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mercredi 6 août 2014

Four : a Divergent collection (Divergent #0.1 - 0.4) de Veronica Roth






Titre : Four – a Divergent collection
Auteur : Veronica Roth (Etats-Unis)
Date de parution : juillet 2014
Editeur : Katherine Tegen Books
Nombre de pages : 208






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Two years before Beatrice Prior made her choice, the sixteen-year-old son of Abnegation’s faction leader did the same. Tobias’s transfer to Dauntless is a chance to begin again. Here, he will not be called the name his parents gave him. Here, he will not let fear turn him into a cowering child.

Newly christened “Four,” he discovers during initiation that he will succeed in Dauntless. Initiation is only the beginning, though; Four must claim his place in the Dauntless hierarchy. His decisions will affect future initiates as well as uncover secrets that could threaten his own future—and the future of the entire faction system.

Two years later, Four is poised to take action, but the course is still unclear. The first new initiate who jumps into the net might change all that. With her, the way to righting their world might become clear. With her, it might become possible to be Tobias once again.

Deux ans avant que Beatrice Prior ne fasse son choix, le fils de seize ans du leader des Altruistes a fait de même. Pour Tobias, être transféré chez les Audacieux est une chance de repartir de zéro. Ici, il ne sera plus appelé par le nom que ses parents lui ont donné. Ici, il ne laissera pas la peur faire de lui un enfant peureux.

Nouvellement baptisé « Quatre », il découvre durant l’initiation qu’il réussira chez les Audacieux. L’initiation est seulement le début toutefois ; Quatre doit réclamer sa place dans la hiérarchie Audacieuse. Ses décisions vont affecter les future novices tandis qu’il lève le voile sur des secrets qui pourraient menacer son propre futur – et le futur du système de factions tout entier.

Deux ans plus tard, Quatre est sur le point de passer à l’action, mais le plan n’est pas encore très clair. La première novice à sauter dans le filet pourrait bien tout changer. Avec elle, la façon de remettre le monde dans le droit chemin pourrait s’éclairer. Avec elle, il pourrait être possible d’être de nouveau Tobias.


/!\ ATTENTION. Présence de quelques spoilers des tomes 1 et 2. A vos risques et périls. Je décline toute responsabilité en cas de spoliation accidentelle /!\

Four : a Divergent collection est un recueil de quatre nouvelles retraçant le parcours de Tobias, aka Four, depuis son transfert des Altruistes aux Audacieux jusqu’à sa rencontre avec Tris, et le début de leur relation. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur ce personnage pour le moins complexe et fascinant.

Mini-chroniques nouvelle par nouvelle :

The Transfert : Cette première nouvelle suit le jeune Tobias avant qu’il ne devienne le Four que l’on connait. Il est encore Tobias, un jeune homme totalement sous l’emprise d’un père très dur. Mais il a envie de se libérer de cette emprise, et la cérémonie du Choix qui s’approche pourrait bien être cette occasion là. Néanmoins, il doute.
Il est assez facile de faire un parallèle entre la cérémonie du Choix de Tobias et celle de Tris, deux ans plus tard. Même si ce n’est pas pour les mêmes raisons, tous les deux se sentent à l’étroit dans leur faction d’origine et voient leur faction d’arrivée comme l’occasion de se forger une nouvelle identité. Ils passent par les mêmes doutes.
C’est ce que je retiendrai de cette nouvelle : la ressemblance de parcours entre Tris et Tobias, et ce jeune Tobias, faible et vulnérable, qui commence doucement à se détacher de l’enfant qu’il était pour se créer un nouveau personnage.
5/5

The Initiate : La seconde nouvelle nous fait vivre l’initiation de Tobias. Là encore on peut y repérer des parallèles avec celle de Tris, mais ce n’est pas ce qui m’a le plus marqué. Ce qui m’a le plus plu dans  cette nouvelle a été de suivre l’évolution de Tobias, ou devrais-je dire de Four, puisque Tobias, désormais, n’existe plus. Nous voyons comment, petit à petit, Tobias se fond dans le personnage qu’il a décidé de se créer, comment il abandonne son éducation altruiste pour adopter les manières des Audacieux. Cette nouvelle retrace clairement la genèse du Four que l’on découvre dans le tome 1, celui qui semble invulnérable, sûr de lui, et on découvre que finalement, il est très loin de l’être.
C’est également l’occasion de voir un peu plus certains personnages secondaires de la saga : Zeke, Shauna, Lauren, Amar...,  mais aussi et surtout les débuts d’Eric chez les Audacieux, et la rivalité entre lui et Four.
5/5

