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mercredi 21 mai 2014

Ne m'échappe pas (Insaisissable #2) de Tahereh Mafi





Titre : Ne m’échappe pas (Insaisissable #2)
Titre original : Unravel me (Shatter me #2) – traduit par Jean-Noël Châtain
Auteur : Tahereh Mafi (Etats-Unis)
Date de parution : 2013 aux Etats-Unis comme en France
Editeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 453







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MON POUVOIR EST CHAOS
JE SUIS LEUR UNIQUE ESPOIR

ILS VEULENT ME POSSEDER
PERSONNE NE PEUT M’ATTEINDRE

ILS ME CROIENT FAIBLE
JE LES BRISERAI

LUI SEUL PEUT ME SAUVER
L’AIMER C’EST LE CONDAMNER

Juliette se réfugie au Point Oméga, le quartier général de la Résistance. Cette forteresse souterraine et ultra moderne cache les gens dotés de pouvoirs extraordinaires. Pourtant, son toucher mortel fait encore d’elle un paria.

De son côté, Warner, le fils du commandant suprême, réprime toute rébellion dans le secteur qu’il dirige. Toujours aussi obsédé par la fuite de Juliette, il veut la retrouver, quoi qu’il lui en coûte. Il n’a pas non plus oublié ceux qui ont permis son évasion, Adam et Kenji, à qui il compte bien faire payer leur trahison.

L’affrontement est inévitable. Juliette, tiraillée entre son amour pour Adam et la soudaine attirance qu’elle ressent pour Warner, devra choisir son camp. Car elle est l’arme absolue, la seule qui puisse raviver l’espoir dans un monde dévasté.


/!\ ATTENTION ! Présence de spoilers du tome précédent. A vos risques et périls. Je décline toute responsabilité en cas de spoliation accidentelle /!\

« L’espoir peut pousser les gens à commettre des actes terribles. »

Après avoir échappé de justesse à Warner, Juliette se réfugie, avec l’aide d’Adam et de Kenji, au Point Oméga, une forteresse souterraine abritant des gens qui, comme elle, possèdent des facultés surnaturelles. Là, Juliette va pouvoir en apprendre plus sur son toucher mortel et sa force exceptionnelle, et également s’entraîner à contrôler ses dons pour s’en servir comme armes dans la guerre qui s’annonce. Car le Point Oméga est aussi le quartier général de la Résistance, et l’affrontement avec les soldats du Rétablissement est proche...

Je fais partie de la minorité de lecteurs qui n’ont pas eu de coup de cœur pour le premier tome de la saga Insaisissable. Très très loin d’avoir eu un coup de cœur, d’ailleurs. J’avais été déçue par la sur importance accordée à la romance par rapport à l’univers dystopique et par le style d’écriture.
Pour le style d’écriture, je ne peux rien y faire, j’ai donc dû supporter une nouvelle fois Tahereh Mafi et ses métaphores tirées par la racine des cheveux. En revanche, pour éviter l’autre point de déception, j’ai attaqué ce tome deux dans un état d’esprit différent de celui dans lequel j’avais commencé le tome un : en me préparant à lire une romance plutôt qu’une dystopie. Ce qui ne m’a pas empêchée de n’apprécier que moyennement ce livre.

La raison principale à cela se nomme Juliette. Mon Dieu que cette fille est insupportable ! Pour faire simple, elle passe son temps à pleurnicher et à se lamenter sur son sort, parce qu’elle ne peut pas voir Adam autant qu’elle le voudrait, parce qu’elle a l’impression que tout le monde la déteste, parce qu’elle est persuadée que le sort du monde entier est de sa faute, etc, etc. Alors oui d’accord elle n’a jamais demandé à avoir le don de blesser les gens rien qu’en les touchant et oui ça ne doit pas être évident de vivre avec ça tous les jours. Mais passer son temps à se plaindre, ça ne changera rien ! J’ai sérieusement eu envie de lui coller des baffes une bonne dizaine de fois pour la faire se bouger un peu. D’autant que tout le monde au Point Oméga fait tout son possible pour l’intégrer, pour qu’elle se sente bien, et elle en retour ne fait AUCUN effort.

