Le steampunk, un genre que je connais peu mais qui m'attire beaucoup, aimant à la fois la science-fiction et les fictions historiques. Léviathan a été un très bon choix pour débuter : l'histoire est destinée à un public jeune, donc relativement simple, mais l'univers est fascinant.
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samedi 19 mars 2016
dimanche 28 juin 2015
La terre brûlée (L'épreuve #2) de James Dashner
Titre original : The scorch trials (The maze runner #2) - traduit par Guillaume Fournier
Auteur : James Dashner (Etats-Unis)
Date de parution : 2014
Editeur : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 414
________________
Et si la vie était pire hors du labyrinthe ? Thomas en était sûr, la sortie du Labyrinthe marquerait la fin de l’Épreuve. Mais à l'extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d'ordre.... et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au coeur de cette Terre Brûlée, parviendra-t-il enfin à trouver la paix... et un peu d'amour ?
/!\ ATTENTION : Cette chronique contient
des spoilers du tome 1. Vous la lisez à vos risques et périls. Je décline toute
responsabilité en cas de spoliation accidentelle. /!\
Immédiatement après avoir vu le
premier film, je me suis empressée d’acheter les tomes 2 et 3. Alors pourquoi
ai-je mis aussi longtemps pour me décider à les lire, allez-vous me demander ?
La réponse est : je n’en ai aucune idée. J’étais vraiment impatiente de découvrir ce qui allait arriver à Thomas
et ses acolytes, mais il a fallu la sortie du trailer de La terre brûlée pour
que je me décide enfin à sortir le livre de ma PAL.
Nos héros ont réussi à sortir du
labyrinthe, ils pensaient être tirés d’affaire, mais très vite ils réalisent
que quelque chose ne va pas. D’abord, Teresa disparait, laissant derrière elle
rien d’autre qu’une note de WICKED disant : « Teresa Agnes : la
traitre ». Puis elle est remplacée par un garçon, Aris, qui prétend avoir
vécu exactement la même chose que les Gladers dans un autre labyrinthe, à la
seule différence qu’il était l’unique garçon parmi un groupe de filles.
Ils ne sont certainement pas au
bout de leurs peines. Ce que WICKED leur réserve à présent est encore pire que
le labyrinthe...
Je dois avouer que j’ai un peu moins aimé ce tome 2 que le premier. The
Glade m’a manqué, ce monde en huis clos où les garçons ont créé leur propre
micro société avec des règles et des rôles propres à chacun. Ici dans la terre brûlée, c’était un peu
désorganisé, je pense que l’auteur a misé surtout sur l’action cette fois-ci.
Et c’est réussi, parce que j’ai beaucoup aimé suivre les aventures des Gladers
au milieu des Cranks (les gens qui ont atteint la phase dégénérative de the
Flare (la maladie, je ne sais pas comment ils ont traduit ça en français)) et autres
trucs pas très gentils qu’ils rencontrent dans la terre brûlée, mais je trouve qu’il manquait un cadre.
Parfois, j’avais un peu de mal à voir où tout ça allait nous mener.
Peut-être que c’est aussi dû au fait que là où j’ai lu le tome 1 presque d’une
traite, il m’a fallu plus d’une semaine pour venir à bout du tome 2 (pas parce
que je ne l’ai pas aimé, juste parce que je n’avais pas beaucoup de temps
devant moi), du coup il m’a été un peu plus difficile de garder le fil de l’histoire
avec toutes ces interruptions dans ma lecture. Ceci pourrait expliquer cela.
On en sait toujours très peu sur
WICKED, sur les raisons derrière toutes ces épreuves, et les intentions de
chacun. L’atmosphère est sombre et
oppressante, un peu comme si on ressentant nous aussi la chaleur écrasante de
la terre brûlée, comme nos héros. De nouveaux personnages font leur apparition,
et il est difficile de savoir si on peut leur faire confiance, d’abord
parce qu’on ne peut jamais savoir s’ils sont envoyés par WICKED, et même s’ils ne le
sont pas, dans de telles conditions, il n’y a pas de place pour l’empathie. On
essaie de sauver sa peau, point.
On nous présente également un
groupe de filles (le groupe B), qui est passé par les mêmes épreuves que les
Gladers dans leur propre labyrinthe. J’ai apprécié l’idée, mais j’aurais aimé
voir ces filles un peu plus. J’espère que ce sera le cas dans le tome suivant.
Du côté des personnages, j’ai mieux apprécié Thomas cette fois. Il a
perdu les défauts que je lui reprochais dans Le Labyrinthe : trop entêté et manquant de diplomatie. Il se montre plus négociateur ici, et donne
l’impression d’être plus proche de ses amis, ce qui le rend tout de suite
beaucoup plus sympathique.
Par contre, j’ai eu du mal avec Teresa. Je l’aimais bien dans le
tome 1, mais ici elle était complètement impossible à cerner. Elle change radicalement, et son
comportement tout au long du livre se montre parfois contradictoire. Je ne
sais que penser d’elle. Est-elle manipulée par WICKED ? A-t-elle par
moments été sincère ? Je n’ai pas
compris la plupart de ses actions et ses choix, et honnêtement, j’ai été très
déçue par son personnage.
