Je sais qu'il n'y a pas de pingouins dans la saga, mais j'avais quand même envie d'introduire ma chronique avec un gif de pingouin. En partie parce que j'aime les pingouins, mais surtout parce que je ne savais pas quoi mettre. Cette parenthèse d'importance capitale refermée, entrons dans le vif du sujet : Meg Corbyn, c'est hyper méga trop bien, et vous devez absolument lire cette saga si ce n'est déjà fait.
(Attention, risque de petits spoilers du tome 1, Lettres écarlates, dans ce qui va suivre)
Titre : L'esclave (Prince Captif #1)
Titre original : Captive Prince #1 - traduit par Louise Lafon
Auteur : C.S Pacat (Australie)
Editeur : Milady
Date de parution : 29 mai 2015
Nombre de pages : 316
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Damen est un héros pour son peuple, et le légitime héritier du trône d'Akielos. Mais lorsque son demi-frère s'empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d'un royaume ennemi.
Disons le d’entrée : ce livre m’a énormément déçue. Pas qu’il
soit mauvais, je pense plutôt qu’il a été mal présenté – c’est plus de l’érotique que de la fantasy, or je suis une lectrice de
fantasy, pas d’érotique.
A la mort du roi d’Akielos, son
fils Damen aurait dû lui succéder, mais c’est finalement Kastor, le demi-frère
de ce dernier, qui s’empare du trône à sa place, et l’envoie à Vère, le royaume
ennemi, pour servir comme esclave du prince Laurent. Je ne savais pas que par « esclave », l’auteure entendait « esclave
sexuel ». Si j’avais su, j’aurais abordé le roman d’une toute autre
manière. Je ne l’aurais peut-être pas plus aimé, mais au moins je ne serais pas
tombée d’aussi haut.
Je m’attendais à un roman de
fantasy mettant en scène deux princes ennemis obligés de faire équipe contre un
ennemi commun, sur fond d’intrigues politiques, complots et rivalités. Alors
oui, il y a un peu de ça, je ne vais pas le nier. Mais c’était loin d’être
suffisamment mis en avant à mon goût. Cet
arrière-plan de fantasy, avec les complots et les rivalités entre royaumes, c’est
ce qui m’a le plus intéressée dans ce roman, et ce qui a fait que je l’ai
lu jusqu’au bout, mais l’auteure survole
beaucoup de choses, c’est dommage. Par exemple, on sait qu’Akielos et Vère
sont ennemis, mais on ne sait pas trop pourquoi. De même, les différences
culturelles entre les deux royaumes, qu’on devine nombreuses, ne sont pas
développées. On en entraperçoit quelques unes à travers les réflexions de
Damen, mais c’est tout.
Au final, il semble que le côté fantasy n’est là que pour justifier la
partie érotique de l’histoire, et c’est vraiment ça qui m’a le plus
dérangée. Ca m’agace vraiment quand les auteurs n’assument pas qu’ils écrivent
de l’érotique et essaient de faire passer ça pour de la fantasy/du thriller/n’importe
quoi d’autre en ajoutant une pseudo-intrigue d’un autre genre derrière. Il n’y
a rien de mal à lire/écrire de l’érotique, alors une bonne fois pour toutes,
annoncez-le clairement, comme ça ces romans éviteront de tomber dans les mains
des mauvais lecteurs ! Parce qu’il
est clair que je n’étais pas le bon public pour ce livre. Déjà, les scènes
de sexe détaillées ont tendance à me mettre mal à l’aise, alors la culture de Vère, avec tout ce qu’elle
comporte de débauche et d’orgies, m’a vraiment gênée. Bon, avant que vous
ne me fassiez dire ce que je n’ai pas dit : ce n’est pas parce que toutes
les relations sexuelles dépeintes sont homosexuelles que ça m’a déplu. C’aurait
été exactement pareil s’il avait été question de relations hétérosexuelles. C’est simplementl’ambiance générale, avec cette tension sexuelle constante, et
également le fait que le viol et la pédophilie sont totalement acceptés dans
cette société qui m’a autant dérangée.
Je ne me suis pas non plus attachée aux personnages. Laurent est sans
doute le plus intéressant puisque c’est de loin celui qui possède la
personnalité la plus complexe, mais j’aurais aimé que l’auteure aille plus
loin dans l’exploration de sa personnalité et de son histoire. Pour moi, il est seulement apparu comme
froid, égoïste et manipulateur. Je me doute qu’il y a un autre homme
derrière le masque, mais les quelques moments où on aperçoit d’autres facettes
de sa personnalité étaient trop peu nombreux pour me donner une autre opinion
de lui. Quant à Damen, et bien... on suit l’histoire à travers ses yeux, mais
au final je n’ai pas l’impression de le connaître vraiment. Oh, et ne vous
attendez pas à une romance entre les deux. Il n’y en a pas.
En bref, Prince Captif semblait prometteur mais mon enthousiasme est retombé
bien vite puisque je me suis vite rendu compte que je ne faisais pas du tout
partie du public visé. Peut-être que les
fans de romans érotiques apprécieront, mais pour moi l’ambiance était trop crue
et limite malsaine, et le côté fantasy pas assez mis en avant pour réellement m’intéresser.
Je vous le recommande si : Lecteurs de fantasy, passez votre
chemin, laissez plutôt ce livres aux lecteurs d’érotique.
Sous ses apparences de jeune femme bien dans sa peau, Sascha dissimule de lourds secrets. Orpheline, elle ignore tout de ses origines et surtout d'où lui vient son pouvoir étrange : elle peut posséder les gens d'un simple contact, qui lui suffit à échanger de corps. Elle s'en sert pour voler et traquer les vampires qui ont massacré sa famille adoptive. Jusqu au jour où elle rencontre Raphaël. Immunisé à son pouvoir (et à ses charmes), le mystérieux jeune homme va lui donner les moyens de sa vengeance... au risque de la conduire à sa perte.
Les romans de bit-lit et moi, en général, c’est tout ou rien :
soit j’adore, soit je déteste, il n’y a pas de demi-mesure. Sauf pour quelques
rares exceptions – Lacrimosa en fait
partie. Ce n’est pas transcendant, mais
on ne peut pas dire que je n’ai pas aimé pour autant. C’était juste une lecture
sympathique mais sans plus.
Nous suivons Sascha, une jeune femme qui possède un don un peu
particulier : elle peut prendre possession du corps de quelqu’un d’autre
simplement en le touchant. Et elle se sert de ce don pour éradiquer les
vampires, auxquels elle voue une haine impitoyable depuis qu’ils ont massacré
sous ses yeux les religieuses qui l’ont élevée. Sa vie bascule lorsqu’elle
tombe sur une victime qui semble immunisée contre son pouvoir : le
mystérieux Raphaël, un autre ennemi des vampires, qui lui propose de s’associer
à lui pour traquer Lazarus, le chef des vampires.
