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mardi 10 février 2015

L'école de la nuit de Deborah Harkness




Titre : L’école de la nuit
Titre original : Shadow of night – traduit par Pascal Loubet
Auteur : Deborah Harkness (Etats-Unis)
Date de parution : 2012
Editeur : Orbit
Nombre de pages : 547

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Diana Bishop, jeune historienne héritière d'une puissante lignée de sorcières, et le vampire Matthew Clairmont ont brisé le pacte qui leur interdisait de s'aimer. Quand diana a découvert l'Ashmole 782, un manuscrit alchimique, à la bibliothèque d'Oxford, elle a déclenché un conflit millénaire. La paix fragile entre les vampires, les sorcières, les démons et les humains est désormais menacée.
Déterminés à percer le mystère du manuscrit perdu, et tentant d'échapper à leurs ennemis, Diana et Matthew ont fui à Londres... en 1590. Un monde d'espions et de subterfuges, qui les plonge dans les arcanes du passé de Matthew et les confronte aux pouvoirs de Diana.
Et à l'inquiétante École de la nuit.


/!\ ATTENTION, cette chronique contient des spoilers du Livre perdu des sortilèges. Vous la lisez à vos risques et périls /!\

Je me demande vraiment pourquoi j’ai attendu environ un an et demi après avoir lu le tome 1 avant de me décider à lire la suite. J’avais beaucoup aimé le premier volet de cette trilogie, et le second s’est avéré être tout aussi bon.

L’école de la nuit reprend exactement là où Le livre perdu des sortilèges nous avait laissés. Matthew et Diana sont repartis dans le passé, dans le Londres de 1590, pour chercher l’Ashmole 782, le manuscrit par quoi tout a commencé. Honnêtement, j’ai eu bien du mal à démarrer ma lecture parce que j’avais oublié pas mal de détails concernant le premier tome. Je me souvenais parfaitement de  la dernière scène, lorsque Matthew et Diana quittent le XXIe siècle, mais je n’arrivais plus à me rappeler pourquoi exactement ils devaient absolument se rendre dans le passé. Heureusement, tout au long du livre on a de petits rappels sur les évènements majeurs du tome 1, et après quelques chapitres mes trous de mémoire ne m’ont plus vraiment posé problème.

Il y a beaucoup de nouveaux personnages, et ça peut être un peu difficile au début de se familiariser avec tous, mais il y a une liste à la fin du livre qui résume qui est qui – extrêmement utile ! Ce que j’ai le plus aimé à propos de ces nouveaux personnages c’est que nombre d’entre eux sont des personnes ayant réellement existées : on rencontre William Shakespeare, Christopher Marlowe, la reine Elizabeth I... et certains sont mêmes des créatures surnaturelles ! Bien sûr ce n’est que de la fiction et la personnalité de ces personnages est probablement bien loin de ce qu’elle était en vrai, mais tout de même, j’ai beaucoup aimé ces petits clins d’œil historiques.  

En fait, l’aspect historique a vraiment été ce que j’ai préféré dans ce roman. Nous explorons l’Europe du XVIe siècle, de Londres en Prague en passant par l’Auvergne, et j’ai trouvé le « voyage » très intéressant. Deborah Harkness est historienne, et on sent qu’elle maîtrise son sujet. J’ai également beaucoup apprécié le fait qu’on voie la vie au XVIe siècle à travers les yeux de Diana, une femme du XXIe, parce qu’elle remarque des détails de la vie quotidienne auxquels une narratrice de l’époque n’aurait pas prêté attention. Il y a beaucoup de descriptions de choses un peu futiles, comme les vêtements, ou des objets du quotidien, qui peuvent sembler un peu ennuyeuses, mais personnellement j’ai trouvé qu’elles enrichissaient le roman. Tout ça a contribué à me faire m’immerger complètement dans l’univers. En lisant L’école de la nuit, j’ai eu l’impression d’être au XVIe siècle, moi aussi. Une fois encore, je sais qu’il s’agit de fiction et que rien ne doit être pris comme des faits historiques avérés, mais je pense que l’auteure a suffisamment travaillé son récit pour lui offrir un cadre historique des plus crédibles.

Tout comme dans le tome 1, l’action n’est pas le maître mot ici. Beaucoup de temps est consacré au développement des relations entre les personnages. On découvre une nouvelle partie de la (longue) vie de Matthew, ainsi qu’un nouvel aspect de sa personnalité (j’ai toujours du mal avec son côté surprotecteur envers Diana, mais j’ai quand même aimé en apprendre plus sur lui). On fait également connaissance avec son père, Philippe de Clairmont, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce personnage est très complexe.
La magie et l’alchimie sont toujours très présentes, puisque Diana commence à découvrir toute l’étendue de son pouvoir, et à apprendre à le maîtriser. Le livre se focalise donc beaucoup sur les sorcières, au détriment des deux autres espèces – vampires et démons. On en sait toujours très peu sur les démons, j’espère qu’ils seront un peu plus mis à l’honneur dans le tome 3 !

