Auteur : Rick Yancey (Etats-Unis)
Date de parution : 2013 aux Etats-Unis comme en France
Editeur : Robert Laffont – Collection R
Nombre de pages : 592
Résumé :
1ere vague : Extinction des feux
2e vague : Déferlante
3e vague : Pandémie
4e vague : Silence
A l’aube de la 5e vague, sur une autoroute désertée, Cassie
tente de Leur échapper… Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux
humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser
Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et
dispersés les quelques rescapés.
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à
cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant,
ce garçon pourrait bien être son ultime espoir de sauver son petit frère. Du
moins si Evan est bien celui qu’il prétend…
Ils connaissent notre manière de penser.
Ils savent comment nous exterminer.
Ils nous ont enlevé toute raison de vivre.
Ils viennent maintenant nous arracher
ce pour quoi nous sommes prêts à mourir.
Mon avis :
En règle générale, je n’aime pas les histoires d’extraterrestres. Mais
comme chacun sait, toute règle a ses exceptions. La 5e vague est l’une d’elles. Je ne pensais pas aimer,
mais, intriguée par tous les coups de cœur pour ce livre, je lui ai donné sa
chance. Et même si ça n’a pas été un coup de cœur pour moi, j’ai bien fait.
Du jour au lendemain, le monde a basculé. Les extraterrestres ont
débarqué, et en quelques semaines, 97% de la race humaine a été éradiquée. Ces
extraterrestres, les Autres comme les appelle Cassie, l’héroïne, ne ressemblent
en rien aux petits bonhommes verts de l’imagerie populaire. Non, ils se cachent
dans des corps humains, si bien qu’il est impossible de les distinguer.
Cassie a survécu aux quatre premières vagues. Elle se demande si elle
est la dernière humaine encore en vie. Et pour le rester, en vie, elle ne doit
faire confiance à personne. Pas même à Evan, le mystérieux garçon qui lui a
sauvé la vie…
Parallèlement, Ben, qui a miraculeusement réchappé à la troisième
vague, se retrouve dans un camp militaire à suivre un rude (c’est le moins qu’on
puisse dire !) entrainement pour devenir soldat et combattre l’ennemi.
L’un comme l’autre, ils sont confrontés aux mensonges, aux choix. A
qui faire confiance, qui est véritablement l’ennemi ?
La 5e vague est
un roman intense émotionnellement. Le style d’écriture est plutôt cru et l’auteur
ne prend pas vraiment de gants pour vous balancer les faits à la figure, si
bien qu’on se retrouve nous aussi projeté dans ce monde en perdition, où il est
impossible de savoir qui est humain et qui ne l’est pas, qui nous dit la vérité
et qui nous ment. La plupart des rebondissements, je ne les ai pas vus venir,
parce que j’étais autant perdue que nos héros. C’est assez difficile d’expliquer
l’état d’esprit dans lequel j’étais tout au long de ma lecture, en fait. Disons
que j’ai ressenti un mélange de tristesse, de révolte, de pitié et d’angoisse.
Sacré cocktail, je ne vous le fait pas dire. Rick Yancey interroge notre
humanité et notre instinct de survie, et ça laisse forcément des traces.
L’héroïne, Cassie, est formidable. Dès le tout début, je me suis
attachée à elle. Elle a une personnalité intéressante, et surtout, une immense
force morale, et une immense détermination. Elle est seule (si l’on excepte ses
compagnons de route : Nounours, le doudou de son petit frère, et M16, son
fusil), et face aux envahisseurs, elle n’a aucune chance, mais jamais elle ne
baisse les bras. Un mélange de compassion et d’admiration, voilà ce que j’ai
ressenti pour elle.
Le second personnage principal, Ben, m’a plu, mais largement moins que
Cassie. Lui aussi a une personnalité intéressante et une grande force mentale
mais… je ne sais pas trop pourquoi je ne me suis pas beaucoup attachée à lui.
Peut-être parce que toute ma capacité d’attachement à un personnage est allée
vers Cassie. Allez savoir.
Et puis il y a Evan, ce mystérieux jeune homme qui a sauvé la vie de
Cassie et qui tient tant à l’aider. Lui aussi m’a beaucoup plu, pour son côté un
peu sombre, triste même. J’espère en savoir plus sur lui dans les tomes
suivants.
Evidemment, il y a une romance (ben oui, vous avez déjà vu un YA sans
une once de romance ? Moi non.) Mais elle est tellement pas importante que
je ne m’étendrai pas plus dessus.
Le roman est divisé en plusieurs parties (délimitées par des pages
noires, il fallait que je le précise parce que c’est beau), alternativement
racontées du point de vue de Cassie et de Ben (sauf deux courtes parties qui
sont racontées par d’autres personnages). Pour l’anecdote, lors du premier
changement de point de vue, je ne m’y attendais pas et j’ai pensé que 1) il y
avait eu une énorme ellipse temporelle et 2) Cassie souffrait de dédoublement
de personnalité et se prenait soudainement pour un garçon.
Autant dans les parties de Cassie, j’étais vraiment scotchée, autant
dans les parties de Ben, là j’avais plus de mal. Pas qu’elles étaient
ennuyeuses, mais disons que comme je n’ai pas apprécié ce personnage plus que
ça, j’avais plus de mal à « rentrer » dans son histoire. C’est d’ailleurs
pour ça que ce n’est pas un coup de cœur.
Le rythme est assez rapide, il y a beaucoup d’action, à l’exception
peut-être de la première partie qui est beaucoup plus calme étant donné que l’on
revit les différentes étapes de l’invasion alien à travers les souvenirs de
Cassie. Mais ensuite, une fois que les bases sont placées, ça n’arrête pas.
Surtout à la fin. Fin qui m’a un peu frustrée d’ailleurs, parce que même si ça
ne se termine pas en cliffhanger, il reste quand même une (grosse) question en
suspens.
Pour conclure, La 5e
vague est une excellente surprise. Je m’attendais à avoir beaucoup de mal à
le lire à cause du sujet qui est loin d’être un de mes favoris (vraiment très
loin), et au final je me retrouve avec un presque coup de cœur. Bien joué, Rick
Yancey.
LC sur Livraddict avec : Mysweetlies, Panthère, Johanne,
LC sur Livraddict avec : Mysweetlies, Panthère, Johanne,
