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lundi 9 décembre 2013

Chronique film : Hunger Games #2 - Catching Fire

Titre : Hunger Games #2: Catching Fire
Réalisateur : Francis Lawrence
Date de sortie : 27 novembre 2013
Durée : 2h26



Samedi dernier, je suis ENFIN allée voir Catching Fire. A force d’entendre tout le monde raconter à quel point il était hyper méga giga awesome, je trépignais d’impatience. Etant donné qu’il s’agit de l’un des films les plus attendus de cet automne et que je suis allée le voir au cinéma situé dans le deuxième plus grand centre commercial de Lyon, je m’attendais à ce que la salle soit pleine, mais en fait non. Au contraire, elle n’était même pas à moitié remplie (les gens ont probablement préféré la version VF qui passait dans la salle à côté. Ou alors ils étaient tous à la fête des Lumières.)

J’ai cru comprendre que beaucoup avaient vu la bande-annonce de Divergent projetée avant le film, du coup, je m’attendais à la voir aussi, et j’avais hâte (sur grand écran, c’est toujours plus classe que sur YouTube), mais déception, elle n’est pas passée. A la place, il y a eu plusieurs bandes-annonces de dessins animés, alors que comme il s’agissait d’une séance en VO, il n’y avait aucun enfant dans la salle. Cherchez la logique.

Mais venons-en au film. Et là, au risque de n’être absolument pas originale, je vais dire que… C’ETAIT MEGA GIGA AWESOOOMEEEE !!! Le film dure deux heures et demi, mais je ne les ai absolument pas vues passer. Et si, à la fin, on m’avait proposé de le revoir là maintenant tout de suite, j’aurais dit oui sans hésiter.
C’est rare que l’adaptation au cinéma d’un livre me plaise autant. Souvent, ce qui me dérange, c’est le problème de fidélité au texte d’origine : il manque des scènes importantes, il y a des modifications au scénario, les personnages ne ressemblent pas à ceux du livre (je ne parle pas uniquement de physique)… Rien de tout cela dans Catching Fire. J’ai été étonnée par la fidélité par rapport au roman de Suzanne Collins. Evidemment, il y a eu des coupes dans le scénario (c’est pas possible de tout mettre de toute façon, le film durerait une dizaine d’heures sinon), mais aucune scène décisive n’a été occultée, aucun raccourci facile n’a été opéré. Certes, il y a bien certaines scènes du livre que j’aurais aimé voir, et qui n’y étaient pas, mais rien de bien grave.



Les effets spéciaux, les décors et les costumes sont superbes. On ressent presque encore plus que dans le livre la différence flagrante entre la misère des districts et l’abondance du capitole – sûrement parce que c’est plus visuel, avec d’un côté la grisaille et de l’autre le foisonnement de couleurs. C’est vraiment très bien fait, et encore une fois, très fidèle au livre. C’est plus ou moins comme ça que je m’étais imaginé les décors en lisant.



Il faut aussi féliciter les acteurs pour donner aussi bien vie à leurs personnages.
Jennifer Lawrence incarne Katniss à la perfection. Elle vit à fond les émotions de son personnage. Elle ne fait pas que simplement jouer Katniss – non, elle est Katniss. Elle m’a d’ailleurs émue au larmes au moment de son discours pour Rue dans le district 11 (une scène qui m’avait déjà émue dans le livre, mais encore plus dans le film)

“I did know Rue.
She wasn’t just my allie, she was my friend.
I see her in the flowers that grow up in the meadow by my house.
I see her in the Mockingjays that sings in the trees.
I see her in my sister Prim.
She was too young, too gentle.
And I couldn’t save her.
I’m sorry”

J’avais quelques doutes concernant le choix de Sam Claflin dans le rôle de Finnick, mais il a vite fait de les balayer. Il est parfait. Il a tout à fait réussi à saisir le côté provocateur de son personnage.



Johanna et Effie ne m’avaient pas spécialement marquées dans le livre, elles l’ont en revanche beaucoup plus fait dans le film. Encore une fois, grâce aux actrices qui les incarnent à la perfection (faudrait que j’arrête de dire « parfait » et « perfection », je me répète) Jena Malone a su donner du caractère à Johanna, la rendant beaucoup plus mémorable que dans le livre.
Quant à Effie (je ne me souviens plus du nom de l'actrice qui l'incarne, shame on me), c'est juste une explosion de couleurs et elle apporte un brin de joie et de folie dans la grisaille et la morosité ambiante.



En bref, si vous ne l’avez pas encore vu, foncez ! Parce que franchement, vous ratez quelque chose. 

jeudi 26 septembre 2013

Hunger Games T.2 : L'embrasement de Suzanne Collins

Titre : Hunger Games T.2 : L’embrasement (The Hunger Games #2: Catching Fire)
Auteur : Suzanne Collins (Etats-Unis)
Date de parution : 2009 aux Etats-Unis, 2010 en France
Editeur : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 399



Résumé :
Les Jeux continuent ! Plus terribles que jamais…

Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la Victoire. Mais pour Katniss, il s’agit surtout d’une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d’une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n’hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l’aube des Jeux de l’Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss…

Mon avis :
/!\ Attention, cette chronique contient des spoilers du tome 1. Vous la lisez donc à vos risques et périls. Je décline toute responsabilité en cas de spoiliation accidentelle /!\

Voilà une trilogie qui ne souffre pas le moins du monde du syndrome du tome 2 ! Catching Fire (oui j’aime mieux le titre VO que le titre VF) m’a beaucoup plus enthousiasmée que Hunger Games.