L’histoire est assez longue à démarrer,
si les premiers chapitres m’ont plutôt bien accrochée, j’ai commencé à un peu m’ennuyer
au bout d’un moment. La rencontre entre Sascha et Raphaël, point de départ de l’intrigue,
ne la lance toutefois pas immédiatement, il faut attendre environ la moitié du
roman pour que l’action et le suspense commencent réellement à faire leur
apparition. Bon, il faut être patient,
mais ça vaut le coup d’attendre, parce qu’on a vraiment doit à beaucoup d’action
et de rebondissements intéressants une fois qu’on est entré dans le vif du
sujet.
De plus, l’auteure a su faire preuve d’une certaine originalité. Requiem pour Sascha n’est pas une énième
saga bit-lit mettant en scène une chasseuse de vampires comme je le pensais au
départ. Le don de possession de Sascha d’une part apporte quelque chose de
nouveau, et d’autre part plus on avance dans l’histoire, plus on découvre qu’il
n’est pas juste question de vampires. J’ai
également beaucoup aimé l’univers musical (Sascha est chanteuse dans un
groupe de métal), même s’il n’est que secondaire.
Par contre, j’ai eu un peu de
mal avec l’héroïne, Sascha. Je l’ai trouvée plutôt égoïste et centrée sur
elle-même, en particulier dans son attitude envers son meilleur ami et
colocataire, Nicolas, qui ne mérite absolument pas ce qu’elle lui fait subir.
Alors oui, elle doit mener une sorte de double vie puisqu’elle ne peut pas
parler de son don à son entourage, donc ce n’est pas tous les jours facile,
mais tout de même, elle se fait un peu trop passer pour une victime, je trouve.
Heureusement, ça s’arrange à mesure qu’on
avance dans l’histoire.
Quant à Raphaël... en fait,
il ne m’a fait ni chaud ni froid. C’est
vrai que le mystère autour de son
personnage est intriguant, mais pour je ne sais quelle raison, il ne m’a pas
rendue curieuse, je n’ai pas cherché à deviner sa vraie nature, il m’a
vraiment laissée complètement indifférente. J’espère que ce personnage sera un
peu mieux exploité par la suite, parce que je pense qu’il a réellement du
potentiel.
Même si dans l’ensemble, Lacrimosa
m’a plutôt plu, jusqu’à la fin je n’étais pas certaine de poursuivre la saga.
Mais voilà, le dernier chapitre se
termine tout simplement sur un cliffhanger abominable, donc je n’ai pas le
choix, il me FAUT la suite. Rapidement, si possible.
En bref, nous avons là un bon début pour cette saga de bit-lit
française. Lacrimosa n’est pas exempt de
défaut, mais m’a tout de même fait passer un bon moment et je pense qu’il saura
ravir plus d’un fan de bit-lit.
Je vous le recommande si :
vous avez envie d’une histoire de vampires qui change un peu de l’ordinaire.
Dans une France en proie à de terribles dissensions religieuses, Rose, unique enfant du comte Greer en exil, est une jeune femme au caractère bien trempé. Mais son père, craignant pour son avenir, désire à tout prix la marier. C'est en essayant de se soustraire à ce destin qu'elle va faire la connaissance du comte Artus de Janlys. Par le biais de cet insaisissable aristocrate, la jeune femme va être propulsée dans un univers de dangers et de mystères, où les meurtres abjects qui terrifient la capitale trouveront une explication incroyable et pourtant bien réelle...
Voilà bien longtemps que j’avais repéré ce livre et était intriguée
par tous les bons avis qui fleurissaient (ceci n’est pas un mauvais jeu de
mots) sur la blogosphère. J’ai donc profité de la réédition en format poche
pour découvrir ce qui se cache dans ces pages...
Nous suivons Eileen, ou plutôt Rose comme elle préfère être nommée, une
jeune aristocrate qui, comme toutes les femmes de son époque, doit se marier,
bien qu’elle n’en ait pas du tout envie. D’autant que plus elle avance en âge,
plus ses parents se montrent insistants. Alors qu’elle est censée rencontrer un
nouveau prétendant lors d’un bal, c’est un autre homme qui va attirer son
attention : le comte Artus de Janlys, un homme des plus intrigants dont l’apparition
dans la vie de Rose va la bouleverser entièrement...
Présenté comme ça, on dirait une romance historique. Et il est vrai
que le début ressemble vraiment à une
romance historique, le fantastique n’arrivant qu’assez tardivement dans le
roman. Heureusement, la romance historique est à peu près le seul genre de
romance que j’apprécie, donc ça ne m’a pas du tout posé problème. Surtout que
même si on est un peu dans de la romance, on est bien loin du niais et du
mielleux. Ce qui ressort surtout de l’ambiance
de Rose Morte, bien avant même l’apparition du fantastique, c’est son aspect
sombre. On sent que le danger guette même lorsqu’en apparence il ne se
passe pas grand-chose d’inquiétant.
Puisqu’on en est à l’atmosphère, j’en profite pour souligner l’effort
qu’à fait l’auteure pour plonger son lecteur au maximum dans l’époque à
laquelle elle a situé son roman : nous
sommes au XVIe siècle, et on s’y croit réellement. Que ce soit au niveau des
descriptions, du vocabulaire employé, ou des références à des faits
historiques, on sent que Céline Landressie maîtrise son sujet.
Le personnage de Rose m’a
beaucoup plu. La jeune femme évolue considérablement au cours du roman :
si dès le départ elle est loin d’être la jeune fille naïve et innocente
typique, elle devient de plus en plus
téméraire et assurée à mesure que l’histoire avance. C’est tout à fait le
genre d’héroïne que j’apprécie, même si j’aurais
toutefois un petit reproche à lui faire : lorsqu’elle commence à
développer des symptômes étranges après sa nuit avec Artus, elle s’en accommode
un peu trop facilement, je trouve. Je vois dans le noir, j’entends des
conversations distinctement alors qu’elles ont lieu dans d’autres pièces, je ne
meurs pas de faim alors que je n’ai rien
mangé depuis plusieurs jours... mais Artus a dit que c’était pas grave, alors c’est
pas grave. Bon d’accord, j’exagère un peu, elle essaie plusieurs fois d’exiger
des explications... mais tout de même, je l’ai trouvé bien peu insistante, alors
que tous ces changements qui surviennent du jour au lendemain, ça devrait
beaucoup plus l’inquiéter, non ?