Vers la fin le rythme commence à s’accélérer, la quête de l’Ashmole 782 passe à la vitesse supérieure et les ennemis se rapprochent. J’ai vraiment hâte de lire le tome 3, parce qu’il reste bon nombre de questions sans réponse, et il y a vraiment matière pour que Le nœud de la sorcière nous offre un brillant final. Vous pouvez être sûrs que je n’attendrai pas un an et demi pour le lire, celui-là !

Je vous le recommande si : vous aimez la fiction historiques, et les récits un peu ésotériques.

vendredi 9 janvier 2015

Anna (Fille des cauchemars #1) de Kendare Blake






Titre : Anna (Fille des cauchemars #1)
Titre original : Anna dressed in blood (Anna #1) – traduit par Victoria Duhamel
Date de parution : novembre 2014
Editeur : Hachette Black Moon
Nombre de pages : 332






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« La ville est plus hantée que je ne l’aurais cru. Une énergie macabre fourmille dans le sol, prête à éclore. Des mouvements imperceptibles ne cessent d’attirer mon attention. Je sais que, quelque part, se cache une âme si puissante qu’elle pourrait tuer par la seule force de son regard. Elle va essayer de me détruire. J’ai presque hâte de savoir comment elle s’y prendra. »

Il s’appelle Thésée Cassio Lowood. Exterminer les fantômes, c’est sa mission. Elle s’appelle Anna Korlov, « Anna à la robe de sang ».
Il traque, chasse, tue, sans remords. Elle extermine sans pitié ceux qui osent l’approcher.
Pour lui, elle est une déesse de la mort ; pour elle, il n’est qu’une proie comme les autres. Pourtant, elle a décidé d’épargner sa vie...


J’avais repéré ce livre bien avant qu’il n’arrive en France, mais pour une raison quelconque il est resté dans ma wishlist, je n’ai jamais franchi le pas de l’acheter. Aussi quand j’ai eu la possibilité de le recevoir par les éditions Hachette, j’ai sauté sur l’occasion, même si ça impliquait de devoir le lire en janvier alors que j’aurais préféré me le garder en réserve pour Halloween prochain.

Nous suivons Thésée Cassio Lowood, ou Cas comme il préfère qu’on l’appelle, qui est un chasseur de fantômes. Il a hérité de son père le pouvoir de tuer les morts, et est régulièrement envoyé en mission pour exterminer un fantôme ayant vécu une mort violente et faisant subir le même sort à tous les vivants qui ont le malheur de croiser son chemin. C’est tout ce en quoi la vie de Cas consiste : se déplacer de ville en ville pour les libérer de leurs esprits vengeurs. Sa dernière mission s’appelle Anna Korlov, dite Anna à la robe de sang. Morte il y a plus de 50 ans, elle réduit en charpie quiconque ose mettre les pieds dans la maison où elle a vécu et est décédée. Ce sera la mission la plus dangereuse qu’il ait jamais eu, et également la plus singulière. Car Cas va vite se rendre compte qu’Anna n’est pas un fantôme comme les autres...


J’ai apprécié cette histoire dès le début. Elle démarre en plein milieu d’une action, le roman s’ouvre sur Cas en train de tuer un auto-stoppeur fantôme. Avec un tel début, on ne peut qu’être intrigué et avoir envie d’en savoir plus ! J’ai vraiment beaucoup aimé l’atmosphère délicieusement creepy du roman. Bon, je ne l’ai pas trouvé extrêmement effrayant, je n’ai pas vraiment eu peur (mais c’est peut-être parce que je l’ai lu dans le train, et j’ai tendance à moins m’impliquer dans les livres, et donc à moins avoir peur, quand je lis dans un lieu public). Mais je pouvais totalement m’imaginer la maison d’Anna et ses environs comme des lieux sombres et glauques dans lesquels vous n’avez pas envie de vous retrouver seul à la nuit tombée. Il y a aussi quelques scènes bien sanglantes, âmes sensibles s’abstenir donc !

