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mercredi 3 septembre 2014

Vert Emeraude de Kerstin Gier





Titre : Vert Emeraude
Titre original : Smaragdgrün / Liebe geht durch alle Zeiten – traduit par  Nelly Lemaire
Auteur : Kerstin Gier (Allemagne)
Date de parution : 2010 en Allemagne, 2012 en France
Editeur : Milan – Macadam
Nombre de pages : 419





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Gwendolyn a-t-elle jamais été une lycéenne comme les autres ?

Pour son premier vrai chagrin d’amour, en tous cas, elle aimerait bien faire comme toutes ses copines : pleurer des heures au téléphone et se gaver de chocolats. Mais pas question, les Veilleurs du temps ont besoin d’elle. Pire, c’est avec Gideon lui-même, celui qui lui a brisé le cœur, qu’elle doit repartir en plein XVIIIe siècle, affronter un drôle de comte, soi-disant immortel.

Plus question de pleurer, il faut agir !


/!\ Si vous n’avez pas lu les deux premiers tomes, je vous encourage à vous tourner plutôt vers la chronique de Rouge Rubis ou celle de Bleu Saphir pour éviter de rencontrer des méchantes bébêtes nommées spoilers /!\

Enfin la conclusion de la trilogie Rouge Rubis ! J’avais vraiment hâte de la lire, puisque les deux premiers tomes soulèvent des tas de questions, mais n’apportent de réponse à aucune. Et je n’ai pas été déçue. Pour tout vous dire, ce tome trois est même mon préféré.

Nous retrouvons une Gwendolyn désespérée depuis que Gideon, son compagnon de voyage dans le temps, dont elle a fini par tomber amoureuse, lui a avoué qu’il ne l’a jamais aimée, il a seulement joué la comédie pour gagner sa confiance. Notre héroïne a donc le cœur brisé, mais son rôle de voyageuse dans le temps ne lui laisse pas le temps de le réparer. Elle doit découvrir le véritable but de l’organisation des Veilleurs et pourquoi Lucy et Paul se sont enfuis dans le passé avec le chronographe, et vite, car le cercle de sang est près de se refermer...

Enfin, nous avons les réponses que nous attendions tant : à quoi servent les Veilleurs, qui est réellement le comte de Saint-Germain, pourquoi Lucy et Paul veulent-ils éviter à tout prix que le cercle du sang ne se referme... Tout est enfin dévoilé est le moins que l’on puisse dire, c’est que les révélations s’enchaînent. Bon, quand on y regarde bien, maintenant qu’on a une vue d’ensemble, on peut dire que finalement, c’est assez simple comme histoire, et après nous avoir fait patienter deux tomes, soit à peu près 700 pages, pour cracher le morceau, je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus sophistiqué et complexe. Mais je ne vais pas me plaindre, parce que c’est peut-être simple, mais au moins, ça tient la route. Ecrire un roman sur le voyage dans le temps n’est pas forcément évident, on peut assez facilement faire des incohérences en oubliant de prendre en compte les répercussions des voyages et de ce qu’il s’y passe sur le présent. Là, je n’ai trouvé aucune incohérence, ou peut-être juste une petite concernant le personnage de James, mais comme il n’est en rien essentiel à l’histoire, ce n’est pas très grave. D’ailleurs, c’est peut-être juste moi qui n’ai pas tout compris comme il faut.

C’est toujours un plaisir de retrouver cet univers et ces personnages. C’est vrai qu’il n’est pas toujours évident au début de s’y retrouver dans les lignées généalogiques et de situer qui est qui et qui fait quoi chez les Veilleurs (surtout quand, comme moi, on laisse se passer six mois entre la lecture de chaque tome...), mais on s’y fait assez vite, et les personnages sont hauts en couleurs, donc même si on ne se souvient plus exactement de qui ils sont, on les apprécie quand même.
Vert Emeraude est surtout centré sur le personnage de Gwendolyn, en laissant un peu de côté les personnages secondaires, certains m’ont d’ailleurs un peu manqués. Mais j’ai beaucoup aimé Gwen dans ce tome. Elle a énormément changé depuis le tome 1 où elle s’apparentait la plupart du temps à une adolescente un peu (beaucoup) immature. Au fil de la saga, elle est devenue de plus en plus mature, jusqu’à réussir, dans ce tome 3, à découvrir par elle-même ce que signifie la fermeture du cercle du sang, et à mener ses propres initiatives, prendre ses propres décisions plutôt que de suivre ce qu’on attend d’elle. Bien sûr, son côté « gamine » ressort de temps en temps, et heureusement parce que c’est bien pour ça qu’elle est autant attachante !
Gideon quant à lui a perdu le côté arrogant, lunatique et terriblement agaçant qu’il avait dans les deux premiers tomes. Du coup, il est l’homme parfait désormais... mais je dois dire que je le préférais avant. J’aimais le détester, en fait.
Mais mes deux personnages préférés, en dehors de l’héroïne Gwendolyn, restent sans aucun doute Xemerius et Leslie. Ils apportent une telle fraicheur et une bonne dose de rire au roman, ce ne serait pas aussi bien sans eux.

