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dimanche 17 avril 2016

Volée noire - Anne Bishop

 
Je sais qu'il n'y a pas de pingouins dans la saga, mais j'avais quand même envie d'introduire ma chronique avec un gif de pingouin. En partie parce que j'aime les pingouins, mais surtout parce que je ne savais pas quoi mettre. Cette parenthèse d'importance capitale refermée, entrons dans le vif du sujet : Meg Corbyn, c'est hyper méga trop bien, et vous devez absolument lire cette saga si ce n'est déjà fait.
 
(Attention, risque de petits spoilers du tome 1, Lettres écarlates, dans ce qui va suivre) 
 

jeudi 21 mai 2015

L'esclave (Prince Captif #1) de C.S. Pacat



Titre : L'esclave (Prince Captif #1)
Titre original : Captive Prince #1 - traduit par Louise Lafon
Auteur : C.S Pacat (Australie)
Editeur : Milady
Date de parution : 29 mai 2015
Nombre de pages : 316

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Damen est un héros pour son peuple, et le légitime héritier du trône d'Akielos. Mais lorsque son demi-frère s'empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d'un royaume ennemi.


Disons le d’entrée : ce livre m’a énormément déçue. Pas qu’il soit mauvais, je pense plutôt qu’il a été mal présenté – c’est plus de l’érotique que de la fantasy, or je suis une lectrice de fantasy, pas d’érotique.

A la mort du roi d’Akielos, son fils Damen aurait dû lui succéder, mais c’est finalement Kastor, le demi-frère de ce dernier, qui s’empare du trône à sa place, et l’envoie à Vère, le royaume ennemi, pour servir comme esclave du prince Laurent. Je ne savais pas que par « esclave », l’auteure entendait « esclave sexuel ». Si j’avais su, j’aurais abordé le roman d’une toute autre manière. Je ne l’aurais peut-être pas plus aimé, mais au moins je ne serais pas tombée d’aussi haut.

Je m’attendais à un roman de fantasy mettant en scène deux princes ennemis obligés de faire équipe contre un ennemi commun, sur fond d’intrigues politiques, complots et rivalités. Alors oui, il y a un peu de ça, je ne vais pas le nier. Mais c’était loin d’être suffisamment mis en avant à mon goût. Cet arrière-plan de fantasy, avec les complots et les rivalités entre royaumes, c’est ce qui m’a le plus intéressée dans ce roman, et ce qui a fait que je l’ai lu jusqu’au bout, mais l’auteure survole beaucoup de choses, c’est dommage. Par exemple, on sait qu’Akielos et Vère sont ennemis, mais on ne sait pas trop pourquoi. De même, les différences culturelles entre les deux royaumes, qu’on devine nombreuses, ne sont pas développées. On en entraperçoit quelques unes à travers les réflexions de Damen, mais c’est tout.

Au final, il semble que le côté fantasy n’est là que pour justifier la partie érotique de l’histoire, et c’est vraiment ça qui m’a le plus dérangée. Ca m’agace vraiment quand les auteurs n’assument pas qu’ils écrivent de l’érotique et essaient de faire passer ça pour de la fantasy/du thriller/n’importe quoi d’autre en ajoutant une pseudo-intrigue d’un autre genre derrière. Il n’y a rien de mal à lire/écrire de l’érotique, alors une bonne fois pour toutes, annoncez-le clairement, comme ça ces romans éviteront de tomber dans les mains des mauvais lecteurs ! Parce qu’il est clair que je n’étais pas le bon public pour ce livre. Déjà, les scènes de sexe détaillées ont tendance à me mettre mal à l’aise, alors la culture de Vère, avec tout ce qu’elle comporte de débauche et d’orgies, m’a vraiment gênée. Bon, avant que vous ne me fassiez dire ce que je n’ai pas dit : ce n’est pas parce que toutes les relations sexuelles dépeintes sont homosexuelles que ça m’a déplu. C’aurait été exactement pareil s’il avait été question de relations hétérosexuelles. C’est simplement l’ambiance générale, avec cette tension sexuelle constante, et également le fait que le viol et la pédophilie sont totalement acceptés dans cette société qui m’a autant dérangée.

Je ne me suis pas non plus attachée aux personnages. Laurent est sans doute le plus intéressant puisque c’est de loin celui qui possède la personnalité la plus complexe, mais j’aurais aimé que l’auteure aille plus loin dans l’exploration de sa personnalité et de son histoire. Pour moi, il est seulement apparu comme froid, égoïste et manipulateur. Je me doute qu’il y a un autre homme derrière le masque, mais les quelques moments où on aperçoit d’autres facettes de sa personnalité étaient trop peu nombreux pour me donner une autre opinion de lui. Quant à Damen, et bien... on suit l’histoire à travers ses yeux, mais au final je n’ai pas l’impression de le connaître vraiment. Oh, et ne vous attendez pas à une romance entre les deux. Il n’y en a pas.

En bref, Prince Captif semblait prometteur mais mon enthousiasme est retombé bien vite puisque je me suis vite rendu compte que je ne faisais pas du tout partie du public visé. Peut-être que les fans de romans érotiques apprécieront, mais pour moi l’ambiance était trop crue et limite malsaine, et le côté fantasy pas assez mis en avant pour réellement m’intéresser.


Je vous le recommande si : Lecteurs de fantasy, passez votre chemin, laissez plutôt ce livres aux lecteurs d’érotique.

*Merci à Babelio et aux éditions Milady !*

lundi 4 mai 2015

Lacrimosa (Requiem pour Sascha #1) d'Alice Scarling


Titre : Lacrimosa (Requiem pour Sascha #1)
Auteur : Alice Scarling (France)
Date de parution : 2014
Editeur : Milady
Nombre de pages : 307

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Sous ses apparences de jeune femme bien dans sa peau, Sascha dissimule de lourds secrets. Orpheline, elle ignore tout de ses origines et surtout d'où lui vient son pouvoir étrange : elle peut posséder les gens d'un simple contact, qui lui suffit à échanger de corps. Elle s'en sert pour voler et traquer les vampires qui ont massacré sa famille adoptive. Jusqu au jour où elle rencontre Raphaël. Immunisé à son pouvoir (et à ses charmes), le mystérieux jeune homme va lui donner les moyens de sa vengeance... au risque de la conduire à sa perte.


Les romans de bit-lit et moi, en général, c’est tout ou rien : soit j’adore, soit je déteste, il n’y a pas de demi-mesure. Sauf pour quelques rares exceptions – Lacrimosa en fait partie. Ce n’est pas transcendant, mais on ne peut pas dire que je n’ai pas aimé pour autant. C’était juste une lecture sympathique mais sans plus.