Katniss et Peeta ont remporté les soixante-quatorzième Hunger Games. Ils peuvent donc aspirer à profiter de leur nouvelle richesse et mener une vie paisible dans le District 12. Enfin… pas tout à fait. La menace de suicide collectif dans l’arène obligeant le Capitole à faire une entorse à la règle et déclarer deux vainqueurs pour cette éditions des Hunger Games a été perçu par la population de Panem comme une manière de défier l’autorité et depuis, des soulèvements agitent la plupart des districts. Lors de la Tournée de la Victoire, située à mi chemin entre deux éditions des Hunger Games, Katniss doit réussir à prouver au public que son acte était simplement motivé par son amour pour Peeta afin de ramener le calme, sans quoi le président Snow pourrait bien s’en prendre à ceux qu’elle aime. Mais étouffer les velléités de révolte du peuple de Panem… est-ce vraiment ce que veut Katniss ?

La première partie du roman n’est pas la plus passionnante. Le rythme est assez lent, et on a l’impression qu’à l’instar de son héroïne, Suzanne Collins ne sait pas trop dans quelle direction orienter son récit : fuir, ou rester pour embraser l’étincelle de révolte qui commence à secouer le pays ? Mais même si ce n’est pas la partie la plus palpitante, elle reste tout de même intéressante pour explorer un peu plus en détail le fonctionnement de la société de Panem qui n’est que superficiellement effleuré dans le tome 1. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur les différents districts et sur les moyens mis en œuvre par le Capitole pour garder le contrôle sur sa population.
C’est également le début de la mise en place de la rébellion qui, même si elle n’est pas le thème principal de Catching Fire, restera en toile de fond tout le long du roman.

Puis la deuxième partie est, elle, absolument haletante. Je ne vous révèlerai pas de quoi il est question pour ne pas spoiler (même si je pense qu’avec tous les spoilers qui pullulent sur Internet tout le monde sait de quoi il en retourne dans ce tome 2), mais vraiment, je n’ai pas pu lâcher le livre. Doute, peur, excitation, colère… c’est un mélange de toutes ces émotions que j’ai ressenti pendant ma lecture. J’ai même souri/ri à certains moments, bien que la situation soit tout sauf drôle.

Les personnages principaux ont évolué. Surtout Katniss et Peeta. Dans le tome 1 Katniss apparaissait presque uniquement cachée sous son masque de froideur, jusqu’à la faire paraître inhumaine et dépourvue de tout sentiment. Dans le tome 2 au contraire, même si elle se protège encore beaucoup derrière, le masque tombe un peu et on a accès aux émotions contradictoires qui l’animent.
Mais l’évolution la plus flagrante concerne Peeta. Voilà, maintenant j’ai compris pourquoi tout le monde l’aime bien. Fini le Peeta mou du premier tome, qui se laisse porter par les évènements. Enfin il s’affirme, prend des décisions par lui-même, se met en colère. Je le préfère même à Gale désormais (même si j’aime toujours bien Gale quand même).

D’ailleurs, le triangle amoureux Gale-Katniss-Peeta n’en est pas vraiment un. Les deux garçons aiment Katniss, oui, ça c’est certain. Mais il est évident que Peeta a deux cent kilomètres d’avance. Katniss a beaucoup plus de sentiments pour lui, ça saute aux yeux de tout le monde – sauf de l’intéressée. Est-ce parce qu’elle ne veut pas s’en rendre compte ou parce qu’elle ne s’en rend vraiment pas compte (mais dans ce cas là elle est sérieusement bouchée), là est la question.

Revenons un instant aux personnages, si vous le voulez bien, parce qu’il y en a deux autres que j’aimerais brièvement évoquer.
D’abord Haymitch. J’ai beaucoup aimé découvrir qui se cachait derrière la façade de l’alcoolique que l’on voit dans le tome 1. En réalité, il est beaucoup plus fort qu’il n’en a l’air.
Et deuxièmement, Cinna. Je ne saurais dire exactement pourquoi, mais cet homme dégage quelque chose. Du charisme, peut-être. Quoi qu’il en soit, sa présence est apaisante. Il est mon petit coup de cœur personnel.

Je me dois de vous parler de la fin, qui est… renversante. Elle m’a donné envie de relire toute la seconde moitié du roman,  parce qu’à la lumière de cette révélation finale tout prend un autre sens, et plein de choses s’expliquent. Je ne sais pas si c’est moi qui ne suis pas assez maligne ou si c’était vraiment inattendu, mais en tous cas je ne me doutais de vraiment rien. Et… mais qu’est-ce que c’est que ce cliffhanger !?! Non, sérieusement, c’est juste inhumain de nous laisser sur un suspense pareil. Il. Me faut. Le tome 3. Tout de suite (mais je ne l’ai pas *soupire de frustration*)

En conclusion, comme je l’ai déjà dit au début, ce tome 2 est meilleur que le tome 1. Plus approfondi, plus émotionnel (je n’arrive pas à trouver un meilleur adjectif pour dire que j’ai ressenti plus d’émotions)… Je comprends désormais tout à fait l’engouement qu’à suscité cette trilogie, et c’est mérité. Vivement le tome 3 !