Artus quant à lui est un
personnage des plus complexes. On ne sait jamais trop sur quel pied danser
avec lui, autant il semble tenir énormément à Rose, autant il lui cache
beaucoup de choses... Cemonsieur est complètement insaisissable,
mais il a un charme et un charisme indéniable. Mais peut-être que je me
lasse des personnages masculins sombres et mystérieux, parce que je lui ai préféré son frère Adelphe,
beaucoup plus ouvert et avenant, dont la présence apporte une touche de
lumière bienvenue dans cette ambiance des plus sombres.
La floraison est sans aucun doute un tome d’introduction. L’histoire
met un certain temps à se mettre en place (mais on ne s’y ennuie à aucun
moment, rassurez vous !), le fantastique ne fait pas son apparition avant
au moins la moitié du roman est le rythme est relativement lent, parce qu’il y
a beaucoup de choses à mettre en place. En fait, on a un peu deux intrigues en parallèle dans ce premier tome :
la trame de fond que l’on va probablement suivre tout au long de la saga, et
une seconde autour du père de Rose, qui se conclut à la fin du premier tome. J’ai trouvé ce choix des plus judicieux
puisqu’il permet à l’auteure de poser les bases de son univers et de sa
mythologie tout en faisant avancer une intrigue pour dynamiser et apporter de l’action
à un roman globalement très descriptif.
En bref, Rose Morte a su totalement me convaincre. J’ai été conquise
par la plume de l’auteure et l’atmosphère qu’elle dépeint. C’est un roman dans lequel il faut prendre le temps de s’immerger, il
ne se dévore pas, mais se savoure.
Je vous le recommande si :
vous aimez les atmosphères sombres teintées de fantastique.
Titre original : Poison
(Tales from the kingdoms #1) – traduit par Frédéric Le Berre
Auteur : Sarah Pinborough (Royaume Uni)
Date de parution : 2014
Editeur : Milady
Nombre de pages : 224
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Rappelez-vous l’innocente et belle princesse, la méchante reine
impardonnable, le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d’amour
sincère... et à présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire
de Blanche Neige, telle qu’elle n’a jamais été révélée...
J’ai commencé ce livre sans rien en attendre. J’ai lu tellement d’avis
différents à son sujet que je n’arrivais pas à savoir s’il allait me plaire ou
non. Il semble vraiment que ce soit tout
ou rien avec ce livre, soit vous l’adorez, soit vous le détestez. Je
comprends les arguments des deux côtés, donc j’étais très curieuse de me faire
mon propre avis sur la question. Et il s’avère
que je suis du côté de ceux qui l’ont aimé !
Bon, ce n’est pas LE livre de l’année, pas même le livre du mois. Il n’est pas très profond ou philosophique,
mais c’est vraiment une lecture divertissante et addictive ! Une fois
commencé, je n’ai tout simplement plus pu m’arrêter. Je ne sais même pas pourquoi c’est si addictif, parce qu’il
n’y a pas énormément de suspense ni d’action, mais je me suis simplement laissée prendre par l’atmosphère du roman,
sombre et totalement fascinante. C’est un peu comme si Sarah Pinborough m’avait
jeté un sort pour m’accrocher à son livre.
Comme je l’ai dit, il n’y a pas beaucoup de suspense puisque l’intrigue est très proche de celle du
conte d’origine. L’auteure a conservé les éléments principaux, mais en les
racontant à sa manière, transformant le conte en une histoire un peu plus « trash »
que celle de Disney que l’on connait tous (je ne peux comparer qu’avec la
version de Disney étant donné que je n’ai jamais lu l’original des frères
Grimm). Pour faire simple, elle y a
ajouté du sang et du sexe. Ce nouveau conte est à la fois traditionnel et
moderne. Traditionnel à cause de l’univers proche de celui des conte de
fées avec un roi, une reine, des chevaliers, etc., et moderne grâce au
personnage de Blanche Neige. C’est une
femme d’aujourd’hui, indépendante, qui se fiche du mariage, porte des
vêtements d’homme et boit de la bière. Bien que je n’aie pas franchement
apprécié son personnage, j’ai aimé cet aspect de sa personnalité.
D’une certaine manière, ce
roman m’a fait penser à la série Once upon a time. On retrouve le même genre d’atmosphère
un peu sombre, et je n’ai pu m’empêcher de me représenter la reine Lilith, la belle-mère de
Blanche Neige, comme Regina dans OUAT, même si je sais que Lilith est blonde
alors que Regina ne l’est pas. Mais elles ont la même personnalité complexe et
torturée. Toutes deux sont méchantes
parce qu’elles veulent être craintes, pour ne plus jamais avoir à craindre
quiconque. Et comme dans Once upon a time, mon personnage préféré est la
méchante, alors que d’habitude j’ai plutôt tendance à être du côté des gentils.
Mais j’ai un faible pour les personnages complexes, et ici le personnage le
plus complexe est la méchante, donc...
A propos de la fin, je sais
qu’elle a constitué une énorme surprise pour la plupart, mais pas pour moi.
Alors, je ne m’attendais pas exactement à ça, mais je me doutais que quelque
chose de ce genre allait se produire. Et j’ai
aimé ce rebondissement, enfin l’histoire prenait un chemin différent de celle d’origine.
Je suis vraiment curieuse de voir comment l’auteure va poursuivre ça dans les
tomes suivants (quoi que je ne suis pas sûre qu’ils soient vraiment la suite de
ce premier tome, c’est possible que les trois tomes soient indépendants. Il
faut que je me renseigne).
Je vous le recommande si :
vous aimez Once upon a time peut-être ? Je ne sais pas trop à qui le
recommander, c’est vraiment tout ou rien avec ce livre, donc si le résumé vous
attire, je ne peux que vous encourager à aller vous faire votre propre avis !
Titre original : Bloodlust
(Nightshade #2) – traduit par Zeynep Diker
Auteur : Michelle Rowen (Etats-Unis)
Date de parution : 2011 aux Etats-Unis, 2013 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 349
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Jillian Conrad va mourir. Si elle ne succombe pas à la Belladone – ce
poison qui la rend irrésistible et mortelle pour les suceurs de sang –, ce sont
des vampires fous en quête d’ultime immortalité qui auront sa peau. Depuis
qu’elle est devenue le dernier rempart entre eux et la fille du défunt roi
Matthias, elle n’a plus nulle part où se cacher. Pas même dans les bras de
Declan, son amant dhampire, qui, privé de toutes ses émotions à cause d’un
puissant sérum, n’est plus que l’ombre de lui-même...
Le premier tome de la saga m’avait complètement comblée, mais les
échos que j’avais eus de ce second tome, pas très positifs, m’avaient fait un
peu appréhender la suite et la fin de cette duologie. Finalement, j’ai bien du mal à comprendre pourquoi tant
de reproches adressés à ce deuxième volet : de mon point de vue, il est
tout aussi bon que le premier.