Nous suivons Sascha, une jeune femme qui possède un don un peu particulier : elle peut prendre possession du corps de quelqu’un d’autre simplement en le touchant. Et elle se sert de ce don pour éradiquer les vampires, auxquels elle voue une haine impitoyable depuis qu’ils ont massacré sous ses yeux les religieuses qui l’ont élevée. Sa vie bascule lorsqu’elle tombe sur une victime qui semble immunisée contre son pouvoir : le mystérieux Raphaël, un autre ennemi des vampires, qui lui propose de s’associer à lui pour traquer Lazarus, le chef des vampires.

L’histoire est assez longue à démarrer, si les premiers chapitres m’ont plutôt bien accrochée, j’ai commencé à un peu m’ennuyer au bout d’un moment. La rencontre entre Sascha et Raphaël, point de départ de l’intrigue, ne la lance toutefois pas immédiatement, il faut attendre environ la moitié du roman pour que l’action et le suspense commencent réellement à faire leur apparition. Bon, il faut être patient, mais ça vaut le coup d’attendre, parce qu’on a vraiment doit à beaucoup d’action et de rebondissements intéressants une fois qu’on est entré dans le vif du sujet.

De plus, l’auteure a su faire preuve d’une certaine originalité. Requiem pour Sascha n’est pas une énième saga bit-lit mettant en scène une chasseuse de vampires comme je le pensais au départ. Le don de possession de Sascha d’une part apporte quelque chose de nouveau, et d’autre part plus on avance dans l’histoire, plus on découvre qu’il n’est pas juste question de vampires. J’ai également beaucoup aimé l’univers musical (Sascha est chanteuse dans un groupe de métal), même s’il n’est que secondaire.

Par contre, j’ai eu un peu de mal avec l’héroïne, Sascha. Je l’ai trouvée plutôt égoïste et centrée sur elle-même, en particulier dans son attitude envers son meilleur ami et colocataire, Nicolas, qui ne mérite absolument pas ce qu’elle lui fait subir. Alors oui, elle doit mener une sorte de double vie puisqu’elle ne peut pas parler de son don à son entourage, donc ce n’est pas tous les jours facile, mais tout de même, elle se fait un peu trop passer pour une victime, je trouve. Heureusement, ça s’arrange à mesure qu’on avance dans l’histoire.

Quant à Raphaël... en fait, il ne m’a fait ni chaud ni froid. C’est vrai que le mystère autour de son personnage est intriguant, mais pour je ne sais quelle raison, il ne m’a pas rendue curieuse, je n’ai pas cherché à deviner sa vraie nature, il m’a vraiment laissée complètement indifférente. J’espère que ce personnage sera un peu mieux exploité par la suite, parce que je pense qu’il a réellement du potentiel.

Même si dans l’ensemble, Lacrimosa m’a plutôt plu, jusqu’à la fin je n’étais pas certaine de poursuivre la saga. Mais voilà, le dernier chapitre se termine tout simplement sur un cliffhanger abominable, donc je n’ai pas le choix, il me FAUT la suite. Rapidement, si possible.

En bref, nous avons là un bon début pour cette saga de bit-lit française. Lacrimosa n’est pas exempt de défaut, mais m’a tout de même fait passer un bon moment et je pense qu’il saura ravir plus d’un fan de bit-lit.


Je vous le recommande si : vous avez envie d’une histoire de vampires qui change un peu de l’ordinaire.

samedi 11 avril 2015

La floraison (Rose Morte #1) de Céline Landressie


Titre : La floraison (Rose Morte #1)
Auteur : Céline Landressie (France)
Date de parution : 20 mars 2015
Editeur : Milady
Nombre de pages : 600

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Dans une France en proie à de terribles dissensions religieuses, Rose, unique enfant du comte Greer en exil, est une jeune femme au caractère bien trempé. Mais son père, craignant pour son avenir, désire à tout prix la marier. C'est en essayant de se soustraire à ce destin qu'elle va faire la connaissance du comte Artus de Janlys. Par le biais de cet insaisissable aristocrate, la jeune femme va être propulsée dans un univers de dangers et de mystères, où les meurtres abjects qui terrifient la capitale trouveront une explication incroyable et pourtant bien réelle...


Voilà bien longtemps que j’avais repéré ce livre et était intriguée par tous les bons avis qui fleurissaient (ceci n’est pas un mauvais jeu de mots) sur la blogosphère. J’ai donc profité de la réédition en format poche pour découvrir ce qui se cache dans ces pages...

Nous suivons Eileen, ou plutôt Rose comme elle préfère être nommée, une jeune aristocrate qui, comme toutes les femmes de son époque, doit se marier, bien qu’elle n’en ait pas du tout envie. D’autant que plus elle avance en âge, plus ses parents se montrent insistants. Alors qu’elle est censée rencontrer un nouveau prétendant lors d’un bal, c’est un autre homme qui va attirer son attention : le comte Artus de Janlys, un homme des plus intrigants dont l’apparition dans la vie de Rose va la bouleverser entièrement...

Présenté comme ça, on dirait une romance historique. Et il est vrai que le début ressemble vraiment à une romance historique, le fantastique n’arrivant qu’assez tardivement dans le roman. Heureusement, la romance historique est à peu près le seul genre de romance que j’apprécie, donc ça ne m’a pas du tout posé problème. Surtout que même si on est un peu dans de la romance, on est bien loin du niais et du mielleux. Ce qui ressort surtout de l’ambiance de Rose Morte, bien avant même l’apparition du fantastique, c’est son aspect sombre. On sent que le danger guette même lorsqu’en apparence il ne se passe pas grand-chose d’inquiétant.
Puisqu’on en est à l’atmosphère, j’en profite pour souligner l’effort qu’à fait l’auteure pour plonger son lecteur au maximum dans l’époque à laquelle elle a situé son roman : nous sommes au XVIe siècle, et on s’y croit réellement. Que ce soit au niveau des descriptions, du vocabulaire employé, ou des références à des faits historiques, on sent que Céline Landressie maîtrise son sujet.

Le personnage de Rose m’a beaucoup plu. La jeune femme évolue considérablement au cours du roman : si dès le départ elle est loin d’être la jeune fille naïve et innocente typique, elle devient de plus en plus téméraire et assurée à mesure que l’histoire avance. C’est tout à fait le genre d’héroïne que j’apprécie, même si j’aurais toutefois un petit reproche à lui faire : lorsqu’elle commence à développer des symptômes étranges après sa nuit avec Artus, elle s’en accommode un peu trop facilement, je trouve. Je vois dans le noir, j’entends des conversations distinctement alors qu’elles ont lieu dans d’autres pièces, je ne meurs pas de faim alors  que je n’ai rien mangé depuis plusieurs jours... mais Artus a dit que c’était pas grave, alors c’est pas grave. Bon d’accord, j’exagère un peu, elle essaie plusieurs fois d’exiger des explications... mais tout de même, je l’ai trouvé bien peu insistante, alors que tous ces changements qui surviennent du jour au lendemain, ça devrait beaucoup plus l’inquiéter, non ?