D’autre part, j’a peut-être lu ce tome en m’attendant à y trouver plus de romance qu’autre chose, mais je ne peux pas m’empêcher d’être frustrée devant le manque de développement dont souffre l’univers. On en apprend certes un peu plus sur la Résistance et sur le fonctionnement du Point Oméga mais tout ça reste extrêmement superficiel. Quelle est l’origine des facultés surnaturelles des membres du Point Oméga ? Que s’est-il passé pour que le monde tel que nous le connaissons soit détruit et passé aux mains du Rétablissement ? J’espère qu’on aura enfin les réponses dans le tome trois mais j’en doute, tant l’intrigue dystopique est éclipsée par ce triangle amoureux que l’on voyait venir à 300 km à la ronde. Ce tome deux est beaucoup plus consacré à la manière dont Juliette dissèque ses sentiments pour Adam et pour Warner (avec force phrases alambiquées de 3 km de long qui ne veulent pas dire grand-chose) qu’aux préparatifs de la guerre contre le Rétablissement. Même si je m’étais préparée à quelque chose du genre, je suis quand même frustrée.

Malgré tout, ce livre a quand même deux points positifs. Ils tiennent dans les personnages de Kenji et Warner.
On découvre déjà un peu Kenji dans le premier tome, il vient désormais prendre un des premiers rôles de l’histoire. C’est un des piliers du Point Oméga et l’un des principaux organisateurs de la Résistance. C’est un garçon très intelligent mais également plein d’humour et avec un grand sens de la répartie. Ces répliques m’ont très souvent fait sourire, et j’ai énormément apprécié les moments où il remettait sans ménagements Juliette à sa place.
Quand à Warner... c’est LE méchant de l’histoire, qui a fait étalage de toute sa cruauté dans le précédent volet, mais dès le début il a été l’un de mes personnages préférés, j’ai toujours été persuadée qu’il avait un bon fond. Et en effet, on découvre une toute autre facette de son personnage dans ce tome, bien loin du Warner autoritaire et sans cœur que l’on connaissait. J’aime vraiment beaucoup ce personnage, sans doute le plus complexe et charismatique de la saga.

En conclusion, ce second opus n’a pas réussi à plus me convaincre que le premier, mais il a néanmoins quelques bons côtés qui en font une lecture plaisante, mais sans plus. Je ne sais pas si je lirai la suite (et fin). Je pense que ce sera comme pour ce tome : si je trouve à l’emprunter, tant mieux, sinon tant pis, je n’aurais pas manqué grand-chose.

Je vous le recommande si : vous aimez la romance, et vous n’avez rien contre les triangles amoureux. Il faut aussi que vous soyez compatible avec le style... très particulier de Tahereh Mafi : soit on aime, soit on n’aime pas.

vendredi 21 février 2014

Ne me touche pas (Insaisissable #1) de Tahereh Mafi

Titre : Insaisissable T.1 : Ne me touche pas (Shatter me #1)
Auteur : Tahereh Mafi (Etats-Unis)
Date de parution : 2011 aux Etats-Unis, 2012 en France
Editeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 374

LC avec Evy chou dont vous pouvez retrouver la chronique ici



Résumé :
JE SUIS MAUDITE
J’AI UN DON
JE SUIS UN MONSTRE
JE SUIS PLUS FORTE QU’UN HOMME
MON TOUCHER EST MORTEL
MON TOUCHER EST POUVOIR
JE VEUX QU’IL ME TOUCHE
IL NE DOIT PAS M’APPROCHER
JE SUIS LEUR ARME
JE ME VENGERAI

Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un crime. Un accident. 264 jours sans parler. Ni toucher personne. Alors pourquoi Adam, celui qu’elle aime en secret depuis l’enfance vient-il partager sa cellule ? Et pourquoi semble-t-il ignorer qui elle est ?

L’organisme tout puissant qui régit le monde de Juliette n’hésite pas à tuer pour asservir le peuple. Mais ce que désire par-dessus tout Warner, le fils de son leader, c’est Juliette. La malédiction qui pèse sur la jeune fille est pour lui une arme inestimable.

Seulement Juliette n’a pas l’intention de se laisser faire. Après une vie de paria, elle  trouve pour la première fois le courage de se battre et de rêver à un avenir avec celui qu’elle croyait avoir perdu pour toujours…

Mon avis :
Juliette possède depuis toujours un étrange pouvoir : le contact de sa peau provoque pour celui qui la touche une douleur insupportable, pouvant aller jusqu’à entraîner la mort de la malheureuse victime. Elle ne sait pas d’où ça vient, elle sait simplement que ça a détruit sa vie : ses parents l’ont abandonnée, et elle croupit désormais dans une cellule d’asile psychiatrique pour un crime qui n’était rien d’autre qu’un accident. Elle s’est déjà résignée à passer le restant de sa vie ici, sans parler ni toucher personne, mais les choses changent le jour où un jeune homme, Adam, vient partager sa captivité. Rapidement, elle va découvrir que ce qu’elle considérait comme une malédiction est convoité par Warner, le fils du chef du gouvernement, qui souhaite en faire son arme…

Bon, je vous le dis d’entrée : je suis bien loin du coup de cœur que presque tout le monde a ressenti pour ce livre. C’est vrai que je l’ai lu après Le souffle d’émeraude de Maria V.Snyder qui pour le coup a été un énorme coup de cœur, donc ça n’a pas joué en sa faveur mais au-delà de ça, il y a vraiment un certain nombre de petites choses qui ont fait qu’on ne dépassera pas la note de 3/5 pour ma part.