Les personnages étaient intéressants. D’abord, j’ai beaucoup aimé que l’histoire soit racontée du point de vue d’un garçon, c’est quelque chose d’assez rare. Cas est un garçon solitaire, sa mission lui prend tout son temps et il ne veut s’attacher à personne étant donné qu’il passe son temps à déménager pour aller traquer de nouveaux fantômes. Mais petit à petit il en vient à réaliser qu’il ne peut pas toujours faire cavalier seul. Je l’ai beaucoup apprécié, mais j’ai encore plus apprécié les personnages secondaires (ses amis). Carmel et Thomas sont de très bons compagnons et ils ne tombent dans aucun cliché. Carmel passe pour la fille populaire et superficielle de service au début mais très vite on se rend compte qu’en fait, elle a un cerveau, et elle s’en sert même, et sa personnalité a beaucoup plus de facettes qu’il n’y paraît. Quant à Thomas, à première vue il semble juste être en quête d’attention de la part des autres, mais en réalité il est un très bon ami.
Et puis vient Anna. Elle est sans aucun doute le personnage central du roman. Assoiffée de sang et de vengeance, personne ne ressort vivant d’une rencontre avec elle. Personne sauf Cas, a qui elle a décidé de laisser la vie sauve pour une raison qu’il ignore. Tous les deux deviennent alors de plus en plus proches et on en apprend plus sur Anna. C’est un personnage vraiment intéressant et l’histoire de sa mort m’a beaucoup touchée.

Mais ce livre n’était pas parfait non plus. J’ai noté deux défauts. Le premier, c’est la romance entre Cas et Anna, absolument pas nécessaire à mes yeux. Je veux dire, j’ai aimé les voir se rapprocher petit à petit, mais j’aurais préféré que leur relation reste amicale. Parce que Cas est vivant, et Anna est morte. Leur romance ne s’apparente-t-elle donc pas un peu à de la nécrophilie ? D’accord, Anna est un fantôme et pas un cadavre, et elle a l’air vivante, mais quand même.

La deuxième chose, c’est que j’aurais préféré si le roman s’était focalisé uniquement sur l’histoire d’Anna. Les circonstances de sa mort sont révélées à environ 75% du livre, et les 25% restants s’intéressent à une autre intrigue, avec un autre méchant, etc. Cette partie m’a beaucoup moins intéressée et je pense qu’il aurait été préférable que l’auteure la garde en réserve pour le tome 2. Maintenant, je ne pense pas que je lirai le tome 2 parce que même si j’ai beaucoup aimé ce premier tome, pour moi il aurait pu se contenter d’être un standalone et d’autre part la fin me laisse penser que le prochain volume se concentrera beaucoup plus sur la romance, donc comme je n’ai pas aimé cet aspect-là, je vais m’épargner la déception.

Pour conclure, je dirai que Fille des cauchemars est une très bonne histoire de fantômes avec d’excellents personnages et une superbe ambiance un peu glauque. J’ai peut-être moins apprécié le dernier quart mais dans l’ensemble c’était une très bonne lecture !

Je vous le recommande si : vous aimez les histoires de fantômes un peu creepy.

vendredi 26 décembre 2014

Requiem (L'envers du paradis #2) de Mélanie Wency






Titre : Requiem (L’envers du paradis #2)
Auteur : Mélanie Wency (France)
Date de parution : 8 décembre 2014
Editeur : Hélène Jacob
Nombre de pages : 320





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Depuis qu’ils sont entrés dans ma vie, plus rien ne sera comme avant, inutile de le nier.

Je sais à présent que je suis un ange né d’un amour interdit, fait que j’étais la seule à ignorer, et que je suis la clé du réveil de Sébastian. Mais mon passé renferme d’autres secrets qui s’amusent à se révéler dans mes rêves. Et s’ils étaient le reflet d’une réalité que je refuse d’accepter ?

Et ce n’est pas Lexis qui contredira cette idée ! Cette mystérieuse démone semble détenir la réponse à ma question permanente : qui suis-je ? Ou plutôt, qui est cette ombre portant une cicatrice similaire à la mienne ?

Et si Kyrian s’était trompé au sujet de ma résurrection ?
Et si elle avançait à grands pas et que je ne pouvais pas lutter contre ?
Et si je devais tomber pour mieux me relever ?


Je dois avouer que je n’avais que peu de souvenirs du tome 1 quand j’ai commencé celui-ci (j’ai une mémoire de poisson rouge, je sais), du coup, j’ai eu bien du mal avec les premiers chapitres. Mais ça a fini par revenir, et mon verdict final est le même que pour le tome précédent : j’ai passé un très bon moment, mais je suis loin d’avoir eu un coup de cœur.

Nous retrouvons Kassia, toujours à la recherche d’un moyen de ramener son ami Sébastian à la vie. Mais d’autres éléments viennent la détourner de sa quête, notamment quelques révélations de poids sur son passé : il semblerait qu’elle soit loin d’être un ange comme les autres...

