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dimanche 26 avril 2015

The remarkable miss Frankenstein de Minda Webber


Titre : The remarkable miss Frankenstein
Auteur : Minda Webber (Etats-Unis)
Date de parution : 2013
Editeur : Borough Publishing Group
Nombre de pages : 247 (ebook)

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Le problème, Clair réalisa, était son nom de famille. La renommée de son oncle - il avait créé son cousin Frederick à partir de membres épars - n'était pas anodine. Tout le monde dans la famille avait réussi, tandis que tout ce qu'elle avait accompli jusqu'à maintenant était une mésaventure humiliante avec des cochons.

Mais elle retrouvait le moral.

Le Journal des Découvertes Scientifiques promettait de publier un article sur la Découverte de la Décennie, et elle en tenait une extraordinaire. Elle devait simplement prouver que le Baron Huntsley - homme de distinction, homme de renom - était un vampire. Avec ses cheveux noirs comme la nuit, son regard à vous transpercer l'âme et ses dents blanches et brillantes, que pourrait-il être d'autre? Oh oui, ce baron voulait la mordre ou elle n'était pas une scientifique. Et puis il y avait tous les autres monstres. On ne s'attendrait pas à en trouver autant dans le Londres de 1928 ! Très bientôt elle les exposerait tous, et sur toutes les lèvres il n'y aurait qu'un nom... LA REMARQUABLE MADEMOISELLE FRANKENSTEIN.
(traduction personnelle)


Il m’a fallu un bon moment pour lire ce roman. Peut-être que ce n’était pas la bonne période pour lire un livre comme celui-ci, je ne sais pas, toujours est-il que j’ai vraiment eu du mal à entrer dedans, si bien qu’il m’a fallu faire une pause avec un autre livre avant de m’y replonger.

Finalement, ce n’était pas une mauvaise lecture. Mais ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais. Je pensais trouver un roman paranormal historique, avec des références scientifiques. J’adore les romans se déroulant dans le passé, et la science m’a toujours fascinée, donc même si je ne suis pas une grande fan de loups-garous et de vampires, c’aurait dû bien se passer. Sauf que j’ai été très déçue par l’aspect scientifique. Notre protagoniste, Clair, est censée être une brillante scientifique tentant de démontrer l’existence des créatures surnaturelles comme les loups-garous et les vampires. Donc je m’attendais à trouver de la vraie science, avec des expériences en laboratoire, etc... mais en fait il n’y a rien de tout ça. Parce que devinez quelle est la méthode de Clair pour démontrer ses théories : elle espionne les gens qu’elle soupçonne ne pas être humains dans l’espoir de les surprendre en train de se transformer ou de boire du sang ! Pour moi, ça ressemble plutôt aux méthodes d’une commère en manque de sujets sur lesquels répandre des rumeurs plutôt qu’à celles d’une scientifique accomplie.

D’autre part, dans un roman paranormal je m’attends à trouver quelques bonnes scènes d’action. Ce ne fut pas le cas ici. Bon d’accord, il y a bien un moment vers la fin du livre où Clair se retrouve en mauvaise posture, mais elle est sauvée avant même que j’ai eu le temps de m’inquiéter pour elle, donc ça n’a pas trop marché. La majeure partie du livre se concentre sur les théories pseudo scientifiques de Clair, et surtout sur la romance. Ce qui m’amène à la critique suivante : je n’ai pas aimé la romance.

D’abord, il y a un petit triangle amoureux, mais là n’est pas le problème puisque qu’il n’est pas très important. Non, ce qui m’a surtout dérangé c’est Ian, le « love interest » (je n’ai aucune idée de comment traduire ça en français). Au départ Clair le suspectait d’être un vampire, et il l’a surprise en train de l’espionner au milieu de la nuit. Et à partir de là, il ne l’a plus lâchée, je n’ai pas trop compris pourquoi. J’ai peut-être raté quelque chose, mais le début de leur histoire ne m’a pas paru crédible du tout. Et puis, il était franchement agaçant à nous répéter sans arrêt à quel point Clair est séduisante. Sérieusement, soit il n’avait jamais vu de femme de sa vie, soit il est fétichiste des poitrines, parce qu’il n’arrêtait pas de répéter que les courbes de Clair le rendaient fou. On aurait dit un ado qui voit une femme pour la première fois, c’était ridicule.
Oh, j’avais deviné le rebondissement final à son sujet dès le premier chapitre.

Bon, je n’ai mis en avant que des points négatifs pour le moment, mais dans l’ensemble ce n’était pas si mal. Une fois que je suis entrée pour de bon dans l’histoire, j’ai passé un plutôt bon moment, et j’ai bien ri, parce que les personnages sont ridicules tout comme la plupart des dialogues. En fait, ça m’a fait penser à une parodie de romance paranormale. Je ne sais pas si c’était ce que l’auteure voulait faire, mais si c’est le cas, alors c’est réussi.

Je vous le recommande si : vous voulez une lecture drôle et légère.

jeudi 27 novembre 2014

Angel Bait (Angel Assassins #0.5) de Tricia Skinner






Titre : Angel Bait (Angels Assassins #0.5)
Auteur : Tricia Skinner (Etats-Unis)
Date de parution : octobre 2014
Editeur : Smashwords
Nombre de pages : 204 (format epub)





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(traduction personnelle)
Il n’est pas ce genre d’ange.

Jarrid est un Enchaîné : moitié ange, moitié humain, entraîné depuis l’enfance pour faire régner les lois du Paradis sur Terre. Un assassin sans remords. Et sans choix. Quand il découvre qu’il existe un rituel appelé l’ascension, qui pourrait l’emmener vers la liberté, il ne peut résister au rêve de sa vie. Il doit seulement retrouver le dernier ange renégat et le faire tomber... en utilisant une certaine femme pour attirer l’ange hors de sa cachette.

Elle n’est pas ce à quoi il s’attendait.

La journaliste Ionie Gifford ne sait pas qu’un ange hors-la-loi veut sa mort, et encore moins pourquoi, mais elle sait une chose : l’énigmatique Jarrid, avec son regard argenté pénétrant, et son corps qui mérite d’être vénéré*, est son ticket pour le monde souterrain surnaturel de la ville, où elle pourrait enfin localiser l’assassin de sa mère. Pour ce genre d’information, elle est prête à prendre tous les risques...

Ils ne peuvent être ensemble – mais ne peuvent rester séparés.

