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dimanche 28 juin 2015

La terre brûlée (L'épreuve #2) de James Dashner


Titre : La terre brûlée (L'épreuve #2)
Titre original : The scorch trials (The maze runner #2) - traduit par Guillaume Fournier
Auteur : James Dashner (Etats-Unis)
Date de parution : 2014
Editeur : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 414

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Et si la vie était pire hors du labyrinthe ? Thomas en était sûr, la sortie du Labyrinthe marquerait la fin de l’Épreuve. Mais à l'extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d'ordre.... et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au coeur de cette Terre Brûlée, parviendra-t-il enfin à trouver la paix... et un peu d'amour ?


/!\ ATTENTION : Cette chronique contient des spoilers du tome 1. Vous la lisez à vos risques et périls. Je décline toute responsabilité en cas de spoliation accidentelle. /!\

Immédiatement après avoir vu le premier film, je me suis empressée d’acheter les tomes 2 et 3. Alors pourquoi ai-je mis aussi longtemps pour me décider à les lire, allez-vous me demander ? La réponse est : je n’en ai aucune idée. J’étais vraiment impatiente de découvrir ce qui allait arriver à Thomas et ses acolytes, mais il a fallu la sortie du trailer de La terre brûlée pour que je me décide enfin à sortir le livre de ma PAL.

Nos héros ont réussi à sortir du labyrinthe, ils pensaient être tirés d’affaire, mais très vite ils réalisent que quelque chose ne va pas. D’abord, Teresa disparait, laissant derrière elle rien d’autre qu’une note de WICKED disant : « Teresa Agnes : la traitre ». Puis elle est remplacée par un garçon, Aris, qui prétend avoir vécu exactement la même chose que les Gladers dans un autre labyrinthe, à la seule différence qu’il était l’unique garçon parmi un groupe de filles.
Ils ne sont certainement pas au bout de leurs peines. Ce que WICKED leur réserve à présent est encore pire que le labyrinthe...

Je dois avouer que j’ai un peu moins aimé ce tome 2 que le premier. The Glade m’a manqué, ce monde en huis clos où les garçons ont créé leur propre micro société avec des règles et des rôles propres à chacun. Ici dans la terre brûlée, c’était un peu désorganisé, je pense que l’auteur a misé surtout sur l’action cette fois-ci. Et c’est réussi, parce que j’ai beaucoup aimé suivre les aventures des Gladers au milieu des Cranks (les gens qui ont atteint la phase dégénérative de the Flare (la maladie, je ne sais pas comment ils ont traduit ça en français)) et autres trucs pas très gentils qu’ils rencontrent dans la terre brûlée, mais je trouve qu’il manquait un cadre. Parfois, j’avais un peu de mal à voir où tout ça allait nous mener. Peut-être que c’est aussi dû au fait que là où j’ai lu le tome 1 presque d’une traite, il m’a fallu plus d’une semaine pour venir à bout du tome 2 (pas parce que je ne l’ai pas aimé, juste parce que je n’avais pas beaucoup de temps devant moi), du coup il m’a été un peu plus difficile de garder le fil de l’histoire avec toutes ces interruptions dans ma lecture. Ceci pourrait expliquer cela.

On en sait toujours très peu sur WICKED, sur les raisons derrière toutes ces épreuves, et les intentions de chacun. L’atmosphère est sombre et oppressante, un peu comme si on ressentant nous aussi la chaleur écrasante de la terre brûlée, comme nos héros. De nouveaux personnages font leur apparition, et il est difficile de savoir si on peut leur faire confiance, d’abord parce qu’on ne peut jamais savoir s’ils  sont envoyés par WICKED, et même s’ils ne le sont pas, dans de telles conditions, il n’y a pas de place pour l’empathie. On essaie de sauver sa peau, point.
On nous présente également un groupe de filles (le groupe B), qui est passé par les mêmes épreuves que les Gladers dans leur propre labyrinthe. J’ai apprécié l’idée, mais j’aurais aimé voir ces filles un peu plus. J’espère que ce sera le cas dans le tome suivant.

Du côté des personnages, j’ai mieux apprécié Thomas cette fois. Il a perdu les défauts que je lui reprochais dans Le Labyrinthe : trop entêté et manquant de diplomatie. Il se montre plus négociateur ici, et donne l’impression d’être plus proche de ses amis, ce qui le rend tout de suite beaucoup plus sympathique.
Par contre, j’ai eu du mal avec Teresa. Je l’aimais bien dans le tome 1, mais ici elle était complètement impossible à cerner. Elle change radicalement, et son comportement tout au long du livre se montre parfois contradictoire. Je ne sais que penser d’elle. Est-elle manipulée par WICKED ? A-t-elle par moments été sincère ? Je n’ai pas compris la plupart de ses actions et ses choix, et honnêtement, j’ai été très déçue par son personnage.
Une nouvelle fille vient jouer un rôle important dans l’histoire, et donc un triangle amoureux se met en place entre Brenda (la nouvelle), Thomas et Teresa. Franchement, je l’ai trouvé totalement inutile, et même si ce n’était pas un gros problème étant donné que ce triangle reste un aspect très secondaire de l’intrigue, je pense que James Dashner est passé à côté de l’opportunité d’écrire enfin un Young Adult sans romance dedans. Parce que là, clairement, on n’avait pas besoin de romance.