La première, c’est le style d’écriture. Encensé par la plupart, il m’a laissée un peu perplexe. Je ne peux pas dire que je ne l’ai pas du tout aimé, parce que ce n’était pas désagréable à lire non plus, mais disons qu’il est vraiment… particulier. Ca passe ou ça casse, et avec moi ça a plutôt cassé. Surtout à cause de la surabondance de métaphores utilisées par l’auteure. Des métaphores, c’est joli, ça donne un côté poétique, mais quand on force trop la dose en en plaçant dans toutes ses phrases ou presque, ça devient vite agaçant. Je me demande si Tahereh Mafi parle comme ça dans la vie de tous les jours, et si oui, je plains son entourage.
Les répétitions de mots et de bouts de phrases, les expression rayées et le style « parlé » de certains passages m’ont un peu déroutée au début, mais j’ai fini par m’y faire et avec le recul, je dirai même que cette écriture brute, hachée reflète plutôt bien les pensées tourmentées de Juliette.

On parle déjà de romance paranormale, je ne sais pas si on parle aussi de romance dystopique mais je vais me permettre d’inventer ce terme s’il n’existe pas déjà parce qu’il caractérise beaucoup mieux Ne me touche pas que dystopie tout court. Clairement, tout le livre est centré sur la romance et sur le triangle amoureux Adam-Juliette-Warner (qui n’en est d’ailleurs pas vraiment un puisque notre héroïne a choisi son camp tout de suite). Et ça, c’est le deuxième point qui m’a gênée. Quand je lis de la dystopie, je veux lire de la dystopie, pas de la romance. Si y’a de la romance quand même, c’est bien, tant qu’elle ne prend pas toute la place, au détriment de la construction de l’univers – l’aspect qui m’intéresse le plus en science-fiction. Et là pour le coup, c’est exactement ce qui se passe, et c’est vraiment dommage.

Malgré tout, je dois quand même dire que j’ai apprécié ma lecture. C’est distrayant, il y a de l’action, il se passe plein de choses, et puis les personnages ne sont pas inintéressants non plus.
Ni Juliette ni Adam n’ont été mes favoris, par contre. Ils sont chous tous les deux ensemble, ils n’ont pas eu la vie facile – c’est le moins qu’on puisse dire ! mais bon, il ne me laisseront pas un souvenir impérissable. Et puis le fait qu’ils soient TOUT LE TEMPS en train de se dire à quel point ils s’aiment, y compris dans des moments où… c’est pas le moment, justement, ça devient un peu soûlant à la longue (quand je vous disais qu’il y avait trop de romance dans ce livre !)

Non, LE personnage qui a retenu mon attention, c’est Warner. Warner, c’est le super méchant de l’histoire. C’est celui qui n’hésite pas à tuer tous ceux qui se dressent en travers de son chemin vers la toute puissante. Mais je n’ai pas réussi à le détester autant que je l’aurais dû. Même si objectivement je suis obligée de reconnaître que c’est un malade/psychopathe/sadique/carriériste/tout ce que vous voulez, je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’au fond, il n’est pas si méchant que ça.  Il a tout à fait le potentiel pour devenir un personnage à la psychologie complexe et torturée dans les prochains tomes, et moi j’adore les personnages à la psychologie complexe et torturée, sadique que je suis.

J’ai aussi beaucoup aimé James, le petit frère d’Adam. Parce qu’il est trop chou, parce qu’il est sacrément intelligent et courageux pour ses dix ans, et parce que je suis sûre qu’il va faire de grandes choses dans les tomes suivants.

Pour conclure, ce ne fut pas vraiment une réussite, mais Tahereh Mafi a réussi à suffisamment m’accrocher pour me donner envie de lire la suite (pour Warner et pour James, surtout). Je la lirai en VO par contre, parce que j’ai lu quelques extraits sur Goodreads et le style d’écriture a l’air de passer beaucoup plus facilement en anglais.