Artus quant à lui est un personnage des plus complexes. On ne sait jamais trop sur quel pied danser avec lui, autant il semble tenir énormément à Rose, autant il lui cache beaucoup de choses... Ce monsieur est complètement insaisissable, mais il a un charme et un charisme indéniable. Mais peut-être que je me lasse des personnages masculins sombres et mystérieux, parce que je lui ai préféré son frère Adelphe, beaucoup plus ouvert et avenant, dont la présence apporte une touche de lumière bienvenue dans cette ambiance des plus sombres.

La floraison est sans aucun doute un tome d’introduction. L’histoire met un certain temps à se mettre en place (mais on ne s’y ennuie à aucun moment, rassurez vous !), le fantastique ne fait pas son apparition avant au moins la moitié du roman est le rythme est relativement lent, parce qu’il y a beaucoup de choses à mettre en place. En fait, on a un peu deux intrigues en parallèle dans ce premier tome : la trame de fond que l’on va probablement suivre tout au long de la saga, et une seconde autour du père de Rose, qui se conclut à la fin du premier tome. J’ai trouvé ce choix des plus judicieux puisqu’il permet à l’auteure de poser les bases de son univers et de sa mythologie tout en faisant avancer une intrigue pour dynamiser et apporter de l’action à un roman globalement très descriptif.

En bref, Rose Morte a su totalement me convaincre. J’ai été conquise par la plume de l’auteure et l’atmosphère qu’elle dépeint. C’est un roman dans lequel il faut prendre le temps de s’immerger, il ne se dévore pas, mais se savoure.

Je vous le recommande si : vous aimez les atmosphères sombres teintées de fantastique.

mercredi 21 janvier 2015

Poison (Contes des royaumes #1) de Sarah Pinborough



Titre : Poison (Contes des royaumes #1)
Titre original : Poison (Tales from the kingdoms #1) – traduit par Frédéric Le Berre
Auteur : Sarah Pinborough (Royaume Uni)
Date de parution : 2014
Editeur : Milady
Nombre de pages : 224

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Rappelez-vous l’innocente et belle princesse, la méchante reine impardonnable, le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d’amour sincère... et à présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche Neige, telle qu’elle n’a jamais été révélée...



J’ai commencé ce livre sans rien en attendre. J’ai lu tellement d’avis différents à son sujet que je n’arrivais pas à savoir s’il allait me plaire ou non. Il semble vraiment que ce soit tout ou rien avec ce livre, soit vous l’adorez, soit vous le détestez. Je comprends les arguments des deux côtés, donc j’étais très curieuse de me faire mon propre avis sur la question. Et il s’avère que je suis du côté de ceux qui l’ont aimé !

Bon, ce n’est pas LE livre de l’année, pas même le livre du mois. Il n’est pas très profond ou philosophique, mais c’est vraiment une lecture divertissante et addictive ! Une fois commencé, je n’ai tout simplement plus pu m’arrêter. Je ne sais  même pas pourquoi c’est si addictif, parce qu’il n’y a pas énormément de suspense ni d’action, mais je me suis simplement laissée prendre par l’atmosphère du roman, sombre et totalement fascinante. C’est un peu comme si Sarah Pinborough m’avait jeté un sort pour m’accrocher à son livre.

Comme je l’ai dit, il n’y a pas beaucoup de suspense puisque l’intrigue est très proche de celle du conte d’origine. L’auteure a conservé les éléments principaux, mais en les racontant à sa manière, transformant le conte en une histoire un peu plus « trash » que celle de Disney que l’on connait tous (je ne peux comparer qu’avec la version de Disney étant donné que je n’ai jamais lu l’original des frères Grimm). Pour faire simple, elle y a ajouté du sang et du sexe. Ce nouveau conte est à la fois traditionnel et moderne. Traditionnel à cause de l’univers proche de celui des conte de fées avec un roi, une reine, des chevaliers, etc., et moderne grâce au personnage de Blanche Neige. C’est une femme d’aujourd’hui, indépendante, qui se fiche du mariage, porte des vêtements d’homme et boit de la bière. Bien que je n’aie pas franchement apprécié son personnage, j’ai aimé cet aspect de sa personnalité.

D’une certaine manière, ce roman m’a fait penser à la série Once upon a time. On retrouve le même genre d’atmosphère un peu sombre, et je n’ai pu m’empêcher de me représenter la reine Lilith, la belle-mère de Blanche Neige, comme Regina dans OUAT, même si je sais que Lilith est blonde alors que Regina ne l’est pas. Mais elles ont la même personnalité complexe et torturée. Toutes deux sont méchantes parce qu’elles veulent être craintes, pour ne plus jamais avoir à craindre quiconque. Et comme dans Once upon a time, mon personnage préféré est la méchante, alors que d’habitude j’ai plutôt tendance à être du côté des gentils. Mais j’ai un faible pour les personnages complexes, et ici le personnage le plus complexe est la méchante, donc...
A propos de la fin, je sais qu’elle a constitué une énorme surprise pour la plupart, mais pas pour moi. Alors, je ne m’attendais pas exactement à ça, mais je me doutais que quelque chose de ce genre allait se produire. Et j’ai aimé ce rebondissement, enfin l’histoire prenait un chemin différent de celle d’origine. Je suis vraiment curieuse de voir comment l’auteure va poursuivre ça dans les tomes suivants (quoi que je ne suis pas sûre qu’ils soient vraiment la suite de ce premier tome, c’est possible que les trois tomes soient indépendants. Il faut que je me renseigne).

Je vous le recommande si : vous aimez Once upon a time peut-être ? Je ne sais pas trop à qui le recommander, c’est vraiment tout ou rien avec ce livre, donc si le résumé vous attire, je ne peux que vous encourager à aller vous faire votre propre avis !

mardi 14 octobre 2014

Soif de sang (Belladone #2) de Michelle Rowen





Titre : Soif de sang (Belladone #2)
Titre original : Bloodlust (Nightshade #2) – traduit par Zeynep Diker
Auteur : Michelle Rowen (Etats-Unis)
Date de parution : 2011 aux Etats-Unis, 2013 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 349





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Jillian Conrad va mourir. Si elle ne succombe pas à la Belladone – ce poison qui la rend irrésistible et mortelle pour les suceurs de sang –, ce sont des vampires fous en quête d’ultime immortalité qui auront sa peau. Depuis qu’elle est devenue le dernier rempart entre eux et la fille du défunt roi Matthias, elle n’a plus nulle part où se cacher. Pas même dans les bras de Declan, son amant dhampire, qui, privé de toutes ses émotions à cause d’un puissant sérum, n’est plus que l’ombre de lui-même...