Aveuglé par la beauté et la ténacité de Ionie, Jarrid voit le glacier millénaire autour de son cœur commencer à fondre. Mais lorsqu’il doit faire un choix, va-t-il sacrifier Ionie pour être libéré de sa brutale servitude, ou accepté d’être enchaîné pour l’éternité pour protéger la vie de la femme dont il est en train de tomber amoureux ? 

* worship-worthy en VO, ma traduction est pas terrible mais j’ai pas trouvé mieux


J’étais très curieuse de découvrir Angel Bait, préquelle de la saga Angel Assassins dont j’avais lu le premier tome (Angel Kin) il y a quelques mois, et qui m’avait beaucoup plu. Ce n’était pas tout à fait ce à quoi je m’attendais par contre. Je pensais qu’Angel Bait serait centré sur les origines de The Bound Ones (que je vais traduire par « Les Enchaînés », et qui est la confrérie de néphils dont fait partie Jarrid), comment leur leader, Tanis, a sauvé tous ces néphils et pourquoi ils sont considérés comme des « abominations » par les anges. Parce que c’est bien ce à quoi servent les préquelles d’habitude, donner des infos supplémentaires sur le contexte d’une saga, non ? Pour moi Angel Bait ne devrait pas s’appeler « préquelle de la saga Angel Assassins », mais « tome 1 de la saga Angel Assassins » puisqu’il développe l’histoire de l’un des membres des Enchaînés comme tous les autres tomes de la saga.

Cela dit, j’ai quand même bien apprécié ma lecture. D’une certaine manière ça m’a fait penser à la saga La confrérie de la dague noire de J.R. Ward, en mieux écrit (c’est pas difficile), et avec moins de sexe (c’est pas difficile non plus). Les vampires de La confrérie de la dague noire et les néphils des Enchaînés ont un peu le même sens de la camaraderie, et comme c’est un aspect qui me plait bien dans la saga de J.R. Ward j’étais contente de retrouver quelque chose de similaire ici.

Angel Bait est un peu plus centré sur la romance que ne l’était Angel Kin et c’est sans doute pour cette raison que je l’ai un peu moins apprécié (généralement je préfère l’action à la romance). Surtout que je n’ai pas eu de sentiments très forts ni pour Jarrid ni pour Ionie. Ces personnages sont un peu plats malheureusement. Jarrid est un géant super musclé et super sexy, et Ionie est une belle Afro Américaine avec des jolies formes. Voilà ce que je retiendrai des protagonistes. Ce sont uniquement des traits physiques, rien dans leur personnalité ne m’a marquée, et c’est bien dommage car c’est pour moi le plus important dans un personnage de roman. Seul Tanis a fait impression, et j’espère qu’il aura son propre tome bientôt.
Aussi, Jarrid et Ionie sont immédiatement attirés l’un par l’autre dès leur première rencontre. L’attraction instantanée c’est toujours un truc qui me fait lever les yeux au ciel parce que ça me semble tellement peu crédible...

Heureusement la deuxième moitié du roman laisse un peu la romance de côté pour se concentrer sur l’action. Comme vous pouvez vous en douter, j’ai beaucoup plus apprécié cette partie. Je l’ai déjà dit dans ma chronique de Angel Kin mais je le redis ici parce que c’est vraiment un des aspects que j’aime le plus dans cette saga : la mythologie me plait beaucoup et particulièrement le fait que pour une fois les anges ne sont pas les gentils.
Je pense que l’intrigue met pas mal de temps pour être mise en place, il m’a fallu un moment pour vraiment comprendre pourquoi Ionie était un élément central à la fois pour les Enchaînés et pour le renégat, mais une fois que c’est bien parti, c’est vraiment agréable à lire. Le rythme est rapide et il y a beaucoup d’action.
L’auteure fait également une sorte de parallèle entre les demi-humains (half-breed en anglais – comme les néphils), et les humains biraciaux (comme les Afro Américains). Ce n’est pas très développé mais l’idée m’a bien plu quand même.

Pour conclure, je dirais qu’Angel Bait est un roman qui plaira sans doute à tous les fans de romance paranormale. Il n’a certes pas les meilleurs personnages mais il y a une bonne intrigue, beaucoup l’action et pas mal de romance. J’aime beaucoup cette confrérie de néphils et je lirai les histoires des autres frères avec plaisir.


Je vous le recommande si : vous aimez la romance paranormale.

lundi 27 octobre 2014

By virtue fall (Shadowdance #1) de Mark Wooden






Titre : By virtue fall (Shadowdance #1)
Auteur : Mark Wooden (Etats-Unis)
Date de parution : 20 décembre 2013
Editeur : Writer Geek Press
Nombre de pages : 168 (format epub)






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During the Terror of the French Revolution, the Daughters of Lilith, a cult of female vampire assassins, make noblewoman Adriana Dupré one of them. They later manipulate her into killing her ancestors and set her younger sister Dominique, now also a vampire, against her. Adriana swore revenge.

The centuries passed, taking Adriana’s bloody vengeance into the modern era. She encounters Dwyer Strathan, a dark sorcerer who poses as a Hollywood bad boy. He offers her a deal: if she retrieves the three mystical relics called the Vyntari shards for him, he will give her the information she needs to destroy the Daughters and redeem her sister.

The deal sends Adriana from the soulless glamor of Los Angeles to the seedy underworld and haunted forests of Berlin. She combats werewolves, a golem and the Knights of Vyntari, warrior sorcerers charged with the protection of the shards.

The knights challenge Adriana to consider what good has come from her violent path of vengeance. Might there be another way towards salvation? And is the redemption of her sister worth giving Strathan the power of the shards – the power to enslave the world?

Pendant la Terreur de la Révolution Française, les Filles de Lilith, un culte de vampires femelles assassins, font de la noble Adriana Dupré l’une d’elles. Elles la manipulent ensuite pour qu’elle tue ses ancêtres et montent sa petite sœur Dominique, désormais également un vampire, contre elle. Adriana a juré de se venger.

Les siècles ont passé, emmenant la vengeance sanglante d’Adriana à l’époque moderne. Elle fait la connaissance de Dywer Strathan, un mage noir qui se présente comme un bad boy d’Hollywood. Il lui propose un marché : si elle récupère les trois reliques mythiques connues comme les fragments* de Vyntari, il lui donnera l’information dont elle a besoin pour détruire les Filles et racheter sa sœur.

Le marché envoie Adriana du glamour sans âme de Los Angeles à la pègre minable et aux forêts hantées de Berlin. Elle combat des loups-garous, un golem et les Chevaliers de Vyntari, des sorciers guerriers chargés de la protection des fragments.