Nous retrouvons notre héroïne, Jillian, en bien mauvaise posture puisque
la Belladone dans son sang, mortelle pour les vampires, pourrait bien, à terme,
lui ôter la vie à elle aussi. Et comme si ça ne suffisait pas, elle doit
également compter avec Declan qui n’est plus que l’ombre de lui-même depuis qu’on
lui a injecté un nouveau sérum à effet permanent, Matthias le roi vampire,
censé être mort mais qui ne l’est en fait pas, et la libération imminente de
Kristoff, ancien roi vampire impitoyable.
Comment vous parler de ce roman sans trop en dévoiler ? C’est que
l’intrigue va à 200 à l’heure, il ne se
passe pas un chapitre sans un rebondissement de plus ou moins grande ampleur. On
attaque directement dans le vif du sujet, et ensuite, plus de temps morts. C’est
donc une lecture entraînante et
addictive que nous avons là, et la seule raison pour laquelle je n’ai pas
dévoré ce tome 2 aussi vite que je ne l’avais fait pour le tome 1, c’est parce
que mon temps libre était plus restreint.
Je pense que le premier tome,
bien que riche en action lui aussi, a surtout pour rôle de poser les bases d’une
intrigue dont le plus gros se développe dans ce deuxième volet.
Du côté des personnages, Jillian
n’a jamais été naïve et sans ressources même au tout début, et je trouve qu’elle devient encore plus forte et qu’elle s’enhardit
encore plus ici. Bien qu’elle ait été parachutée contre son gré dans ce
monde et ce seulement quelques jours plus tôt, elle a su s’adapter à la
situation. Elle n’attend pas qu’on vienne la sauver, elle prend des décisions et est capable de penser rationnellement en
toutes circonstances. Et ça, ça me plait.
Quant à Declan, le moins qu’on
puisse dire c’est que nous ne sommes pas
au bout de nos surprises avec lui. Ses réactions tout au long du roman sont
assez imprévisibles et il n’a pas arrêté de m’embrouiller l’esprit (comme
ça a été le cas pour Jillian aussi). Mais la complexité de ce personnage n’est
pas un défaut, bien au contraire. Finalement, je me suis beaucoup attachée à
lui et il mérite largement qu’on regarde au-delà de la première impression que
donne son physique fort peu avantageux.
J’ai également beaucoup aimé découvrir le personnage de Matthias un peu plus en profondeur. Il montre une autre facette de lui-même et
je l’ai trouvé beaucoup plus... humain que dans le premier tome (si tant
est qu’on puisse qualifier un vampire d’humain). Et que je vous rassure tout de
suite (ou pas, selon ce dont vous rêvez), il n’y a pas de triangle amoureux
Declan-Jillian-Matthias.
La fin était l’élément qui concentrait le plus gros des critiques que
j’ai pu lire à propos de ce roman, comme quoi l’auteure n’apportait pas une
vraie conclusion à son histoire. Je ne sais pas à quoi s’attendaient ceux qui
ont cet avis-là, mais en ce qui me concerne, je ne suis pas du tout d’accord. Pour moi, la fin est parfaite. Elle est
certes ouverte sur l’avenir de nos héros, mais j’ai eu toutes les réponses que
je voulais, et j’en suis entièrement satisfaite.
En bref, Belladone est une
duologie vraiment très bien menée, pleine de rebondissements, d’action, à
laquelle il est difficile de s’arracher. On en redemande ! (même si le
format en deux tomes est juste parfait)
Je vous le recommande si :
vous voulez une lecture addictive et riche en action, que vous aimez un minimum
les vampires (pas besoin d’être un fan non plus), ou alors que vous voulez
découvrir la bit-lit.
Titre original : The
sharpest blade (Shadow Reader #3) – traduit par Clémentine Curie
Auteur : Sandy Williams (Etats-Unis)
Date de parution : 31 décembre 2013 aux Etats-Unis, 22 août 2014 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 454
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UNE GUERRE SANGLANTE, UN AMOUR IMPOSSIBLE
McKenzie est une diseuse d’ombres, mais son inestimable don n’a cessé
de mettre sa vie et celles de son entourage en péril. Déchirée entre le fae qu’elle
aime et celui auquel elle est liée, la jeune femme doit faire la lumière sur
les dessous de la guerre si elle veut y mettre un terme. Armée de dangereux
secrets et épaulée par de puissants alliés, par ses actes elle divisera le
Royaume à tout jamais... à moins qu’elle le sauve.
/!\ Si
vous n’avez pas encore lu les tomes précédents, je vous invite à vous rediriger
vers la chronique du tome 1, ou celle du tome 2, afin d’éviter les méchantes
bébêtes nommées communément spoilers /!\
Je l’attendais, ce tome 3 ! Depuis que j’ai refermé le tome
précédent, je n’avais qu’une envie : découvrir la suite et la fin de cette
saga à laquelle j’ai accroché dès le premier tome. Et comme c’est le dernier tome, j’ai voulu le faire durer le plus
possible. Sauf que... ce n’était tout simplement pas possible. En deux jours,
je l’avais déjà avalé (et encore, je me suis retenue, j’aurais pu le
dévorer d’une traite)
Après plus de dix ans durant lesquelles sont don de diseuse d’ombres l’a
contrainte à d’innombrables allers-retours entre le monde humain et le Royaume
des faes, McKenzie peut enfin mener la vie d’humaine normale dont elle a
toujours rêvé. Seulement, elle n’arrive pas à en profiter autant qu’elle ne le
devrait. Et lorsque par l’intermédiaire de son lien avec Kyol, elle sent que
celui-ci est en danger, elle n’hésite pas une seconde avant de retourner au
Royaume, où la guerre est loin d’être terminée.
A nouveau, j’ai été emportée
dans l’histoire dès les premières pages. Quel plaisir de retrouver nos
personnages préférés ! Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’auteure
ne les épargne pas. Ce dernier tome,
comme les précédents, va à cent à l’heure, c’est bourré d’action et de rebondissements,
on ne s’ennuie pas une minute.
L’intrigue joue sur deux
tableaux : d’un côté, la politique du Royaume fae, où Lena n’a
toujours pas recueilli le soutien nécessaire pour accéder au trône bien que les
rebelles se soient durablement emparés du palais. Elle doit pour cela rallier
encore certains hauts nobles à sa cause, mais ils ne le feront pas tant qu’elle
ne leur aura pas livré le régicide. Comme elle refuse de le faire, les
négociations laissent le champ libre à un autre fae pour comploter dans l’ombre
et se rapprocher dangereusement du trône. C’est
dans cette partie de l’intrigue que l’action et le suspens sont le plus
présents. On ignore l’identité de l’impur qui veut prendre la place de
Lena, mais on sait qu’il dispose d’une large armée prête à frapper à tout
moment. Du coup, le danger et l’action
peuvent survenir n’importe quand, et surtout quand on s’y attend le moins.
