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vendredi 25 octobre 2013

Easy by Tammara Webber

Titre : Easy
Auteur : Tammara Webber (Etats-Unis)
Date de parution : 2012
Editeur : Penguin Books
Nombre de pages : 322



Résumé :
“I took a deep breath and exhaled it slowly before turning around. It was Lucas who stood there. His gaze was penetrating, not wavering for a moment, and my pulse hammered under his silent scrutiny.

I couldn’t remember the last time I’d been so full of pure, unqualified desire.”

Lucas is the stranger who saved Jacqueline from an attack by a fellow student – she’d never noticed him before then, and now he’s everywhere.

But can Jacqueline trust him – or will the secrets he’s hiding come between them?

« Je pris une profonde inspiration et expirai lentement avant de me retourner. C’était Lucas qui se tenait là. Son regard était pénétrant, pas un seul instant hésitant, et mon cœur battait à tout rompre sous son examen silencieux.

Je ne pouvais me souvenir de la dernière fois où j’avais été autant remplie d’un désir pur, inqualifiable. »

Lucas est l’inconnu qui a sauvé Jacqueline d’une tentative de viol par un autre étudiant – elle ne l’avait jamais remarqué jusqu’alors, et maintenant il est partout.

Mais Jacqueline peut-elle lui faire confiance – ou bien les secrets qu’il cache vont-ils se mettre entre eux ?
(Crédits de la traduction : moi-même :3 )

Mon avis :
“’Choosing to be with you isn’t a difficult decision, Jacqueline,’ he breathed, pulling back one final time to stare into my eyes. ‘It’s easy. Incredibly easy.’” *

Alors qu’elle s’apprêtait à regagner sa voiture pour quitter une soirée étudiante avant la fin, seule, Jacqueline se fait agresser dans le parking. Elle est sauvée in extremis de cette tentative de viol par Lucas, un jeune homme qu’elle n’avait jamais vu jusque là. Pourtant, lui connait son prénom. Et à compter de ce jour là, elle le croise partout – dans son cours d’économie, au Starbucks en face de la fac…
Comme elle vient tout juste de rompre avec son petit ami après trois ans de relation, sa colocataire et meilleure amie Erin est persuadée que Lucas, avec son style « bad boy », est l’homme qu’il faut à Jacqueline pour « rebondir ».

Il s’agit d’une romance. Donc forcément, au niveau profondeur de l’intrigue, ça ne va pas chercher bien loin. Si vous n’avez pas une once de romantisme en vous, c’est même pas la peine d’essayer. C’est une romance, donc, disais-je, mais le thème du viol est quand même très présent, toujours en toile de fond, donnant à l’histoire une certaine profondeur et un « sérieux » qui la distingue des romances type chick-lit habituelles. Ce sujet du viol est d’ailleurs très bien traité par l’auteure – montrant les répercussions sur les victimes mais aussi sur leur entourage, et comment elles doivent affronter le regard des autres, qui rend la chose encore plus difficile à surmonter. Finalement, quand on y regarde bien, c’est beaucoup plus qu’une simple romance (j’aurais pas autant aimé si ce n’était pas le cas, d’ailleurs.)

Le personnage de Jacqueline ne m’a pas entièrement plu, par contre. En fait, dès le début elle m’a énervée, surtout à cause du fait qu’elle a renoncé à entrer dans un conservatoire et devenir contrebassiste professionnelle pour suivre son petit ami à l’université. Les filles qui suivent leur copain partout sans condition, ça a le don de m’énerver ! Et c’est pas tout : lorsque ce petit ami pour qui elle a renoncé à la carrière de ses rêves la largue sans ménagements, elle ne va plus en cours d’économie pendant deux semaines, allant même jusqu’à manquer l’examen de mi-semestre, parce qu’elle ne peut pas supporter l’idée de s’asseoir à côté de celui qui lui a brisé le cœur… Pour toutes ces raisons, j’ai eu envie de lui donner des baffes, et ce dès les toutes premières pages du roman. Première rencontre totalement ratée, donc… Heureusement, petit à petit, j’ai appris à l’apprécier, puisqu’au fil des pages elle prouve qu’elle n’est pas aussi faible et dépourvue de personnalité qu’elle semblait l’être au premier abord.
Continuons dans les personnages féminins. Au côté de Jacqueline, il y a Erin, sa colocataire et meilleure amie. Ces deux là, c’est le jour et la nuit. Autant Jacqueline est discrète, studieuse, posée, autant Erin est extravertie, déjantée, une vraie tornade. Elle m’a beaucoup fait sourire, et la paire qu’elles forment toutes les deux est juste parfaite.

Du côté des personnages masculins, on a Lucas. Il est beau (beaucoup plus que sur la couverture.) Il est mystérieux. Il sait dessiner. Il sait cuisiner. Il donne des cours de self-défense. Il s’inquiète pour Jacqueline et la protègera quoi qu’il arrive. Il a tout pour plaire, donc, et je lui pardonne même le fait qu’il soit tatoué de partout.
Je me suis totalement attachée à lui, dès ses premières apparitions dans le livre. Et encore plus (si toutefois c’était possible) quand j’ai enfin découvert son secret. Je me doutais qu’il lui était arrivé quelque chose de grave, mais je n’aurais jamais imaginé quelque chose d’aussi horrible. Ca donne juste envie de le prendre dans ses bras et de le protéger (même s’il n’en a pas vraiment besoin.) Etant donné que l’histoire est racontée du point de vue de Jacqueline, on ne sait pas toujours ce qu’il pense, et il y a quelques scènes que j’aurais aimé lire de son point de vue aussi – comme la scène du dance floor, au début. (surlignez pour voir le spoiler)
Et puis il y a aussi Landon, le tuteur d’économie de Jacqueline, avec qui elle n’échange que par email. Etudiant brillant et sérieux, il est un peu l’opposé de Lucas, mais il a son charme, lui aussi (auquel notre héroïne n’est pas insensible.) J’ai vraiment apprécié de lire leurs échanges.