Je réalise que ma chronique met principalement en avant les points que je n’ai pas aimés dans ce livre, alors qu’en fait, le positif l’emporte largement sur le négatif ! Je lui ai mis 4/5, ce qui veut dire que j’ai vraiment passé un excellent moment de lecture. Et j’ai désormais très hâte de voir le film, et de lire le dernier tome.

mardi 3 juin 2014

The Maze Runner #1 de James Dashner






Titre : The Maze Runner #1 de James Dashner
Auteur : James Dashner (Etats-Unis)
Date de parution : 2009
Editeur : Delacorte Press
Nombre de pages : 374







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EVERYTHING IS GOING TO CHANGE...

When Thomas wakes up in the lift, the only thing he can remember is his first name. He has no recollection of his parents, or how he got where he is. His memory is empty.
But he’s not alone. When the lift’s doors open, Thomas finds himself surrounded by kids who welcome him to the Glade, a large expanse enclosed by stone walls.
Just like Thomas, the Gladers don’t know why or how they got to the Glade. All they know is that every morning, for as long as anyone can remember, the stone doors to the maze that surrounds them have opened. Every night, for just as long, they’ve closed tight. Every thirty days a new boy is delivered in the lift. And no one wants to be stuck in the Maze after dark.
The Gladers were expecting Thomas’ arrival. But the next day, a girl is sent up – the first girl ever to arrive in the Glade. And more surprising yet is the message she delivers. The Gladers have always been convinced that if they can solve the maze that surrounds the Glade, they might find their way home… wherever that may be. But it’s looking more and more as if the Maze is unsolvable.
And something about the girl’s arrival is starting to make Thomas feel different. Something is telling him that he just might have some answers – if he can only find a way to retrieve the dark secrets locked within his own mind.

TOUT VA CHANGER…

Quand Thomas se réveille dans l’ascenseur, la seule chose dont il peut se souvenir est son prénom. Il n’a aucun souvenir de ses parents, ou de comment il est arrivé où il est. Sa mémoire est vide.
Mais il n’est pas seul. Quand les portes de l’ascenseur s’ouvrent, Thomas se retrouve entouré d’enfants qui l’accueillent à « the Glade », un large espace délimité par des murs de pierre.
Tout comme Thomas, les autres Gladers ne savent pas pourquoi ou comment ils sont arrivés à the Glade. Tout ce qu’ils savent c’est qu’aussi loin qu’ils s’en souviennent, chaque matin les portes de pierre donnant sur le labyrinthe qui les entoure s’ouvrent. Chaque soir, elles se referment solidement. Tous les trente jours, un nouveau garçon est livré par l’ascenseur. Et personne ne veut être coincé dans le labyrinthe après la tombée de la nuit.
Les Gladers s’attendaient à l’arrivée de Thomas. Mais le lendemain, une fille est envoyée – la première fille à arriver à the Glade. Et plus surprenant encore est le message qu’elle leur livre. Les Gladers ont toujours été convaincus que s’ils parvenaient à résoudre le labyrinthe qui les entoure, ils trouveraient le chemin vers chez eux... où que ce soit. Mais le labyrinthe semble de plus en plus insoluble.
Et quelque chose dans l’arrivée de la fille fait que Thomas commence à se sentir différent. Quelque chose lui dit qu’il pourrait détenir des réponses – si seulement il trouvait un moyen d’accéder aux sombres secrets enfouis dans son propre esprit.



WARNING : Je n’ai aucune idée de comment les termes spécifiques à cette dystopie ont été traduits en français, j’utiliserai donc les termes VO dans ma chronique. J’espère que vous verrez de quoi je veux parler quand même.

“If you ain’t scared, […] you ain’t human.” *

On m’avait prévenue qu’il s’agissait d’une lecture addictive. Mais de là à dévorer les 374 pages en deux jours à peine, ça je ne m’y attendais pas !