Mais ce roman n’est pas uniquement de l’action à l’état pur, il y a aussi beaucoup d’émotions puisque le
deuxième aspect important de l’intrigue concerne la romance. McKenzie est
liée à Kyol, mais elle sait qu’elle ne retournera pas vers lui. Elle aime Aren.
Cependant, bien qu’elle essaie par tous les moyens possibles et imaginables qu’il
est celui qu’elle a choisi, ce dernier s’entête à garder ses distances. Nous avons donc à faire à un triangle
amoureux, et vous savez certainement que je n’aime pas les triangles amoureux,
mais comme toute règle a ses exceptions, il se trouve que j’adore celui-là,
depuis le début. Sans doute parce que bien que se retrouvant au milieu de
deux hommes auxquels elle tient énormément, McKenzie n’est en aucun cas une girouette. Elle sait ce qu’elle
veut. Du coup, le côté irritant des
triangles amoureux (« j’aime X... non, en fait je préfère Y, non, en
fait... ») est totalement éclipsé,
au profit de toutes les émotions que l’on peut ressentir en lisant une jolie
romance. Et puis il faut dire aussi que les deux hommes impliqués dans ce
triangle ne sont pas n’importe qui. J’ai eu un faible pour Aren depuis le
début, mais je les adore tous les deux. Dans ce tome, l’auteure nous donne à voir à la fois Aren et Kyol sous un angle un
peu différent de celui sous lequel on les avait connus précédemment, ce qui
n’a fait que renforcer mon affection pour eux.
Au rythme de ces péripéties, nous
en arrivons aux deux tiers du livre... et là arrive un rebondissement qui m’a
fait m’arrêter, fixer mon livre comme une idiote en répétant « heinmaisnonmaisquoimaisc’estpaspossible !!! »
et a complètement annihilé mes plans pour faire durer cette lecture le plus
longtemps possible. A partir de ce
moment là, je n’ai plus pu lâcher mon livre. Sandy Williams joue très
sadiquement avec nos émotions, mais comme je suis un peu maso sur les bords, je
ne lui en tiens pas rigueur. Au contraire, j’en redemande, même. J’aurais bien
voulu quelques chapitres de plus. Je ne veux pas trop m’étendre sur cette fin
pour ne pas risquer de vous spoiler, mais laissez moi vous avertir : lorsque vous atteindrez ce fameux dernier
tiers, prévoyez du temps devant vous, et faîtes en sorte que rien ni personne
ne puisse venir vous déranger dans votre lecture. Croyez-moi, c’est
vraiment important.
En bref, un dernier tome à la hauteur du reste de la saga, sans doute
l’une de mes préférées dans le genre. De
l’action, de l’amour, des personnages attachants... que voulez-vous de plus ?
Je suis un peu triste que ce soit terminé, maintenant. McKenzie, Aren, Kyol,
Lena, Naito et les autres, vous me manquez déjà !
Je vous le recommande si :
vous aimez la fantasy, l’action et la romance. Et ne vous laissez pas effrayer
par le fait que la saga soit publiée par Milady dans la collection bit-lit, je
classerais plutôt cette série du côté de la fantasy.
Titre original : Nightshade #1 – traduit par Virginie Paitrault
Auteur : Michelle Rowen (Etats-Unis)
Date de parution : 2011 aux Etats-Unis, 2012 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 346
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Jillian était une fille sans histoire jusqu’à ce qu’on la prenne en
otage. Désormais, il ne lui reste plus qu’un choix à faire : mourir des
mains de Declan, l’assassin dhampire qui la retient prisonnière, ou succomber
aux effets secondaires du poison qu’on lui a injecté : la Belladone. Un
venin qui fait d’elle l’arme ultime dans la guerre contre les vampires. Le seul
espoir de Jill consiste à convaincre son kidnappeur de la relâcher, mais
comment toucher le cœur d’un homme qui n’a jamais ressenti aucune émotion ?
La bit-lit et moi, c’est un peu
tout ou rien : il y a des séries que j’adore, et d’autres que je déteste,
mais très rarement de juste milieu entre les deux. C’est donc avec toujours
une petite pointe d’appréhension que j’ouvre un roman de ce genre, puisque
statistiquement parlant le risque que je déteste est plutôt élevé. Heureusement, Belladone se classe dans la
bonne catégorie, à savoir les séries que j’adore.
Nous faisons la connaissance de Jillian Conrad, une jeune femme qui
mène une vie tout à fait ordinaire jusqu’à ce qu’elle cesse brutalement d’être
ordinaire parce qu’elle a eu la malchance de se trouver au mauvais endroit au
mauvais moment. Alors qu’elle allait tout simplement chercher du café pour ses
collègues, elle est kidnappée après s’être fait injecter une dose létale de
poison destiné à tuer les vampires – créatures dont elle ignorait qu’elles
existaient réellement jusqu’alors. Elle se retrouve donc piégée dans une
situation qui la dépasse, et tous ses espoirs de survie reposent sur son
kidnappeur, Declan Reyes, un assassin dhampire (mi-humain, mi-vampire)
totalement dépourvu de sentiments.
Ce premier volet d’une saga qui
n’en compte que deux (enfin une saga bit-lit qui n’est pas à rallonge,
alléluia !) lance l’intrigue sur de
très bonnes bases. Il s’agit d’une histoire de vampires, or je ne suis pas
du tout fan de ces créatures mais Michelle Rowen a tout de même su me faire m’intéresser
à son univers. Le mythe qu’elle a choisi d’utiliser n’est pas forcément des
plus originaux mais cette guerre souterraine entre humains et vampires, le rôle
du poison, etc. tout ça m’a paru plutôt intéressant. Et il faut dire aussi que le roman ne manque pas d’action et de
rebondissements. Vraiment, je n’ai pas vu les 350 pages défiler, et je me
suis dépêchée de me procurer le tome 2, parce que quand c’est fini, on en veut encore !Le style de l’auteure est fluide, accrocheur, avec une légère
touche d’humour, un véritable plaisir à lire.
Les personnages m’ont également
beaucoup plu. Jillian n’est pas du
tout naïve (défaut qui m’exaspère au plus haut point chez les héroïnes de
romans). Elle se retrouve dans une situation qui la dépasse, elle craint pour
sa vie mais au lieu de pleurnicher sur son sort et/ou de suivre aveuglément son
kidnappeur, elle pose des questions,
essaie de comprendre et de forger des plans pour s’en sortir. De son côté, Declan est un homme complètement dépourvu
de sentiments, puisqu’il est sous l’effet d’un sérum atténuant ses pulsions
vampires, mais qui annihile également ses sentiments humains. Declan est
absolument l’antithèse du héros de
bit-lit habituel : il n’est ni beau ni séduisant, au contraire, il est
recouvert de cicatrices, et il lui manque même un œil. Mais cet aspect là m’a
plu, parce que ce n’est pas l’amour au
premier regard entre Jillian et lui. C’est en apprenant à se connaître qu’ils tombent progressivement amoureux, et ça
me semble beaucoup plus crédible comme ça.
