Affichage des articles dont le libellé est Karen Marie Moning. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Karen Marie Moning. Afficher tous les articles

lundi 6 mai 2013

Les chroniques de MacKayla Lane T.3 : Fièvre faë de Karen Marie Moning

Titre : Les chroniques de MacKayla Lane T.3 : Fièvre faë (Fever #3 : Faefever)
Auteur : Karen Marie Moning (Etats-Unis)
Date de parution : 2008 aux Etats-Unis, 2010 en France
Editeur : J'ai Lu
Nombre de pages : 470



Résumé : 
En venant à Dublin, j'avais deux buts. Découvrir qui a tué ma soeur et venger celle-ci. Vous voyez avec quelle facilité je le dis, à présent ? Je veux la vengeance. Une vengeance avec un grand V. Une vengeance avec des os brisés et des flots de sang. 
Je serais sans doute morte peu de temps après avoir posé mes jolis petits petons aux ongles vernis sur le sol irlandais si je n'avais pas poussé la porte de la librairie de Jericho Barrons. J'ignore qui il est, ou plutôt, ce qu'il est. Ce que je sais, c'est qu'il détient des connaissances dont j'ai besoin et que je possède quelque chose qu'il désire, ce qui fait de nous des alliés. Et le dernier espoir de l'humanité...

Mon avis : 
Ce tome semble être le tournant de la saga. En effet, pour résumer rapidement, les murs qui marquent la limite entre le monde des humains et le monde de faës doivent être maintenus chaque année par des rituels spécifiques le soir d’Halloween. Cette année là, les faës sont devenus considérablement puissants et les rituels ont de fortes chances d’échouer. Fièvre faë est en quelque sorte le compte à rebours jusqu’à la soirée d’Halloween. Quoi qu’il arrive, la donne va changer pour les tomes suivants.

Du côté des personnages, que dire que je n’ai pas encore dit dans les chroniques des tomes précédents ? Mac devient une véritable guerrière, même si son côté « poupée Barbie » ressort toujours de temps à autre. Elle a énormément évolué depuis le tome 1 et n’a certainement pas fini de se transformer, et je l’apprécie de plus en plus.
Quant à Barrons, rien de nouveau, il est toujours l’incarnation même du mystère. On ne le voit pas beaucoup dans ce tome, mais ses quelques apparitions, au lieu de nous éclairer sur sa vraie nature, ne font que renforcer l’énigme qu’il représente.
L’association Mac/Barrons fonctionne toujours aussi bien et, bien que Barrons soit relativement absent de ce tome, il nous offre tout de même quelques scènes absolument savoureuses.

LE personnage de ce tome, pour moi, c’est V’lane, le faë de volupté fatale que l’on connait déjà de par les deux premiers volets, mais dans ce troisième opus il est nettement plus présent et on en apprend un peu plus sur lui et sur l’origine des faës. Néanmoins, malgré ces révélations, il est toujours impossible de savoir quelles sont vraiment les intentions du prince faë, et s’il est digne de confiance. Nous sommes comme Mac, partagés entre V’lane et Barrons et incapables de savoir à qui faire confiance – si tant est qu’on puisse faire confiance à quiconque.

Les trois quarts du livre sont assez calmes et comportent peu d’actions, mais on ne peut pas dire qu’ils soient « plats » pour autant. On a beaucoup de révélations sur l’univers des faës, mais aussi et surtout on découvre enfin ce qu’est véritablement le « Sinsar Dubh » dont tout le monde est à la recherche, et quel est son pouvoir.
Le dernier quart du livre en revanche est absolument haletant. L’auteur réussit à vraiment nous plonger dans l’ambiance de cette soirée d’Halloween au cours de laquelle l’avenir de l’humanité se joue, et les pages se tournent à une vitesse ahurissante. Et la fin… la fin m’a donné envie d’hurler et de balancer le livre par la fenêtre. Terminer sur un tel suspense, c’est juste inhumain ! D’autant que je n’ai pas le tome 4 sous la main pour savoir comment les choses vont tourner pour notre héroïne…

J’ai tout de même un petit reproche à faire, qui n’est pas spécifique à Fièvre faë en particulier mais qui s’applique à l’ensemble de la saga : il y a trop de répétitions d’un tome sur l’autre. L’auteur réexplique en détail des évènements des tomes précédents, ce que je trouve long et peu utile parce qu’il n’est de toute façon pas possible de prendre la saga en cours donc un lecteur du tome 3 aura  forcément déjà lu les tomes précédents et n’aura donc pas besoin d’un rappel aussi conséquent des évènements passés. Mais, c’est un détail et cela ne gâche pas le plaisir de la lecture. C’est juste un peu agaçant par moments.