Beaucoup de tomes 2 sont des tomes de transition où il ne se passe pas grand-chose, mais je peux vous dire que pour une fois, ce n’est pas le cas ici. Requiem est riche en actions,  et encore plus en révélations. On en apprend énormément sur le passé de Kassia, et sur son identité. Alors, ce ne sont pas des révélations fulgurantes puisque je me doutais de plusieurs choses bien avant qu’elles ne soient dévoilées, mais elles ont au moins le mérite de faire progresser l’intrigue à grands pas, et de faire également évoluer notre héroïne.
Par contre, j’ai trouvé que les rebondissements étaient un peu confus par moments. Notamment lorsque les rêves de Kassia entraient en jeu, il était difficile de savoir si l’action en train de se dérouler était seulement un rêve, ou la réalité, ou un rêve ayant des conséquences sur la réalité... Après, je l’ai peut-être ressenti comme ça parce que je l’ai lu à une période où j’étais très fatiguée et j’avais un peu de mal à me concentrer sur mon livre. Il faudrait voir si d’autres lecteurs ont relevé le même défaut.

Kassia, l’héroïne, est fidèle à ce qu’elle était dans le tome 1. Toujours un peu naïve et un peu cruche, elle m’agace un peu parfois, mais dans l’ensemble, je l’aime bien. Ce que j’ai particulièrement apprécié à son sujet dans ce tome, c’est que contrairement à beaucoup d’autres héroïnes de romances paranormales YA, elle est tout à fait capable de se concentrer sur autre chose que sur l’absence de son chéri, quand celui-ci vaque à ses occupations ailleurs. J’avais peur qu’elle devienne une pleurnicheuse de ce genre, heureusement elle m’a épargné ça.

Du côté des personnages secondaires, il y a eu déceptions et bonnes surprises. La déception vient des deux personnages masculins, l’ange Amaël et le démon Kyrian, que j’appréciais pourtant beaucoup dans le tome précédent. Là, Amaël m’est apparu très froid, presque dénué de sentiments. Quant à Kyrian, je ne peux pas vraiment dire que je ne l’ai pas aimé dans ce tome-ci, mais disons que je n’ai pas retrouvé les raisons pour lesquelles il me plaisait dans Résurrection. Et puis il y a quelque chose qui m’a particulièrement agacée avec lui, c’est qu’il ne cesse de répéter à Kassia qu’elle est à lui. Personnellement je ne trouve pas ça romantique, je trouve ça inquiétant.
Heureusement, il y a aussi eu deux bonnes surprises avec les deux nouveaux personnages qui font leur apparition dans Requiem : Kass et Lexis (rien à voir avec le diagramme de Lexis). Je vous laisse les découvrir entièrement par vous-même pour ne pas vous spoiler.

Le roman se termine sur un énorme cliffhanger,  et cette fois, il est très bien amené (ce n’était pas le cas dans le tome 1, où on aurait très bien pu s’en passer). Ca va être dur d’attendre jusqu’à la sortie du tome 3 !

Pour conclure, Requiem est un très bon second tome, qui a su éviter le coup de mou que présentent les tomes 2 de beaucoup de trilogies. J’ai passé un très bon moment, et je pense que j’aurais pu l’apprécier encore plus si je l’avais lu à une meilleure période. C’est facilement le genre de livre qu’on lit d’une traite tant il se passe des choses sans arrêt !


Je vous le recommande si : vous aimez les histoires d’anges et de démons, et la romance paranormale YA.

lundi 17 novembre 2014

The Retribution of Mara Dyer (Mara Dyer #3) by Michelle Hodkin






Title: The retribution of Mara Dyer (Mara Dyer #3)
Author: Michelle Hodkin
Publication date: November 4th, 2014
Publisher: Simon & Schuster
Number of pages: 470





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Mara Dyer wants to believe there’s more to the lies she’s been told.
There is.

She doesn’t stop to think about where her quest for the truth might lead.
She should.

She never had to imagine how far she would go for vengeance.
She will now.

Loyalties are betrayed, guilt and innocence tangle, and fate and chance collide in this shocking conclusion to Mara Dyer’s story.
Retribution has arrived.


/!\ WARNING. Contains spoilers on book 1 and 2. Read at your own risk. /!\

“You are a girl, Mara. A girl blessed and cursed.”

I expected to feel sad upon finishing that book. But I expected to feel sad because a brilliant trilogy is over, not because the final installment doesn’t live up to the awesomeness of the two first ones.