Ces deux héros sont
charismatiques, ils arrivent tout à fait à remplir l’espace pendant les
nombreux chapitres où l’on ne voit aucun autre personnage graviter autour d’eux.
Je n’ai pas eu de coup de cœur et ce n’est certainement pas le
meilleur livre que je n’aie jamais lu, loin de là, mais ce fut une lecture très agréable, addictive, qui me réconcilie avec la
littérature vampirique et le genre bit-lit que je boudais un peu après
plusieurs grosses déceptions. Je le conseille vivement pour une lecture détente
après une journée difficile, ou tout simplement pour prendre un peu de bon
temps, en week-end ou en vacances.
Je vous le recommande si :
vous cherchez un livre avec de l’action, de la romance, quelque chose de rapide
et d’addictif. Je vous le conseille également si vous voulez débuter avec le
genre bit-lit.
Titre original : Me before
you – traduit par Frédéric Le Berre
Auteur : Jojo Moyes (Royaume Uni)
Date de parution : 2012 au Royaume Uni, 2013 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 475
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Si le temps nous est compté...
Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou
paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie. Quand elle se retrouve au
chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un
handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui
un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations
fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu
tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour
le faire changer d’avis.
« On n’a qu’une
vie, Clark. C’est le devoir de chacun de la vivre aussi intensément que
possible. »
Will Traynor n’aurait jamais dû croiser la route de Lou Clark.
Brillant homme d’affaires londonien, accro aux voyages et aux sports extrêmes,
tout l’oppose à cette jeune femme tout à fait ordinaire (si l’on excepte ses
tenues vestimentaires toutes plus extravagantes les unes que les autres) qui n’a
jamais quitté son petit village natal. C’est un malheureux hasard qui va les
rapprocher : accident de la route le privant de l’usage de la partie
inférieure de son corps pour l’un, perte brutale de son emploi pour l’autre. Désespérément
à la recherche d’un nouveau travail, Lou va accepter – bien qu’avec réticence –
de devenir l’aide-soignante de Will. Ils vont donc devoir se côtoyer quotidiennement,
qu’ils le veuillent ou non. C’est un
euphémisme de dire qu’au départ les choses sont loin d’être idylliques :
ils se détestent, c’est aussi simple que ça. Lou n’a aucune expérience en
tant qu’aide-soignante, et Will est loin d’être le patient idéal pour une
débutante : habitué à vivre à cent mille à l’heure, le jeune homme vit
très mal sa tétraplégie. Et c’est sans compter l’énorme différence de classes
sociales entre les deux protagonistes : Will vit dans un milieu bourgeois
où l’on signe des chèques portant des montants à quatre chiffres sans
sourciller, tandis que Lou est issue d’une famille ouvrière qui vit au jour le
jour. Bref, il y a un monde d’écart
entre les deux mais pourtant, petit à petit, ils vont réussir à s’apprivoiser,
et même à nouer de forts liens affectifs.
J’ai énormément aimé suivre Lou et Will, ce duo improbable qui évolue
grandement au contact l’un de l’autre. Lou s’est fixé comme objectif de
redonner à Will le goût de la vie, de lui montrer que malgré son handicap et la
perte totale de son autonomie, la vie peut encore avoir des bons côtés. Mais finalement,
celui qui fait le plus évoluer l’autre, ce n’est pas Lou, mais Will. Will qui va pousser la jeune femme à poser
un autre regard sur son existence, la forcer à sortir de sa zone de confort, à
aller au devant de ce que la vie a à lui offrir. C’est une vraie leçon de vie
qu’il lui donne et qu’il donne aussi, de manière indirecte, à nous lecteurs. En
refermant ce livre, j’ai soudainement ressenti le besoin d’aller voir plus loin
que le bout de ma rue, de sortir moi aussi de ma zone de confort, de vivre la
vie plus intensément, tout simplement. C’est fou le pouvoir qu’un personnage de
fiction peut avoir sur nous, non ?
Avant Toi est un roman léger, qu’on lit d’une traite sans s’en
rendre compte. Il y a certes des moments d’intense émotion durant lesquels
il est impossible de ne pas verser une larme (voire beaucoup, toutes les larmes
de notre corps, même) à moins d’être un robot dépourvu de tout sentiment, mais
dans l’ensemble, c’est très léger, très « détente ». J’ai beaucoup ri
pendant ma lecture, que ce soit à cause des petites remarques sarcastiques que
Lou et Will passent leur temps à s’envoyer, ou de la famille haute en couleur
de Lou.
Cependant, derrière ses
apparences de petite romance toute légère, ce roman aborde un sujet hautement
sensible et polémique : le droit à la mort. Et le talent de Jojo Moyes
réside dans ce qu’elle parvient, tout en nous distrayant, à nous faire
réellement réfléchir et peut-être même revoir notre opinion sur l’euthanasie. A
un moment où à un autre, si l’on s’attache un tant soit peu aux personnages (et
honnêtement, comment ne pas s’y attacher ?), on finit par se mettre à la
place de Lou ou des parents de Will et à ce demander ce qu’on ferait, nous, si
c’était notre fils ou notre ami qui, devenu tétraplégique, souhaitait se donner
la mort. Je pense que quelles que soient ses convictions sur le sujet, quand on
est confronté à une situation concrète, on est obligé de tout remettre en
question. Et la réponse est loin d’être évidente.
L’euthanasie est un sujet très délicat et qui n’a pas fini de faire
polémique, mais l’auteure a réussi à le traiter avec beaucoup de finesse.
Pour finir, des personnages
adorables, une très jolie leçon de vie et un réel questionnement sur un sujet
délicat, le tout dans un roman émouvant et très accessible, Avant Toi est une vraie réussite. Un
gros coup de cœur pour ce livre magnifique !
Je vous le recommande si :
Je le recommande à tous, sans condition. Homme ou femme, jeune ou moins jeune,
amateur de romances ou non (d’ailleurs, ne vous laissez pas effrayer si vous n’aimez
pas les romances, ce n’en est pas vraiment une), ce livre saura vous toucher et
vous apporter quelque chose, j’en suis persuadée.
Titre : La confrérie de la dague noire #2 : L’amant éternel (Black Dagger
Brotherhood #2: Lover Eternal)
Auteur : J.R. Ward (Etats-Unis)
Date de parution : 2006 aux Etats-Unis, 2010 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 549
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UNE GUERRE FAIT RAGE A L’INSU DES HUMAINS
Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ils
sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire.
