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jeudi 21 août 2014

The Elite (The Selection #2) de Kiera Cass





Titre : The Elite (The Selection #2)
Auteur : Kiera Cass (Etats-Unis)
Date de parution : 2013
Editeur : Harper Teen
Nombre de pages : 323








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The Selection began with thirty-five girls.
Now with the group narrowed down to the six Elite, the competition to win Prince Maxon’s heart is fiercer than ever – and America is still struggling to decide where her heart truly lies. Is it with Maxon, who could make her life a fairy tale? Or with her first love, Aspen?

America is desperate for more time. But the rest of the Elite know exactly what they want – and America’s chance to choose is about to slip away.

La Sélection a débuté avec trente-cinq filles.
Maintenant, avec le group réduit à six, l’Elite, la compétition pour gagner le cœur du Prince Maxon est plus dure que jamais – et America a toujours du mal à déterminer où penche son cœur. Est-ce avec Maxon, qui pourrait faire de sa vie un conte de fées ? Ou avec son premier amour, Aspen ?

America veut désespérément plus de temps. Mais le reste de l’Elite savent exactement ce qu’elles veulent – et la possibilité pour America de choisir  est sur le point de lui échapper.


Vous connaissez le syndrome du tome 2 ? Cette maladie qui frappe nombre de sagas, rendant leur tome 2 beaucoup moins bon que les autres ? Eh bien, sachez que nous tenons ici une très belle victime de ce syndrome.
J’avais eu un petit coup de cœur pour le tome 1. Pas le coup de cœur du siècle, hein, pas même celui de l’année mais j’avais adoré cette jolie petite lecture toute légère et le sympathique mélange dystopie/conte de fée. Et voilà que la suite me déçoit tout autant que j’avais adoré le début.

Comment résumer ce second volet autrement que par : America aime Maxon... non, en fait elle aime Aspen... mais peut-être qu’elle préfère Maxon... euh non, Aspen... C’est comme ça pendant les trois cent et quelques pages du roman. Bon d’accord, je savais bien qu’il allait y avoir un triangle amoureux, mais je ne pensais pas que tout le livre allait reposer sur ça, avec une America qui fait la girouette toutes les trois minutes. Donc forcément, pour moi qui n’aime pas les triangles amoureux, ça ne l’a pas fait. Vraiment pas.

 (bon d'accord, peut-être pas à ce point. Mais presque)

Le problème numéro 1 que j’ai rencontré dans cette lecture s’appelle America. Je l’aimais pourtant beaucoup dans le tome 1, je la trouvais intelligente, réfléchie, naturelle, loin des cruches écervelées (comme Celeste) qui peuplent les émissions de télé-réalité. Malheureusement, dans l’Elite, America abaisse son niveau peut-être pas jusqu’à celui des cruches sus-mentionnées, mais pas loin. Elle passe son temps à faire la girouette entre Maxon et Aspen, oubliant l’un dès qu’elle est avec l’autre, et finalement, je n’ai pas eu l’impression qu’elle a des sentiments amoureux ni pour l’un, ni pour l’autre, mais plutôt qu’elle regarde ce que chacun pourrait lui apporter. Et pendant qu’elle passe de l’un à l’autre sans arrêt, elle nous fait des crises de jalousie chaque fois que Maxon semble se rapprocher d’une autre candidate de la Sélection. Bon d’accord, c’est peut-être pas très intelligent de la part de Maxon de se jeter dans les bras d’une autre alors qu’il essaie de prouver à America que c’est elle qu’il veut, mais bon, à l’issue de la Sélection, il va devoir choisir une épouse, et comme il n’est sûr de rien avec America, il assure ses arrières, ça peut se comprendre. En tous cas, si notre héroïne faisait un choix au lieu de piquer des crises de jalousie comme une gamine trop gâtée, les choses seraient beaucoup plus simples.