Yes, you read it right. The retribution of Mara Dyer, which I waited impatiently for over a year, disappointed me. Don’t get me wrong, I did enjoy it, but waaaaay less than I should have. Did I have too high expectations? Perhaps, that is possible. But here are the facts:

The beginning was kind of messy. Really, it took me a while to figure out what exactly was happening. I thought it was because my memories of Evolution had faded, but even after I read a recap with spoilers on the Internet (thanks Recaptains!) and refreshed my memory, I still didn’t get it. But I kept on reading, because it was the conclusion of the Mara Dyer trilogy, and I HAD to like it.

I did get into the story at some point, around 25% through or something. About time, right? But I wasn’t done with the disappointments yet. There started one of the things that bothered me the most in the whole book. Everything that happens during Mara, Jamie and Stella’s runaway from Horizons is way too easy. They manage to make everyone buy their cock-and-bull story without getting any suspicious, they steal cars just like it was the most normal thing to do, and Jamie overuses his ability and it ALWAYS works although he has never really trained beforehand. Everything goes so smoothly while you would expect that at least a few things to go wrong. Unbecoming and Evolution were brilliant because they felt so real even when supernatural things happened. Retribution was mostly unrealistic.

But that wasn’t the point that disappointed me the most. No, my biggest problem was that all throughout the book, I was looking at the events from the outside. Not even once did I feel the slightest involved in what was happening to my favorite characters. Can you only imagine my disappointment when you know that I completely dived into the two first installments, felt Mara’s confusion, bled from her wounds? My, I want to cry. I didn’t understand Mara at all in Retribution. I can understand she has to harden herself to go through everything she has to go through, but it happened all of a sudden, I wasn’t prepared for that.

Well, I ended up enjoying it towards the end, the last third or so. I really liked it when all the mysteries begin to unravel and when we discover how everything was planned ahead from the very beginning (and obviously I hadn’t see anything coming…). I might be wrong, but I am under the impression that Michelle Hodkin had her ending in mind from the start but didn’t know how to bring it… and she couldn’t delay the release date once more, otherwise her fans would have murdered her, she had to write something anyway. Maybe I’m completely off the mark, but that’s how I feel.

I know I mostly pointed out the negative in my review, but you shouldn’t think I hated this book, because I definitely didn’t. I did enjoy it, in fact, just not as much as I wanted to, which is why mostly negative things come up when I have to talk about it. But no worries, I’m still a fan of this trilogy. I’d gladly reread book 1 and 2 one day, for sure. And part of my sadness when I closed this final book was because the series was over, too.

I recommend this book to you if: I recommend the trilogy to everyone who likes supernatural thrillers, and mind-blowing books.

The Retribution of Mara Dyer (Mara Dyer #3) de Michelle Hodkin






Titre : The retribution of Mara Dyer (Mara Dyer #3)
Auteur : Michelle Hodkin (Etats-Unis)
Date de parution : 4 novembre 2014
Editeur : Simon & Schuster
Nombre de pages : 469






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Mara Dyer veut croire que les mensonges qu’on lui a racontés cachent bien plus de choses.
C’est le cas.

Elle ne prend pas le temps de se demander où sa quête de vérité va la mener.
Elle devrait

Elle n’a jamais eu à imaginer jusqu’où elle pourrait aller par vengeance.
Maintenant, elle va devoir.

Les alliances sont trahies, la culpabilité et l’innocence se mêlent, et le destin et le hasard s’entrechoquent dans cette époustouflante conclusion à l’histoire de Mara Dyer.
L’heure de la vengeance a sonné.
(traduction personnelle)


/!\ ATTENTION ! Contient des spoilers des tomes précédents. Vous préférerez peut-être aller voir les chroniques des tomes 1 ou 2 à la place. /!\

“You are a girl, Mara. A girl blessed and cursed.” *

Je m’attendais à être triste en refermant ce livre. Mais je m’attendais à être triste parce qu’une super trilogie se termine, pas parce que l’ultime tome ne se montre pas à la hauteur des deux précédents.

Oui, vous avez bien lu. The Retribution of Mara Dyer, que j’attendais impatiemment depuis plus d’un an, m’a déçue. Ne vous méprenez pas, j’ai aimé, mais beauuuucoup moins que ce que j’aurais dû. Avais-je placé la barre trop haut ? C’est possible. Mais voilà les faits :

Le début était un peu confus. Il m’a fallu un moment avant de vraiment comprendre ce qui se passait. Je pensais que c’était parce que mes souvenirs de Evolution s’était un peu évaporés depuis le temps, mais même après avoir lu un résumé avec spoilers sur Internet (merci Recaptains !) pour me rafraîchir la mémoire, c’était pas mieux. Mais j’ai continué à lire, parce que c’était Mara Dyer, et que je DEVAIS aimer.