Une nouvelle fille vient jouer un rôle important dans l’histoire, et
donc un triangle amoureux se met en place entre Brenda (la nouvelle), Thomas et
Teresa. Franchement, je l’ai trouvé totalement inutile, et même si ce n’était
pas un gros problème étant donné que ce triangle reste un aspect très
secondaire de l’intrigue, je pense que James Dashner est passé à côté de l’opportunité
d’écrire enfin un Young Adult sans romance dedans. Parce que là, clairement, on
n’avait pas besoin de romance.
Je réalise que ma chronique met principalement en avant les points que
je n’ai pas aimés dans ce livre, alors qu’en fait, le positif l’emporte
largement sur le négatif ! Je lui ai mis 4/5, ce qui veut dire que j’ai
vraiment passé un excellent moment de lecture. Et j’ai désormais très hâte de
voir le film, et de lire le dernier tome.
samedi 28 février 2015
Cress (Chroniques Lunaires #3) de Marissa Meyer
Titre original : Cress (The Lunar Chronicles #3) - traduit par Guillaume Fournier
Auteur : Marissa Meyer (Etats-Unis)
Date de parution : 2014
Editeur : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 658
_______________
Cinder et le capitaine Thorne se sont enfuis aux côtés de Scarlet et de Loup. Le groupe rebelle projette de renverser la reine Levana et son armée. Mais, le seul espoir de la résistance réside dans Cress, qui, emprisonnée dans un satellite depuis l'enfance avec ses écrans pour seule compagnie, est devenue un hacker imbattable. Malheureusement, la reine Levana a d'autres projets pour elle, et libérer la jeune fille pourrait bien leur coûter cher...
/!\ ATTENTION ! Cette chronique contient des spoilers
des tomes 1 et 2. Vous la lisez à vos risques et périls /!\
Les Chroniques Lunaires est une
saga qui s’améliore de tome en tome. J’avais bien aimé Cinder, beaucoup aimé Scarlet,
et j’ai adoré Cress.
Dans ce troisième tome c’est Cress qui rejoint la petite bande formée
par Cinder et ses acolytes. Cress est une coquille (une Lunaire sans pouvoirs),
qui est coincée dans un satellite où elle est forcée de mettre ses talents en
informatique au service de la reine Levana. Mais avec le temps, son allégeance
change de camp, et elle est sur le point de s’échapper pour rejoindre la troupe
de Cinder pour renverser la reine lunaire.
Cress est une réécriture de Raiponce, et encore une fois Marissa
Meyer a su très bien distiller de petites références au conte d’origine dans
une intrigue de sa propre invention. Et je dois dire que remplacer la tour
de Raiponce par un satellite est très bien trouvée !
Cress n’est pas le même genre d’héroïne
que Cinder ou Scarlet. Là où les deux dernières sont des femmes fortes et
déterminées, des leaders, Cress s’apparente
plus à une petite fille sans défense. Dans l’ensemble j’ai aimé son
personnage, parce que même si j’apprécie particulièrement les héroïnes fortes,
on en a déjà deux dans cette saga, donc un peu de diversité ne fait pas de mal.
Et puis l’émerveillement de Cress quand
elle sort pour la première fois de son satellite et peut enfin voir des arbres,
des fleurs, etc. de ses propres yeux ne peut que vous faire sourire. Elle
est un brin naïve, mais ce n’est pas le genre de naïveté qui tape sur les
nerfs, plutôt celui qui la rend toute mignonne. Cependant j’aurais quand même aimé que son côté génie de l’informatique
soit un peu plus mis en avant. Je veux dire, c’est une hacker de génie, et
sans son boulot anonyme dans l’ombre de son satellite, Cinder et ses amis
auraient rencontré beaucoup plus de difficultés dans les tomes précédents. Or
dans ce livre Cress apparaît presque uniquement comme une petite sans défense, toujours
dépendante des autres. On ne voit pas vraiment son potentiel (à part vers la
fin), ce qui est dommage à mon avis. En fait, là où je vois Cinder et Scarlet comme des adultes, je vois Cress comme une
fillette, alors que toutes les trois ont environ le même âge (17 ans, si je
ne dis pas de bêtises)
Cela dit, je ne me plains pas, parce que dans l’ensemble j’ai vraiment
adoré ce roman. L’intrigue se
complexifie avec chaque nouveau tome, et j’aime beaucoup découvrir que
certains éléments des précédents volets, en apparence complètement innocents, n’étaient
pas là par hasard et se révèlent soudainement importants. Bon, pour tout dire, l’action n’apparaît vraiment que dans le
dernier quart du roman mais je ne me suis jamais ennuyée pour autant, j’ai
beaucoup aimé suivre les péripéties de chacun des personnages de son côté – le groupe
est séparé très rapidement au début du livre. J’aurais seulement voulu que ce soit plus long, les derniers chapitres
sont pleins d’action et de suspense et ça se termine un peu abruptement. L’attente
pour le tome 4 va être longue !
En plus de l’intrigue, ce qui
fait la force de cette saga, c’est son groupe de personnages principaux. Ils
sont six désormais : Cinder, Scarlet, Wolf, Thorne, Cress et Iko qui est
certainement ma préférée. Ils ont tous
une personnalité différente, et j’adore la dynamique et les interactions entre
eux. Ils ne sont pas très souvent tous ensembles dans ce tome, mais j’ai
adoré chaque moment où ils l’étaient.
