auteur : C.J. Daugherty (Royaume-Uni)
Date de parution : 2012 au Royaume-Uni comme en France
Editeur : Robert Laffont – Collection R
Nombre de pages : 466



Résumé :
Allie Sheridan déteste son lycée. Son grand frère a disparu. Et elle vient d’être arrêtée. Une énième fois. C’en est trop pour ses parents, qui l’envoient dans un internat au règlement quasi-militaire.
Contre toute attente, Allie s’y plait. Elle se fait des amis et rencontre Carter, un garçon solitaire, aussi fascinant que difficile à apprivoiser…
Mais l’école privée Cimmeria n’a vraiment rien d’ordinaire. L’établissement est fréquenté par un fascinant mélange de surdoués, de rebelles et d’enfants de millionnaires. Plus étranger, certains élèves sont recrutés par la très discrète « Night School », dont les dangereuses activités et les rituels nocturnes demeurent un mystère pour qui n’y participe pas.
Allie en est convaincue : ses camarades, ses professeurs, et peut-être même ses parents, lui cachent d’inavouables secrets. Elle devra vite choisir à qui se fier, et surtout qui aimer…

Mon avis :
A ma grande surprise, j’ai adoré ce livre. Il ne correspondait pas du tout à l’image que je m’en étais fait avant de commencer ma lecture, mais qu’importe. C.J. Daugherty a su m’emporter dans son monde en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

Une fois n’est pas coutume, je ne démarrerai pas ma chronique avec un rapide résumé du livre, d’une part parce que la quatrième de couverture le fait déjà très bien, et d’autre part parce que je pense qu’il vaut mieux se lancer dans la lecture en en sachant le moins possible afin de se laisser emporter et surprendre.

Si le roman ne correspondait pas à ce que j’en attendais au départ, c’est parce que je m’étais mis dans la tête que l’intrigue était de l’ordre du paranormal – préjugé renforcé par le fait qu’à la bibliothèque où je l’ai emprunté, Night School était classé au rayon « fantastique ». Du coup, j’étais persuadée que les élèves de la Night School étaient des vampires, ou des loups-garous. En réalité, rien de tout cela, tous les personnages sont des êtres humains comme vous et moi, et tous les évènements s’expliquent de manière rationnelle.

S’il n’y a pas de paranormal, en revanche, il y a du mystère – plus que vous ne pouvez en rêver ! Déjà l’école Cimmeria en elle même est mystérieuse : c’est un imposant manoir de style gothique perdu au milieu de nulle part dont la description m’a fait penser à celle d’un château hanté. On sent que ce bâtiment a derrière lui une riche histoire et recèle de nombreux secrets. L’écriture de l’auteure retranscrit parfaitement l’ambiance de l’endroit. Que ce soit l’intérieur du manoir, le parc ou la chapelle, c’était comme si j’y étais, j’avais l’impression de voir les lieux devant moi.
Le rythme n’est pas très rapide, mais la tension montre graduellement à mesure que le mystère autour de cette école s’épaissit et que l’étau se resserre autour d’Allie, la protagoniste. C.J. Daugherty sème le doute et prend un malin plaisir à nous perdre sur de fausses pistes. A la fin, je n’étais plus sûre de rien, je ne voulais qu’une seule chose : continuer à lire, pour enfin savoir.

J’ai beaucoup aimé l’héroïne, Allie. Bon, peut-être pas dès le début. Dans les premiers chapitres, avant qu’elle arrive à Cimmeria, elle m’agaçait légèrement. Surtout à cause du fait qu’elle se ne comprenne pas que ses parents l’envoient en pension, alors qu’elle vient de se faire arrêter par la police pour la troisième fois en un an. Moi ça me paraît tout à fait compréhensible. Mais elle change rapidement après son arrivée à Cimmeria. Déterminée et courageuse tout en restant vulnérable, c’est le genre de protagoniste que j’affectionne.
J’aimerais vous parler des personnages secondaires, mais je n’en ferai rien car sinon je serai obligée de spoiler. Je dirai donc simplement qu’au départ, je les aimais tous (ou presque tous, parce qu’on ne peut pas aimer tout le monde non plus). Et puis quand les premières interrogations sont apparues, je me suis mise à me méfier de tous. Tout comme Allie, je ne savais pas à qui faire confiance. Bien que le récit soit à la troisième personne, l’histoire est racontée du point de vue d’Allie, nous n’en savons pas plus qu’elle, il est donc impossible de savoir à qui se fier.

Pour conclure, « fascinant » est le mot qui résume le mieux ce livre. Que ce soit l’école Cimmeria, ou les personnages, complexes et travaillés, tout dans ce roman m’a fascinée et a su retenir mon attention jusqu’à la dernière page.

dimanche 1 septembre 2013

La 5e vague de Rick Yancey

Titre : La 5e vague (The 5th wave)
Auteur : Rick Yancey (Etats-Unis)
Date de parution : 2013 aux Etats-Unis comme en France
Editeur : Robert Laffont – Collection R
Nombre de pages : 592



Résumé :
1ere vague : Extinction des feux
2e vague : Déferlante
3e vague : Pandémie
4e vague : Silence

A l’aube de la 5e vague, sur une autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper… Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersés les quelques rescapés.

Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son ultime espoir de sauver son petit frère. Du moins si Evan est bien celui qu’il prétend…

Ils connaissent notre manière de penser.
Ils savent comment nous exterminer.
Ils nous ont enlevé toute raison de vivre.
Ils viennent maintenant nous arracher
ce pour quoi nous sommes prêts à mourir.