J’ai quand même fini par entrer dans l’histoire, autour du quart du roman à peu près (il était temps, non ?), mais je n’en avais pas fini avec les déceptions. Là a commencé l’une de mes plus gros problèmes avec ce livre. Tout ce qui se passe pendant la fuite de Mara, Jamie et Stella de Horizons est beaucoup trop simple. Ils arrivent à faire gober à tout le monde leur histoire à dormir debout sans s’attirer la moindre suspicion, ils volent des voitures comme si c’était la chose la plus normale du monde, et Jamie use et abuse de son pouvoir et ça marche à chaque coup alors qu’il ne s’est jamais particulièrement entraîné avant. Tout se déroule sans encombres alors qu’ils auraient dû en rencontrer au moins quelques unes, des encombres. Unbecoming et Evolution ont comme point fort d’être très réalistes même quand il se passe des choses surnaturelles. Retribution au contraire était assez irréaliste.

Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus déçue. Non, mon plus gros souci a été que tout au long du livre, j’ai assisté aux évènements de l’extérieur. Pas une seule fois je me suis sentie un minimum impliquée dans ce qui arrivait à mes personnages préférés. Est-ce que vous pouvez ne serait-ce qu’imaginer ma déception, quand vous savez que je me suis complètement immergée dans les deux premiers tomes, que je ressentais la confusion de Mara, souffrais de ses blessures ? Mon Dieu, j’ai envie de pleurer. Je n’ai pas du tout compris Mara dans ce tome. Je peux comprendre qu’elle ait eu besoin de se blinder pour traverser tout ce qu’elle a eu à traverser, mais le changement s’est fait d’un coup, je n’étais pas préparée.

Bon, j’ai quand même fini par vraiment apprécier vers la fin, le dernier tiers du roman. Ca m’a beaucoup plu quand tous les mystères commencent à être révélés, que les pièces du puzzle s’emboîtent les unes dans les autres et qu’on réalise que tout était planifié depuis le début (mais on n’a rien vu venir, évidemment). Je me trompe peut-être, mais j’ai l’impression que Michelle Hodkin avait son dénouement prévu depuis le départ mais elle ne savait pas comment l’amener... et comme elle ne pouvait pas reculer une nouvelle fois la date de publication sous peine de se faire étriper par ses fans, elle a écrit quelque chose malgré tout. Je suis peut-être complètement à côté de la plaque, mais c’est vraiment le sentiment que j’ai.

Je sais que j’ai surtout mis en avant le négatif dans ma chronique, mais n’allez surtout pas penser que j’ai détesté ce livre ! Ce n’est pas du tout le cas, j’ai même plutôt aimé, mais j’aurais tellement voulu adorer, c’est pourquoi ce sont surtout les points négatifs qui me viennent en tête quand je dois en parler. Mais ne vous en faites pas, je suis toujours fan de la trilogie, je prendrai plaisir à relire les deux premiers tomes, et une partie de ma tristesse en tournant la dernière page venait bel et bien du fait que maintenant, Mara Dyer c’est fini.

Je vous le recommande si : je vous recommande la trilogie si vous aimez les thrillers paranormaux et les romans « mind-blowing », je sais pas comment on dit ça en français.

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* « Tu es une fille, Mara. Une fille bénie et maudite. »

jeudi 6 novembre 2014

The Madman's Daughter #1 by Megan Shepherd







Title: The Madman’s Daughter #1
Author: Megan Shepherd
Publication date: 2013
Publisher: Balzer & Bray
Number of pages: 420



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Sixteen-year-old Juliet Moreau has built her life for herself in London – working as a maid, attending church on Sundays, and trying not to think about the scandal that ruined her life. After all, no one ever proved the rumors about her father’s gruesome experiments. But when she learns he is alive and continuing his work on a remote island, she is determined to find out if the accusations are true.

Accompanied by her father’s handsome young assistant, Montgomery, and an enigmatic castaway, Edward – both of whom she is deeply drawn to – Juliet travels to the island, only to discover the depths of her father’s madness. (I cut the rest of the blurb because it sounds too spoilery to me, especially for those who don’t know the original story of The Island of Doctor Moreau)


Finally a book that lived up to my expectations! It had been a while! Well, this book didn’t put me head over heels because there were a few things (one in particular) that bothered me, but still it was a great read and it didn’t disappoint at all.

The Madman’s Daughter is the story of Juliet Moreau, a young girl born a noble in Victorian London but lost everything when her father had to face terrible accusations because of his scientific experiments and disappeared. Now, at only sixteen, Juliet has been on her own since her mother’s death, trying to survive day after day by working as a maid. But when she suddenly ran into Montgomery, her father’s former assistant, and find out that he still is his assistant, Juliet doesn’t hesitate before following him to the island where her father has retired to pursue his work after the scandal. There, she will discover what his father’s science really is about, and what she’ll find might change her forever.