The Son : J’ai un peu moins aimé cette nouvelle, même si elle a quand même des aspects intéressants. Nous nous trouvons après l’initiation, les nouveaux Audacieux doivent donc trouver leur place dans l’organisation de leur faction, et Four s’étant classé premier à l’initiation, il peut prétendre à une position haut placée dans la hiérarchie. Cette nouvelle nous fait découvrir la vie quotidienne chez les Audacieux – ce qu’on ne voit pas tellement dans la saga.
Mais surtout on voit les prémices de l’attaque des Altruistes par l’armée audacieuse à la fin du tome 1, l’emprise de plus en plus présente de Jeanine sur les leaders Audacieux, et les doutes de Four qui augmentent, d’autant plus que c’est à ce moment là qu’il découvre que sa mère, qu’il croyait morte, est en fait la leader des Sans Faction.
The Son nous apprend également les raisons de la rivalité aussi forte entre Eric et Four, qui va bien au-delà du simple fait que Four ait dépassé Eric au classement lors de l’initiation.
4/5

The Traitor : Cette nouvelle est plus ou moins un condensé du tome 1, mais du point de vue de Four. C’est sans aucun doute celle qui m’a le moins plu, parce que je connaissais déjà les évènements. Même si ce n’était pas inintéressant de revivre ces scènes là d’un autre point de vue, surtout à la lumière de la nouvelle précédente, je n’ai pas découvert ni un nouveau Four, ni une nouvelle partie de l’histoire. Du coup, même si j’ai apprécié ma lecture, je ne garderai pas un gros souvenir de cette dernière nouvelle.
3.5/5

En bref : Ce recueil de nouvelles éclaire le personnage de Four sous un autre angle. On aperçoit ce côté de sa personnalité dans le tome 3 avec les chapitres de son point de vue où il apparait vulnérable et plein de doutes, et ce recueil est l’occasion de voir qu’il était comme ça depuis le début, même s’il ne le montrait pas.
On peut lire la saga Divergent sans lire ce recueil de nouvelles, mais il plaira sans aucun doute à tous les fans du personnage de Four, et c’est un bon moyen de prolonger un peu cette saga qu’on adore et qu’on ne veut pas quitter.

Je vous le recommande si : vous avez adoré Divergent.


Vous pouvez retrouver chaque nouvelle séparément, au format numérique :



Il me semble qu'une traduction française est prévue pour 2015, chez Nathan. A confirmer.

samedi 12 avril 2014

Chronique film : Divergent

Titre : Divergent
Réalisateur : Neil Burger
Date de sortie : 9 avril 2014
Durée : 2h20
Casting : Shailene Woodley (Tris), Theo James (Four), Kate Winslet (Jeanine)...


Divergent, l'une des adaptation que j'attendais avec le plus d'impatience. Je suis une grande fan de la trilogie de Veronica Roth, donc forcément j'avais hâte de voir ce que ça pouvait donner à l'écran, mais j'en attendais aussi beaucoup - donc plus de risques d'être déçue, aussi. 

Laissez moi vous rassurer tout de suite : je n'ai pas été déçue. Loin de là. Neil Burger a très bien su s'emparer du livre pour le porter à l'écran, il s'agit là d'une des adaptations les plus fidèles - si ce n'est LA plus fidèle - que j'aie vues. J'ai même retrouvé certains dialogues du livres à l'identique ! Bon, forcément, avec Veronica Roth comme co-productrice, ça ne pouvait pas ne pas être fidèle au livre.

L'une de mes craintes, après avoir vu le tout premier extrait du film (la scène du baiser entre Tris et Four (avec une horrible chanson comme fond sonore qui malheureusement s'est retrouvée dans le film aussi), était que la romance prenne beaucoup trop de place, transformant Divergent en un film pour préados du genre Twilight. Quel ne fut pas mon soulagement quand je me suis rendue compte que ce n'était pas le cas, bien au contraire, la romance est vraiment reléguée au second plan. Déjà qu'elle n'occupe pas une place primordiale dans le livre, elle est encore moins présente dans le film, c'est vous dire. C'est très bien comme ça, même si je dois avouer que j'aurais bien aimé qu'on voie un peu plus l'évolution progressive des sentiments entre nos deux protagonistes. Mais rien n'est parfait, n'est-ce pas ?