Le premier tome de la saga m’avait complètement comblée, mais les échos que j’avais eus de ce second tome, pas très positifs, m’avaient fait un peu appréhender la suite et la fin de cette duologie. Finalement, j’ai bien du mal à comprendre pourquoi tant de reproches adressés à ce deuxième volet : de mon point de vue, il est tout aussi bon que le premier.

Nous retrouvons notre héroïne, Jillian, en bien mauvaise posture puisque la Belladone dans son sang, mortelle pour les vampires, pourrait bien, à terme, lui ôter la vie à elle aussi. Et comme si ça ne suffisait pas, elle doit également compter avec Declan qui n’est plus que l’ombre de lui-même depuis qu’on lui a injecté un nouveau sérum à effet permanent, Matthias le roi vampire, censé être mort mais qui ne l’est en fait pas, et la libération imminente de Kristoff, ancien roi vampire impitoyable.

Comment vous parler de ce roman sans trop en dévoiler ? C’est que l’intrigue va à 200 à l’heure, il ne se passe pas un chapitre sans un rebondissement de plus ou moins grande ampleur. On attaque directement dans le vif du sujet, et ensuite, plus de temps morts. C’est donc une lecture entraînante et addictive que nous avons là, et la seule raison pour laquelle je n’ai pas dévoré ce tome 2 aussi vite que je ne l’avais fait pour le tome 1, c’est parce que mon temps libre était plus restreint.
Je pense que le premier tome, bien que riche en action lui aussi, a surtout pour rôle de poser les bases d’une intrigue dont le plus gros se développe dans ce deuxième volet.

Du côté des personnages, Jillian n’a jamais été naïve et sans ressources même au tout début, et je trouve qu’elle devient encore plus forte et qu’elle s’enhardit encore plus ici. Bien qu’elle ait été parachutée contre son gré dans ce monde et ce seulement quelques jours plus tôt, elle a su s’adapter à la situation. Elle n’attend pas qu’on vienne la sauver, elle prend des décisions et est capable de penser rationnellement en toutes circonstances. Et ça, ça me plait.
Quant à Declan, le moins qu’on puisse dire c’est que nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec lui. Ses réactions tout au long du roman sont assez imprévisibles et il n’a pas arrêté de m’embrouiller l’esprit (comme ça a été le cas pour Jillian aussi). Mais la complexité de ce personnage n’est pas un défaut, bien au contraire. Finalement, je me suis beaucoup attachée à lui et il mérite largement qu’on regarde au-delà de la première impression que donne son physique fort peu avantageux.
J’ai également beaucoup aimé découvrir le personnage de Matthias un peu plus en profondeur. Il montre une autre facette de lui-même et je l’ai trouvé beaucoup plus... humain que dans le premier tome (si tant est qu’on puisse qualifier un vampire d’humain). Et que je vous rassure tout de suite (ou pas, selon ce dont vous rêvez), il n’y a pas de triangle amoureux Declan-Jillian-Matthias.

La fin était l’élément qui concentrait le plus gros des critiques que j’ai pu lire à propos de ce roman, comme quoi l’auteure n’apportait pas une vraie conclusion à son histoire. Je ne sais pas à quoi s’attendaient ceux qui ont cet avis-là, mais en ce qui me concerne, je ne suis pas du tout d’accord. Pour moi, la fin est parfaite. Elle est certes ouverte sur l’avenir de nos héros, mais j’ai eu toutes les réponses que je voulais, et j’en suis entièrement satisfaite.

En bref, Belladone est une duologie vraiment très bien menée, pleine de rebondissements, d’action, à laquelle il est difficile de s’arracher. On en redemande ! (même si le format en deux tomes est juste parfait)

Je vous le recommande si : vous voulez une lecture addictive et riche en action, que vous aimez un minimum les vampires (pas besoin d’être un fan non plus), ou alors que vous voulez découvrir la bit-lit.

samedi 20 septembre 2014

Double vue (Sidhe #3) de Sandy Williams





Titre : Double vue (Sidhe #3)
Titre original : The sharpest blade (Shadow Reader #3) – traduit par Clémentine Curie
Auteur : Sandy Williams (Etats-Unis)
Date de parution : 31 décembre 2013 aux Etats-Unis, 22 août 2014 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 454





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UNE GUERRE SANGLANTE, UN AMOUR IMPOSSIBLE

McKenzie est une diseuse d’ombres, mais son inestimable don n’a cessé de mettre sa vie et celles de son entourage en péril. Déchirée entre le fae qu’elle aime et celui auquel elle est liée, la jeune femme doit faire la lumière sur les dessous de la guerre si elle veut y mettre un terme. Armée de dangereux secrets et épaulée par de puissants alliés, par ses actes elle divisera le Royaume à tout jamais... à moins qu’elle le sauve.


/!\ Si vous n’avez pas encore lu les tomes précédents, je vous invite à vous rediriger vers la chronique du tome 1, ou celle du tome 2, afin d’éviter les méchantes bébêtes nommées communément spoilers /!\

Je l’attendais, ce tome 3 ! Depuis que j’ai refermé le tome précédent, je n’avais qu’une envie : découvrir la suite et la fin de cette saga à laquelle j’ai accroché dès le premier tome. Et comme c’est le dernier tome, j’ai voulu le faire durer le plus possible. Sauf que... ce n’était tout simplement pas possible. En deux jours, je l’avais déjà avalé (et encore, je me suis retenue, j’aurais pu le dévorer d’une traite)

Après plus de dix ans durant lesquelles sont don de diseuse d’ombres l’a contrainte à d’innombrables allers-retours entre le monde humain et le Royaume des faes, McKenzie peut enfin mener la vie d’humaine normale dont elle a toujours rêvé. Seulement, elle n’arrive pas à en profiter autant qu’elle ne le devrait. Et lorsque par l’intermédiaire de son lien avec Kyol, elle sent que celui-ci est en danger, elle n’hésite pas une seconde avant de retourner au Royaume, où la guerre est loin d’être terminée.

A nouveau, j’ai été emportée dans l’histoire dès les premières pages. Quel plaisir de retrouver nos personnages préférés ! Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’auteure ne les épargne pas. Ce dernier tome, comme les précédents, va à cent à l’heure, c’est bourré d’action et de rebondissements, on ne s’ennuie pas une minute.

L’intrigue joue sur deux tableaux : d’un côté, la politique du Royaume fae, où Lena n’a toujours pas recueilli le soutien nécessaire pour accéder au trône bien que les rebelles se soient durablement emparés du palais. Elle doit pour cela rallier encore certains hauts nobles à sa cause, mais ils ne le feront pas tant qu’elle ne leur aura pas livré le régicide. Comme elle refuse de le faire, les négociations laissent le champ libre à un autre fae pour comploter dans l’ombre et se rapprocher dangereusement du trône. C’est dans cette partie de l’intrigue que l’action et le suspens sont le plus présents. On ignore l’identité de l’impur qui veut prendre la place de Lena, mais on sait qu’il dispose d’une large armée prête à frapper à tout moment. Du coup, le danger et l’action peuvent survenir n’importe quand, et surtout quand on s’y attend le moins.