This story is a retelling of The Island of Doctor Moreau by H.G. Wells. I haven’t read it (yet) so I can’t say if it has a lot in common with the original story or not (it seems so, from what I know about H.G. Wells’ work, but I might be wrong). But in any case, that was a very original story for a YA book. Well, there were a few classic things like the romance, the young girl who has to stand for herself... but in the subject tackled and the general atmosphere this book was one of a kind.

Juliet was a very interesting main character. Feminist at a time when women had no rights, she isn’t interested in finding a husband but rather in medicine and science, like her father. All throughout the book you can feel this fascination Juliet has for her father: she admires him, but at the same time she fears him. And this feeling only became more marked when unravels the mystery of his experiments. Since I knew what Doctor Moreau’s experiments in the original story were, the revelation wasn’t really one for me but I still found it very interesting to see how Juliet reacted to this, how torn she was. Because she couldn’t help being horrified and angry, but at the same time she couldn’t deny her admiration and love for her father all of a sudden. Personally, I didn’t like the father from the moment I ‘met’ him, but that’s also because I knew that he was a madman, knowing the original story.

I chose to read this book around Halloween time because I thought it’d be scary. In fact it wasn’t really, but it still was a good Halloween read because the atmosphere is quite dark and somewhat gothic, and there are a few gruesome scenes, with lots of blood, which will make you cringe if you’re an active militant for animals’ rights. And even if you’re not a militant but just like animals.

Only one little thing bothered me in this book: the love triangle. Seriously, it wasn’t necessary at all. Well, it was a minor part of the story so it was okay, I could easily go over it. I’ve read much worse love triangles. But the fact is that I would have loved the book if Juliet wasn’t swooning alternatively over Montgomery and Edward all the time. Actually, it would have done very well without romance at all, period. Especially that I wasn’t a fan of either men: Edward was interesting as a character, because of the mysteries in his past, but I didn’t like him that much, and Montgomery lacked personality.

All in all, it was a really great book. I totally enjoyed the story and I liked that it was a retelling of an unusual story (I do love fairytales retelling, but these are very classic retellings). The ending was really surprising and I’m looking forward to reading the sequel. I think I will also read the original story by H.G. Wells because I got very curious about it.


I recommend this book to you if: you like books with kind of dark atmosphere, and you don’t mind a few bloody scenes. 

mercredi 10 septembre 2014

Some quiet place de Kelsey Sutton







Titre : Some quiet place
Auteur : Kelsey Sutton (Etats-Unis)
Date de parution : 2013
Editeur : Flux
Nombre de pages : 331







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I can’t feel sadness, anger, or fear. I can’t feel anything. I’ve grown talented at pretending.

Elizabeth Caldwell doesn’t feel emotions… she sees them in human form. Longing hovers around the shy, adoring boy at school. Courage materializes beside her dying friend. Fury and Resentment visit her abusive home. They’ve all given up on Elizabeth because she doesn’t succumb to their touch. All, that is, except beautiful Fear, who sometimes torments her and other times plays her compassionate savior. He’s obsessed with finding the answer to one question: what happened to Elizabeth to make her this way?

They both sense that the key to Elizabeth’s condition is somehow connected to the paintings of her dreams, which show visions of death and grief that raise more questions than answers. But as a shadowy menace begins to stalk her, Elizabeth’s very survival depends on discovering the truth about herself. When it matters most, she may not be able to rely on Fear to save her.

Je ne peux pas ressentir la tristesse, la colère, ou la peur. Je ne peux rien ressentir. Je suis devenue douée pour prétendre.

Elizabeth Caldwell ne ressent pas les émotions... elle les voit sous forme humaine. Désir tourne autour du garçon timide à l’école. Courage se matérialise aux côtés de son amie mourante. Fureur et Ressentiment visitent son foyer abusif. Ils ont tous abandonné Elizabeth parce qu’elle ne succombe pas à leur toucher. Tous, sauf le beau Peur, qui parfois la tourmente et parfois joue le sauveur compatissant. Il est obsédé par la réponse à une question : qu’est-il arrivé à Elizabeth pour la rendre comme ça ?

Ils sentent tous les deux que la clé de l’état d’Elizabeth est d’une certaine manière relié aux peintures de ses rêves, qui représentent des visions de mort et de chagrin qui soulèvent plus de questions que de réponses. Mais alors qu’une ombre menaçante commence à la traquer, la survie d’Elizabeth implique découvrir la vérité sur elle-même. Au moment crucial, elle ne pourra peut-être pas compter sur Peur pour la sauver.