Les acteurs m'ont tous fait forte impression, je trouve qu'ils ont vraiment tous su donner vie à leur personnage à la perfection. Je dois dire que j'avais quelque doutes concernant le choix de Theo James dans le rôle de Four (il est trèèèèèèès loin de l'image que je me faisais de ce personnage), mais il a totalement su me convaincre, s'emparant avec brio du côté énigmatique de son personnage.
Je ne connaissais pas Shailene Woodley avant de la voir dans ce film (je crois que c'est la première fois qu'elle joue dans une aussi grosse production), mais il ne fait aucun doute qu'elle est une actrice talentueuse, qui a très bien donné vie à Tris, avec ses forces et ses faiblesses.


L'actrice qui m'a le plus convaincue est sans doute Zoe Kravitz dans le rôle de Christina. Il s'agit en effet d'un rôle secondaire, mais ces rôles restent tout de même importants. J'ai adoré Christina, sa fraîcheur et sa désarmante franchise, c'est EXACTEMENT comme ça que je me l'imaginais dans le livre.

En bref, ce film est une véritable réussite. Beaucoup d'action, mais également de l'émotion, une excellente interprétation du roman porté par un casting de grande qualité. Si vous n'êtes pas encore allés le voir, n'hésitez plus ! 

mercredi 13 novembre 2013

Allegiant (Divergent #3) by Veronica Roth

Titre : Allegiant (Divergent #3)
Auteur : Veronica Roth (Etats-Unis)
Date de parution : 22 octobre 2013
Editeur : Katherine Tegen Books
Nombre de pages : 526



Résumé :
The faction-based society that Tris Prior once believed in is shattered – fractured by violence and power struggles and scarred by loss and betrayal. So when offered a chance to explore the world past the limits she’s known, Tris is ready. Perhaps beyond the fence, she and Tobias will find a simple new life together, free from complicated lies, tangled loyalties and painful memories.
But Tris’s new reality is even more alarming than the one she left behind. Old discoveries are quickly rendered meaningless. Explosive new truths change the hearts of those she loves. And once again, Tris must battle to comprehend the complexities of human nature – and of herself – while facing impossible choices about courage, allegiance, sacrifice, and love.

La société basée sur les factions en laquelle Tris croyait a volé en éclats – fracturée par la violence et les lutes de pouvoir et marquée par la perte et la trahison. Ainsi quand elle se voit offrir la possibilité d’explorer le monde au-delà des limites qu’elle connait, Tris est prête. Peut-être qu’au-delà de la clôture, elle et Tobias trouveront une nouvelle vie, libérée des mensonges compliqués, des loyautés confuses et des souvenirs douloureux.
Mais la nouvelle réalité à laquelle Tris est confrontée est encore plus alarmante que celle qu’elle a laissée derrière elle. D’anciennes découvertes se révèlent rapidement dépourvues de sens. De nouvelles vérités explosives changent les cœurs de ceux qu’elle aime. Et une nouvelle fois, Tris doit se battre pour comprendre les complexités de la nature humaine – et de sa propre nature – tout en faisant face à des choix impossibles en matière de courage, de fidélité, de sacrifice et d’amour.
(Crédits de la traduction : moi-même :3)

Mon avis :
/!\ ATTENTION. Cette chronique contient des spoilers de Divergent et d’Insurgent. A vos risques et périls. Je décline toute responsabilité en cas de spoiliation accidentelle /!\

“I had never thought of that before, but he’s right – we don’t know what’s happened out there since they put us in here, or how many generations have lived and died since they did. We could be the last people left.
‘It doesn’t matter’, I say, more sternly that I mean to. ‘It doesn’t matter what’s out there, we have to see it for ourselves. And then we’ll deal with it once we have’” (Tris)*

“I don’t need to relive my fears anymore. All I need to do now is try to overcome them.” (Tobias)**

Question : Pourquoi les auteurs à succès sont ils très souvent des sadiques ? (Réponse : parce que nous les lecteurs sommes des masochistes, et on en redemande.)
Donc voilà, vous l’avez compris, Allegiant m’a complètement retournée. Je suis encore sous le choc, mais je vais essayer de vous faire une chronique qui tient la route quand même.