vendredi 3 mai 2013

Les chroniques de MacKayla Lane T.2 : Fièvre Rouge

Titre : Les chroniques de MacKayla Lane T.2 : Fièvre Rouge (Fever #2 : Bloodfever)
Auteur : Karen Marie Moning (Etats-Unis)
Date de parution : 2007 aux Etats-Unis, 2010 en France
Editeur : J'ai Lu
Nombre de pages : 476


Résumé :
Je suis une "sidhe-seer", une humaine capable de voir les fäes, ces effrayantes créatures d'un autre monde installées parmi nous depuis des millénaires et dissimulées sous des voiles d'illusion. Mon univers a commencé à se fendiller à la mort de ma soeur, et j'ai l'impression que depuis, il n'en finit plus de s'effondrer. Je ne parle pas seulement de mon petit monde personnel : il s'agit aussi du vôtre.
Les murs entre humains et fäes sont en train de s'écrouler. Et je suis la seule à pouvoir nous sauver.


Mon avis :
Sitôt le tome 1 refermé, je me suis précipitée sur le second, tome qui n’a fait que confirmer mon avis positif sur cette saga.

Nous retrouvons MacKayla Lane, qui a grandement évolué depuis le premier tome. « Glam’Mac », la poupée Barbie aux ongles vernis de « myrtille glacée » tend à être de plus en plus remplacée par « Primitive Mac », la fille qui s’habille en noir pour masquer les traces de sang, porte des armes et tue ses ennemis sans aucun état d’âme. Elle devient de moins en moins superficielle et naïve et ma sympathie à son égard augmente à mesure qu’elle se transforme. Je doute qu’elle devienne un jour l’un de mes personnages préférés mais j’ai en tout cas beaucoup moins envie de lui mettre des claques qu’au début.
Quant à Barrons, que dire de plus sur lui, si ce n’est que le mystère qui l’entoure ne fait que s’épaissir ? D’un côté, c’est agaçant de ne pas savoir qui il est vraiment et quelles sont ses intentions, mais de l’autre côté, je n’ai pas envie de savoir tout de suite, car ce personnage ne serait pas autant attirant s’il n’était pas aussi intriguant.
Bien que l’on sache parfaitement comment va se terminer l’association Mac/Barrons, j’apprécie que l’auteur fasse évoluer leur relation plutôt lentement, ajoutant un attrait supplémentaire à l’intrigue.

Si Fièvre Rouge comporte un peu plus d’actions et de suspense que le tome 1, Fièvre Noire, ce n’est pas encore le tome au rythme effréné et au suspense insoutenable de la première à la dernière page. On sent qu’il y a encore plein de choses à mettre en place dans l’univers. L’échiquier sur lequel évolue Mac dans sa quête du Sinsar Dubh se complexifie avec l’arrivée de nouveaux personnages qu’on ne sait pas vraiment dans quel camp placer : Rowena, la vieille femme à la tête d’une guilde de sidhe-seers (je ne sais plus exactement comment elle est appelée dans le roman), ou V’lane, le faë de volupté fatale, dont les apparitions mettent Mac dans tous ses états. Tous semblent très intéressés pour recruter la jeune fille dans leurs rangs, mais sont-ils vraiment des alliés ? Que veulent-ils vraiment ? Voilà des questions auxquelles il reste à répondre.

Même s’il n’est pas bourré d’actions et de rebondissements, Fièvre Rouge reste un roman qui se lit très vite, et très plaisant à lire. Comme dans le tome 1, nous lisons le journal de Mac qui porte sur elle-même un regard plein d’autodérision, y compris dans les situations critiques. Et les répliques, verbales ou non-verbales, entre les deux protagonistes sont toujours aussi savoureuses. Bref, un vrai plaisir pour nous lecteurs.
Le roman se termine sur l’arrivée d’un nouvel élément, mais l’auteur ne le développe absolument pas, laissant le suspens entier pour le prochain tome. Par conséquent, je n’ai qu’une envie, me jeter sur ce tome 3 pour en savoir un petit peu plus, mais je vais essayer de résister à la tentation, histoire de faire durer cette saga un peu plus longtemps !

jeudi 25 avril 2013

Les chroniques de MacKayla Lane T.1 : Fièvre Noire de Karen Marie Moning

Titre : Les chroniques de MacKayla Lane T.1 : Fièvre Noire (Fever #1 : Darkfever)
Auteur : Karen Marie Moning (Etats-Unis)
Date de parution : 2006 aux Etats-Unis, 2009 en France
Editeur : J'ai Lu
Nombre de pages : 404


Résumé :
Ma philosophie tient en quelques mots : si personne n'essaie de me tuer, c'est une bonne journée. Autant vous le dire, ça ne va pas très fort, surtout depuis quelques temps. Depuis la chute des murs qui protégeaient les hommes des fäes. Pour moi, un bon fäe est un fäe mort. Seulement les fäes Seelie sont moins dangereux que les Unseelie. Ils ne nous abattent pas à vue, ils préfèrent nous garder pour... le sexe.
Au fait, je m'appelle MacKayla Lane. Mac pour les intimes. Je suis une sidhe-seer.
La bonne nouvelle : nous sommes nombreux.
La mauvaise : nous sommes le dernier rempart contre le chaos.