Les chevaliers mettent Adriana au défi d’évaluer le bien qui ressort de son violent chemin de vengeance. N’y a-t-il pas un autre moyen d’accéder au salut ? Et la rédemption de sa sœur vaut-elle la peine de donner à Strathan le pouvoir des fragments – le pouvoir de mettre le monde à ses pieds ?

* "shard" signifie en français "fragment", "tesson" ou "éclat" mais je ne suis pas sûre que ce soit la bonne traduction dans ce cas précis. En fait, je n'ai pas trop réussi à me représenter les "Vyntari shards" dans le roman, mais je les imaginais comme des sortes d'amulettes


Je suis vraiment mitigée en ce qui concerne ce roman. Vraiment, je pensais qu’il allait me plaire, parce que le début était très agréable. Mais autour de la moitié, l’histoire a commencé à tourner en rond et à m’ennuyer de plus en plus, si bien qu’à 20% de la fin j’ai décidé que j’en avais assez vu et j’ai sauté des pages pour ne lire que les dernières lignes, histoire de savoir comment tout ça se terminait.

Je ne vais pas écrire de résumé moi-même puisque celui de la quatrième de couverture est déjà suffisamment explicite. En fait, il spoile même un peu puisqu’il résume quasiment tout le livre. Mais pour une fois j’étais bien contente d’avoir un résumé qui en révèle autant parce que sinon je pense que j’aurais rapidement perdu le fil. Même s’il est riche en action, le début est quand même assez lent du point de vue de l’intrigue. Du coup c’était bien que je sache à l’avance où l’auteur voulait emmener son récit, comme ça je n’étais pas perdue.

Le début était quand même très intéressant ! Comme je l’ai déjà dit, j’ai beaucoup aimé la première moitié du roman. La mythologie développée dans cette saga est vraiment intéressante et diversifiée, on n’y trouve pas seulement des vampires mais aussi des mages, des loups garous, des golems... J’ai aussi beaucoup aimé le cadre : l’histoire se déroule dans plusieurs lieux dans le monde entier, incluant la France, Los Angeles, Berlin, et d’autres que j’ai oubliés, mais j’ai trouvé ça vraiment bien que ça ne se passe pas uniquement aux Etats-Unis (pas que j’ai quoi que ce soit contre les Etats-Unis, mais presque tous les romans d’urban fantasy se déroulent là bas). Aussi, l’auteur mélange habilement passé et présent, incluant des éléments de surnaturel dans des évènements historiques réels comme la Révolution Française, le Troisième Reich en Allemagne... J’ai trouvé ça vraiment bien fait et ça m’a beaucoup plu.
Cette première moitié est aussi le moment où on apprend à connaître Adriana, l’héroïne, une vampire sans pitié assoiffée de vengeance sanglante. On voit comment elle est passée de la gentille aristocrate passionnée de musique à la créature sanguinaire. Je n’ai pas particulièrement apprécié Adriana en tant que vampire mais j’ai beaucoup aimé les flashbacks sur son passé.

Alors, qu’est-ce qui s’est passé dans la seconde moitié pour que le roman descende si bas ? Eh bien, à environ 40% Adriana conclut enfin le marché mentionné sur la quatrième de couverture et je me suis dit : « génial, l’histoire va enfin débuter pour de bon ! » Mais... en fait non. A peu près tout ce qui se passe dans cette deuxième moitié sont des combats, des combats, des combats et... j’ai dit des combats ? Vraiment, l’action c’est bien, mais pas quand elle prend toute la place au détriment de l’avancée de l’histoire.
Aussi, je n’ai pas retrouvé tout ce qui était mentionné dans le résumé de la quatrième de couverture : l’histoire avec la sœur d’Adriana semblait un élément important, alors qu’en fait la sœur n’est qu’à peine mentionnée dans le roman. Et la rencontre entre Adriana et les Chevaliers de Vyntari n’arrive qu’à la toute fin du roman (quand j’avais déjà commencé à sauter des pages). En fait, tout ce que je retiens de cette seconde moitié c’est qu’Adriana passe son temps à se battre et qu’elle n’hésite pas à blesser et à tuer les gens, même les innocents. C’est tout.

Donc, finalement, c’est une déçue que je ressors de cette lecture. Le début était vraiment prometteur, mais malheureusement la bonne première moitié ne rattrape pas la deuxième terriblement ennuyeuse. C’est là que l’histoire aurait dû se développer et devenir encore plus intéressante, mais à la place c’est l’action qui a pris le dessus. J’ai une ENC du tome 2, mais pour être honnête je ne sais pas si je vais la lire, étant donné que j’ai vraiment eu du mal à finir le tome 1.

Je vous le recommande si : vous aimez l’action (vraiment beaucoup), et vous avez envie de lire un roman avec de méchants vampires sanguinaires.

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Chronique également publiée chez :

Between D&R

mardi 14 octobre 2014

Soif de sang (Belladone #2) de Michelle Rowen





Titre : Soif de sang (Belladone #2)
Titre original : Bloodlust (Nightshade #2) – traduit par Zeynep Diker
Auteur : Michelle Rowen (Etats-Unis)
Date de parution : 2011 aux Etats-Unis, 2013 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 349





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Jillian Conrad va mourir. Si elle ne succombe pas à la Belladone – ce poison qui la rend irrésistible et mortelle pour les suceurs de sang –, ce sont des vampires fous en quête d’ultime immortalité qui auront sa peau. Depuis qu’elle est devenue le dernier rempart entre eux et la fille du défunt roi Matthias, elle n’a plus nulle part où se cacher. Pas même dans les bras de Declan, son amant dhampire, qui, privé de toutes ses émotions à cause d’un puissant sérum, n’est plus que l’ombre de lui-même...


Le premier tome de la saga m’avait complètement comblée, mais les échos que j’avais eus de ce second tome, pas très positifs, m’avaient fait un peu appréhender la suite et la fin de cette duologie. Finalement, j’ai bien du mal à comprendre pourquoi tant de reproches adressés à ce deuxième volet : de mon point de vue, il est tout aussi bon que le premier.

Nous retrouvons notre héroïne, Jillian, en bien mauvaise posture puisque la Belladone dans son sang, mortelle pour les vampires, pourrait bien, à terme, lui ôter la vie à elle aussi. Et comme si ça ne suffisait pas, elle doit également compter avec Declan qui n’est plus que l’ombre de lui-même depuis qu’on lui a injecté un nouveau sérum à effet permanent, Matthias le roi vampire, censé être mort mais qui ne l’est en fait pas, et la libération imminente de Kristoff, ancien roi vampire impitoyable.