Souvenez-vous. A la fin d’Insurgent, Evelyn Johnson et les sans-faction prenaient le contrôle de la ville tandis que la vidéo d’Edith Prior était révélée à tous. Le nouveau gouvernement mené par la mère de Four a aboli les factions, mais au lieu de laisser plus de choix à la population, c’est une nouvelle forme de dictature qui se met en place. Alors qu’une résistance s’installe (les « Allegiant », (je vais traduire ça approximativement par « les Fidèles »), qui veulent le retour aux factions), Tris, Tobias et leurs amis décident eux de quitter l’enceinte de la ville pour découvrir la vérité qu’ils ont entre-aperçue dans le discours d’Edith Prior. Mais cette vérité est bien loin de ressembler à tout ce qu’ils auraient pu imaginer, et sa révélation va à nouveau mettre à mal le monde en lequel ils croyaient.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les avis sur ce dernier tome sont extrêmement mitigés. Ce ne fut pas mon cas, puisque j’ai tout simplement adoré. Dès les premières pages, j’ai retrouvé l’ambiance des premiers volets, les personnages que j’adore toujours autant, et l’écriture de Veronica Roth, simple et efficace à la fois.
Mais je pense comprendre pourquoi certains ont eu du mal à accrocher. C’est vrai, l’action est un peu longue à venir. Une bonne moitié du livre est consacrée aux révélations, sur le monde au-delà de la clôture mais aussi sur les origines et les raisons de l’existence de la société de factions que Tris et les autres ont toujours connu. Donc oui, y’a beaucoup de blabla et pas beaucoup de mouvement. Et si les explications ont du mal à vous convaincre, alors oui, y’a des chances que vous vous ennuyiez un petit peu (voire beaucoup).
Personnellement, je ne me suis pas ennuyée du tout. Toutes les révélations m’ont intéressée, j’avais toujours envie d’en savoir plus. Veronica Roth a vraiment très bien construit son univers, depuis le premier tome, tout nous amène à ces révélations, et ça tient parfaitement debout. A plusieurs reprises je me suis dit « mais oui, c’est pour ça que dans Divergent/Insurgent il se passe ça ! » La trilogie entière prend un tout autre sens à leur lumière, et ça m’a donné envie de relire les deux premiers tomes, que je vais voir sous un tout autre angle désormais.

Nouveauté par rapport aux deux premiers volets, Allegiant est raconté du point de vue à la fois de Tris et de Four/Tobias. Le regard de Tobias sur les évènements m’avait beaucoup manqué dans Insurgent, donc j’ai vraiment apprécié cette double narration. Veronica Roth a dû entendre mes prières. Merci Veronica, t’es chou.
On peut donc découvrir ce personnage un peu plus en profondeur, celui qui se cache derrière le masque de Four. On avait déjà pu observer quelques failles dans sa personnalité dans Insurgent, mais ici on voit vraiment à quel point il est travaillé par son passé, et à quel point il doute.
Le seul petit reproche que je pourrais faire est que Tris et Tobias ont plus ou moins la même « voix ». Du coup, quand je m’arrêtais au milieu d’un chapitre, lorsque je reprenais ma lecture plus tard j’avais parfois du mal à savoir quel personnage était narrateur.

Un autre point qui m’a plu, c’est la manière dont Veronica Roth explore les relations familiales dans ce tome. D’une part la relation entre Tris et son frère Caleb après la trahison de ce dernier, et les sentiments contradictoires de Tris, tiraillée entre le lien du sang qui l’oblige à aimer Caleb coûte que coûte et la haine qu’elle nourrit à son égard après qu’il l’ait conduit à sa propre mort. D’autre part, la relation entre Tobias et ses parents, mélange de haine, de rejet et d’envie d’avoir une relation normale avec eux, surtout avec sa mère.

Il est temps maintenant de parler de la fin, cette fin qui a fait couler tant d’encre. Alors oui, je suis d’accord avec la majorité, cette fin est atroce. J’ai eu envie d’hurler, ou de balancer mon livre à travers la pièce, ou d’étrangler Veronica Roth. Ou les trois à la fois. Mais ce n’est pas pour autant que je vais dire que je n’ai pas aimé le livre, parce que ce serait faux. Cette fin m’a bouleversée, elle m’a transformée en fontaine vivante, et je ne m’en suis toujours pas remise – je ne sais pas si je vais m’en remettre un jour – mais malgré tout, j’ai aimé. Et puis, quand même, au-delà de cet évènement terrible, il reste quand même de l’espoir. La fin n’est pas complètement négative, en fait.