En bref, ce troisième tome a
tout ce qu’on peut demander à un livre : une bonne intrigue, de super
personnages, une plume fluide et légère, de l’action et une pointe de romance
(juste pour adoucir l’histoire, mais pas assez pour la ralentir et la rendre
cheesy). J’aimerais tellement pouvoir lire Winter (le quatrième et dernier
tome) tout de suite !
mercredi 16 avril 2014
Scarlet (Lunar Chronicles #2) de Marissa Meyer
Titre : Scarlet (Lunar Chronicles #2)
Auteur : Marissa Meyer (Etats-Unis)
Date de parution : 2013
Editeur : Square Fish
Nombre de
pages : 452
_______________________
Résumé :
Even in the future,
beware of the big, bad wolf…
Cinder, the cyborg
mechanic, returns in the second thrilling installment of the bestselling Lunar
Chronicles. She is trying to break out of prison – even though if she succeeds,
she’ll be the Commonwealth’s most wanted fugitive.
Halfway around the
world, Scarlet Benoit’s grandmother is missing. When Scarlet encounters Wolf, a
street fighter who may have information about her grandmother’s whereabouts,
she is loath to trust this stranger, but is inexplicably drawn to him, and he
to her. As Scarlet and Wolf unravel one mystery, they encounter another when
they meet Cinder. Now, all of them must stay one step ahead of the vicious
Lunar Queen Levana, who will do anything for the handsome Prince Kai to become
her husband, her king, her prisoner.
Même dans le futur, prenez garde
au grand méchant loup…
Cinder, la mécanicienne cyborg,
est de retour dans le palpitant second volet du bestseller Les Chroniques
Lunaires. Elle essaie de s’échapper de prison – bien que si elle y parvient,
elle sera la fugitive la plus recherchée du Commonwealth.
A l’autre bout du monde, la
grand-mère de Scarlet Benoit a disparu. Quand Scarlet rencontre Wolf (Loup), un
bagarreur de rues qui pourrait avoir des informations sur l’endroit où se
trouve sa grand-mère, elle est réticente à lui faire confiance, mais est
inexplicablement attirée par lui, et lui par elle. Alors que Scarlet et Wolf
dévoilent un mystère, ils se trouvent face à un autre lorsqu’ils rencontrent
Cinder. Maintenant, tous doivent garder un temps d’avance sur la vicieuse reine
lunaire Levana, qui fera n’importe quoi pour faire du beau prince Kai son mari,
son roi, son prisonnier.
/!\ ATTENTION ! Contient des spoilers du tome 1. A vos risques et périls. Je
décline toute responsabilité en cas de spoliation accidentelle /!\
“I just think we shouldn’t judge her, or
anyone, without trying to understand them first. That maybe we should get the
full story before jumping to conclusion. Crazy notion, I know.”*
Voilà une belle surprise que ce tome deux des Chroniques Lunaires !
Si Cinder n’avait pas vraiment été à
la hauteur des mes attentes, Scarlet
en revanche les a largements dépassées.
Scarlet nous raconte l’histoire
de… attention breaking news… Scarlet ! Version futuristique du Petit
Chaperon Rouge, la jeune fille est à la recherche de sa grand-mère, disparue de
manière inexplicable quelques jours plus tôt. Et lorsque la police, faute d’éléments
prouvant le contraire, déclare qu’il s’agit d’une disparition volontaire ou d’un
suicide et classe l’affaire, Scarlet est bien déterminée à poursuivre les
recherches toute seule. Même si cela implique de suivre un parfait inconnu, qui
pourrait même s’avérer dangereux…
Nous n’abandonnons pas Cinder pour autant. Parallèlement à Scarlet et
ses recherches, nous suivons aussi l’héroïne du tome précédent qui suite à son
évasion de la prison de New Beijing est devenue une fugitive activement
recherchée.
Comme nous suivons les deux personnages en parallèle, la narration
(bien qu’à la troisième personne), passe de l’un à l’autre tous les deux ou
trois chapitres, et je pense que c’est pour cette raison que je n’ai pas eu de
coup de cœur. Autant j’ai tout de suite accroché avec Scarlet, autant avec
Cinder, j’ai eu plus de mal. J’ai mis un bon moment avant de trouver un réel
intérêt pour ses aventures. Oui, disons-le, je m’ennuyais un peu. De plus l’abondance
de vocabulaire lié à la mécanique qui m’a
quelque peu posé problème en anglais n’a pas arrangé les choses.
Heureusement, c’est allé mieux quand l’histoire a avancé et que le
lien entre nos deux héroïnes a commencé à se dessiner. Et puis, Cinder a pour compagnon
de fuite un personnage du nom de Carswell Thorne qui est tout simplement
awesome. Je vous laisse le découvrir par vous-même. Vous allez l’adorer, croyez-moi !
Revenons donc à Scarlet qui reste quand même le personnage principal
de ce second tome. J’ai beaucoup apprécié cette jeune fille, forte et
déterminée, prête à tout pour sauver sa grand-mère. La relation entre les deux
femmes, même si elle n’est pas vraiment explorée, est très touchante.
J’ai également beaucoup aimé la manière dont Marissa Meyer s’est
approprié le conte du Petit Chaperon Rouge. A l’image de ce qu’elle avait fait
avec Cendrillon dans Cinder, l’histoire
se détache rapidement du conte d’origine pour prendre une tournure qui lui est
propre, avec un certain nombre de clins d’œil sympathiques à repérer. J’ai particulièrement
aimé la manière dont l’auteure a joué avec le personnage du « grand
méchant loup » pour cette réécriture-ci.