Mais ce roman n’est pas uniquement de l’action à l’état pur, il y a aussi beaucoup d’émotions puisque le deuxième aspect important de l’intrigue concerne la romance. McKenzie est liée à Kyol, mais elle sait qu’elle ne retournera pas vers lui. Elle aime Aren. Cependant, bien qu’elle essaie par tous les moyens possibles et imaginables qu’il est celui qu’elle a choisi, ce dernier s’entête à garder ses distances. Nous avons donc à faire à un triangle amoureux, et vous savez certainement que je n’aime pas les triangles amoureux, mais comme toute règle a ses exceptions, il se trouve que j’adore celui-là, depuis le début. Sans doute parce que bien que se retrouvant au milieu de deux hommes auxquels elle tient énormément, McKenzie n’est en aucun cas une girouette. Elle sait ce qu’elle veut. Du coup, le côté irritant des triangles amoureux (« j’aime X... non, en fait je préfère Y, non, en fait... ») est totalement éclipsé, au profit de toutes les émotions que l’on peut ressentir en lisant une jolie romance. Et puis il faut dire aussi que les deux hommes impliqués dans ce triangle ne sont pas n’importe qui. J’ai eu un faible pour Aren depuis le début, mais je les adore tous les deux. Dans ce tome, l’auteure nous donne à voir à la fois Aren et Kyol sous un angle un peu différent de celui sous lequel on les avait connus précédemment, ce qui n’a fait que renforcer mon affection pour eux.

Au rythme de ces péripéties, nous en arrivons aux deux tiers du livre... et là arrive un rebondissement qui m’a fait m’arrêter, fixer mon livre comme une idiote en répétant « heinmaisnonmaisquoimaisc’estpaspossible !!! » et a complètement annihilé mes plans pour faire durer cette lecture le plus longtemps possible. A partir de ce moment là, je n’ai plus pu lâcher mon livre. Sandy Williams joue très sadiquement avec nos émotions, mais comme je suis un peu maso sur les bords, je ne lui en tiens pas rigueur. Au contraire, j’en redemande, même. J’aurais bien voulu quelques chapitres de plus. Je ne veux pas trop m’étendre sur cette fin pour ne pas risquer de vous spoiler, mais laissez moi vous avertir : lorsque vous atteindrez ce fameux dernier tiers, prévoyez du temps devant vous, et faîtes en sorte que rien ni personne ne puisse venir vous déranger dans votre lecture. Croyez-moi, c’est vraiment important.

En bref, un dernier tome à la hauteur du reste de la saga, sans doute l’une de mes préférées dans le genre. De l’action, de l’amour, des personnages attachants... que voulez-vous de plus ? Je suis un peu triste que ce soit terminé, maintenant. McKenzie, Aren, Kyol, Lena, Naito et les autres, vous me manquez déjà !

Je vous le recommande si : vous aimez la fantasy, l’action et la romance. Et ne vous laissez pas effrayer par le fait que la saga soit publiée par Milady dans la collection bit-lit, je classerais plutôt cette série du côté de la fantasy.

jeudi 18 septembre 2014

Nuit de sang (Belladone #1) de Michelle Rowen






Titre : Nuit de sang (Belladone #1)
Titre original : Nightshade #1 – traduit par Virginie Paitrault
Auteur : Michelle Rowen (Etats-Unis)
Date de parution : 2011 aux Etats-Unis, 2012 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 346






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Jillian était une fille sans histoire jusqu’à ce qu’on la prenne en otage. Désormais, il ne lui reste plus qu’un choix à faire : mourir des mains de Declan, l’assassin dhampire qui la retient prisonnière, ou succomber aux effets secondaires du poison qu’on lui a injecté : la Belladone. Un venin qui fait d’elle l’arme ultime dans la guerre contre les vampires. Le seul espoir de Jill consiste à convaincre son kidnappeur de la relâcher, mais comment toucher le cœur d’un homme qui n’a jamais ressenti aucune émotion ?


La bit-lit et moi, c’est un peu tout ou rien : il y a des séries que j’adore, et d’autres que je déteste, mais très rarement de juste milieu entre les deux. C’est donc avec toujours une petite pointe d’appréhension que j’ouvre un roman de ce genre, puisque statistiquement parlant le risque que je déteste est plutôt élevé. Heureusement, Belladone se classe dans la bonne catégorie, à savoir les séries que j’adore.

Nous faisons la connaissance de Jillian Conrad, une jeune femme qui mène une vie tout à fait ordinaire jusqu’à ce qu’elle cesse brutalement d’être ordinaire parce qu’elle a eu la malchance de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Alors qu’elle allait tout simplement chercher du café pour ses collègues, elle est kidnappée après s’être fait injecter une dose létale de poison destiné à tuer les vampires – créatures dont elle ignorait qu’elles existaient réellement jusqu’alors. Elle se retrouve donc piégée dans une situation qui la dépasse, et tous ses espoirs de survie reposent sur son kidnappeur, Declan Reyes, un assassin dhampire (mi-humain, mi-vampire) totalement dépourvu de sentiments.

Ce premier volet d’une saga qui n’en compte que deux (enfin une saga bit-lit qui n’est pas à rallonge, alléluia !) lance l’intrigue sur de très bonnes bases. Il s’agit d’une histoire de vampires, or je ne suis pas du tout fan de ces créatures mais Michelle Rowen a tout de même su me faire m’intéresser à son univers. Le mythe qu’elle a choisi d’utiliser n’est pas forcément des plus originaux mais cette guerre souterraine entre humains et vampires, le rôle du poison, etc. tout ça m’a paru plutôt intéressant. Et il faut dire aussi que le roman ne manque pas d’action et de rebondissements. Vraiment, je n’ai pas vu les 350 pages défiler, et je me suis dépêchée de me procurer le tome 2, parce que quand c’est fini, on en veut encore ! Le style de l’auteure est fluide, accrocheur, avec une légère touche d’humour, un véritable plaisir à lire.