Comment vous parler de ce roman sans trop en dévoiler ? C’est que l’intrigue va à 200 à l’heure, il ne se passe pas un chapitre sans un rebondissement de plus ou moins grande ampleur. On attaque directement dans le vif du sujet, et ensuite, plus de temps morts. C’est donc une lecture entraînante et addictive que nous avons là, et la seule raison pour laquelle je n’ai pas dévoré ce tome 2 aussi vite que je ne l’avais fait pour le tome 1, c’est parce que mon temps libre était plus restreint.
Je pense que le premier tome, bien que riche en action lui aussi, a surtout pour rôle de poser les bases d’une intrigue dont le plus gros se développe dans ce deuxième volet.

Du côté des personnages, Jillian n’a jamais été naïve et sans ressources même au tout début, et je trouve qu’elle devient encore plus forte et qu’elle s’enhardit encore plus ici. Bien qu’elle ait été parachutée contre son gré dans ce monde et ce seulement quelques jours plus tôt, elle a su s’adapter à la situation. Elle n’attend pas qu’on vienne la sauver, elle prend des décisions et est capable de penser rationnellement en toutes circonstances. Et ça, ça me plait.
Quant à Declan, le moins qu’on puisse dire c’est que nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec lui. Ses réactions tout au long du roman sont assez imprévisibles et il n’a pas arrêté de m’embrouiller l’esprit (comme ça a été le cas pour Jillian aussi). Mais la complexité de ce personnage n’est pas un défaut, bien au contraire. Finalement, je me suis beaucoup attachée à lui et il mérite largement qu’on regarde au-delà de la première impression que donne son physique fort peu avantageux.
J’ai également beaucoup aimé découvrir le personnage de Matthias un peu plus en profondeur. Il montre une autre facette de lui-même et je l’ai trouvé beaucoup plus... humain que dans le premier tome (si tant est qu’on puisse qualifier un vampire d’humain). Et que je vous rassure tout de suite (ou pas, selon ce dont vous rêvez), il n’y a pas de triangle amoureux Declan-Jillian-Matthias.

La fin était l’élément qui concentrait le plus gros des critiques que j’ai pu lire à propos de ce roman, comme quoi l’auteure n’apportait pas une vraie conclusion à son histoire. Je ne sais pas à quoi s’attendaient ceux qui ont cet avis-là, mais en ce qui me concerne, je ne suis pas du tout d’accord. Pour moi, la fin est parfaite. Elle est certes ouverte sur l’avenir de nos héros, mais j’ai eu toutes les réponses que je voulais, et j’en suis entièrement satisfaite.

En bref, Belladone est une duologie vraiment très bien menée, pleine de rebondissements, d’action, à laquelle il est difficile de s’arracher. On en redemande ! (même si le format en deux tomes est juste parfait)

Je vous le recommande si : vous voulez une lecture addictive et riche en action, que vous aimez un minimum les vampires (pas besoin d’être un fan non plus), ou alors que vous voulez découvrir la bit-lit.

samedi 20 septembre 2014

Double vue (Sidhe #3) de Sandy Williams





Titre : Double vue (Sidhe #3)
Titre original : The sharpest blade (Shadow Reader #3) – traduit par Clémentine Curie
Auteur : Sandy Williams (Etats-Unis)
Date de parution : 31 décembre 2013 aux Etats-Unis, 22 août 2014 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 454





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UNE GUERRE SANGLANTE, UN AMOUR IMPOSSIBLE

McKenzie est une diseuse d’ombres, mais son inestimable don n’a cessé de mettre sa vie et celles de son entourage en péril. Déchirée entre le fae qu’elle aime et celui auquel elle est liée, la jeune femme doit faire la lumière sur les dessous de la guerre si elle veut y mettre un terme. Armée de dangereux secrets et épaulée par de puissants alliés, par ses actes elle divisera le Royaume à tout jamais... à moins qu’elle le sauve.


/!\ Si vous n’avez pas encore lu les tomes précédents, je vous invite à vous rediriger vers la chronique du tome 1, ou celle du tome 2, afin d’éviter les méchantes bébêtes nommées communément spoilers /!\

Je l’attendais, ce tome 3 ! Depuis que j’ai refermé le tome précédent, je n’avais qu’une envie : découvrir la suite et la fin de cette saga à laquelle j’ai accroché dès le premier tome. Et comme c’est le dernier tome, j’ai voulu le faire durer le plus possible. Sauf que... ce n’était tout simplement pas possible. En deux jours, je l’avais déjà avalé (et encore, je me suis retenue, j’aurais pu le dévorer d’une traite)

Après plus de dix ans durant lesquelles sont don de diseuse d’ombres l’a contrainte à d’innombrables allers-retours entre le monde humain et le Royaume des faes, McKenzie peut enfin mener la vie d’humaine normale dont elle a toujours rêvé. Seulement, elle n’arrive pas à en profiter autant qu’elle ne le devrait. Et lorsque par l’intermédiaire de son lien avec Kyol, elle sent que celui-ci est en danger, elle n’hésite pas une seconde avant de retourner au Royaume, où la guerre est loin d’être terminée.

A nouveau, j’ai été emportée dans l’histoire dès les premières pages. Quel plaisir de retrouver nos personnages préférés ! Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’auteure ne les épargne pas. Ce dernier tome, comme les précédents, va à cent à l’heure, c’est bourré d’action et de rebondissements, on ne s’ennuie pas une minute.

L’intrigue joue sur deux tableaux : d’un côté, la politique du Royaume fae, où Lena n’a toujours pas recueilli le soutien nécessaire pour accéder au trône bien que les rebelles se soient durablement emparés du palais. Elle doit pour cela rallier encore certains hauts nobles à sa cause, mais ils ne le feront pas tant qu’elle ne leur aura pas livré le régicide. Comme elle refuse de le faire, les négociations laissent le champ libre à un autre fae pour comploter dans l’ombre et se rapprocher dangereusement du trône. C’est dans cette partie de l’intrigue que l’action et le suspens sont le plus présents. On ignore l’identité de l’impur qui veut prendre la place de Lena, mais on sait qu’il dispose d’une large armée prête à frapper à tout moment. Du coup, le danger et l’action peuvent survenir n’importe quand, et surtout quand on s’y attend le moins.