“Scarlet had heard wild wolves before, prowling the countryside in
search of easy preys in the farms.
But never had a wolf’s howl send a chill down
her spine like that.”**
Le rôle du grand méchant loup de l’histoire, vous vous en doutiez, est
incarné par le personnage de Wolf. Un « grand méchant loup » avec une
personnalité hautement plus complexe que le loup du conte. Je dois dire que je
ne me suis pas attachée à ce personnage tout de suite, mais il m’a intriguée. Il
a un côté sauvage, incontrôlable (c’est le grand méchant loup quand même !),
mais en même temps il semble parfois un peu perdu, timide même.
Le plus gros problème que j’avais rencontré avec Cinder, c’était la trop grande prévisibilité de l’intrigue. Je suis
ravie de pouvoir vous dire que je n’ai pas retrouvé ce problème avec Scarlet. L’intrigue s’est nettement
complexifiée, le lien entre les personnages de Cinder et Scarlet est apparu
progressivement, et j’ai beaucoup aimé la manière dont les pièces du puzzle
tombent en place les unes après les autres.
J’ai vraiment pris plaisir à cette lecture, passé le début où j’avais
un peu de mal avec l’histoire de Cinder. Et le dernier tiers du roman est tout
simplement bourré d’action et de rebondissements, je ne pouvais plus le lâcher !
En conclusion, un second tome qui relève totalement le niveau du
premier que j’avais trouvé bien, mais sans plus. Pas de coup de cœur pour ce
roman, mais un bon 5/5, amplement mérité. J’ai vraiment hâte de savoir ce que
Marissa Meyer nous réserve pour la suite !
“It would be easy to abuse a person when they
never recognize it as abuse.”***
---------------------------
*« Je pense juste qu’on ne devrait pas la juger, ni elle ni
personne d’autre, sans essayer de comprendre d’abord. Que peut-être on devrait
connaître toute l’histoire avant de tirer des conclusions hâtives. Idée folle,
je sais. »
** « Scarlet avait déjà entendu des loups déchaînés, rôdant
dans les campagnes à la recherche de proies faciles dans les fermes. Mais
jamais le cri d’un loup n’avait fait descendre un tel frisson le long de sa
colonne vertébrale. »
Je vous recommande vivement la nouvelle « The Queen’s Army »
(pas (encore) parue en français malheureusement) si vous voulez mieux comprendre
le personnage de Wolf.
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Scarlet en français :
paru en novembre 2013 chez Pocket Jeunesse
mercredi 1 janvier 2014
Hunger Games T.3 : La révolte de Suzanne Collins
Titre : Hunger Games T.3 : La révolte (Hunger Games #3: Mockingjay)
Auteur : Suzanne Collins (Etats-Unis)
Date de parution : 2010 aux Etats-Unis, 2011 en France
Editeur : Pocket Jeunesse
Résumé :
Je m’appelle
Katniss Everdeen.
Je devrais être morte.
Maintenant je vais mener la révolte.
Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger
Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations
qu’elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair : Katniss
n’est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens
habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour
sauver les siens, Katniss doit devenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion.
Quel que soit le prix à payer.
Mon avis :
/!\
ATTENTION. Cette chronique présente une forte dose de spoilers des tomes
précédents. Il est donc fortement déconseillé de vous aventurer plus loin si
vous n’avez ni lu les livres, ni vu les films. Je décline toute responsabilité
en cas de spoiliation accidentelle. /!\
« ‘Que vais-je
faire ?’
Je respire un grand
coup. Mes bras s’écartent d’eux-mêmes, comme s’ils se rappelaient les ailes
noir et blanc que Cinna m’avait données, avant de retomber doucement.
– Je vais devenir le
geai moqueur. »
Mockingjay (je refuse
d’utiliser le titre VF – La révolte. Mockingjay, c’est beaucoup plus joli)
débute un mois après la fin de Catching
Fire. Le district Douze a été rasé par les bombes du Capitole, et Katniss,
les rescapés du Douze ainsi que certains des survivants des Jeux de l’Expiation
sont réfugiés au district Treize, où une révolution se prépare. Et qu’elle le
veuille ou non, Katniss a un rôle crucial a jouer dans cette révolution. Elle
est le geai moqueur, et si elle veut protéger ceux qu’elle aime, elle va devoir
déployer ses ailes…
Mockingjay n’enlèvera pas à Catching Fire sa place de tome favori de
la saga pour moi. Mais il prend sans aucune hésitation la place de tome le plus
bouleversant, le plus fort psychologiquement de la trilogie. Parce que
vraiment, Suzanne Collins ne nous épargne pas, nous lecteurs. Elle nous jette
dans l’univers gris et froid du district Treize et dans le feu de la révolte
sans prendre de gants, avec la touche de sadisme propre à chaque auteur de
talent. Elle réussit tout à fait à nous faire ressentir l’atmosphère de cet
ultime tome, mélange de peur, de haine, de désir de vengeance et de regrets. Et
moi, en lisant, je me suis sentie aussi désorientée que l’ensemble des
protagonistes.