The Maze Runner suit l’histoire de Thomas, jeune homme d’environ seize ans parachuté à the Glade, une sorte de communauté dans laquelle vivent uniquement des garçons de son âge. Il n’a aucun souvenir de sa vie d’avant, ni de comment il est arrivé là. D’ailleurs, aucun Glader n’a de souvenir plus lointain que son arrivée à the Glade, comme si leur vie avait commencé à ce moment là. Les Gladers ont créé une communauté parfaitement organisée, basée sur des règles strictes. Mais l’arrivée de Thomas marque le début d’une série de bouleversements. D’abord, une fille est envoyée à the Glade – alors que jusqu’à présent, il n’y avait eu que des garçons. Puis les phénomènes inhabituels s’enchaînent, perturbant l’ordre si bien établi. Thomas est-il responsable des ces perturbations ? Quoi qu’il en soit, le jeune homme voit grandir en lui le sentiment qu’il détient des réponses qui pourraient permettre de résoudre l’énigme qu’est cet endroit...

Je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce livre, mais on n’en est vraiment pas passé loin ! Je ne sais pas trop pourquoi il n’est pas allé jusqu’au coup de cœur, ce qui est sûr en revanche, c’est que j’ai adoré ! James Dashner nous offre là une dystopie qui détonne dans le paysage actuel du genre. Je sais que The Maze Runner est souvent présenté comme « le nouveau Hunger Games, blablabla... », mais croyez moi, ce n’est pas du tout la même chose. L’univers est complètement différent, beaucoup plus « masculin » – le héros est un garçon, et il y a en tout et pour tout une seule fille, qui, même si elle joue un rôle important, n’est pas si présente que ça dans le livre finalement. D’autre part, il n’y a pas de romance (dans un YA, c’est suffisamment rare pour être souligné), même si ça ne m’étonnerais pas qu’elle fasse son apparition dans le tome 2.

J’ai beaucoup aimé l’univers, surtout la manière dont les Gladers ont accepté leur sort et ont réussi à s’en accommoder pour créer une véritable communauté dans laquelle chacun a sa place et apporte sa contribution de la manière qui lui convient le mieux. Ces garçons font preuve d’une grande maturité pour leur âge (ce sont tous des ados) et même si dans le lot il y en a quelques uns que j’ai vraiment détesté, je ne peux dans l’ensemble que les apprécier.
The Glade est un univers complètement à part. Il a sa propre architecture, ses propres règles de fonctionnement, sa propre hiérarchie et même son propre langage – qui rend la lecture en anglais un peu plus compliquée, mais auquel on s’habitue très vite finalement. Beaucoup de flou est laissé autour de cet espace – qui l’a construit, et dans quel but, pourquoi n’y a-t-il que des garçons, que sont exactement les Grievers (les méchants qui vivent dans le labyrinthe) ?... Je n’ai pas trouvé ça gênant toutefois, puisque nous nous trouvons en fait  au même niveau que les personnages qui n’en savent pas mieux que nous. De petits bouts d’information nous sont distillés au compte-goutte au fil des pages et ça + des chapitres très cours se terminant souvent sur un petit cliffhanger fait qu’on dévore le livre en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

Mon absence de coup de cœur vient peut-être du fait que je ne me suis pas vraiment attachée au personnage de Thomas. Je ne l’ai pas détesté non plus, mais il y a certains aspects de sa personnalité qui ne m’ont pas plu. Je l’ai trouvé un peu trop entêté par moments – la détermination, c’est bien, mais parfois il faut savoir se montrer diplomate et faire des concessions, surtout dans un univers comme the Glade qui fonctionne grâce à l’ordre qui y est maintenu. Mais il y a tellement de personnages qui gravitent autour du héros, que même si je n’ai pas su m’y attacher, ça n’a pas été si grave que ça. Je me suis attachée à d’autres personnages à la place : Chuck (que je trouvais un peu agaçant au départ mais à propos duquel mon opinion a vite changé), Newt, Minho ou encore Teresa, la seule fille.

La fin est assez mouvementée et riche en action. Quant à l’épilogue... je ne dirais pas qu’il se termine en gros cliffhanger ni qu’il apporte un énorme retournement de situation, mais il porte quand même légèrement à confusion, et pour ça j’ai hâte d’avoir le tome 2 entre mes mains !

En bref, nous avons là une très bonne dystopie, qui change un peu de ce qu’on a l’habitude de lire – et ça fait du bien ! Une lecture hautement addictive dans un univers très bien construit, riche et complexe. Prévoyez du temps devant vous, vous ne pourrez plus le lâcher !

Je vous le recommande si : vous êtes amateur de dystopie, et voulez découvrir quelque chose qui sort de l’ordinaire.

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*  « Si t’as pas peur, [...] t’es pas humain. »


Edition française : parue en 2012 chez Pocket Jeunesse sous le titre : L'épreuve T.1 : Le labyrinthe.





J'imagine que je ne vous apprends rien, mais au cas où vous viviez en Antarctique, sachez qu'il y a un film qui va sortir cet automne, et le trailer (que vous avez déjà dû voir passer une bonne dizaine de fois, sauf si vous vivez vraiment en Antarctique), est juste là dessous :