Les personnages m’ont également beaucoup plu. Jillian n’est pas du tout naïve (défaut qui m’exaspère au plus haut point chez les héroïnes de romans). Elle se retrouve dans une situation qui la dépasse, elle craint pour sa vie mais au lieu de pleurnicher sur son sort et/ou de suivre aveuglément son kidnappeur, elle pose des questions, essaie de comprendre et de forger des plans pour s’en sortir. De son côté, Declan est un homme complètement dépourvu de sentiments, puisqu’il est sous l’effet d’un sérum atténuant ses pulsions vampires, mais qui annihile également ses sentiments humains. Declan est absolument l’antithèse du héros de bit-lit habituel : il n’est ni beau ni séduisant, au contraire, il est recouvert de cicatrices, et il lui manque même un œil. Mais cet aspect là m’a plu, parce que ce n’est pas l’amour au premier regard entre Jillian et lui. C’est en apprenant à se connaître qu’ils tombent progressivement amoureux, et ça me semble beaucoup plus crédible comme ça.
Ces deux héros sont charismatiques, ils arrivent tout à fait à remplir l’espace pendant les nombreux chapitres où l’on ne voit aucun autre personnage graviter autour d’eux.

Je n’ai pas eu de coup de cœur et ce n’est certainement pas le meilleur livre que je n’aie jamais lu, loin de là, mais ce fut une lecture très agréable, addictive, qui me réconcilie avec la littérature vampirique et le genre bit-lit que je boudais un peu après plusieurs grosses déceptions. Je le conseille vivement pour une lecture détente après une journée difficile, ou tout simplement pour prendre un peu de bon temps, en week-end ou en vacances.

Je vous le recommande si : vous cherchez un livre avec de l’action, de la romance, quelque chose de rapide et d’addictif. Je vous le conseille également si vous voulez débuter avec le genre bit-lit.

lundi 19 mai 2014

Avant Toi de Jojo Moyes






Titre : Avant Toi
Titre original : Me before you – traduit par Frédéric Le Berre
Auteur : Jojo Moyes (Royaume Uni)
Date de parution : 2012 au Royaume Uni, 2013 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 475







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Si le temps nous est compté...

Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.


« On n’a qu’une vie, Clark. C’est le devoir de chacun de la vivre aussi intensément que possible. »
                                                                                                                                                                   
Will Traynor n’aurait jamais dû croiser la route de Lou Clark. Brillant homme d’affaires londonien, accro aux voyages et aux sports extrêmes, tout l’oppose à cette jeune femme tout à fait ordinaire (si l’on excepte ses tenues vestimentaires toutes plus extravagantes les unes que les autres) qui n’a jamais quitté son petit village natal. C’est un malheureux hasard qui va les rapprocher : accident de la route le privant de l’usage de la partie inférieure de son corps pour l’un, perte brutale de son emploi pour l’autre. Désespérément à la recherche d’un nouveau travail, Lou va accepter – bien qu’avec réticence – de devenir l’aide-soignante de Will. Ils vont donc devoir se côtoyer quotidiennement, qu’ils le veuillent ou non. C’est un euphémisme de dire qu’au départ les choses sont loin d’être idylliques : ils se détestent, c’est aussi simple que ça. Lou n’a aucune expérience en tant qu’aide-soignante, et Will est loin d’être le patient idéal pour une débutante : habitué à vivre à cent mille à l’heure, le jeune homme vit très mal sa tétraplégie. Et c’est sans compter l’énorme différence de classes sociales entre les deux protagonistes : Will vit dans un milieu bourgeois où l’on signe des chèques portant des montants à quatre chiffres sans sourciller, tandis que Lou est issue d’une famille ouvrière qui vit au jour le jour. Bref, il y a un monde d’écart entre les deux mais pourtant, petit à petit, ils vont réussir à s’apprivoiser, et même à nouer de forts liens affectifs.

J’ai énormément aimé suivre Lou et Will, ce duo improbable qui évolue grandement au contact l’un de l’autre. Lou s’est fixé comme objectif de redonner à Will le goût de la vie, de lui montrer que malgré son handicap et la perte totale de son autonomie, la vie peut encore avoir des bons côtés. Mais finalement, celui qui fait le plus évoluer l’autre, ce n’est pas Lou, mais Will. Will qui va pousser la jeune femme à poser un autre regard sur son existence, la forcer à sortir de sa zone de confort, à aller au devant de ce que la vie a à lui offrir. C’est une vraie leçon de vie qu’il lui donne et qu’il donne aussi, de manière indirecte, à nous lecteurs. En refermant ce livre, j’ai soudainement ressenti le besoin d’aller voir plus loin que le bout de ma rue, de sortir moi aussi de ma zone de confort, de vivre la vie plus intensément, tout simplement. C’est fou le pouvoir qu’un personnage de fiction peut avoir sur nous, non ?

Avant Toi est un roman léger, qu’on lit d’une traite sans s’en rendre compte. Il y a certes des moments d’intense émotion durant lesquels il est impossible de ne pas verser une larme (voire beaucoup, toutes les larmes de notre corps, même) à moins d’être un robot dépourvu de tout sentiment, mais dans l’ensemble, c’est très léger, très « détente ». J’ai beaucoup ri pendant ma lecture, que ce soit à cause des petites remarques sarcastiques que Lou et Will passent leur temps à s’envoyer, ou de la famille haute en couleur de Lou.
Cependant, derrière ses apparences de petite romance toute légère, ce roman aborde un sujet hautement sensible et polémique : le droit à la mort. Et le talent de Jojo Moyes réside dans ce qu’elle parvient, tout en nous distrayant, à nous faire réellement réfléchir et peut-être même revoir notre opinion sur l’euthanasie. A un moment où à un autre, si l’on s’attache un tant soit peu aux personnages (et honnêtement, comment ne pas s’y attacher ?), on finit par se mettre à la place de Lou ou des parents de Will et à ce demander ce qu’on ferait, nous, si c’était notre fils ou notre ami qui, devenu tétraplégique, souhaitait se donner la mort. Je pense que quelles que soient ses convictions sur le sujet, quand on est confronté à une situation concrète, on est obligé de tout remettre en question. Et la réponse est loin d’être évidente.
L’euthanasie est un sujet très délicat et qui n’a pas fini de faire polémique, mais l’auteure a réussi à le traiter avec beaucoup de finesse.

Pour finir, des personnages adorables, une très jolie leçon de vie et un réel questionnement sur un sujet délicat, le tout dans un roman émouvant et très accessible, Avant Toi est une vraie réussite. Un gros coup de cœur pour ce livre magnifique !


Je vous le recommande si : Je le recommande à tous, sans condition. Homme ou femme, jeune ou moins jeune, amateur de romances ou non (d’ailleurs, ne vous laissez pas effrayer si vous n’aimez pas les romances, ce n’en est pas vraiment une), ce livre saura vous toucher et vous apporter quelque chose, j’en suis persuadée.

mercredi 23 avril 2014

L'amant éternel (la confrérie de la dague noire #2) de J.R. Ward





Titre : La confrérie de la dague noire #2 : L’amant éternel (Black Dagger Brotherhood #2: Lover Eternal)
Auteur : J.R. Ward (Etats-Unis)
Date de parution : 2006 aux Etats-Unis, 2010 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 549









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UNE GUERRE FAIT RAGE A L’INSU DES HUMAINS

Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ils sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire.

