Titre : Ne m’échappe pas
(Insaisissable #2)
Titre original : Unravel me
(Shatter me #2) – traduit par Jean-Noël Châtain
Auteur : Tahereh Mafi (Etats-Unis)
Date de parution : 2013 aux Etats-Unis comme en France
Editeur : Michel Lafon
Nombre de pages : 453
_____________________
JE SUIS LEUR UNIQUE ESPOIR
PERSONNE NE PEUT M’ATTEINDRE
JE LES BRISERAI
L’AIMER C’EST LE CONDAMNER
Juliette se réfugie au Point Oméga, le quartier général de la
Résistance. Cette forteresse souterraine et ultra moderne cache les gens dotés
de pouvoirs extraordinaires. Pourtant, son toucher mortel fait encore d’elle un
paria.
De son côté, Warner, le fils du commandant suprême, réprime toute
rébellion dans le secteur qu’il dirige. Toujours aussi obsédé par la fuite de
Juliette, il veut la retrouver, quoi qu’il lui en coûte. Il n’a pas non plus
oublié ceux qui ont permis son évasion, Adam et Kenji, à qui il compte bien
faire payer leur trahison.
L’affrontement est inévitable. Juliette, tiraillée entre son amour
pour Adam et la soudaine attirance qu’elle ressent pour Warner, devra choisir
son camp. Car elle est l’arme absolue, la seule qui puisse raviver l’espoir
dans un monde dévasté.
/!\
ATTENTION ! Présence de spoilers du tome précédent. A vos risques et
périls. Je décline toute responsabilité en cas de spoliation accidentelle /!\
« L’espoir peut
pousser les gens à commettre des actes terribles. »
Après avoir échappé de justesse à Warner, Juliette se réfugie, avec l’aide
d’Adam et de Kenji, au Point Oméga, une forteresse souterraine abritant des
gens qui, comme elle, possèdent des facultés surnaturelles. Là, Juliette va
pouvoir en apprendre plus sur son toucher mortel et sa force exceptionnelle, et
également s’entraîner à contrôler ses dons pour s’en servir comme armes dans la
guerre qui s’annonce. Car le Point Oméga est aussi le quartier général de la
Résistance, et l’affrontement avec les soldats du Rétablissement est proche...
Je fais partie de la minorité de lecteurs qui n’ont pas eu de coup de cœur
pour le premier tome de la saga Insaisissable. Très très loin d’avoir eu un
coup de cœur, d’ailleurs. J’avais été déçue par la sur importance accordée à la
romance par rapport à l’univers dystopique et par le style d’écriture.
Pour le style d’écriture, je ne peux rien y faire, j’ai donc dû
supporter une nouvelle fois Tahereh Mafi et ses métaphores tirées par la racine
des cheveux. En revanche, pour éviter l’autre point de déception, j’ai attaqué
ce tome deux dans un état d’esprit différent de celui dans lequel j’avais
commencé le tome un : en me préparant à lire une romance plutôt qu’une
dystopie. Ce qui ne m’a pas empêchée de n’apprécier que moyennement ce livre.
La raison principale à cela se nomme Juliette. Mon Dieu que cette
fille est insupportable ! Pour faire simple, elle passe son temps à
pleurnicher et à se lamenter sur son sort, parce qu’elle ne peut pas voir Adam
autant qu’elle le voudrait, parce qu’elle a l’impression que tout le monde la
déteste, parce qu’elle est persuadée que le sort du monde entier est de sa
faute, etc, etc. Alors oui d’accord elle n’a jamais demandé à avoir le don de
blesser les gens rien qu’en les touchant et oui ça ne doit pas être évident de
vivre avec ça tous les jours. Mais passer son temps à se plaindre, ça ne
changera rien ! J’ai sérieusement eu envie de lui coller des baffes une
bonne dizaine de fois pour la faire se bouger un peu. D’autant que tout le
monde au Point Oméga fait tout son possible pour l’intégrer, pour qu’elle se
sente bien, et elle en retour ne fait AUCUN effort.
D’autre part, j’a peut-être lu ce tome en m’attendant à y trouver plus
de romance qu’autre chose, mais je ne peux pas m’empêcher d’être frustrée
devant le manque de développement dont souffre l’univers. On en apprend certes
un peu plus sur la Résistance et sur le fonctionnement du Point Oméga mais tout
ça reste extrêmement superficiel. Quelle est l’origine des facultés
surnaturelles des membres du Point Oméga ? Que s’est-il passé pour que le
monde tel que nous le connaissons soit détruit et passé aux mains du
Rétablissement ? J’espère qu’on aura enfin les réponses dans le tome trois
mais j’en doute, tant l’intrigue dystopique est éclipsée par ce triangle
amoureux que l’on voyait venir à 300 km à la ronde. Ce tome deux est beaucoup
plus consacré à la manière dont Juliette dissèque ses sentiments pour Adam et
pour Warner (avec force phrases alambiquées de 3 km de long qui ne veulent pas
dire grand-chose) qu’aux préparatifs de la guerre contre le Rétablissement.
Même si je m’étais préparée à quelque chose du genre, je suis quand même
frustrée.
Malgré tout, ce livre a quand même deux points positifs. Ils tiennent
dans les personnages de Kenji et Warner.
On découvre déjà un peu Kenji dans le premier tome, il vient désormais
prendre un des premiers rôles de l’histoire. C’est un des piliers du Point
Oméga et l’un des principaux organisateurs de la Résistance. C’est un garçon
très intelligent mais également plein d’humour et avec un grand sens de la
répartie. Ces répliques m’ont très souvent fait sourire, et j’ai énormément
apprécié les moments où il remettait sans ménagements Juliette à sa place.
Quand à Warner... c’est LE méchant de l’histoire, qui a fait étalage
de toute sa cruauté dans le précédent volet, mais dès le début il a été l’un de
mes personnages préférés, j’ai toujours été persuadée qu’il avait un bon fond.
Et en effet, on découvre une toute autre facette de son personnage dans ce
tome, bien loin du Warner autoritaire et sans cœur que l’on connaissait. J’aime
vraiment beaucoup ce personnage, sans doute le plus complexe et charismatique
de la saga.
En conclusion, ce second opus n’a pas réussi à plus me convaincre que
le premier, mais il a néanmoins quelques bons côtés qui en font une lecture
plaisante, mais sans plus. Je ne sais pas si je lirai la suite (et fin). Je
pense que ce sera comme pour ce tome : si je trouve à l’emprunter, tant
mieux, sinon tant pis, je n’aurais pas manqué grand-chose.
Je vous le recommande si :
vous aimez la romance, et vous n’avez rien contre les triangles amoureux. Il
faut aussi que vous soyez compatible avec le style... très particulier de
Tahereh Mafi : soit on aime, soit on n’aime pas.