Je ne peux que vous conseiller cette saga si vous vous intéressez à l’Angleterre victorienne et aux voyages dans le temps. L’histoire est très bien menée et la lecture est très agréable, la plume est légère et les personnages sont géniaux. Si vous avez envie d’une bonne lecture détente, mais pas complètement vide de sens non plus, voilà ce qu’il vous faut.

Je vous le recommande si : Comme je viens juste de le dire, si vous aimez les voyages dans le temps, l’Angleterre victorienne et que vous avez envie de vous détendre un peu, foncez ! Vous ne le regretterez pas.


La saga a été adaptée en film (Rouge Rubis est sorti en 2013, Bleu Saphir en août 2014 et Vert Emeraude est prévu pour 2015 en Allemagne). Les droits ont enfin été achetés pour la France, Rouge Rubis sortira en DVD le 24 septembre prochain. Pour avoir vu la version anglaise du film, je ne vous le conseille pas forcément puisqu'il n'est pas franchement fidèle, mais on y retrouve quand même bien l'ambiance des romans. 

Le trailer (en allemand sous-titré, je ne supporte pas la VF, désolée) : 


vendredi 28 février 2014

Bleu Saphir de Kerstin Gier

Titre : Bleu Saphir (Saphirblau/Liebe geht durch alle Zeiten)
Auteur : Kerstin Gier (Allemagne)
Date de parution : 2010 en Allemagne, 2011 en France
Editeur : Milan – Macadam
Nombre de pages : 328



Résumé :
Longtemps Gwendolyn pensa être une lycéenne comme les autres. Bon, d’accord, elle voyait des fantômes dans les couloirs de son lycée ; mais d’abord elle n’en voyait qu’un, et puis personne n’est parfait.
Pour le reste, rien à dire.

Jusqu’au jour où Gwendolyn comprit : elle n’était pas une lycéenne comme les autres. Marquée par le sceau des Veilleurs du temps, elle doit désormais voyager à travers les âges, fermer un Cercle auquel elle ne comprend rien, partir dans le passé, et affronter un comte du XVIIIe siècle, soi-disant immortel. Et puis quoi encore ?

Tout ce qu’elle voudrait, elle, c’est que son beau Gideon l’embrasse pour de bon. Est-ce vraiment trop demander ?

Mon avis :
/!\ ATTENTION. Bleu Saphir est la suite de Rouge Rubis, par conséquent, cette chronique peut en contenir des spoilers. Vous êtes prévenus. A vos risques et périls /!\

Si jamais vous avez besoin d’une lecture pour vous détendre et vous apporter une bonne dose de rire, ladies and gentlemen, j’ai ce qu’il vous faut : la saga de Kerstin Gier est parfaitement adaptée à votre cas ! J’ai tout simplement dévoré ce second tome, tant l’écriture légère est addictive.

Gwendolyn vient d’apprendre que c’était elle, et non sa cousine Charlotte, qui possédait le gène du voyage dans le temps, et sans plus attendre, elle commence sa mission chez les Veilleurs, à savoir collecter le sang de ses prédécesseurs afin de refermer le mystérieux Cercle des douze. Le tout en se méfiant de ceux qui voudraient se mettre en travers de ce projet, et en essayant de savoir si oui ou non, Gideon est bien amoureux d’elle. Tout un programme.

Bleu Saphir reprend juste là où Rouge Rubis s’était arrêté. En fait, les évènements des deux tomes se déroulent en l’espace d’une semaine seulement, si je ne me trompe pas (ou du moins si ce n’est pas une semaine précisément, c’est en tous cas un laps de temps très court). Bon, moi, ça fait beaucoup plus d’une semaine que j’ai lu le tome 1, du coup il m’a fallu un certain temps pour entrer dans l’histoire et resituer tous les personnages. Mais une fois la mise en place effectuée, je l’ai tout simplement dévoré. Entre répliques hilarantes et scènes à suspense, on engloutit les pages sans même s’en rendre compte.