Mais au-delà du simple récit de la révolte, l’auteure nous incite à
une véritable réflexion – et c’est en grande partie pour ça que Mockingjay est un roman aussi
psychologique. La question qu’on est obligé de se poser en lisant, c’est :
où place-t-on la limite ? Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour gagner
notre liberté. Parce que c’est la guerre, et qu’une guerre, ce n’est jamais les
gentils vs. les méchants. En voulant anéantir le Capitole, les rebelles sont
obligés de se mettre du sang sur les mains, de détruire des centaines
d’innocents qui n’ont rien demandé à personne. De faire des choses peut-être
pires que celles qu’a fait le Capitole. De prendre le risque de se laisser
emporter par le désir de vengeance, par le pouvoir de la haine. Et ça, ça
pousse à réfléchir. Mais je ne pense pas que Suzanne Collins cherche à se
positionner contre ou pour la guerre. Elle nous laisse juste prendre conscience
de tout ce que ça implique, et nous débrouiller avec ça. Comme les
protagonistes de son récit.
« – Mais il
[Peeta] n’est plus le même.
– Toi non plus. Ni
moi. Ni Finnick, Haymitch et Beetee. Et je ne te parle même pas d’Annie
Cresta. L’arène nous a tous changés, tu ne crois pas ? »
Comme le dit Johanna dans cet extrait, aucun personnage n’est resté
identique à ce qu’il était au départ. Tous sont brisés, désorientés, au bord de
la folie à cause de ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont fait, et ce qu’ils vont
devoir continuer à faire. Les Hunger Games, et maintenant la révolte, avec
toutes les atrocités que les deux impliquent, ne laissent personne indemne.
Katniss est plus ouverte, plus accessible dans ce tome. Même si les
deux premiers volets étaient aussi écrits de son point de vue, elle gardait
tout de même une certaine distance avec nous, lecteurs. Peut-être
s’ouvre-t-elle plus dans Mockingjay
parce qu’elle est au bord de sombrer dans la folie et qu’elle ne fait plus le
tri dans ses émotions. Mais paradoxalement je l’ai trouvée plus réfléchie,
moins impulsive que dans les tomes précédents.
Je peux difficilement vous parler de Peeta sans spoiler, mais ce que
je peux dire, c’est que les tortures mentales qu’il a subi lors de son séjour
en captivité au Capitole l’ont radicalement transformé. On ne retrouve plus le
Peeta des deux premiers tomes, sa douceur et son calme. Et le voir comme ça,
c’est dur.
Finnick est sans doute le personnage qui m’a le plus touchée. Le
masque de séducteur qu’il portait dans Catching
Fire tombe enfin, révélant sa véritable personnalité. Il nous révèle un
jeune homme brisé par tout ce qu’il a vécu, qui ne tient le coup qu’en
s’occupant l’esprit à faire des nœuds complexes sur un bout de corde. Il est,
je crois, le personnage le plus humain et le plus touchant de tous.
Gale quant à lui s’est transformé en un bloc de colère froide et de haine
à l’égard de ceux qui lui ont tout pris – sa maison, son district, et même
Katniss. Même si je peux comprendre ce qu’il ressent, je ne suis pas sûre
d’avoir apprécié ce qu’il est devenu.
Voilà pour les personnages principaux, mais je pourrais aussi parler
de Haymitch, Johanna, Beetee, Prim… tous ont changé, sans aucune exception.
Suzanne Collins mène sa narration d’une main de maître, nous montrant
tous les aspects de cette guerre – la guerre des ondes, la guerre civile, la
guerre psychologique, et alternant moments d’action à 4000 à l’heure et moment
de vide pendant lesquels on est obligés de réfléchir à tout ce qui s’est passé
et à ce qui va encore se passer. C’est un final bouleversant, explosif, que
nous livre Suzanne Collins, nous révélant là toute l’étendue de son talent.
Je ne regrette qu’une seule chose : ne pas avoir lu cette saga
plus tôt, parce que j’ai vraiment raté quelque chose. Et ceux qui résument
Hunger Games à team Peeta vs. team Gale n’ont rien compris et devraient
sérieusement relire les livres. C’est tellement, tellement plus que ça.
« Le feu se
propage ! Et si nous brûlons, vous brûlerez avec nous ! »
mercredi 18 décembre 2013
Cinder (Chroniques Lunaires #1) de Marissa Meyer
Titre : Chroniques Lunaires T.1 : Cinder (Lunar Chronicles #1: Cinder)
Auteur : Marissa Meyer (Etats-Unis)
Date de parution : mars 2013
Editeur : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 411
Résumé :
Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New
Beijing.
Une terrible épidémie ravage la population.
Depuis l’Espace, un peuple sans pitié attend son heure…
Personne n’imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder,
brimée par son horrible belle-mère. Car la jeune fille, simple mécanicienne
mi-humaine, mi-cyborg, détient dans le savoir un secret incroyable, un secret
pour lequel certains seraient prêts à tuer…
Mon avis :
« - Avez-vous
déjà côtoyé des malades en Europe ? La pandémie était-elle très présente
dans votre région ?
- Je n’en sais rien.
Je ne me souviens plus de rien avant mon opération.
Il haussa les
sourcils. Ses yeux bleus parurent absorber toute la lumière de la pièce.
- Votre opération
cybernétique ?
- Non, mon changement
de sexe.
Le sourire du médecin
s’effaça.