Mais ce roman n’est pas uniquement de l’action à l’état pur, il y a aussi beaucoup d’émotions puisque le deuxième aspect important de l’intrigue concerne la romance. McKenzie est liée à Kyol, mais elle sait qu’elle ne retournera pas vers lui. Elle aime Aren. Cependant, bien qu’elle essaie par tous les moyens possibles et imaginables qu’il est celui qu’elle a choisi, ce dernier s’entête à garder ses distances. Nous avons donc à faire à un triangle amoureux, et vous savez certainement que je n’aime pas les triangles amoureux, mais comme toute règle a ses exceptions, il se trouve que j’adore celui-là, depuis le début. Sans doute parce que bien que se retrouvant au milieu de deux hommes auxquels elle tient énormément, McKenzie n’est en aucun cas une girouette. Elle sait ce qu’elle veut. Du coup, le côté irritant des triangles amoureux (« j’aime X... non, en fait je préfère Y, non, en fait... ») est totalement éclipsé, au profit de toutes les émotions que l’on peut ressentir en lisant une jolie romance. Et puis il faut dire aussi que les deux hommes impliqués dans ce triangle ne sont pas n’importe qui. J’ai eu un faible pour Aren depuis le début, mais je les adore tous les deux. Dans ce tome, l’auteure nous donne à voir à la fois Aren et Kyol sous un angle un peu différent de celui sous lequel on les avait connus précédemment, ce qui n’a fait que renforcer mon affection pour eux.

Au rythme de ces péripéties, nous en arrivons aux deux tiers du livre... et là arrive un rebondissement qui m’a fait m’arrêter, fixer mon livre comme une idiote en répétant « heinmaisnonmaisquoimaisc’estpaspossible !!! » et a complètement annihilé mes plans pour faire durer cette lecture le plus longtemps possible. A partir de ce moment là, je n’ai plus pu lâcher mon livre. Sandy Williams joue très sadiquement avec nos émotions, mais comme je suis un peu maso sur les bords, je ne lui en tiens pas rigueur. Au contraire, j’en redemande, même. J’aurais bien voulu quelques chapitres de plus. Je ne veux pas trop m’étendre sur cette fin pour ne pas risquer de vous spoiler, mais laissez moi vous avertir : lorsque vous atteindrez ce fameux dernier tiers, prévoyez du temps devant vous, et faîtes en sorte que rien ni personne ne puisse venir vous déranger dans votre lecture. Croyez-moi, c’est vraiment important.

En bref, un dernier tome à la hauteur du reste de la saga, sans doute l’une de mes préférées dans le genre. De l’action, de l’amour, des personnages attachants... que voulez-vous de plus ? Je suis un peu triste que ce soit terminé, maintenant. McKenzie, Aren, Kyol, Lena, Naito et les autres, vous me manquez déjà !

Je vous le recommande si : vous aimez la fantasy, l’action et la romance. Et ne vous laissez pas effrayer par le fait que la saga soit publiée par Milady dans la collection bit-lit, je classerais plutôt cette série du côté de la fantasy.

jeudi 18 septembre 2014

Nuit de sang (Belladone #1) de Michelle Rowen






Titre : Nuit de sang (Belladone #1)
Titre original : Nightshade #1 – traduit par Virginie Paitrault
Auteur : Michelle Rowen (Etats-Unis)
Date de parution : 2011 aux Etats-Unis, 2012 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 346






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Jillian était une fille sans histoire jusqu’à ce qu’on la prenne en otage. Désormais, il ne lui reste plus qu’un choix à faire : mourir des mains de Declan, l’assassin dhampire qui la retient prisonnière, ou succomber aux effets secondaires du poison qu’on lui a injecté : la Belladone. Un venin qui fait d’elle l’arme ultime dans la guerre contre les vampires. Le seul espoir de Jill consiste à convaincre son kidnappeur de la relâcher, mais comment toucher le cœur d’un homme qui n’a jamais ressenti aucune émotion ?


La bit-lit et moi, c’est un peu tout ou rien : il y a des séries que j’adore, et d’autres que je déteste, mais très rarement de juste milieu entre les deux. C’est donc avec toujours une petite pointe d’appréhension que j’ouvre un roman de ce genre, puisque statistiquement parlant le risque que je déteste est plutôt élevé. Heureusement, Belladone se classe dans la bonne catégorie, à savoir les séries que j’adore.

Nous faisons la connaissance de Jillian Conrad, une jeune femme qui mène une vie tout à fait ordinaire jusqu’à ce qu’elle cesse brutalement d’être ordinaire parce qu’elle a eu la malchance de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Alors qu’elle allait tout simplement chercher du café pour ses collègues, elle est kidnappée après s’être fait injecter une dose létale de poison destiné à tuer les vampires – créatures dont elle ignorait qu’elles existaient réellement jusqu’alors. Elle se retrouve donc piégée dans une situation qui la dépasse, et tous ses espoirs de survie reposent sur son kidnappeur, Declan Reyes, un assassin dhampire (mi-humain, mi-vampire) totalement dépourvu de sentiments.

Ce premier volet d’une saga qui n’en compte que deux (enfin une saga bit-lit qui n’est pas à rallonge, alléluia !) lance l’intrigue sur de très bonnes bases. Il s’agit d’une histoire de vampires, or je ne suis pas du tout fan de ces créatures mais Michelle Rowen a tout de même su me faire m’intéresser à son univers. Le mythe qu’elle a choisi d’utiliser n’est pas forcément des plus originaux mais cette guerre souterraine entre humains et vampires, le rôle du poison, etc. tout ça m’a paru plutôt intéressant. Et il faut dire aussi que le roman ne manque pas d’action et de rebondissements. Vraiment, je n’ai pas vu les 350 pages défiler, et je me suis dépêchée de me procurer le tome 2, parce que quand c’est fini, on en veut encore ! Le style de l’auteure est fluide, accrocheur, avec une légère touche d’humour, un véritable plaisir à lire.

Les personnages m’ont également beaucoup plu. Jillian n’est pas du tout naïve (défaut qui m’exaspère au plus haut point chez les héroïnes de romans). Elle se retrouve dans une situation qui la dépasse, elle craint pour sa vie mais au lieu de pleurnicher sur son sort et/ou de suivre aveuglément son kidnappeur, elle pose des questions, essaie de comprendre et de forger des plans pour s’en sortir. De son côté, Declan est un homme complètement dépourvu de sentiments, puisqu’il est sous l’effet d’un sérum atténuant ses pulsions vampires, mais qui annihile également ses sentiments humains. Declan est absolument l’antithèse du héros de bit-lit habituel : il n’est ni beau ni séduisant, au contraire, il est recouvert de cicatrices, et il lui manque même un œil. Mais cet aspect là m’a plu, parce que ce n’est pas l’amour au premier regard entre Jillian et lui. C’est en apprenant à se connaître qu’ils tombent progressivement amoureux, et ça me semble beaucoup plus crédible comme ça.
Ces deux héros sont charismatiques, ils arrivent tout à fait à remplir l’espace pendant les nombreux chapitres où l’on ne voit aucun autre personnage graviter autour d’eux.