“Life is a funny thing. Some want it, some throw it away. Some cling to it, some have it stolen from them. It’s terrifying…” *

Avec un tel résumé et une telle couverture, vous comprendrez aisément pourquoi je n’ai pas pu résister à l’appel de ce livre. Et a quel point ma déception a été grande quand j’ai eu un mal fou à le terminer. Car oui, Some quiet place fut une grosse, énorme déception.

Nous faisons la connaissance d’Elizabeth Caldwell, jeune fille un peu particulière puisqu’elle ne ressent aucune émotion. Elle est, comme elle se définit elle-même, une coquille vide. Les émotions ne sont toutefois pas absentes de sa vie puisqu’au lieu de les ressentir, elle les voit, sous la forme d’individus invisibles aux yeux de tous sauf elle. Pourquoi est-elle comme ça, elle n’en a aucune idée. Serait-ce lié aux cauchemars qui la hantent toutes les nuits ?

Une qualité qu’on ne peut pas enlever au roman, c’est son originalité. Je ne crois pas qu’il existe d’autres romans mettant en scène des émotions personnifiées. Et même si l’histoire m’a finalement profondément ennuyée, je dois dire que j’ai tout de même trouvé cette idée vraiment intéressante. Les premiers chapitres, d’ailleurs, ont retenu mon attention. L’absence de sentiments d’Elizabeth, la présence de toute une palette d’émotions sous formes d’individus, l’insistance de Peur pour essayer de faire ressentir quelque chose à l’héroïne, les acteurs des cauchemars d’Elizabeth... tout ça m’a intriguée et je tournais les pages, avide d’en savoir plus. Malheureusement, mon intérêt est très vite retombé quand je me suis rendue compte que l’intrigue s’enlisait, et que je n’arrivais pas à entrer dans l’histoire ni à m’attacher au personnage.

Le plus gros problème pour moi a été le personnage d’Elizabeth. Etant donné que c’est très souvent à travers les héros que nous ressentons des émotions pendant notre lecture, Kelsey Sutton s’est lancé un défi des plus ardus en choisissant d’écrire du point de vue d’une héroïne qui ne ressent rien. Et elle n’a pas su relever ce défi, en tous cas ça n’a pas marché avec moi. Je n’ai absolument rien ressenti en lisant ce livre, comme si j’étais émotionnellement aussi vide qu’Elizabeth. On sent effectivement bien son absence d’émotions, mais le problème c’est qu’elle nous la transmet à nous aussi, et je ne suis pas sûre que ce soit le but recherché. De plus, j’ai trouvé la jeune fille beaucoup trop passive dans son histoire. Je ne pense pas que l’incapacité à ressentir la peur, la colère, etc. vous empêche toute réaction lorsque vous êtes en danger.
Quant aux autres personnages, bien qu’ils aient des sentiments, je les ai ressentis aussi vides qu’Elizabeth. Aucun ne m’a marquée. Peur est peut-être celui qui sort un peu du lot, mais même là je ne saurais pas trop quoi dire sur lui.

Le résumé m’avait laissée penser qu’il s’agissait d’une sorte de thriller paranormal. Il n’en est rien. Il y a bien un méchant, mais il arrive vraiment tard et au moment de sa première apparition, j’avais déjà décroché, je ressentais autant d’émotions qu’Elizabeth, donc il ne m’a pas fait peur, du tout. En fait, je ne sais pas trop comment classer ce roman. Il y a un peu de romance (avec une sorte de triangle amoureux, d’ailleurs), il y a un méchant, il y a un peu de psychologie... mais j’ai eu l’impression que tout ça n’a été que survolé. Ou peut-être est-ce juste moi qui ai lu trop rapidement, pressée d’en finir, pour vraiment saisir le sens de cette histoire. C’est possible.

Pour conclure, j’ai été extrêmement déçue par Some quiet place, qui malgré un début très prometteur, m’a finalement laissée de marbre, au point que j’ai fini par lire en diagonale. Beaucoup de potentiel gâché, et c’est vraiment dommage.

Je vous le recommande si : Si ça ne tient qu’à moi, je ne vous le recommande pas, mais les chroniques sur Goodreads sont majoritairement très positives (beaucoup de 4 et de 5/5), donc c’est peut-être juste avec moi que ça n’a pas marché. Je vous encourage donc à tenter si le résumé vous fait envie !

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* « La vie, c’est une drôle de chose. Certains la veulent, d’autres la jettent. Certains s’y accrochent, d’autres se la voient voler. C’est terrifiant... »