- Je plaisante. »
Tout le monde a adoré ce livre. C’est d’ailleurs pour ça qu’il a
atterri dans ma bibliothèque (et aussi parce que c’est une réécriture de conte,
et aussi parce que la couverture est super jolie). Et j’avais super hâte de le
commencer. Ai-je placé la barre trop haut ? Peut-être. Toujours est-il que
même si j’ai aimé ce livre, il ne s’est pas tout à fait montré à la hauteur de
mes attentes.
Nous suivons donc Cinder, mécanicienne de talent, mi-humaine,
mi-robot, méprisée par sa belle-mère et qui ne rêve que de liberté, dans un pays
ravagé par une pandémie mortelle sur laquelle aucun remède ne s’est encore
avéré efficace. Ajoutez à cela la menace que représente Levana, la reine de la
Lune, une dirigeante sans pitié qui n’attend que le moment où elle pourra
mettre la Terre sous ses ordres, et le décor est planté.
La vie de Cinder change le jour où le prince Kai pénètre dans son
atelier afin de lui faire réparer son androïde fétiche. Après tout, Cinder n’est
peut-être pas qu’une simple mécanicienne, cyborg qui plus est. Elle représente
peut-être le dernier espoir de l’humanité.
Il s’agit d’une réécriture de Cendrillon, mais c’est quand même très
différent de Cendrillon. Il y a évidemment des clins d’œil au conte d’origine :
la marâtre, les deux sœurs, le prince, le bal, le pied cybernétique de Cinder
qui remplace la pantoufle de vair… mais disons que ce n’est qu’un point de
départ à une intrigue qui se détache totalement de celle des frères Grimm. Et
ça c’est bien, puisqu’on lit donc une nouvelle histoire qui devrait nous
apporter des surprises. Le problème, c’est que des surprises, Marissa Meyer ne
nous en apporte pas beaucoup. La trame de Cinder
est des plus prévisibles. Toutes les révélations, je m’y attendais plus ou
moins. Alors je ne demande pas des rebondissements et des retournements de
situations incroyables toutes les trois minutes, mais quand même, j’aime bien
me dire de temps en temps dans un livre « oh, je l’avais pas vu venir, ça ! »
Quant à la révélation finale, celle qui est censée surprendre tout le
monde (enfin je crois…), je m’en doutais depuis le début. Le début !!!
Pourtant, je suis loin d’être la lectrice la plus perspicace du monde. Souvent,
les trucs évidents, je les vois pas. Donc, si même moi j’ai réussi à percer le
mystère à jour, c’est que c’était vraiment super méga giga évident. Et c’est
dommage.
Mais j’ai quand même aimé, hein, allez pas croire ! Si Marissa
Meyer n’est pas la plus douée pour les retournements de situation, elle est en
revanche très forte pour la création d’univers. J’ai beaucoup aimé New Beijing,
cette ville qui mêle habilement science, haute technologie et conte de fée. Un
univers futuristique à mi-chemin entre la dystopie et la hard science-fiction
qui m’a vraiment beaucoup plu.
J’ai également beaucoup aimé les personnages.
Cinder est mécanicienne ET cyborg donc forcément ça la rend tout de
suite super coule, mais en plus de ça elle a un caractère bien trempé et un
sens de la répartie (illustré par la citation au début de ma chronique)
extraordinaire. Sans compter sa sensibilité et son grand cœur, derrière les
apparences.
Je trouvais le prince Kai un peu mou au départ, mais finalement j’ai
réussi à le comprendre. Il est un peu désorienté avec la maladie de son père, l’Empereur,
et la menace lunaire qui pèse sur le pays – ça peut tout à fait se comprendre.
En fin de compte je l’ai trouvé très humain, très touchant.
J’ai aussi adoré Iko, l’androïde de compagnie de Cinder, et Peony, sa
petite sœur. Leur côté « ados un peu superficielles mais gentilles quand
même » a été la touche de sourire dans ce livre.
dimanche 29 septembre 2013
Crescendo de Becca Fitzpatrick
Titre : Crescendo
Auteur : Becca Fitzpatrick (Etats-Unis)
Date de parution : 2010 aux Etats-Unis, 2011 en France
Editeur : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 378
Résumé :
Un amour interdit au cœur d’une guerre millénaire.
Nora savoure enfin le bonheur dans les bras de Patch, son âme sœur,
son ange gardien. Mais le meurtre de son père revient la hanter. Alors même que
Patch est de plus en plus insaisissable et distant… Et si le garçon était mêlé
à cette disparition ? A moins que le drame n’ait un lien avec le conflit
ancestral opposant anges déchus et Néphilims…
Secrets, dissimulations, mensonges… Nora est seule face à ses doutes.
Mais lever le voile sur la vérité peut parfois se révéler fatal…
Mon avis :
/!\
ATTENTION. Crescendo est la suite de Hush, hush. Par conséquent, cette
chronique en contient des spoilers. Vous la lisez donc à vos risques et périls.
Je décline toute responsabilité en cas de spoiliation accidentelle /!\
Patch a refusé le sacrifice de Nora, il a alors perdu son statut de
déchu pour rejoindre les rangs des anges gardiens et devenir, en l’occurrence,
le gardien de Nora. Ils peuvent donc vivre pleinement leur amour, et tout va
pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles… croyez-vous, pauvre
lecteur naïf ! Laissez-moi casser tout net vos espoirs : non, ils ne
roucoulent pas paisiblement. Dès le début, Patch se montre froid et distant.