J’ai beaucoup aimé la manière dont la romance Lucas-Jacqueline se développe. Tammara Webber prend vraiment le temps de faire évoluer ses personnages, il y a toute une phase, pendant bien la moitié du roman, où ils se cherchent  avant que les choses commencent à devenir sérieuses. Ca se lit vraiment tout seul, et même si l’intrigue est parfois un peu prévisible (j’avais par exemple deviné dès le début que Landon et Lucas étaient une seule et même personne)(surlignez pour voir le spoiler), ce n’est pas gênant. Même si l’histoire est basée sur une affaire de viol – donc un sujet sensible, ça reste une lecture légère et j’avais un sourire aux lèvres pendant presque toute ma lecture.

Pour conclure, je recommanderai ce livre à tous ceux qui sont au moins un petit peu romantique dans l’âme – Easy vous ravira ! Ce ne fut pas un parfait coup de cœur pour moi, mais on n’est vraiment pas passé loin.

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* « ‘Choisir d’être avec toi n’est pas une décision difficile, Jacqueline,’ dit-il dans un souffle, reculant une dernière fois pour me regarder dans les yeux. ‘C’est facile. Incroyablement facile.’ »

NB : Les droits pour une publication VF ont été acquis par les éditions J'ai Lu.

dimanche 4 août 2013

The Fault in our stars by John Green

Titre : The Fault in our Stars
Auteur : John Green (Etats-Unis)
Date de parution : 2012
Editeur : Penguin Books
Nombre de pages : 316



Résumé :
Despite the tumor-shrinking medical miracle that has bought her a few years, Hazel has never been anything but terminal, her final chapter inscribed upon diagnosis. But when a gorgeous plot twist named Augustus Waters suddenly appears at Cancer Kid Support Group, Hazel’s story is about to be completely rewritten.


(Publié en français par les éditions Nathan sous le titre Nos étoiles contraires)

Mon avis :
On m’avait bien prévenue que j’allais avoir besoin de beaucoup de mouchoirs parce que The Fault in our Stars, c’est un livre qui vous fait pleurer à chaudes larmes. Et effectivement, j’ai pleuré. Mais ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est que j’ai beaucoup ri aussi. En fait, je ne m’attendais absolument pas à voir un tel torrent d’émotions déferler sur moi au fil des pages.

The Fault in our Stars, c’est l’histoire de Hazel, seize ans, en phase terminale d’un cancer qui a rendu ses poumons HS. Seul un médicament miracle nommé Phalanxifor permet d’endiguer la progression de sa tumeur, lui accordant ainsi quelques années de sursis, mais elle sait très bien qu’elle est condamnée à plus ou moins long terme. Sa vie d’adolescente malade n’est pas des plus passionnantes, mais change du tout au tout lorsqu’elle fait la connaissance d’Augustus Waters, dix-sept ans, atteint lui aussi de cancer (on a dû l’amputer d’une jambe à cause d’un ostéosarcome), mais à la différence de Hazel, lui est en rémission. Ensemble, ils vont vivre une très belle histoire d’amour, qui les mènera jusqu’au bout du monde, en dépit de la maladie.

Je dois dire qu’au départ j’avais un peu peur de lire un livre dont le thème principal est le cancer, surtout parce qu’ayant moi-même perdu une personne très proche des suites de cette maladie, c’est un sujet que je connais bien, et je craignais qu’il soit mal traité et que le roman soit bourré de clichés. Heureusement, ce n’est pas le cas. Les personnages ne font pas que pleurer et se lamenter sur leur sort. Même si c’est triste (on se doute dès le début que cette histoire ne va pas bien se finir), et qu’on est obligé de pleurer à un moment où un autre, le ton reste tout de même très léger et finalement, j’ai plus ri que pleuré en lisant ce livre. En fait, plus qu’un livre sur le cancer, The Fault in our Stars est un livre sur la vie, l’amour, et la mort.

Les deux personnages principaux sont absolument adorables. Ils sont certes malades, mais ils sont surtout débordants de vie et essaient d’être des adolescents « normaux ». Ils lisent et se prennent de passion pour un livre un particulier qui rythmera l’ensemble de leur relation. Hazel regarde plusieurs épisodes d’America’s Next Top Model d’affilée. Augustus joue les héros et se sacrifie pour des innocents dans des jeux vidéo sanglants. Bref, ils ont le cancer, mais ils ont aussi le désir de vivre comme les autres.
Leur histoire d’amour avance tout doucement, et j’ai vraiment aimé suivre sa progression, comment ils se rapprochent petit à petit de plus en plus. Et surtout, j’ai adoré leurs conversations, de leurs échanges de sarcasmes à leurs discussions pseudo-philosophiques sur tout et n’importe quoi.

Je pourrais trouver quelques défauts à ce livre, si je voulais – comme le personnage de Van Houten qui est selon moi beaucoup trop exagéré, mais je ne le ferai pas, parce que ce ne sont que des détails sans grande importance. Le plus important, et ce qui fait la force de ce roman, c’est la quantité d’émotions que l’on éprouve au fil des pages, cette capacité qu’a l’auteur de nous faire passer du rire aux larmes puis des larmes au rire en un clin d’œil à travers l’histoire de ces deux héros plus qu’attachants.

En conclusion, The Fault in Our Stars est un livre qui restera longtemps dans ma mémoire, je pense. John Green a parfaitement su parler du sujet douloureux qu’est le cancer, et même si la mort est très présente dans ses pages, pour moi ce livre est avant tout une très belle ode à la vie.