Mon avis :
En règle générale, je n’aime pas les histoires d’extraterrestres. Mais comme chacun sait, toute règle a ses exceptions. La 5e vague est l’une d’elles. Je ne pensais pas aimer, mais, intriguée par tous les coups de cœur pour ce livre, je lui ai donné sa chance. Et même si ça n’a pas été un coup de cœur pour moi, j’ai bien fait.

Du jour au lendemain, le monde a basculé. Les extraterrestres ont débarqué, et en quelques semaines, 97% de la race humaine a été éradiquée. Ces extraterrestres, les Autres comme les appelle Cassie, l’héroïne, ne ressemblent en rien aux petits bonhommes verts de l’imagerie populaire. Non, ils se cachent dans des corps humains, si bien qu’il est impossible de les distinguer.
Cassie a survécu aux quatre premières vagues. Elle se demande si elle est la dernière humaine encore en vie. Et pour le rester, en vie, elle ne doit faire confiance à personne. Pas même à Evan, le mystérieux garçon qui lui a sauvé la vie…
Parallèlement, Ben, qui a miraculeusement réchappé à la troisième vague, se retrouve dans un camp militaire à suivre un rude (c’est le moins qu’on puisse dire !) entrainement pour devenir soldat et combattre l’ennemi.
L’un comme l’autre, ils sont confrontés aux mensonges, aux choix. A qui faire confiance, qui est véritablement l’ennemi ?

La 5e vague est un roman intense émotionnellement. Le style d’écriture est plutôt cru et l’auteur ne prend pas vraiment de gants pour vous balancer les faits à la figure, si bien qu’on se retrouve nous aussi projeté dans ce monde en perdition, où il est impossible de savoir qui est humain et qui ne l’est pas, qui nous dit la vérité et qui nous ment. La plupart des rebondissements, je ne les ai pas vus venir, parce que j’étais autant perdue que nos héros. C’est assez difficile d’expliquer l’état d’esprit dans lequel j’étais tout au long de ma lecture, en fait. Disons que j’ai ressenti un mélange de tristesse, de révolte, de pitié et d’angoisse. Sacré cocktail, je ne vous le fait pas dire. Rick Yancey interroge notre humanité et notre instinct de survie, et ça laisse forcément des traces.

L’héroïne, Cassie, est formidable. Dès le tout début, je me suis attachée à elle. Elle a une personnalité intéressante, et surtout, une immense force morale, et une immense détermination. Elle est seule (si l’on excepte ses compagnons de route : Nounours, le doudou de son petit frère, et M16, son fusil), et face aux envahisseurs, elle n’a aucune chance, mais jamais elle ne baisse les bras. Un mélange de compassion et d’admiration, voilà ce que j’ai ressenti pour elle.
Le second personnage principal, Ben, m’a plu, mais largement moins que Cassie. Lui aussi a une personnalité intéressante et une grande force mentale mais… je ne sais pas trop pourquoi je ne me suis pas beaucoup attachée à lui. Peut-être parce que toute ma capacité d’attachement à un personnage est allée vers Cassie. Allez savoir.
Et puis il y a Evan, ce mystérieux jeune homme qui a sauvé la vie de Cassie et qui tient tant à l’aider. Lui aussi m’a beaucoup plu, pour son côté un peu sombre, triste même. J’espère en savoir plus sur lui dans les tomes suivants.
Evidemment, il y a une romance (ben oui, vous avez déjà vu un YA sans une once de romance ? Moi non.) Mais elle est tellement pas importante que je ne m’étendrai pas plus dessus.

Le roman est divisé en plusieurs parties (délimitées par des pages noires, il fallait que je le précise parce que c’est beau), alternativement racontées du point de vue de Cassie et de Ben (sauf deux courtes parties qui sont racontées par d’autres personnages). Pour l’anecdote, lors du premier changement de point de vue, je ne m’y attendais pas et j’ai pensé que 1) il y avait eu une énorme ellipse temporelle et 2) Cassie souffrait de dédoublement de personnalité et se prenait soudainement pour un garçon.
Autant dans les parties de Cassie, j’étais vraiment scotchée, autant dans les parties de Ben, là j’avais plus de mal. Pas qu’elles étaient ennuyeuses, mais disons que comme je n’ai pas apprécié ce personnage plus que ça, j’avais plus de mal à « rentrer » dans son histoire. C’est d’ailleurs pour ça que ce n’est pas un coup de cœur.

Le rythme est assez rapide, il y a beaucoup d’action, à l’exception peut-être de la première partie qui est beaucoup plus calme étant donné que l’on revit les différentes étapes de l’invasion alien à travers les souvenirs de Cassie. Mais ensuite, une fois que les bases sont placées, ça n’arrête pas. Surtout à la fin. Fin qui m’a un peu frustrée d’ailleurs, parce que même si ça ne se termine pas en cliffhanger, il reste quand même une (grosse) question en suspens.

Pour conclure, La 5e vague est une excellente surprise. Je m’attendais à avoir beaucoup de mal à le lire à cause du sujet qui est loin d’être un de mes favoris (vraiment très loin), et au final je me retrouve avec un presque coup de cœur. Bien joué, Rick Yancey.

LC sur Livraddict avec : Mysweetlies, Panthère, Johanne,