Les archanges voient d’un mauvais œil la relation Nora/Patch, et le conflit
opposant déchus et néphils depuis la nuit des temps prend une nouvelle ampleur…
J’ai légèrement moins apprécié ce tome (syndrome du tome 2, bonjour !).
Surtout à cause de Nora. Mon Dieu, qu’est-ce qu’elle m’a énervée celle-là !
Si j’avais pu entrer dans le livre pour lui donner des baffes, je pense qu’elle
s’en serait pris une bonne cinquantaine. Je n’ai pas compris la moitié de ses
décisions, prises la plupart sans réflexion aucune, sous le coup d’une
impulsion. Alors, vous allez me dire, avec tout ce qui lui tombe sur la tête,
entre l’attitude de Patch, les circonstances troubles de la mort de son père
qui refont surface, etc., elle a de quoi être un peu perturbée. Circonstances
atténuantes, certes, mais quand même. Un peu de réflexion avant d’agir n’a
jamais tué personne, à ce que je sache.
Puisque j’en suis à parler des personnages, autant continuer sur ma
lancée.
Donc. Patch. Que dire sur lui que je n’ai pas déjà dit dans ma
chronique du tome 1 ? Rien, j’ai bien peur, parce que le fait est qu’on
n’apprend pas grand-chose de nouveau sur lui. Au contraire, il devient encore
plus mystérieux et insaisissable. Et tout comme dans Hush, hush, l’auteure prend un malin plaisir à nous faire douter de
sa personnalité et de ses intentions. Mais… c’est pas pour ça qu’on l’aime
moins, ce Patch. Bien au contraire !
Marcie, la p*****e qui pourrissait déjà la vie de Nora dans le tome 1
est encore plus présente et pourrit encore plus la vie de Nora dans ce tome. Jamais
avare de petits commentaires blessants à l’égard de notre héroïne, elle va même
jusqu’à accaparer Patch. Sacrilège !! Patch est à Nora, et à personne d’autre.
Bref, vous l’aurez compris, je la déteste.
Un nouveau personnage masculin, Scott, fait son apparition et j’ai d’abord
cru qu’un triangle amoureux Scott-Nora-Patch allait se mettre en place, mais il
n’en est rien. Et tant mieux parce que Scott me fait autant d’effet que le
stylo bille bleu à ma droite, sur mon bureau – à savoir, absolument aucun. (de
toute façon, face à Patch, personne ne fait le poids)
Si dans Hush, hush je
reprochais à l’histoire de mettre beaucoup trop de temps à se mettre en place,
dans Crescendo en revanche, niveau
progression de l’intrigue et révélations, je suis servie ! (j’allais dire :
ça monte crescendo, mais c’était un peu trop facile) Ca va très vite, surtout
dans la deuxième moitié du livre où les révélations pleuvent. Bon, rien de
renversant non plus, je n’ai pas bondi en m’exclamant « hein mais quoi
mais comment c’est possible j’ai rien vu venir ! », mais quand même,
ça avance. On apprend même tellement de choses que se souvenir de qui est qui
et qui fait quoi n’est pas toujours évident, je pense qu’il va falloir que je
lise Silence assez rapidement pour
avoir tout ça encore bien frais dans ma tête.
Et de toute façon, avec cet HORRIBLE cliffhanger qu’est la fin, nul
doute que je me jetterai sur Silence dès
que je pourrai. Parce que quand je dis « horrible cliffhanger », je
veux vraiment dire « horrible cliffhanger ». Du genre, on est en
plein milieu d’une action avec plein de suspense, un personnage pose une
question cruciale et puis… Et puis rien, parce que c’est fini. Atroce, non ?
Becca, comment tu peux nous faire ça ?!
En bref, voilà encore une saga qui souffre du fameux syndrome du tome
2. Cela principalement de la faute de l’héroïne particulièrement insupportable
dans ce second volet. Toutefois Crescendo
reste un très bon moment de lecture, et laisse augurer encore de bons moments
avec les deux épisodes suivants.
jeudi 26 septembre 2013
Hunger Games T.2 : L'embrasement de Suzanne Collins
Titre : Hunger
Games T.2 : L’embrasement (The Hunger Games #2: Catching Fire)
Auteur : Suzanne Collins (Etats-Unis)
Date de parution : 2009 aux Etats-Unis, 2010 en France
Editeur : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 399
Résumé :
Les Jeux continuent ! Plus terribles que jamais…
Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est
impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la Victoire. Mais
pour Katniss, il s’agit surtout d’une tournée de la dernière chance. Celle qui
a osé défier le Capitole est devenue le symbole d’une rébellion qui pourrait
bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le
président Snow n’hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l’aube
des Jeux de l’Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss…
Mon avis :
/!\
Attention, cette chronique contient des spoilers du tome 1. Vous la lisez donc
à vos risques et périls. Je décline toute responsabilité en cas de spoiliation
accidentelle /!\
Voilà une trilogie qui ne souffre pas le moins du monde du syndrome du
tome 2 ! Catching Fire (oui j’aime
mieux le titre VO que le titre VF) m’a beaucoup plus enthousiasmée que Hunger Games.
