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vendredi 26 décembre 2014

Requiem (L'envers du paradis #2) de Mélanie Wency






Titre : Requiem (L’envers du paradis #2)
Auteur : Mélanie Wency (France)
Date de parution : 8 décembre 2014
Editeur : Hélène Jacob
Nombre de pages : 320





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Depuis qu’ils sont entrés dans ma vie, plus rien ne sera comme avant, inutile de le nier.

Je sais à présent que je suis un ange né d’un amour interdit, fait que j’étais la seule à ignorer, et que je suis la clé du réveil de Sébastian. Mais mon passé renferme d’autres secrets qui s’amusent à se révéler dans mes rêves. Et s’ils étaient le reflet d’une réalité que je refuse d’accepter ?

Et ce n’est pas Lexis qui contredira cette idée ! Cette mystérieuse démone semble détenir la réponse à ma question permanente : qui suis-je ? Ou plutôt, qui est cette ombre portant une cicatrice similaire à la mienne ?

Et si Kyrian s’était trompé au sujet de ma résurrection ?
Et si elle avançait à grands pas et que je ne pouvais pas lutter contre ?
Et si je devais tomber pour mieux me relever ?


Je dois avouer que je n’avais que peu de souvenirs du tome 1 quand j’ai commencé celui-ci (j’ai une mémoire de poisson rouge, je sais), du coup, j’ai eu bien du mal avec les premiers chapitres. Mais ça a fini par revenir, et mon verdict final est le même que pour le tome précédent : j’ai passé un très bon moment, mais je suis loin d’avoir eu un coup de cœur.

Nous retrouvons Kassia, toujours à la recherche d’un moyen de ramener son ami Sébastian à la vie. Mais d’autres éléments viennent la détourner de sa quête, notamment quelques révélations de poids sur son passé : il semblerait qu’elle soit loin d’être un ange comme les autres...

Beaucoup de tomes 2 sont des tomes de transition où il ne se passe pas grand-chose, mais je peux vous dire que pour une fois, ce n’est pas le cas ici. Requiem est riche en actions,  et encore plus en révélations. On en apprend énormément sur le passé de Kassia, et sur son identité. Alors, ce ne sont pas des révélations fulgurantes puisque je me doutais de plusieurs choses bien avant qu’elles ne soient dévoilées, mais elles ont au moins le mérite de faire progresser l’intrigue à grands pas, et de faire également évoluer notre héroïne.
Par contre, j’ai trouvé que les rebondissements étaient un peu confus par moments. Notamment lorsque les rêves de Kassia entraient en jeu, il était difficile de savoir si l’action en train de se dérouler était seulement un rêve, ou la réalité, ou un rêve ayant des conséquences sur la réalité... Après, je l’ai peut-être ressenti comme ça parce que je l’ai lu à une période où j’étais très fatiguée et j’avais un peu de mal à me concentrer sur mon livre. Il faudrait voir si d’autres lecteurs ont relevé le même défaut.

Kassia, l’héroïne, est fidèle à ce qu’elle était dans le tome 1. Toujours un peu naïve et un peu cruche, elle m’agace un peu parfois, mais dans l’ensemble, je l’aime bien. Ce que j’ai particulièrement apprécié à son sujet dans ce tome, c’est que contrairement à beaucoup d’autres héroïnes de romances paranormales YA, elle est tout à fait capable de se concentrer sur autre chose que sur l’absence de son chéri, quand celui-ci vaque à ses occupations ailleurs. J’avais peur qu’elle devienne une pleurnicheuse de ce genre, heureusement elle m’a épargné ça.

Du côté des personnages secondaires, il y a eu déceptions et bonnes surprises. La déception vient des deux personnages masculins, l’ange Amaël et le démon Kyrian, que j’appréciais pourtant beaucoup dans le tome précédent. Là, Amaël m’est apparu très froid, presque dénué de sentiments. Quant à Kyrian, je ne peux pas vraiment dire que je ne l’ai pas aimé dans ce tome-ci, mais disons que je n’ai pas retrouvé les raisons pour lesquelles il me plaisait dans Résurrection. Et puis il y a quelque chose qui m’a particulièrement agacée avec lui, c’est qu’il ne cesse de répéter à Kassia qu’elle est à lui. Personnellement je ne trouve pas ça romantique, je trouve ça inquiétant.
Heureusement, il y a aussi eu deux bonnes surprises avec les deux nouveaux personnages qui font leur apparition dans Requiem : Kass et Lexis (rien à voir avec le diagramme de Lexis). Je vous laisse les découvrir entièrement par vous-même pour ne pas vous spoiler.