Rhage est le plus redoutable et le plus dangereux d’entre eux, car il
est victime d’une terrible malédiction : son démon peut s’éveiller à tout
moment et mettre en péril ceux qui l’entourent. Pourtant, lorsqu’il est un jour
chargé de la protection de Mary, une humaine, Rhage voit en elle son destin et
son salut.
Quant à Mary, atteinte d’un mal incurable, elle a depuis longtemps
cessé de croire au destin ou aux miracles, et la vie éternelle n’est à ses yeux
qu’une douce illusion. Tout va changer lorsqu’elle rencontrera les guerriers de
la Confrérie… et surtout Rhage.
Chronique garantie 100% sans spoilers du tome 1 (ou tout du
moins, ils sont cachés).
« Je suis un
vampire, je suis un guerrier. Je suis une bête dangereuse. A la fin de la
soirée, vous ne vous souviendrez pas de m’avoir rencontré.
Et l’idée de ne pas
être ne serait-ce qu’un seul de vos souvenirs me fait mal comme si l’on m’avait
planté un couteau dans le cœur. »
Mary Luce est atteinte de leucémie, et sait que ses jours sont
comptés. Trouver l’amour est loin de faire partie de ses priorités. Jusqu’à ce
que le hasard l’amène vers la Confrérie de la dague noire. L’un des guerriers,
Rhage, est irrésistiblement attiré par elle. Le vampire a été condamné à
partager son corps avec une bête mortelle pendant deux siècles pour avoir
offensé la Vierge Scribe. Les seuls moyens dont il dispose pour canaliser les
pulsions de la bête sont la violence, et le sexe. Mais il entrevoit en Mary une
voie de salut, et refuse de la laisser partir, même s’il doit pour cela
enfreindre les règles de la Confrérie.
Ce tome deux m’a beaucoup plus plu que le premier. Sans doute parce
que cette fois je m’attendais vraiment à lire une romance paranormale alors que
pour le tome 1, je m’attendais plutôt à de l’urban fantasy, avec beaucoup d’action
et un peu de romance. Mais ce n’est pas la seule raison. L’histoire de Rhage et Mary m’a beaucoup plus plu et touchée que celle
de Beth et Kolher dans le précédent volume.
Les personnages principaux, surtout, m’ont beaucoup plu. Rhage, surnommé Hollywood par ses
frères en raison de ses multiples conquêtes féminines, est en réalité beaucoup
plus qu’un homme à femmes. J’ai beaucoup aimé découvrir sa face cachée, celle
qu’il dissimule sous la façade du guerrier séducteur. On découvre un homme sensible et tourmenté par la malédiction qui
le harcèle depuis des années et j’ai beaucoup aimé cet aspect de sa
personnalité.
Mary quant à elle est une
femme beaucoup plus forte qu’il n’y parait. A première vue, elle semble
réservée, peu sûre d’elle, terrassée par cette maladie contre laquelle elle ne
peut rien faire. Mais malgré ça, elle
fait preuve d’une grande force de caractère, refusant de pleurer et de s’apitoyer
sur son sort. Et puis le sujet du combat contre la maladie me touche (malheureusement) personnellement,
donc je ne pouvais pas ne pas m’attacher à elle.
J’ai beaucoup aimé suivre la progression de leur romance, surtout du
côté de Mary puisqu’au départ elle ne partage pas les sentiments de Rhage à son
égard. Même si par moment j’ai trouvé que les choses allaient un peu trop vite,
j’ai tout de même apprécié la
progression de ses sentiments, le passage d’une simple attirance physique à
quelque chose de plus profond, et comment elle finit par céder alors qu’elle s’était
si longtemps refusé de tomber amoureuse.
Si j’ai beaucoup apprécié la romance entre les deux personnages
principaux, on ne peut pas dire que ce livre ait été un coup de cœur pour
autant, loin de là. Comme dans le tome 1, j’ai
toujours du mal avec les passages concernant les éradiqueurs. Je ne vois
pas trop ce qu’ils apportent à l’histoire. Alors oui, ils sont en grande partie
l’élément déclencheur de l’histoire de Rhage et Mary et au regard de la fin de
ce tome, ils vont également être au départ de l’histoire de Bella et Zadist qui
fera l’objet du prochain tome, mais je ne pense pas qu’on ait besoin d’autant
de passages les concernant. Honnêtement, j’ai souvent eu envie de sauter des
pages dès que M.X ou M.O faisaient leur apparition. Un point positif toutefois :
ils s’intègrent beaucoup mieux dans ce
tome que dans le tome précédent où la péripétie finale avec (surlignez pour voir le spoiler du tome 1)l’enlèvement de
Beth semblait rajoutée uniquement pour justifier la présence des éradiqueurs
dans le livre.
Cette saga est en fait pour moi une excellente lecture détente. Parce
qu’il faut bien le dire, certains passages
sont à mourir de rire, bourrés de stéréotypes et de romantisme tellement
surdosé qu’il en devient ridicule. Le
problème, c’est que je ne sais pas si le but de J.R. Ward est vraiment de nous
faire rire, parce que la plupart des chroniques que j’ai pu lire sur la
Confrérie ne présentaient pas du tout cette série comme humoristique. Mais
franchement, devant certaines répliques de Rhage à Mary, je n’ai pas pu m’empêcher
de rire. Vraiment.
Enfin, le style d’écriture n’est
vraiment pas terrible – quoi que je pense que le problème vient surtout de
la traduction française, j’ai lu des extraits en VO sur Goodreads qui me
semblaient être de meilleure qualité. J’ai le tome 3 en français dans ma PAL,
mais je pense passer à l’anglais pour la suite. Même si je dois avouer que les formulations parfois maladroites font
partie du charme de la saga. Donc… peut-être que je continuerai en
français, à voir.
Je vous le conseille si :
vous aimez la romance, vous n’avez rien contre les vampires (pas besoin de les
adorer, je n’en suis pas une fan du tout mais j’aime bien cette saga quand
même) ni contre les scènes érotiques (y’en a un certain nombre, et elles sont
plutôt détaillées)
« – Je ne
tomberai pas amoureuse de toi. Je ne peux pas me le permettre. Non, je ne le
peux pas.
– Cela ne fait rien.
Je t’aimerai assez pour nous deux. »
Twenty-year-old Camryn Bennett had always been one to think
out-of-the-box, who knew she wanted something more in life than following the
same repetitive patterns and growing old with the same repetitive life story.
And she thought that her life was going in the right direction until everything
fell apart.
Determined not to dwell on the negative and push
forward, Camryn is set to move in with her best friend and plans to start a new
job. But after an unexpected night at the hottest club in downtown North
Carolina, she makes the ultimate decision to leave the only life she’s ever
known, far behind.