Mon avis : 
MacKayla Lane (Mac pour les intimes) mène une petite vie tout ce qu’il y a de plus tranquille dans son village de Géorgie entre ses parents fous l’un de l’autre et sa grande sœur qu’elle adore. Jusqu’à ce qu’Alina, sa sœur, soit retrouvée sauvagement assassinée dans une ruelle sordide de Dublin où elle faisait ses études. De plus, quelques heures avant sa mort, Alina, paniquée, avait laissé un message sur le portable de Mac lui demandant de l’aide pour récupérer un mystérieux objet : le « Sinsar Dubh » (non je ne vous révèlerai pas ce que c’est !). Désespérée par l’attitude de la police irlandaise pas assez efficace à son goût et désireuse d’exaucer les dernières volontés de sa grande sœur chérie, Mac décide de se rendre à son tour en Irlande.
Elle ignore que ce voyage va changer sa vie. En effet, Mac va découvrir qu’elle est une « sidhe-seer », c’est-à-dire qu’elle peut voir les fäes, au contraire des humains « normaux ». Et un tel don ne va pas sans dangers…

Autant le dire tout de suite, je n’ai pas vraiment aimé le personnage de Mac. Elle est le parfait archétype de l’américaine : superficielle, ignorante, une sorte de poupée Barbie vêtue de rose bonbon dont la plus grande priorité est de savoir quelle couleur de vernis à ongles est la plus assortie à sa tenue du jour. Elle est évidemment bien obligée d’évoluer et d’abandonner son côté midinette vu ce à quoi elle est confrontée au cours du roman, mais il reste qu’elle ne m’est pas apparue franchement sympathique. Sa tendance à ne pas vouloir ouvrir les yeux sur la réalité même avec les preuves sous les yeux m’a exaspérée au plus haut point.
Le second personnage principal est le fameux Jericho Barrons, tant apprécié du lectorat féminin (et encore, « apprécié » est un euphémisme). Je dois bien le reconnaître, cet homme là a un sacré charme. D’abord, il est libraire, ce qui constitue un immense atout à mes yeux, et puis, et c’est ce qui fait tout son charme, il est le mystère incarné. On ne sait quasiment rien de lui. Qui est-il ? Que cherche t-il ? Est-il un allié ou un adversaire ? Les questions à son sujet s’accumulent et à chaque fois qu’on pense l’avoir à peu près cerné, voilà un nouvel élément qui remet en cause toutes nos certitudes. Agaçant, mais à la fois terriblement séduisant…
Le duo Mac/Barrons est absolument parfait, leurs joutes verbales sont très plaisantes à lire et le côté attirance/répulsion de leur relation représente un aspect intéressant du roman.

Du côté de l’univers développé dans cette saga, si quand on vous dit « fäe » vous pensez à de petits êtres aux oreilles pointues tout ce qu’il y a de plus charmants, oubliez. Ici, les fäes sont des êtres répugnants, maléfiques, et si vous croisez la route de l’un d’entre eux, vous n’avez que peu de chances de survie. L’auteur a donc créé sa propre mythologie, inspirée des légendes celtiques, et nous donne à découvrir cet univers à travers le journal tenu par Mac. Ce mode de narration m’a paru intéressant, puisqu’il nous permet de connaître les réactions et les sentiments de l’héroïne face à ce nouveau monde qui est le sien, et il nous permet également de découvrir l’univers petit à petit, en même temps que Mac, ce qui fait qu’on n’est pas submergés d’informations et on ne se perd pas dans le vocabulaire spécifique. La seule chose qui m’a un peu agacée c’est la récurrence des chapitre commençant par des formulations du genre : « ce n’est que plus tard que j’ai réalisé que je m’étais trompée », qui je trouve n’ont pas vraiment d’intérêt.

C’est un roman dans lequel il n’y a pas énormément d’actions, il y a même quelques longueurs parfois mais rien de bien grave, c’est tout de même un premier tome très intéressant qui pose les bases d’une saga extrêmement prometteuse.  La fin nous laisse sur notre… faim, l’intrigue de départ n’est pas résolue, et ça ne nous donne qu’une envie : se jeter sur le tome 2, ce que j’ai fait d’ailleurs…