Pour conclure, je ne suis pas du tout d’accord avec ceux qui pensent qu’Allegiant gâche toute la trilogie. Je pense au contraire qu’on a là un très beau final et que la conclusion, aussi tragique qu’elle soit, délivre un beau message. Pour moi Divergent restera la trilogie qui m’a fait aimer la dystopie, qui m’a donné envie de découvrir ce genre, et je la conseillerai à tous.

Le mot de la fin ? Toi qui t’apprêtes à lire ce livre : Be brave.
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* « Je n’y avais jamais pensé auparavant, mais il a raison – nous ne savons pas ce qui s’est passé à l’extérieur depuis qu’ils nous ont mis ici, ou combien de générations sont passées entre temps. Nous pourrions être les derniers encore en vie.
‘Ca n’a pas d’importance’, dis-je, plus sévèrement que j’en avais l’intention. ‘Peu importe ce qu’il y a à l’extérieur, nous devons le voir par nous-mêmes. Et ensuite on fera avec’ » (Tris)

** « Je n’ai plus besoin de revivre mes peurs. Tout ce que je dois faire maintenant, c’est essayer de les surmonter » (Tobias)

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En cliquant sur ce lien, vous pourrez lire les explications de Veronica Roth herself sur l’évènement ultra controversé de la fin (en anglais). ATTENTION, C’EST PLEIN DE SPOILERS !!! A vos risques et périls.

mercredi 28 août 2013

Divergent T.2 : Les insurgés de Veronica Roth

Titre : Divergent T.2 : Les insurgés (Divergent #2: Insurgent)
Auteur : Veronica Roth (Etats-Unis)
Date de parution : 2012 aux Etats-Unis comme en France
Editeur : Nathan
Nombre de pages : 463



Résumé :
Le monde de Tris a volé en éclats. La guerre a dressé entre elles les factions qui régissent la société, elle a tué ses parents et fait de ses amis des tueurs.
Tris est rongée par le chagrin et la culpabilité.
Mais elle est Divergente. Plus que tout autre, elle doit choisir son camp.
Et se battre pour sauver ce qui peut encore l’être.

Mon avis :

/!\ Attention, cette chronique contient des spoilers du tome 1. Si vous ne l’avez pas encore lu, pour votre sécurité, gardez vos distances. /!\

Je ne voulais pas lire ce tome 2 avant au moins cet automne, voire cet hiver, pour avoir moins longtemps à attendre la sortie VF du tome 3 (prévue pour avril 2014). Mais lorsque je l’ai eu entre les mains, je n’ai pas pu résister. Donc voilà, je l’ai dévoré en moins de deux jours. Et j’ai adoré (peut-être un peu moins que le tome 1, mais quand même).

Insurgent (je préfère le titre VO, ça sonne mieux que « Les insurgés ») reprend le cours des évènements immédiatement après la fin de Divergent. Les Erudits, aidés par des Audacieux transformés en robots exécutants grâce à une simulation, se sont attaqués aux Altruistes, les parents de Tris sont morts pour lui sauver la vie et elle a tiré sur l’un de ses meilleurs amis. Mais malgré tout, Tris doit continuer à se battre. Elle doit déterminer à qui elle peut faire confiance pour tenter de sauver ce monde qui s’entredéchire.

Dans beaucoup de trilogies, le tome 2 sert de tome de transition. Et qui dit tome de transition, dit tome où on s’ennuie un peu. Ce n’est pas le cas ici. Le rythme est encore plus rapide que dans le premier tome, l’intrigue avance à grands pas et on a notre lot d’action, de rebondissements et de révélations.
Si j’ai (très légèrement) moins aimé ce tome, ce n’est donc pas parce que je me suis ennuyée, mais au contraire parce que ça bouge presque trop. On change constamment de lieu, d’adversaire, de plan d’action… La situation est d’une extrême instabilité, et ça se ressent. En même temps, ce n’est pas vraiment une critique, car c’est tout à fait normal que ce soit comme ça. Mais le fait est que j’ai trouvé Insurgent un peu moins addictif que Divergent (un peu seulement).