Et c’est avec plaisir que nous retrouvons nos deux protagonistes, Gwendolyn et Gideon. Je trouve que Gwendolyn a quelque peu mûri depuis le premier tome, et elle n’est certainement pas aussi cruche qu’aiment à le penser la plupart des Veilleurs, à commencer par sa cousine Charlotte, une miss Parfaite à qui j’aurais volontiers donné une ou deux baffes (voire plus). Elle devient plus audacieuse et volontaire. On ne lui dit rien sur sa mission chez les Veilleurs, alors elle va chercher l’information par elle-même (avec l’aide de son amie Leslie et de Xemerius, un nouveau personnage tout simplement adorable), et il faut reconnaître qu’elle se débrouille plutôt bien. Cependant, son côté immature ne s’est pas totalement estompé et par moment il est vrais qu’elle est totalement irréfléchie et même un peu cruche. Mais c’est pour ça qu’elle nous fait rire et qu’on l’aime bien !

Gideon quant à lui est très lunatique et difficile à cerner dans ce second volet. Il peut se montrer attentionné et romantique envers Gwendolyn, et la seconde d’après, se transformer en un bloc de glace arrogant et détestable. Certaines lectrices adorent ce personnage, moi j’adore… le détester !

Même si ça reste une lecture très légère et drôle, l’ambiance s’est assombrie depuis Rouge Rubis. On sent le danger beaucoup plus présent, notamment à chaque voyage dans le temps de nos protagonistes, où des opposants à leur mission peuvent apparaître à tout moment.
Toutefois, on ne peut pas dire que l’intrigue ait beaucoup progressé. On a quelques débuts de réponses sur pourquoi Lucy et Paul ont volé le chronographe et veulent empêcher le Cercle des Douze de se refermer, mais globalement, on a toujours beaucoup plus de questions que de réponses. En fait, on en sait à peu près autant que Gwendolyn sur l’univers dans lequel elle vient d’atterrir, c’es à dire : quasiment rien. Bleu Saphir est beaucoup plus tourné vers la romance avec les tergiversations de Gwendolyn pour essayer de percer à jour les sentiments de Gideon à son égard.

Si on y réfléchit bien, Kerstin Gier a un sacré talent : celui d’écrire environ 700 pages durant lesquelles l’intrigue n’avance pas d’un pouce sans ennuyer ses lecteurs (bien au contraire). Tout le monde ne peut pas se vanter de la même chose.

En conclusion, j’ai passé un excellent moment avec ce tome 2, et j’ai hâte de lire l’ultime tome de la saga, Vert Emeraude, dans lequel j’espère trouver une pluie de révélations ! En tous cas, Bleu Saphir se termine sur un cliffhanger assez prometteur.

vendredi 12 juillet 2013

Rouge Rubis de Kerstin Gier

Titre : Rouge Rubis (Rubinrot/Liebe geht durch alle Zeiten)
Auteur : Kerstin Gier (Allemagne)
Date de parution : 2009 en Allemagne, 2011 en France
Editeur : Milan
Nombre de pages : 350

Résumé :
Gwendolyn est une adolescente comme les autres. Bon, d'accord, elle voit des fantômes dans les couloirs de son lycée, mais d'abord elle n'en voit qu'un, et puis personne n'est parfait. Pour le reste, c'est le grand ordinaire, avec des profs barbants, une mère exigeante, des frères et sœurs casse-pieds...

Mais lorsqu'elle se retrouve soudain projetée au début du siècle dernier, Gwendolyn panique. Ça ne dure pas très longtemps, mais quand même ! Elle qui se croyait banale s'avère être marquée du sceau des veilleurs du temps. De ceux qui voyagent à travers les âges pour accomplir de mystérieuses missions...

De quoi sortir du train-train quotidien...

Mon avis :
La famille de Gwendolyn Shepherd est quelque peu spéciale : en effet, tout le monde s’attend à ce que sa cousine Charlotte, qui a hérité du gène des Veilleurs, une lignée de voyageurs dans le temps, fasse à tout moment son premier saut dans le passé. Sauf qu’en réalité, c’est Gwendolyn qui se retrouve parachutée sans crier gare au siècle dernier. Ce voyage dans le temps ne dure que quelques minutes, mais il va définitivement bouleverser sa vie. Elle va découvrir le monde des Veilleurs et tous les secrets qui l’entourent, et elle et Gideon, son compagnon de « voyage », vont devoir déterminer à qui ils peuvent accorder leur confiance, à la fois dans le passé et dans le présent.