Le roman se termine sur un énorme cliffhanger,  et cette fois, il est très bien amené (ce n’était pas le cas dans le tome 1, où on aurait très bien pu s’en passer). Ca va être dur d’attendre jusqu’à la sortie du tome 3 !

Pour conclure, Requiem est un très bon second tome, qui a su éviter le coup de mou que présentent les tomes 2 de beaucoup de trilogies. J’ai passé un très bon moment, et je pense que j’aurais pu l’apprécier encore plus si je l’avais lu à une meilleure période. C’est facilement le genre de livre qu’on lit d’une traite tant il se passe des choses sans arrêt !


Je vous le recommande si : vous aimez les histoires d’anges et de démons, et la romance paranormale YA.

samedi 3 mai 2014

Requiem (Delirium #3) de Lauren Oliver






Titre : Requiem (Delirium #3)
Titre original : Requiem (Delirium #3) – traduit par Alice Delabre
Auteur : Lauren Oliver (Etats-Unis)
Date de parution : 2012 aux Etats-Unis, 2013 en France
Editeur : Black Moon








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Alex est revenu. Le premier amour de Lena n’est pas mort. Mais il a changé. Les mois de torture, la lutte de chaque jour dans une nature hostile, la menace qui pèse sur la résistance plus grande que jamais : Alex n’est plus le même.

Hana non plus. Hana qui a été opérée. Hana qui va se marier. Hana qui doute.

Imaginez qu’on vous prive de tout sentiment. Que la liberté ne soit plus qu’un vieux souvenir dénué de sens. Jusqu’où iriez-vous pour garder le droit d’aimer ?


/!\ ATTENTION. Contient des spoilers des deux premiers tomes. Si vous présentez une allergie connue à ces substances, veuillez ne pas vous aventurez plus loin. Je décline toute responsabilité en cas de spoliation accidentelle /!\

« Qui sait ? Peut-être qu’ils ont raison. Peut-être que nous sommes rendus fous par nos émotions. Peut-être que l’amour est une maladie et que nous serions mieux sans elle.
Nous avons choisi une autre route pourtant. En fin de compte, c’est pour cette raison précise que nous avons refusé le remède. La liberté de choix. La liberté de suivre la mauvaise voie. »

J’ai bien du mal à savoir quoi penser de cet ultime tome. Je l’ai apprécié, mais certaines choses m’ont vraiment beaucoup déçue.

Dans ce tome trois, nous alternons les points de vue de Lena et de son ancienne meilleure amie, Hana. Les deux filles vivent des situations totalement différentes : Lena fait désormais partie de la résistance, et même si on la tient toujours un peu à l’écart des grandes décisions, elle a su se faire se place au sein des Invalides. Hana, de son côté, a subi le Protocole, et s’apprête à se marier. Et pas avec n’importe qui : non, c’est le futur maire de Portland qui lui a été attribué comme compagnon.
Mais toutes deux ont un point commun : elles doutent, se demandent si la vie qu’elles mènent est vraiment celle dont elles ont rêvé.

Ce double point de vue fait partie des éléments qui m’ont le plus plu. Depuis le tome 1 Hana fait partie de mes personnages préférés de la saga, et sa présence m’a manqué dans Pandemonium. J’étais donc vraiment contente de la retrouver dans Requiem, même si elle n’est plus vraiment la même. Elle n’est plus la jeune fille rebelle et pleine de vie que nous connaissions au début de la saga, le Protocole l’a rendue lisse, sans histoires, même si parfois l’ancienne Hana refait surface pour quelques courts instants. Je l’ai trouvée vraiment égoïste par moments, et elle m’est apparue beaucoup moins sympathique que dans le premier tome, même si j’ai malgré tout aimé la suivre.
 En fait, ce que j’ai surtout apprécié dans le point de vue de Hana, c’est qu’il nous permet de voir la situation à la fois du côté des rebelles et des autorités, de ceux qui croient dans le système. C’est souvent quelque chose que l’on n’a pas dans les dystopies puisque tous les personnages principaux sont des rebelles, alors que c’est aussi intéressant de voir les choses à travers les yeux de l’autre camp.