Comme dans le tome 1 on suit le départ de Tris de sa faction d’origine, les Altruistes, et son initiation dans sa nouvelle faction, les Audacieux, il est normal que l’on ne parle quasiment que de ces deux factions.  Dans le tome 2 on en apprend un peu plus sur les trois autres factions (Fraternels, Sincères, Erudits). C’est intéressant de voir comment chaque faction s’organise autour de la valeur qu’elle défend, et comment les factions interagissent entre elles. Mais surtout, en apprendre plus sur les différents groupes qui clivent la société créé par Veronica Roth est l’occasion de se rendre compte qu’aucun n’est fondamentalement bon ou mauvais. Tous ont leurs qualités comme leurs défauts.
Les sans-factions jouent aussi un rôle prépondérant dans Insurgent. Ils sont bien loin de s’apparenter aux SDF de notre monde comme l’image donnée d’eux dans Divergent le laisse à penser. Au contraire, ils sont organisés et ambitieux et ils vont très probablement tenir l’un des rôles principaux dans le tome 3.

Au niveau des personnages, je n’ai pas reconnu la Tris du tome 1. Elle a énormément changé. Ce n’est plus la Tris qui se voulait courageuse, Audacieuse, mais une Tris beaucoup plus vulnérable, rongée par la culpabilité et partagée entre le désir de tout laisser tomber et la volonté de continuer à se battre. Ca ne la rend que plus attachante, et il n’y a aucun doute sur le fait qu’elle est une véritable héroïne, malgré ses faiblesses.
Tobias/Quatre a lui aussi évolué. Ou plutôt, il nous montre d’autres facettes de sa personnalité, qu’on ne voyait pas dans le tome 1. Il est tour à tour colérique, tendre, plein de regrets ou de ressentiment. Comme pour Tris, je n’avais pas l’impression de retrouver le même personnage que dans Divergent. Comme l’histoire est racontée du point de vue de Tris, on ne sait pas exactement ce qui se passe dans sa tête, c’est un peu dommage, j’aurais bien aimé voir les choses de son point de vue également.
Il y a une multitude de personnages secondaires, et il est difficile de distinguer les gentils des méchants. Et il n’est pas rare qu’un allié devienne un ennemi et inversement. Mais c’est ce qui est bien : personne n’est tout blanc ou tout noir. Chacun des personnages a ses bons et ses mauvais côtés, comme dans la réalité.

La romance entre Tris et Tobias poursuit son évolution, mais ce n’est clairement pas l’élément principal du roman. Et elle n’évolue pas dans le sens où on pourrait s’attendre. En fait leur relation est un peu comme sur des montagnes russes : des hauts et des bas. Ca va peut-être en décevoir certains, mais moi je trouve que c’est mieux comme ça, c’est plus crédible. Vu les difficultés qu’ils traversent ce ne serait pas très logique qu’ils soient sans arrêt en train de roucouler paisiblement.

Quant à la fin… je ne dirai pas qu’Insurgent se termine en cliffhanger terrible parce que l’auteure ne nous abandonne pas sadiquement en pleine action et avec un personnage entre la vie et la mort pour couronner le tout, mais quand même, la révélation finale est un petit cliffhanger, qui m’a fait décider de lire le tome 3 en VO dès sa sortie. Je n’aurai certainement pas la patience d’attendre jusqu’en avril !

jeudi 4 juillet 2013

Divergent T.1 de Veronica Roth

Titre : Divergent T.1 (Titre original : Divergent #1)
Auteur : Veronica Roth (Etats-Unis)
Date de parution : 2011 aux Etats-Unis comme en France
Editeur : Nathan
Nombre de pages : 440


Résumé :
Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions. A 16 ans, elle doit choisir sa nouvelle appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d'aptitudes n'est pas concluant.
Elle est divergente. Elle est en danger de mort.

Mon avis :
Oh. Mon. Dieu. Par où je commence ? Il y a tellement de choses que j’ai adorées dans ce livre, et j’ai un peu de mal à mettre mes pensées en ordre.