Rhage est le plus redoutable et le plus dangereux d’entre eux, car il est victime d’une terrible malédiction : son démon peut s’éveiller à tout moment et mettre en péril ceux qui l’entourent. Pourtant, lorsqu’il est un jour chargé de la protection de Mary, une humaine, Rhage voit en elle son destin et son salut.
Quant à Mary, atteinte d’un mal incurable, elle a depuis longtemps cessé de croire au destin ou aux miracles, et la vie éternelle n’est à ses yeux qu’une douce illusion. Tout va changer lorsqu’elle rencontrera les guerriers de la Confrérie… et surtout Rhage.


Chronique garantie 100% sans spoilers du tome 1 (ou tout du moins, ils sont cachés).

« Je suis un vampire, je suis un guerrier. Je suis une bête dangereuse. A la fin de la soirée, vous ne vous souviendrez pas de m’avoir rencontré.
Et l’idée de ne pas être ne serait-ce qu’un seul de vos souvenirs me fait mal comme si l’on m’avait planté un couteau dans le cœur. »

Mary Luce est atteinte de leucémie, et sait que ses jours sont comptés. Trouver l’amour est loin de faire partie de ses priorités. Jusqu’à ce que le hasard l’amène vers la Confrérie de la dague noire. L’un des guerriers, Rhage, est irrésistiblement attiré par elle. Le vampire a été condamné à partager son corps avec une bête mortelle pendant deux siècles pour avoir offensé la Vierge Scribe. Les seuls moyens dont il dispose pour canaliser les pulsions de la bête sont la violence, et le sexe. Mais il entrevoit en Mary une voie de salut, et refuse de la laisser partir, même s’il doit pour cela enfreindre les règles de la Confrérie.

Ce tome deux m’a beaucoup plus plu que le premier. Sans doute parce que cette fois je m’attendais vraiment à lire une romance paranormale alors que pour le tome 1, je m’attendais plutôt à de l’urban fantasy, avec beaucoup d’action et un peu de romance. Mais ce n’est pas la seule raison. L’histoire de Rhage et Mary m’a beaucoup plus plu et touchée que celle de Beth et Kolher dans le précédent volume.

Les personnages principaux, surtout, m’ont beaucoup plu. Rhage, surnommé Hollywood par ses frères en raison de ses multiples conquêtes féminines, est en réalité beaucoup plus qu’un homme à femmes. J’ai beaucoup aimé découvrir sa face cachée, celle qu’il dissimule sous la façade du guerrier séducteur. On découvre un homme sensible et tourmenté par la malédiction qui le harcèle depuis des années et j’ai beaucoup aimé cet aspect de sa personnalité.
Mary quant à elle est une femme beaucoup plus forte qu’il n’y parait. A première vue, elle semble réservée, peu sûre d’elle, terrassée par cette maladie contre laquelle elle ne peut rien faire. Mais malgré ça, elle fait preuve d’une grande force de caractère, refusant de pleurer et de s’apitoyer sur son sort. Et puis le sujet du combat contre la  maladie me touche (malheureusement) personnellement, donc je ne pouvais pas ne pas m’attacher à elle.

J’ai beaucoup aimé suivre la progression de leur romance, surtout du côté de Mary puisqu’au départ elle ne partage pas les sentiments de Rhage à son égard. Même si par moment j’ai trouvé que les choses allaient un peu trop vite, j’ai tout de même apprécié la progression de ses sentiments, le passage d’une simple attirance physique à quelque chose de plus profond, et comment elle finit par céder alors qu’elle s’était si longtemps refusé de tomber amoureuse.

Si j’ai beaucoup apprécié la romance entre les deux personnages principaux, on ne peut pas dire que ce livre ait été un coup de cœur pour autant, loin de là. Comme dans le tome 1, j’ai toujours du mal avec les passages concernant les éradiqueurs. Je ne vois pas trop ce qu’ils apportent à l’histoire. Alors oui, ils sont en grande partie l’élément déclencheur de l’histoire de Rhage et Mary et au regard de la fin de ce tome, ils vont également être au départ de l’histoire de Bella et Zadist qui fera l’objet du prochain tome, mais je ne pense pas qu’on ait besoin d’autant de passages les concernant. Honnêtement, j’ai souvent eu envie de sauter des pages dès que M.X ou M.O faisaient leur apparition. Un point positif toutefois : ils s’intègrent beaucoup mieux dans ce tome que dans le tome précédent où la péripétie finale avec (surlignez pour voir le spoiler du tome 1) l’enlèvement de Beth semblait rajoutée uniquement pour justifier la présence des éradiqueurs dans le livre.

Cette saga est en fait pour moi une excellente lecture détente. Parce qu’il faut bien le dire, certains passages sont à mourir de rire, bourrés de stéréotypes et de romantisme tellement surdosé qu’il en devient ridicule. Le problème, c’est que je ne sais pas si le but de J.R. Ward est vraiment de nous faire rire, parce que la plupart des chroniques que j’ai pu lire sur la Confrérie ne présentaient pas du tout cette série comme humoristique. Mais franchement, devant certaines répliques de Rhage à Mary, je n’ai pas pu m’empêcher de rire. Vraiment.

Enfin, le style d’écriture n’est vraiment pas terrible – quoi que je pense que le problème vient surtout de la traduction française, j’ai lu des extraits en VO sur Goodreads qui me semblaient être de meilleure qualité. J’ai le tome 3 en français dans ma PAL, mais je pense passer à l’anglais pour la suite. Même si je dois avouer que les formulations parfois maladroites font partie du charme de la saga. Donc… peut-être que je continuerai en français, à voir.


Je vous le conseille si : vous aimez la romance, vous n’avez rien contre les vampires (pas besoin de les adorer, je n’en suis pas une fan du tout mais j’aime bien cette saga quand même) ni contre les scènes érotiques (y’en a un certain nombre, et elles sont plutôt détaillées)

«  – Je ne tomberai pas amoureuse de toi. Je ne peux pas me le permettre. Non, je ne le peux pas.
– Cela ne fait rien. Je t’aimerai assez pour nous deux. »

vendredi 29 novembre 2013

The Edge of Never by J.A. Redmerski

Titre : The Edge of Never
Auteur : J.A. Redmerski (Etats-Unis)
Date de parution : 2012
Editeur : Createspace
Nombre de pages : 426



Résumé :
Twenty-year-old Camryn Bennett had always been one to think out-of-the-box, who knew she wanted something more in life than following the same repetitive patterns and growing old with the same repetitive life story. And she thought that her life was going in the right direction until everything fell apart.