Le thème du voyage dans le temps est indéniablement fascinant – qui n’a pas rêvé au moins une fois de voir par ses propres yeux à quoi ressemblait la vie il y a plusieurs siècles, ou à quoi elle ressemblera en 2050 ?  C’est mon tout premier roman sur ce thème, bien qu’il m’intéresse, tous les autres romans le traitant ne m’attiraient pas, trop axés science-fiction. Tout ça pour dire que malgré un thème principal qui rappelle la science-fiction, Rouge Rubis N’EST PAS un roman de science-fiction. Il s’agit plutôt de fantastique/young adult. Ici, pas de machines sophistiquées, et les protagonistes n’explorent que le passé. En fait, tout dans le roman, même les passages se déroulant à notre époque, me faisaient penser à l’époque victorienne. Rien à voir avec une ambiance futuristique/science-fictionniste (j’ai inventé un mot, oui, je sais)
Au départ je me suis demandé pourquoi l’action se déroulait à Londres, étant donné que l’auteure est allemande. Peut-être parce que l’Angleterre victorienne est plus attirante que l’Allemagne de la même époque. Toujours est-il que ça m’aurait plu aussi que ça se passe en Allemagne, parce que finalement on ne connait pas grand-chose à l’histoire de nos voisins outre Rhin, en dehors des Guerres Mondiales. Mais bon, c’est un détail.

Parlons plutôt de ce qui est important : j’ai beaucoup aimé le ton de la narration. Le roman est raconté à la première personne par Gwendolyn, et sa manière de voir et d’interpréter les choses m’a souvent beaucoup fait rire. Elle fait preuve de beaucoup d’humour et d’autodérision, et même si quelquefois ses remarques semblent un peu immatures, on lui pardonne, après tout elle n’a que seize ans !
J’ai beaucoup aimé Gwendolyn en tant que personnage aussi. Elle peut paraître un peu légère et immature au départ, mais elle fait quand même preuve de détermination et d’assurance par la suite et je n’ai aucun doute qu’elle va prendre beaucoup d’envergure dans les tomes suivants. Avec son amie Leslie, elles forment une paire adorable. Leslie, c’est la meilleure amie que j’ai toujours rêvé d’avoir. Elle est toujours là pour soutenir Gwendolyn et fait tout son possible pour l’aider dans sa nouvelle situation même si elle-même n’est qu’une adolescente « normale ».
Quant aux autres personnages… je n’ai pas eu de coup de cœur pour Gideon. Comme Gwendolyn au début, je le trouve un peu arrogant et suffisant, même s’il change un peu par la suite. En fait je crois que j’aime bien ne pas l’aimer (oui, c’est compliqué). J’aime bien aussi la grand-tante Maddy de Gwendolyn, qui a des visions étranges concernant le futur. Et je pense que par la suite, j’aimerai bien aussi les personnages de Lucy et Paul, mais on les voit très peu dans ce premier tome, donc je ne peux pas trop me prononcer sur eux pour l’instant.

Ca pourrait être un coup de cœur, si je n’avais pas ce reproche à faire : ça va trop vite ! Quand je dis trop vite, ce n’est pas dans le sens où il y a des tonnes d’actions qui s’enchaînent à 3000 à l’heure (parce que ce n’est pas le cas), mais plutôt dans le sens où ça se termine trop vite, on reste sur notre faim. Juste au moment où ça commence à devenir vraiment intéressant, où il y a de plus en plus d’action et des mystères qui s’épaississent, c’est déjà fini ! Aucune des questions de départ n’est élucidée à la fin de ce premier tome, même pas en partie. Je sais qu’il s’agit d’une trilogie donc l’intrigue va s’épaissir et les réponses arriver plus tard, mais quand même, j’aurais aimé en découvrir un peu plus dès ce tome ci. Ca ne me donne que plus envie de lire la suite cependant !

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Note de bas de page :
Si vous ne l'avez pas déjà vu sur ma page Facebook, allez donc jeter un œil sur le trailer du film (c'est en allemand, mais vous inquiétez pas, y'a des sous titres !)