Je n’ai donc pas aimé America dans ce tome, je n’ai pas trop aimé Maxon non plus, en tous cas beaucoup moins que dans le tome 1. Finalement, celui qui m’a le plus plu ici, c’est, contre toute attente Aspen, qui est le seul à rester fidèle à lui-même. Et lui, au moins, il sait ce qu’il veut. Ca change.

En plus du comportement puéril d’America, j’ai été également déçue par le côté dystopique, qui ne prend aucune ampleur contrairement à ce que je souhaitais. J’espère que les choses vont changer dans le tome 3, parce qu’honnêtement, je ne pense pas que je puisse supporter encore un tome sur les girouetteries (si si, ce mot existe, je viens de l’inventer) d’America, et aussi parce que si ce n’est pas le cas, ce sera un beau potentiel gâché. On pourrait avoir un point de vue différent, du côté des autorités au lieu de celui des Rebelles comme dans la plupart des dystopies, ce qui rendrait la saga très intéressante. En tous cas, pour l’instant, l’auteure a choisi la facilité, à savoir se concentrer sur la romance. Les attaques des rebelles me font doucement rigoler et j’ai l’impression qu’elles sont surtout là pour pimenter un peu le roman avec des scènes d’action, mais c’est tout. J’espère vraiment que le tome 3 me donnera tort sur ce point.

En bref, une énorme déception pour ce second tome dans lequel je me suis passablement ennuyée. L’héroïne est insupportable, et le triangle amoureux sans beaucoup d’intérêt, puisqu’ il me semble évident qu’America va choisir Maxon à la fin, donc il n’y a aucun suspense. J’espère que le côté dystopique va reprendre le dessus dans l’ultime volet, sinon cette saga ne sera rien d’autre qu’un gros potentiel gâché, et ce serait vraiment dommage.

Je vous le recommande si : Même si je n’ai pas aimé ce tome, je vous recommande tout de même le tome 1, qui est une superbe lecture détente. Et si vous aimez les triangles amoureux, il y a des chances que même le tome 2 vous plaise.


J'imagine que vous savez tous qu'il existe une édition française, mais si jamais ce n'était pas le cas, sachez qu'elle est parue en mai 2013 dans la collection R, avec la même très jolie couverture qu'en VO.

jeudi 9 janvier 2014

La Sélection #1 de Kiera Cass

Titre : La sélection T.1 (The Selection #1)
Auteur : Kiera Cass (Etats-Unis)
Date de parution : 2012 aux Etats-Unis comme en France
Editeur : Robert Laffont – Collection R
Nombre de pages : 344


Résumé :
35 CANDIDATES. 1 COURONNE. LA COMPETITION DE LEUR VIE.

Trois cent ans ont passé et les Etats-Unis ont sombré dans l’oubli.
De leurs ruines est née Ileá, une monarchie de castes.
Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.

Elles sont trente-cinq jeunes filles : la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l’héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras.
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…

TOUT JEU COMPORTE DES REGLES, ET LES REGLES SONT FAITES POUR ETRE TRANSGRESSEES.

Mon avis :
« Il y a un mois est apparu à la télévision un type raide, ennuyeux, distant, incapable d’inspirer l’amour et d’aimer qui que ce soit. A présent, mes œillères sont tombées. Force est d’avouer que je me suis trompée sur son compte, et lourdement. »

Etats-Unis, 300 ans plus tard. Et pas Etats-Unis, d’ailleurs, mais Illeá, parce que les Etats-Unis que nous connaissons ont disparu, remplacés par une monarchie basée sur un système de castes.
Maxon, le prince héritier d’Illeá, atteint ses dix-huit ans, il est donc temps pour lui de songer à se marier. Afin de lui permettre de trouver la femme idéale, le royaume organise une sorte de jeu télévisé, « La Sélection », pendant lequel 35 jeunes filles du royaume vont tenter de s’attirer les faveurs de l’héritier du trône. C’est l’occasion rêvée pour elles d’échapper à une vie banale, voire misérable pour celles issues des castes les plus basses. America Singer est l’une des ces jeunes filles. Elle devrait s’en réjouir, pourtant elle ne le fait pas. Car son cœur est déjà pris par Aspen, un jeune homme d’une caste inférieure…

