Affichage des articles dont le libellé est Christie Bronn. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Christie Bronn. Afficher tous les articles

vendredi 17 octobre 2014

Eveille-moi de Christie Bronn






Titre : Eveille-moi
Auteur : Christie Bronn (France)
Date de parution : 20 octobre 2014
Editeur : Editions de la Reine
Nombre de pages : 194 (format epub) (il existe aussi en format papier, mais je ne connais pas le nombre de pages)





_________________

Il m’a retrouvée, j’ai dû fuir à nouveau et quitter Toulouse.

Je me suis réfugiée à Paris, auprès d’Hugo, le seul qui connaisse mon enfance torturée. J’y ai rencontré Ethan, homme de pouvoir, séduisant et mystérieux. Immédiatement attirés l’un par l’autre, nous avons entamé une relation physique, dictée par des règles strictes, afin de gérer notre besoin mutuel de domination et de contrôle.

Sera-t-il l’homme qui m’éveillera à l’amour ?


Depuis combien de temps n’ai-je pas été autant exaspérée par un livre ? Je ne sais plus. Ce que je sais, c’est que j’ai passé les trois quarts de ma lecture d’Eveille-moi à soupirer, et croyez-moi, quand je commence à soupirer, c’est pas bon signe.

Eveille-moi, écrit sous la forme d’un journal intime, raconte l’histoire d’Emily, jeune femme trentenaire, qui a été abusée par son beau-père dans son adolescence. Depuis, elle est constamment en fuite, pour échapper à son bourreau. Elle ne fait confiance qu’à une seule personne, son meilleur ami Hugo, et refuse de s’attacher à quiconque d’autre afin de ne pas les mettre en danger. Puis elle rencontre Ethan, beau, sombre, ténébreux (etc, etc), et cette rencontre vient changer la donne...

La couverture et le résumé me faisant fortement penser à une romance érotique (et en effet, c’en est bien une), j’avais donc autant envie de lire ce livre que de faire la vaisselle (je déteste faire la vaisselle). Mais j’ai décidé de le commencer sans aucun a priori, et d’essayer d’apprécier l’histoire, parce qu’après tout, je dis toujours que je n’aime pas la romance érotique, mais avant de lire Eveille-moi, je n’avais jamais essayé d’en lire. Alors, qui sait, j’aurais bien pu avoir une bonne surprise. Sauf que ce ne fut pas le cas. Ce n’est pas faute d’avoir essayé pourtant. Au début, j’ai même pensé que je pourrais être agréablement surprise. Le style d’écriture n’est pas désagréable et la psychologie du personnage principal, enfermée dans cette spirale d’autodestruction et de paranoïa, laissait présager de bonnes choses. Malheureusement, cette première impression s’est vite effondrée.

Je crois que j’ai poussé mon premier soupir (le premier d’une longue série) au moment de la rencontre entre Emily et Ethan. Pour faire court, Ethan, c’est l’archétype du mâle dominant qu’on trouve dans toutes les romances érotiques dignes de ce nom (tout du moins d’après ce que j’en sais, je ne les ai pas lues donc il est possible que je me trompe) : beau comme un Dieu grec, mystérieux, super riche, et même célèbre. Et bien évidemment, Emily qui d’ordinaire ne ressent aucune attraction pour les hommes, juste un désir de les faire souffrir, est immédiatement et irrésistiblement attirée par cet homme beau, riche, blablabla (cf. plus haut). Et quand je parle d’attirance, ce n’est pas juste une attirance légère, non non, c’est tension sexuelle puissance 1243245242754257 chaque fois que le monsieur est dans les parages (parce qu’évidemment, cette attirance est réciproque, sinon ce serait pas drôle).
Alors, c’est peut-être juste moi qui ne fonctionne pas comme tout le monde, mais pour moi, ressentir une telle attirance pour quelqu’un au premier regard, ce n’est pas possible. A fortiori quand on n’a jamais ressenti d’attirance pour qui que se soit dans le passé. Si cette attirance réciproque entre Emily et Ethan s’était développée progressivement, à mesure qu’ils apprennent à se connaître, j’aurais sans doute beaucoup plus apprécié. Parce que là, selon moi leur histoire démarre sur une base totalement pas crédible.

Et à partir de là, l’histoire suit un schéma des plus classiques, en sautant à pieds joints dans TOUS les clichés, à tel point que vers 20-25% du roman, je savais déjà comment tout ça allait se terminer. Et je ne me suis pas trompée, même si j’aurais bien aimé me tromper, d’une part pour avoir quelques surprises qui viennent pimenter ma lecture, et d’autre part parce que je n’aimais pas du tout ma prédiction pour la fin. Elle est cliché à souhait et dégouline de romantisme, or je déteste les trucs romantiques, ça me donne envie de vomir des paillettes, des licornes et des arcs-en-ciel.

Pendant un moment, je me suis dit qu’à défaut d’apprécier la romance, je pourrais peut-être trouver un intérêt à ce qui se passe à côté, à savoir la psychologie d’Emily et son trouble passé qui ne cesse de la hanter. Il y avait là vraiment matière à créer un personnage psychologiquement complexe pour lequel on donnerait à voir une évolution, mais tout ça est largement sous exploité. Je trouve qu’Emily évolue très vite, trop vite d’ailleurs, et en fait, toute l’histoire avec son beau-père est surtout là pour donner un prétexte à la romance qui est clairement l’élément central du roman.

En bref, j’ai été ravie quand j’ai enfin pu refermer ce livre. Intrigue clichée et ultra prévisible, potentiel psychologique de l’héroïne sous utilisé... j’avais bien raison de dire que la romance érotique, c’est pas ma tasse de thé. Mais bon, au moins, j’aurais essayé.

Je vous le recommande si : vous aimez les romances érotiques, puisque d’après ce que je sais des classiques du genre, Eveille-moi en suit tout à fait les codes, donc il y a vraiment des chances que ça vous plaise. Par contre, si comme moi les trucs romantiques vous font vomir, passez votre chemin.