Commençons par résumer, si vous le voulez bien : Béatrice (ou Tris comme elle se fait appeler dans le roman) vit dans un Chicago post-apocalyptique où les gens sont divisés en cinq factions, chacune étant censée combattre un défaut de la nature humaine. Les Sincères sont contre le mensonge, les Audacieux contre la lâcheté, les Fraternels contre la méchanceté, les Altruistes contre l’égoïsme et les Erudits contre l’ignorance. A l’âge de 16 ans, les enfants choisissent à quelle faction ils souhaitent appartenir pour le restant de leur vie. Un test d’aptitudes permet de déterminer la faction à laquelle ils sont le mieux adaptés. Dans le cas de Tris, le test n’est pas concluant, elle manifeste des dispositions à parts égales pour trois des cinq factions : elle est Divergente, et selon la jeune femme qui lui a fait passer le test, c’est extrêmement dangereux.

En général je ne parle pas des personnages au début de mes chroniques, mais faisons exception pour une fois, car ce sont vraiment les personnages qui m’ont fait adorer ce roman, donc ils méritent d’être cités en premier. J’ai eu un coup de cœur pour Tris et Quatre, les deux personnages principaux. Je crois que je les ai surtout aimés parce que l’auteur les fait doucement mais sûrement évoluer tout au long du récit et leur changement était vraiment plaisant à suivre.
Au départ, Tris apparait comme une jeune fille un peu faible, qui s’en veut de penser ne serait-ce qu’un tout petit peu à elle (elle vient de la faction des Altruistes qui doivent se consacrer entièrement aux autres), et puis quand elle rejoint la faction des Audacieux et à mesure qu’elle s’adapte à leur mode de fonctionnement elle devient plus forte, plus mature et prend de l’envergure. Elle n’est pas parfaite, elle fait beaucoup d’erreurs, elle a des faiblesses, et cela ne la rend que plus humaine et plus attachante.
Quant à Quatre (ce n’est pas son vrai nom, mais je vous laisse découvrir sa véritable identité et la raison derrière ce curieux surnom), il est l’instructeur des jeunes Audacieux pendant leur période d’initiation, et à première vue il semble être un bad boy, un dur à cuire. Mais là aussi, il évolue et on découvre petit à petit qu’il beaucoup plus complexe qu’il n’y parait. Lui aussi a ses faiblesses, et c’est bien pour ça qu’on l’aime.
Il y a évidemment une romance qui se met en place entre les deux personnages, c’est évident dès le tout début, mais la romance ne prend quand même pas toute la place, et elle prend son temps pour se mettre en place, ce qui est appréciable.
Pour en revenir aux personnages, j’ai détesté les « méchants », Eric et Peter, et j’ai adoré deux personnages féminins secondaires, Tori et Christina. J’espère les retrouver dans les tomes suivants et qu’elles y prendront une place un peu plus importante.

L’histoire se déroule sur un rythme relativement rapide. On suit l’initiation de Tris chez les Audacieux, et même s’il n’y a pas d’actions en cascade, il y a quand même pas mal de rebondissements et de mystères à percer. L’histoire est racontée par Tris ce qui fait qu’on n’en sait pas plus qu’elle sur les dangers que représentent le fait d’être Divergent, on se pose les mêmes questions qu’elle. Je me suis vraiment mise à sa place tout le long du récit que j’ai vécu d’autant plus intensément.
Et la fin… quelle fin ! Ca va à 2000 à l’heure (peut-être même un peu trop vite d’ailleurs…) et l’auteure n’a pas hésité à me briser le cœur en tuant coup sur coup trois personnages certes secondaires mais auxquels il ne m’avait fallu que quelques lignes pour m’attacher. Ca promet pour la suite.

J’ai lu pas mal de critiques reprochant à Veronica Roth de n’avoir  pas assez développé son univers. Moi ça ne m’a pas gênée. Certes, j’ai envie d’en savoir plus sur les factions, comment elles se sont construites, et sur la Divergence, mais ces réponses apparaîtrons certainement dans les tomes suivants, vu la tournure que prend l’histoire. En tous cas, on n’a pas besoin de ces informations tout de suite, trop d’explications auraient alourdi le roman et ralenti le rythme.

Pour conclure, je suis totalement séduite par ce roman simple mais efficace. Vivement la suite ! (et désolée d’avoir un peu abusé du verbe « adorer » dans ma chronique…)

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 Note de bas de page :


Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer POURQUOI les éditions Nathan ont changé la couverture lors de la réédition ? Non mais sérieusement, c'est quoi cette abomination ?!?