Je n’ai pas eu de coup de cœur et ce n’est certainement pas le meilleur livre que je n’aie jamais lu, loin de là, mais ce fut une lecture très agréable, addictive, qui me réconcilie avec la littérature vampirique et le genre bit-lit que je boudais un peu après plusieurs grosses déceptions. Je le conseille vivement pour une lecture détente après une journée difficile, ou tout simplement pour prendre un peu de bon temps, en week-end ou en vacances.

Je vous le recommande si : vous cherchez un livre avec de l’action, de la romance, quelque chose de rapide et d’addictif. Je vous le conseille également si vous voulez débuter avec le genre bit-lit.

mardi 10 juin 2014

Sans âme (Le protectorat de l'ombrelle #1) de Gail Carriger





Titre : Sans âme (Le protectorat de l’ombrelle #1)
Titre original : Soulless (Parasol Protectorate #1) – traduit par Sylvie Denis
Auteur : Gail Carriger (Etats-Unis)
Date de parution : 2009 aux Etats-Unis, 2011 en France
Editeur : Orbit
Nombre de pages : 313







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Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.

Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui ne lui a même pas été présenté !
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour démêler l’affaire.
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ?


« Mademoiselle Tarabotti n’était pas une de ces demoiselles qu’on trouvait partout – en réalité, elle était tout le contraire. Plus d’un gentleman avait déclaré que la rencontrer pour la première fois, c’était avaler une gorgée de cognac très fort alors qu’on s’attendait à du jus de fruit. »

En refermant ce livre, j’ai eu beaucoup de mal à déterminer si j’avais aimé ou pas. Enfin si, je savais que j’avais aimé, dans l’ensemble, mais disons que j’avais du mal à mettre le doigt sur ce qui m’avait moins plu – parce que je savais qu’il y avait des choses qui m’avaient moins plu. Je sais que ça a l’air terriblement confus, mais je vais essayer de faire une chronique pas trop confuse.

Commençons d’abord par les choses qui m’ont plu. Ce que j’ai tout de suite apprécié, c’est le style d’écriture. Gail Carriger reprend le vocabulaire et les formulations un peu pompeuses propres à l’époque victorienne mais pousse le maniérisme à l’extrême et s’attarde sur les détails insignifiants, provoquant un effet délicieusement comique. Il y a aussi pas mal de comique de situation au cours du roman, mais il reste suffisamment subtil et bien amené pour qu’il me fasse effectivement rire, au lieu de tomber dans l’humour bien lourd qui lui ne me fait pas rire du tout.

Ensuite, ce roman a l’avantage d’être servi par une héroïne qui dépote ! Alexia Tarabotti est peut-être d’origine italienne, et sans âme, ce qui la rend difficile à marier – très ennuyeux dans une société où la seule perspective pour les femmes est de se trouver un bon mari – mais elle est vive, intelligente et ne manque pas de répartie. L’ouverture d’esprit de notre héroïne se remarque encore plus en comparaison aux autres femmes du roman dont les centres d’intérêt se résument aux bals et aux jolies tenues. Mais par certains côtés, Alexia est aussi terriblement naïve, et ce contraste ajoute au comique du récit.

L’héroïne évolue dans un univers assez complexe où se côtoient humains, surnaturels, paranaturels, drones, porte-clés (pas les porte-clés qu’on utilise pour tenir ses clés, hein ! Ici les porte-clés, c’est des gens)... Pas évident de se familiariser avec tout ça, mais finalement on s’y fait assez rapidement, et j’ai même plutôt apprécié la mythologie développée par l’auteure, surtout le fait qu’elle essaie d’expliquer le surnaturel par la science. Ce sont généralement deux choses qu’on oppose radicalement, surnaturel et science, du coup ce rapprochement hors du commun m’a plu. J’aurais cependant aimé que plus d’attention soit accordée au caractère « sans âme » d’Alexia. Parce que certes elle peut neutraliser les surnaturels d’un simple contact, mais en dehors de ça, son absence d’âme n’a pas l’air de l’affecter plus que ça.

Mais ce que j’ai surtout regretté dans Sans âme, c’est le côté un peu manichéen du récit. Bon, d’accord il n’y a pas une séparation nette et précise entre « les très très méchants » d’un côté et « les très très gentils » de l’autre, mais tout de même on sait dès le départ à quel camp appartiennent les personnages, ce qui rend l’histoire un peu prévisible par moments. Pas de traître, pas de personnage ambigu... dommage, ça aurait donné un peu de piment au récit.
Un autre reproche concerne la fin que j’ai trouvée un peu trop « happy end », un peu trop « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ». Le protectorat de l’ombrelle est une saga qui compte 4 tomes (au moins), mais à la fin de ce tome 1, la boucle est déjà bouclée. Rien n’est laissé en suspens et je ne suis pas du tout curieuse de savoir ce que le tome 2 nous réserve. Mais peut-être que je le lirai quand même, parce que ce premier tome était fort sympathique.


Je vous le recommande si : vous aimez le steampunk et/ou la bit-lit (Sans âme est un mélange de ces deux genres). Pas besoin d’être un grand amateur de vampires et de loup-garous, je ne le suis pas (pas du tout, même), mais j’ai tout de même bien apprécié ma lecture.

lundi 28 avril 2014

Angel Kin (Angel Assassins #1) de Tricia Skinner







Titre : Angel Kin (Angel Assassins #1)
Auteur : Tricia Skinner (Etats-Unis)
Date de parution : 28 avril 2014
Editeur : Entangled – Edge
Nombre de pages : 183 (format epub)







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While channeling Robin Hood’s “steal from the rich and give to the poor” attitude at a local politician’s house, ex-con Katie Logan witnesses a forced suicide. Dirty or not, supernatural or not, he didn’t deserve to die, especially not by his own hand. But with her record, stepping forward as a witness isn’t an option. On the run from the police and the murderer, she turns to The Bound Ones for help.