Determined not to dwell on the negative and push forward, Camryn is set to move in with her best friend and plans to start a new job. But after an unexpected night at the hottest club in downtown North Carolina, she makes the ultimate decision to leave the only life she’s ever known, far behind.

With a purse, a cell phone and a small bag with a few necessities, Camryn, with absolutely no direction or purpose boards a Greyhound bus alone and sets out to find herself. What she finds is a guy named Andrew Parrish, someone not so very different from her and who harbors his own dark secrets. But Camryn swore never to let down her walls again. And she vowed never to fall in love.

But with Andrew, Camryn finds herself doing a lot of things she never thought she’d do. He shows her what it’s really like to live out-of-the-box and to give in to her deepest, darkest desires. On their sporadic road-trip he becomes the center of her exciting and daring new life, pulling love and lust and emotion out of her in ways she never imagined possible. But will Andrew’s dark secret push them inseparably together, or tear them completely apart?

Camryn Bennett, 20 ans, a toujours été du genre à penser différemment, et a toujours su qu’elle voulait faire de sa vie autre chose que de suivre la même routine. Elle pensait qu’elle était sur la bonne voie jusqu’à ce que tout s’écroule.

Déterminée à ne pas ressasser le négatif et à aller de l’avant, Camryn est prête à déménager avec sa meilleure amie et prévoit de commencer un nouveau travail. Mais après une soirée inattendue dans le club le plus chaud du centre ville, elle prend l’ultime décision de laisser la seule vie qu’elle n’ait jamais connue loin derrière.

Avec un sac à main, un téléphone portable et un petit sac contenant quelques objets de première nécessité, Camryn, sans n’avoir ni direction ni but, monte seule à bord d’un bus Greyhound pour se trouver. Ce qu’elle trouve est un jeune homme nommé Andrew Parrish, quelqu’un de pas si différent d’elle et qui possède ses propres sombres secrets. Mais Camryn a juré de ne plus jamais baisser la garde. Et elle a fait le vœu de ne jamais tomber amoureuse.

Mais avec Andrew, Camryn se surprend à faire de nombreuses choses qu’elle n’aurait jamais pensé faire. Il lui montre ce que c’est réellement de vivre de manière non conforme et de céder à ses désirs les plus sombres et les plus profonds. Pendant leur road-trip il devient le centre de son excitante et audacieuse nouvelle vie, faisant naître en elle l’amour, le désir et l’émotion de manières qu’elle n’aurait jamais imaginées possibles. Mais le sombre secret d’Andrew va-t-il les rendre inséparables, ou les séparer complètement ?
(Crédits de la traduction : moi-même :3 )

Mon avis :
Avant de commencer, mettons nous dans l’ambiance avec l’une des (nombreuses) chansons citées dans le livre (je ne les ai pas toutes écoutées, mais celle-là oui et elle me plait)


“What I had been thinking about when I looked at him was that I realized I haven’t smiled or laughed this much since before Ian died. Not even Natalie could get a genuine elated emotion out of me and she really tried hard. She went out of her way to help snap me out of my depression, but nothing she ever did came close to what Andrew has managed to do in such a short time and without even trying” *

The Edge of Never n’est pas une simple histoire d’amour, ni même le simple récit d’un road-trip. Non, ce qui nous est raconté ici, c’est le voyage vers la découverte d’eux-mêmes de nos deux protagonistes.
D’un côté Camryn, qui trouve sa vie dénuée de sens depuis la mort de son petit ami et l’incarcération de son frère. De l’autre Andrew, qui vit avec le poids d’un lourd secret sur les épaules et doit en plus supporter la mort imminente de son père. Je ne peux pas dire que je les ai adorés, mais – et c’est ça qui est fort – je me suis quand même attachée à eux. Parce que même s’ils n’ont pas forcément les traits que j’apprécie chez les personnages de romans, ils sont indéniablement touchants par leur histoire personnelle, par leurs doutes et leurs peurs. Et surtout, ce qui m’a énormément plu, c’est la manière dont ils évoluent au contact l’un de l’autre, et comment ils arrivent à faire ressortir chez l’autre des traits de personnalité encore inconnus. Et ça, c’est beau, je trouve.

Le roman avance sur un rythme plutôt lent. D’ailleurs, les quelques premiers chapitres, avant que Camryn ne commence son voyage salvateur, ne m’ont pas donné la meilleure impression – principalement à cause de Natalie (la meilleure amie de Camryn) et Damon (le petit ami de Natalie) qui m’ont profondément insupportée. Mais par la suite, dès qu’Andrew fait son apparition, ça devient tout de suite plus intéressant. Non à cause de la présence du beau mâle (d’ailleurs, pour tout vous dire, il ne m’a pas fait tant d’effet que ça), mais parce que c’est là que l’histoire commence vraiment, que l’alchimie commence à opérer entre les deux héros, même si les choses sont encore très longues à se mettre en place entre eux. On a presque envie de les secouer pour leur dire « mais qu’est-ce que vous avez à tergiverser, vous voyez pas que vous êtes faits l’un pour l’autre ?! »

La fin, quant à elle, est extrêmement touchante et m’a laissée les larmes aux yeux. Je me doutais un peu que le secret d’Andrew serait quelque chose dans ce genre là mais même si la révélation n’a pas été une surprise totale pour moi, la manière dont l’auteure la raconte m’a tout autant bouleversée que Camryn. Un superbe moment de lecture, vraiment.
Malheureusement, l’épilogue vient un peu gâcher tout ça. Je ne l’ai pas détesté, mais disons que j’aurais préféré quelque chose de plus simple, parce que là on tombe un peu (beaucoup) dans le cliché et c’est vraiment dommage.

C’est le seul reproche que j’ai à adresser à ce livre. Sinon, j’ai complètement adoré. Même le vocabulaire ultra familier et parfois ultra grossier (j’ai considérablement amélioré mon argot américain grâce à cette lecture) ne m’a étonnamment pas gênée. Au contraire, j’ai même trouvé que ça collait bien à l’ambiance road-trip du roman.

Pour conclure, comme vous l’avez compris, j’ai moi aussi adoré The Edge of Never. C’est là une belle leçon de vie que nous livre J.A Redmerski : profitez de l’instant présent, assumez vos désirs et vivez vos rêves. Voilà une belle philosophie.

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* « Ce à quoi je pensais en le regardant était que je réalisais que je n’avais pas souri ou ri autant depuis la mort de Ian. Pas même Natalie n’avais pu faire naître un véritable sentiment de joie en moi et ce n’était pas faute d’essayer. Elle s’est démenée pour m’aider à sortir de ma dépression, mais rien de ce qu’elle a pu faire ne s’est approché de ce qu’Andrew a réussi à faire en si peu de temps et sans même le vouloir. »

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Edition française : (parue le 22 novembre chez Milady)