Hé bien, c’est une petite lecture toute mignonne que nous avons là ! Aussi jolie que sa couverture ! Un conte de fée sur fond de dystopie que j’ai tout simplement adoré.
Bon d’accord, je l’admets, j’ai eu un petit peu de mal avec le début : ça me faisait penser aux émissions de téléréalités genre « La belle et ses princes » (ou tout du moins ça me faisait penser à l’image que je me fais de ces émissions parce que je ne me suis encore jamais ennuyée au point de les regarder), avec tout le côté superficiel qui m’insupporte au plus haut point. Mais ça, c’était au tout début. Je suis vite passée outre pour me laisser emporter par cette histoire toute mignonne.

Et puis, America est loin d’être superficielle, et elle aussi ne supporte pas les manières et la stratégie calculatrice de certaines candidates écervelées – comme Celeste, LE cliché parfait de la bimbo de téléréalité. Ah, si j’avais pu entrer dans le livre pour lui en coller une (voire deux ou trois, même)… Mais je m’égare, là, j’étais en train de parler d’America. Revenons au sujet. Je disais donc qu’America est loin d’être superficielle, et je me suis très vite attachée à elle. J’ai vraiment aimé sa générosité, le fait qu’elle reste elle-même tout au long de l’aventure, et qu’elle réfléchisse avant d’agir. C’est rare les héroïnes comme ça !
(En plus elle est musicienne, comme moi, alors comment voulez-vous que je ne l’adore pas, cette fille ?)

Maxon, au début, je ne l’aimais pas trop. Il avait l’air tellement lisse et maniéré ! Mais en le découvrant un peu plus, je me suis rendu compte qu’il n’est absolument pas lisse, en fin de compte. Maniéré oui, mais lisse, certainement pas. Il a une très belle personnalité, j’ai vraiment hâte d’en découvrir plus sur lui. Et la complicité qu’il a avec America est adorable.
Au début, j’aimais beaucoup Aspen. Mais très vite, je ne l’ai plus compris du tout, et j’ai eu envie de lui donner des baffes (bon, pas autant qu’à Celeste, certes, mais quand même)

J’ai pu lire un certain nombre de chroniques qui reprochaient à La Sélection sa ressemblance avec Hunger Games. Heu… on m’explique ? Elle est où la ressemblance ? Alors oui, il y a un jeu télévisé dans les deux. Mais dans Hunger Games, il est question d’un jeu où l’on s’entre-tue pour gagner, alors que dans La Sélection, c’est un jeu pour trouver la future princesse. Complètement différent.
Et puis, La Sélection est loin d’être une dystopie aussi « noire » que Hunger Games, ou que toutes les autres dystopies que j’ai pu lire, d’ailleurs. Il y a certes un système de castes avec de grosses inégalités entre les castes, mais on n’est pas dans une dictature, le gouvernement apparait même plutôt sympathique – pour l’instant du moins. Peut-être va-t-on voir l’envers du décor dans les prochains tomes ?
Il y a bien une petite rébellion, mais elle est loin de prendre toute la place. On ne connaît d’ailleurs pas grand-chose sur ces rebelles. Je ne sais pas si la rébellion va prendre plus d’ampleur par la suite, mais quoi qu’il en soit je trouve ça assez sympa de voir les choses « de l’autre côté de la barrière ». Parce que dans les dystopies  « classiques », on voit toujours la révolte du côté du peuple, alors que là, pour une fois, on est du côté du pouvoir. Je ne sais pas si Kiera Cass prévoit de développer cet aspect là dans les tomes suivants, mais j’espère qu’elle le fera.


En bref, La Sélection n’est pas LA lecture de l’année, elle ne vous fait pas vous poser des questions existentielles, mais elle a le mérite de vous entraîner dans son univers et de vous accrocher un sourire aux lèvres. Une petite lecture toute gentille toute mignonne, et ça fait du bien, de temps en temps, un peu de douceur dans ce monde de brutes !