When a beautiful woman comes to The Bound Ones, half-angel assassin Cain is immediately drawn to her. But when she fingers him as the killer, he can only come to one conclusion. The twin he thought was dead is very much alive… and trying to send him a message.  Unfortunately that message is: “you’re next.”

It’s a race against time as Cain fights to save the woman he’s falling in love with before his brother Abel destroys them both.

Alors qu’elle appliquait la devise de Robin des Bois « voler aux riches pour donner aux pauvres » chez un politicien local, l’ancienne délinquante Katie Logan est témoin d’un suicide forcé. Sale ou pas, surnaturel ou pas, il ne méritait pas de mourir, et certainement pas de sa propre main. Mais avec son casier judiciaire, se présenter comme témoin n’est pas une option. Fuyant la police et le meurtrier, elle se tourne vers The Bound Ones (les enchaînés) pour trouver de l’aide.

Quand une belle femme arrive chez The Bound Ones, l’assassin demi-ange Cain est immédiatement attiré par elle. Mais quand elle le désigne comme le tueur, il ne peut en tirer qu’une seule conclusion. Le jumeau qu’il croyait mort est tout à fait vivant… et essaye de lui envoyer un message. Malheureusement, ce message est : « tu es le suivant ».

C’est une course contre la montre que doit mener Cain pour sauver la femme dont il est en train de tomber amoureux avant que son frère Abel ne les détruise tous les deux.


“Twins were said to be two halves of the same soul. As children, he [Cain] and Abel had managed to surprise their family and neighbors with their identical gestures and mannerisms. It was as if they could reach each other’s thoughts before taking action.
Now, part of his soul had returned from oblivion.” *

Afin d’aider ses amis en difficulté financière, Katie Logan décide de voler quelques objets de valeur chez un politicien véreux pour leur trouver l’argent dont ils ont besoin. Elle a déjà l’expérience de ce genre de cambriolage, il ne devrait donc se dérouler sans embûches… sauf que pendant que Katie commet son méfait, le politicien rentre chez lui plus tôt que prévu, accompagné d’un homme qui le force à se poignarder lui-même. Etant donné qu’elle n’aurait pas dû être témoin de cette scène, elle ne peut en parler à la police, mais elle ne peut pas non plus rester sans rien faire. Sur les conseils de son frère, elle se tourne donc vers The Bound Ones, une confrérie d’assassins néphils qui combattent les crimes surnaturels. Là, elle rencontre Cain, qu’elle reconnaît immédiatement comme le meurtrier. Or, ce n’est pas Cain qui a tué le politicien, mais son jumeau, Abel. Le jumeau qu’il croyait mort depuis des années…

J’ai mis un peu de temps à vraiment rentrer dans l’histoire et à situer tous les personnages, notamment du côté des néphils de The Bound Ones. Il est vrai que je n’ai pas lu le préquel, Angel Bait, avant et je pense que ça a dû jouer. L’auteure nous parle de ces personnages sans vraiment nous les présenter, comme si on les connaissait déjà, donc je pense que les présentations ont dû être faites dans le préquel. Mais passé les premiers chapitres, je me suis rapidement laissée glisser dans cet univers et le reste est allé tout seul.

Il s’agit d’une réécriture de la légende biblique de Cain et Abel (vous vous en doutiez certainement au vu des noms des personnages). Vous (ne) le savez (peut-être) pas, mais j’aime beaucoup les réécritures modernes de textes anciens, et même si la religion, c’est pas trop ma tasse de thé, le fait qu’il s’agisse d’une réécriture de cette légende mythique m’a beaucoup intéressée. J’ai aimé la manière dont Tricia Skinner s’est approprié l’histoire d’origine, en inversant en quelque sorte les rôles des deux frères puisque dans Angel Kin, c’est Abel qui en veut à Cain au point de chercher à le tuer.
J’ai aussi beaucoup apprécié la mythologie créée par l’auteure, une mythologie dans laquelle être un ange ne signifie pas automatiquement être tout mignon tout gentil. Elle s’est approprié les notions d’anges, d’anges déchus et de néphils d’une façon vraiment intéressante.

Passons aux personnages. J’ai apprécié Katie, l’héroïne, mais maintenant que je dois en parler je réalise que finalement, je ne sais pas grand-chose sur elle. Sa personnalité n’est pas énormément développée dans le roman, ce que je trouve un peu dommage. En tous cas, j’ai aimé suivre ses aventures, et j’ai apprécié son courage et le fait qu’elle soit prête à prendre des risques pour sauver ceux qu’elle aime.
Les personnages les plus développés sont sans doute les deux frères, Cain et Abel. J’ai beaucoup aimé Cain. Assassin professionnel, inébranlable en apparence, le retour de son frère qu’il croyait mort depuis si longtemps fait apparaître des fissures dans la façade, révélant une personnalité torturée, partagée entre sa loyauté à sa famille adoptive, The Bound Ones, et son désir d’épargner et de retrouver ce frère qu’il aimait.
Abel quant à lui est le méchant de l’histoire, mais il a lui aussi une personnalité complexe et je suis persuadée qu’au fond, il n’est pas si mauvais.

J’aurais aimé avoir un peu plus d’éléments sur le passé des deux frères, comment ils en sont arrivés à cette rivalité, ce qui est arrivé à leurs parents (on le sait plus ou moins, mais j’aurais aimé plus de détails). J’aurais aussi souhaité que les liens qui unissent les membres de The Bound Ones soient plus explicités. On sent qu’il y a vraiment des liens très forts entre eux, comme une vraie famille, mais ils ne sont vraiment abordés qu’en surface. Là encore, je pense que le préquel apporte ces informations, il faut vraiment que je me le procure au plus vite !

En bref, un très bon début de saga. Angel Kin nous offre une histoire faite de rivalités, d’action, de suspense, avec une touche de romantisme, le tout très bien dosé. Un petit manque de profondeur sur certains points m’empêche d’en faire un coup de cœur, mais ça reste une très bonne lecture !

Je vous le conseille si : vous aimez les réécritures de contes et légendes et l’univers des anges et des demi-anges vous intéresse.

Merci à Melliane et aux éditions Entangled pour cette lecture !