With a purse, a cell phone and a small bag with
a few necessities, Camryn, with absolutely no direction or purpose boards a
Greyhound bus alone and sets out to find herself. What she finds is a guy named
Andrew Parrish, someone not so very different from her and who harbors his own
dark secrets. But Camryn swore never to let down her walls again. And she vowed
never to fall in love.
But with Andrew, Camryn finds herself doing a lot of things she never
thought she’d do. He shows her what it’s really like to live out-of-the-box and
to give in to her deepest, darkest desires. On their sporadic road-trip he
becomes the center of her exciting and daring new life, pulling love and lust
and emotion out of her in ways she never imagined possible. But will Andrew’s
dark secret push them inseparably together, or tear them completely apart?
Camryn Bennett, 20 ans, a toujours été du genre à penser
différemment, et a toujours su qu’elle voulait faire de sa vie autre chose que
de suivre la même routine. Elle pensait qu’elle était sur la bonne voie jusqu’à
ce que tout s’écroule.
Déterminée à ne pas ressasser le négatif et à aller de l’avant,
Camryn est prête à déménager avec sa meilleure amie et prévoit de commencer un
nouveau travail. Mais après une soirée inattendue dans le club le plus chaud du
centre ville, elle prend l’ultime décision de laisser la seule vie qu’elle
n’ait jamais connue loin derrière.
Avec un sac à main, un téléphone portable et un petit sac
contenant quelques objets de première nécessité, Camryn, sans n’avoir ni direction
ni but, monte seule à bord d’un bus Greyhound pour se trouver. Ce qu’elle
trouve est un jeune homme nommé Andrew Parrish, quelqu’un de pas si différent d’elle
et qui possède ses propres sombres secrets. Mais Camryn a juré de ne plus
jamais baisser la garde. Et elle a fait le vœu de ne jamais tomber amoureuse.
Mais avec Andrew, Camryn se surprend à faire de nombreuses
choses qu’elle n’aurait jamais pensé faire. Il lui montre ce que c’est
réellement de vivre de manière non conforme et de céder à ses désirs les plus
sombres et les plus profonds. Pendant leur road-trip il devient le centre de
son excitante et audacieuse nouvelle vie, faisant naître en elle l’amour, le
désir et l’émotion de manières qu’elle n’aurait jamais imaginées possibles.
Mais le sombre secret d’Andrew va-t-il les rendre inséparables, ou les séparer
complètement ?
(Crédits de la traduction :
moi-même :3 )
Mon avis :
Avant de commencer,
mettons nous dans l’ambiance avec l’une des (nombreuses) chansons citées dans
le livre (je ne les ai pas toutes écoutées, mais celle-là oui et elle me plait)
“What I had been
thinking about when I looked at him was that I realized I haven’t smiled or
laughed this much since before Ian died. Not even Natalie could get a genuine
elated emotion out of me and she really tried hard. She went out of her way to
help snap me out of my depression, but nothing she ever did came close to what
Andrew has managed to do in such a short time and without even trying” *
The Edge of Never n’est pas une simple histoire d’amour, ni même le simple
récit d’un road-trip. Non, ce qui nous est raconté ici, c’est le voyage vers la
découverte d’eux-mêmes de nos deux protagonistes.
D’un côté Camryn, qui
trouve sa vie dénuée de sens depuis la mort de son petit ami et l’incarcération
de son frère. De l’autre Andrew, qui vit avec le poids d’un lourd secret sur
les épaules et doit en plus supporter la mort imminente de son père. Je ne peux
pas dire que je les ai adorés, mais – et c’est ça qui est fort – je me suis
quand même attachée à eux. Parce que même s’ils n’ont pas forcément les traits
que j’apprécie chez les personnages de romans, ils sont indéniablement
touchants par leur histoire personnelle, par leurs doutes et leurs peurs. Et
surtout, ce qui m’a énormément plu, c’est la manière dont ils évoluent au
contact l’un de l’autre, et comment ils arrivent à faire ressortir chez l’autre
des traits de personnalité encore inconnus. Et ça, c’est beau, je trouve.
Le roman avance sur un
rythme plutôt lent. D’ailleurs, les quelques premiers chapitres, avant que
Camryn ne commence son voyage salvateur, ne m’ont pas donné la meilleure
impression – principalement à cause de Natalie (la meilleure amie de Camryn) et
Damon (le petit ami de Natalie) qui m’ont profondément insupportée. Mais par la
suite, dès qu’Andrew fait son apparition, ça devient tout de suite plus
intéressant. Non à cause de la présence du beau mâle (d’ailleurs, pour tout
vous dire, il ne m’a pas fait tant d’effet que ça), mais parce que c’est là que
l’histoire commence vraiment, que l’alchimie commence à opérer entre les deux
héros, même si les choses sont encore très longues à se mettre en place entre
eux. On a presque envie de les secouer pour leur dire « mais qu’est-ce que
vous avez à tergiverser, vous voyez pas que vous êtes faits l’un pour l’autre ?! »
La fin, quant à elle, est
extrêmement touchante et m’a laissée les larmes aux yeux. Je me doutais un peu
que le secret d’Andrew serait quelque chose dans ce genre là mais même si la
révélation n’a pas été une surprise totale pour moi, la manière dont l’auteure
la raconte m’a tout autant bouleversée que Camryn. Un superbe moment de
lecture, vraiment.
Malheureusement, l’épilogue
vient un peu gâcher tout ça. Je ne l’ai pas détesté, mais disons que j’aurais
préféré quelque chose de plus simple, parce que là on tombe un peu (beaucoup) dans
le cliché et c’est vraiment dommage.
C’est le seul reproche
que j’ai à adresser à ce livre. Sinon, j’ai complètement adoré. Même le vocabulaire
ultra familier et parfois ultra grossier (j’ai considérablement amélioré mon
argot américain grâce à cette lecture) ne m’a étonnamment pas gênée. Au
contraire, j’ai même trouvé que ça collait bien à l’ambiance road-trip du
roman.
Pour conclure, comme vous
l’avez compris, j’ai moi aussi adoré The Edge of Never. C’est là une belle leçon de vie que nous livre
J.A Redmerski : profitez de l’instant présent, assumez vos désirs et vivez
vos rêves. Voilà une belle philosophie.
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* « Ce à quoi je pensais en le regardant était que je réalisais que
je n’avais pas souri ou ri autant depuis la mort de Ian. Pas même Natalie n’avais
pu faire naître un véritable sentiment de joie en moi et ce n’était pas faute d’essayer.
Elle s’est démenée pour m’aider à sortir de ma dépression, mais rien de ce qu’elle
a pu faire ne s’est approché de ce qu’Andrew a réussi à faire en si peu de
temps et sans même le vouloir. »
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Edition française :
(parue le 22 novembre chez Milady)