Le point de vue de Lena nous plonge donc dans le quotidien des résistants, au sein desquels elle a vraiment réussi à se faire une place depuis le sauvetage de Julian. Cette fois, les résistants ont décidé de ne plus se cacher dans la Nature, à espérer qu’on ne les trouve pas. Ils veulent agir, c’est donc une véritable guerre qui se prépare.
J’ai apprécié la fragilité de Lena dans ce dernier tome, et ses doutes face à cette vie dans la Nature qui ne correspond en rien à la liberté dont elle a rêvé. Mais il faut bien le dire, il y a également certaines choses qui m’ont agacée à son propos. Le fait qu’elle passe son temps à tergiverser sur ses sentiments amoureux alors qu’il y a des choses autrement plus importantes qui sont en train de se jouer, surtout. C’est vrai que l’amour est au centre de cette dystopie et c’est vrai aussi que le triangle amoureux est bien mené – j’étais même plutôt contente de le voir apparaître puisque dans Pandemonium je trouvais que Lena oubliait un peu vite Alex – mais quand même, plusieurs fois j’ai eu envie de dire à notre héroïne « bon ma petite, y’a une guerre qui se prépare là, alors tes problèmes de cœur, tu t’en occuperas plus tard, ok ? ».

La fin… je sais qu’elle a fait couler beaucoup d’encre, et je comprends désormais pourquoi. Ce n’est pas une vraie fin que nous donne là Lauren Oliver. Déjà, pour un tome final, je trouvais que l’affrontement entre les Invalides et Régulateurs tardait à arriver, et en effet il arrive vraiment tard dans le roman, ce qui en fait pour moi un tome de transition et non pas un tome final. L’auteure ne répond à aucune des questions qu’elle soulève dans sa trilogie : quelle va-être l’issue de la guerre menée par les Invalides ? Qu’est-il arrivé à la famille de Lena ? Que va-t-il advenir de Hana ? Et du triangle amoureux Julian-Lena-Alex ? Faire une fin ouverte, c’est une chose, mais pour moi, une bonne fin ouverte est une fin qui ouvre de nouvelles perspectives, pas qui s’arrête abruptement en laissant le soin au lecteur de répondre lui-même aux questions qu’ont suscité le récit… J’ai eu comme l’impression que Lauren Oliver ne savait pas comment terminer sa saga, donc elle a tout laissé en plan et clos cet ultime tome par quelques considérations moralistes qui concernent plus notre vie de tous les jours à nous, lecteurs, que celle de nos héros. Je trouve ça un peu facile, et ça ne me plait pas. J’avais pourtant vraiment apprécié ma lecture, mais cette fin me laisse un tel goût d’inachevé que je referme cette trilogie sur une note franchement négative.

Pour conclure, si l’on fait abstraction du fait qu’il manque quelques chapitres, voir même un tome entier, pour que la saga soit complète, Delirium reste tout de même une bonne dystopie, agréable à lire – Lauren Oliver a une superbe plume. C’est loin d’être la meilleure saga du genre, mais j’ai tout de même passé un très bon moment avec chacun des trois tomes. Dommage que la fin de Requiem vienne gâcher cette bonne impression.

Je vous le recommande si : vous aimez les dystopies. Par certains côtés Delirium m’a un peu fait penser à la saga Uglies de Scott Westerfeld, donc si vous avez aimé cette série, pourquoi pas tenter celle de Lauren Oliver ?

« C’est un bon résumé du passé : il glisse l’air de rien, puis s’accumule en fines strates. Si on n’y prête pas garde, on se retrouve enterré dessous. »