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* «  On disait des jumeaux qu’ils étaient deux parties de la même âme. Quand ils étaient enfants, lui [Cain] et Abel arrivaient à surprendre leur famille et leurs voisins avec leurs gestes identiques. C’était comme s’ils pouvaient lire les pensées de l’autre avant d’agir.
Maintenant, une partie de son âme était revenue de l’oubli. »

mercredi 23 avril 2014

L'amant éternel (la confrérie de la dague noire #2) de J.R. Ward





Titre : La confrérie de la dague noire #2 : L’amant éternel (Black Dagger Brotherhood #2: Lover Eternal)
Auteur : J.R. Ward (Etats-Unis)
Date de parution : 2006 aux Etats-Unis, 2010 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 549









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UNE GUERRE FAIT RAGE A L’INSU DES HUMAINS

Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ils sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire.

Rhage est le plus redoutable et le plus dangereux d’entre eux, car il est victime d’une terrible malédiction : son démon peut s’éveiller à tout moment et mettre en péril ceux qui l’entourent. Pourtant, lorsqu’il est un jour chargé de la protection de Mary, une humaine, Rhage voit en elle son destin et son salut.
Quant à Mary, atteinte d’un mal incurable, elle a depuis longtemps cessé de croire au destin ou aux miracles, et la vie éternelle n’est à ses yeux qu’une douce illusion. Tout va changer lorsqu’elle rencontrera les guerriers de la Confrérie… et surtout Rhage.


Chronique garantie 100% sans spoilers du tome 1 (ou tout du moins, ils sont cachés).

« Je suis un vampire, je suis un guerrier. Je suis une bête dangereuse. A la fin de la soirée, vous ne vous souviendrez pas de m’avoir rencontré.
Et l’idée de ne pas être ne serait-ce qu’un seul de vos souvenirs me fait mal comme si l’on m’avait planté un couteau dans le cœur. »

Mary Luce est atteinte de leucémie, et sait que ses jours sont comptés. Trouver l’amour est loin de faire partie de ses priorités. Jusqu’à ce que le hasard l’amène vers la Confrérie de la dague noire. L’un des guerriers, Rhage, est irrésistiblement attiré par elle. Le vampire a été condamné à partager son corps avec une bête mortelle pendant deux siècles pour avoir offensé la Vierge Scribe. Les seuls moyens dont il dispose pour canaliser les pulsions de la bête sont la violence, et le sexe. Mais il entrevoit en Mary une voie de salut, et refuse de la laisser partir, même s’il doit pour cela enfreindre les règles de la Confrérie.

Ce tome deux m’a beaucoup plus plu que le premier. Sans doute parce que cette fois je m’attendais vraiment à lire une romance paranormale alors que pour le tome 1, je m’attendais plutôt à de l’urban fantasy, avec beaucoup d’action et un peu de romance. Mais ce n’est pas la seule raison. L’histoire de Rhage et Mary m’a beaucoup plus plu et touchée que celle de Beth et Kolher dans le précédent volume.

Les personnages principaux, surtout, m’ont beaucoup plu. Rhage, surnommé Hollywood par ses frères en raison de ses multiples conquêtes féminines, est en réalité beaucoup plus qu’un homme à femmes. J’ai beaucoup aimé découvrir sa face cachée, celle qu’il dissimule sous la façade du guerrier séducteur. On découvre un homme sensible et tourmenté par la malédiction qui le harcèle depuis des années et j’ai beaucoup aimé cet aspect de sa personnalité.
Mary quant à elle est une femme beaucoup plus forte qu’il n’y parait. A première vue, elle semble réservée, peu sûre d’elle, terrassée par cette maladie contre laquelle elle ne peut rien faire. Mais malgré ça, elle fait preuve d’une grande force de caractère, refusant de pleurer et de s’apitoyer sur son sort. Et puis le sujet du combat contre la  maladie me touche (malheureusement) personnellement, donc je ne pouvais pas ne pas m’attacher à elle.

J’ai beaucoup aimé suivre la progression de leur romance, surtout du côté de Mary puisqu’au départ elle ne partage pas les sentiments de Rhage à son égard. Même si par moment j’ai trouvé que les choses allaient un peu trop vite, j’ai tout de même apprécié la progression de ses sentiments, le passage d’une simple attirance physique à quelque chose de plus profond, et comment elle finit par céder alors qu’elle s’était si longtemps refusé de tomber amoureuse.

Si j’ai beaucoup apprécié la romance entre les deux personnages principaux, on ne peut pas dire que ce livre ait été un coup de cœur pour autant, loin de là. Comme dans le tome 1, j’ai toujours du mal avec les passages concernant les éradiqueurs. Je ne vois pas trop ce qu’ils apportent à l’histoire. Alors oui, ils sont en grande partie l’élément déclencheur de l’histoire de Rhage et Mary et au regard de la fin de ce tome, ils vont également être au départ de l’histoire de Bella et Zadist qui fera l’objet du prochain tome, mais je ne pense pas qu’on ait besoin d’autant de passages les concernant. Honnêtement, j’ai souvent eu envie de sauter des pages dès que M.X ou M.O faisaient leur apparition. Un point positif toutefois : ils s’intègrent beaucoup mieux dans ce tome que dans le tome précédent où la péripétie finale avec (surlignez pour voir le spoiler du tome 1) l’enlèvement de Beth semblait rajoutée uniquement pour justifier la présence des éradiqueurs dans le livre.

Cette saga est en fait pour moi une excellente lecture détente. Parce qu’il faut bien le dire, certains passages sont à mourir de rire, bourrés de stéréotypes et de romantisme tellement surdosé qu’il en devient ridicule. Le problème, c’est que je ne sais pas si le but de J.R. Ward est vraiment de nous faire rire, parce que la plupart des chroniques que j’ai pu lire sur la Confrérie ne présentaient pas du tout cette série comme humoristique. Mais franchement, devant certaines répliques de Rhage à Mary, je n’ai pas pu m’empêcher de rire. Vraiment.

Enfin, le style d’écriture n’est vraiment pas terrible – quoi que je pense que le problème vient surtout de la traduction française, j’ai lu des extraits en VO sur Goodreads qui me semblaient être de meilleure qualité. J’ai le tome 3 en français dans ma PAL, mais je pense passer à l’anglais pour la suite. Même si je dois avouer que les formulations parfois maladroites font partie du charme de la saga. Donc… peut-être que je continuerai en français, à voir.


Je vous le conseille si : vous aimez la romance, vous n’avez rien contre les vampires (pas besoin de les adorer, je n’en suis pas une fan du tout mais j’aime bien cette saga quand même) ni contre les scènes érotiques (y’en a un certain nombre, et elles sont plutôt détaillées)

«  – Je ne tomberai pas amoureuse de toi. Je ne peux pas me le permettre. Non, je ne le peux pas.
– Cela ne fait rien. Je t’aimerai assez pour nous deux. »