Katniss et Peeta ont remporté les soixante-quatorzième Hunger Games.
Ils peuvent donc aspirer à profiter de leur nouvelle richesse et mener une vie
paisible dans le District 12. Enfin… pas tout à fait. La menace de suicide
collectif dans l’arène obligeant le Capitole à faire une entorse à la règle et
déclarer deux vainqueurs pour cette éditions des Hunger Games a été perçu par
la population de Panem comme une manière de défier l’autorité et depuis, des
soulèvements agitent la plupart des districts. Lors de la Tournée de la
Victoire, située à mi chemin entre deux éditions des Hunger Games, Katniss doit
réussir à prouver au public que son acte était simplement motivé par son amour
pour Peeta afin de ramener le calme, sans quoi le président Snow pourrait bien
s’en prendre à ceux qu’elle aime. Mais étouffer les velléités de révolte du
peuple de Panem… est-ce vraiment ce que veut Katniss ?
La première partie du roman n’est pas la plus passionnante. Le rythme
est assez lent, et on a l’impression qu’à l’instar de son héroïne, Suzanne
Collins ne sait pas trop dans quelle direction orienter son récit : fuir,
ou rester pour embraser l’étincelle de révolte qui commence à secouer le pays ?
Mais même si ce n’est pas la partie la plus palpitante, elle reste tout de même
intéressante pour explorer un peu plus en détail le fonctionnement de la
société de Panem qui n’est que superficiellement effleuré dans le tome 1. L’occasion
d’en apprendre un peu plus sur les différents districts et sur les moyens mis
en œuvre par le Capitole pour garder le contrôle sur sa population.
C’est également le début de la mise en place de la rébellion qui, même
si elle n’est pas le thème principal de Catching
Fire, restera en toile de fond tout le long du roman.
Puis la deuxième partie est, elle, absolument haletante. Je ne vous
révèlerai pas de quoi il est question pour ne pas spoiler (même si je pense qu’avec
tous les spoilers qui pullulent sur Internet tout le monde sait de quoi il en
retourne dans ce tome 2), mais vraiment, je n’ai pas pu lâcher le livre. Doute,
peur, excitation, colère… c’est un mélange de toutes ces émotions que j’ai
ressenti pendant ma lecture. J’ai même souri/ri à certains moments, bien que la
situation soit tout sauf drôle.
Les personnages principaux ont évolué. Surtout Katniss et Peeta. Dans
le tome 1 Katniss apparaissait presque uniquement cachée sous son masque de
froideur, jusqu’à la faire paraître inhumaine et dépourvue de tout sentiment.
Dans le tome 2 au contraire, même si elle se protège encore beaucoup derrière,
le masque tombe un peu et on a accès aux émotions contradictoires qui l’animent.
Mais l’évolution la plus flagrante concerne Peeta. Voilà, maintenant j’ai
compris pourquoi tout le monde l’aime bien. Fini le Peeta mou du premier tome,
qui se laisse porter par les évènements. Enfin il s’affirme, prend des
décisions par lui-même, se met en colère. Je le préfère même à Gale désormais
(même si j’aime toujours bien Gale quand même).
D’ailleurs, le triangle amoureux Gale-Katniss-Peeta n’en est pas
vraiment un. Les deux garçons aiment Katniss, oui, ça c’est certain. Mais il
est évident que Peeta a deux cent kilomètres d’avance. Katniss a beaucoup plus
de sentiments pour lui, ça saute aux yeux de tout le monde – sauf de l’intéressée.
Est-ce parce qu’elle ne veut pas s’en rendre compte ou parce qu’elle ne s’en
rend vraiment pas compte (mais dans
ce cas là elle est sérieusement bouchée), là est la question.
Revenons un instant aux personnages, si vous le voulez bien, parce qu’il
y en a deux autres que j’aimerais brièvement évoquer.
D’abord Haymitch. J’ai beaucoup aimé découvrir qui se cachait derrière
la façade de l’alcoolique que l’on voit dans le tome 1. En réalité, il est
beaucoup plus fort qu’il n’en a l’air.
Et deuxièmement, Cinna. Je ne saurais dire exactement pourquoi, mais
cet homme dégage quelque chose. Du charisme, peut-être. Quoi qu’il en soit, sa
présence est apaisante. Il est mon petit coup de cœur personnel.
Je me dois de vous parler de la fin, qui est… renversante. Elle m’a
donné envie de relire toute la seconde moitié du roman, parce qu’à la lumière de cette révélation
finale tout prend un autre sens, et plein de choses s’expliquent. Je ne sais
pas si c’est moi qui ne suis pas assez maligne ou si c’était vraiment
inattendu, mais en tous cas je ne me doutais de vraiment rien. Et… mais qu’est-ce
que c’est que ce cliffhanger !?! Non, sérieusement, c’est juste inhumain
de nous laisser sur un suspense pareil. Il. Me faut. Le tome 3. Tout de suite
(mais je ne l’ai pas *soupire de frustration*)
En conclusion, comme je l’ai déjà dit au début, ce tome 2 est meilleur
que le tome 1. Plus approfondi, plus émotionnel (je n’arrive pas à trouver un
meilleur adjectif pour dire que j’ai ressenti plus d’émotions)… Je comprends
désormais tout à fait l’engouement qu’à suscité cette trilogie, et c’est
mérité. Vivement le tome 3 !
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