Titre : Dracula (titre original : Dracula)
Auteur : Bram Stoker (Irlande)
Date de parution : 1897 au Royaume-Uni, 1963 (?) en France
Editeur : Babel
Nombre de pages : 603
Résumé :
Le jeune Jonathan Harker rend visite au comte Dracula dans son château des Carpates afin de l'informer du domaine qu'il vient d'acheter en Angleterre. Au cours de son voyage, les autochtones qu'il rencontre tentent de le dissuader d'atteindre son but et manifestent une inquiétude véhémente où il ne voit d'abord que l'expression d'une superstition ridicule. Dès son arrivée chez le comte, l'inquiétude gagne pourtant Jonathan Harker, jusqu'au jour où trois jeunes femmes pénètrent dans sa chambre pour lui prodiguer des baisers qui sont autant de morsures. Alors qu'il entreprend une exploration du château, il découvre, gisant dans une caisse, le comte Dracula...
A Whitby, en Angleterre, où l'histoire se déplace, Lucy, l'amie de Mina, la fiancée de Jonathan, sera la première victime du vampire.
Mon avis :
« J’ai eu un coup de cœur pour un classique de la littérature » : voilà une phrase que je pensais bien ne jamais prononcer ! Mais ça, c’était avant de découvrir Dracula. La plume de Bram Stoker n’a pas mis longtemps pour me faire totalement succomber à son charme.
« J’ai eu un coup de cœur pour un classique de la littérature » : voilà une phrase que je pensais bien ne jamais prononcer ! Mais ça, c’était avant de découvrir Dracula. La plume de Bram Stoker n’a pas mis longtemps pour me faire totalement succomber à son charme.
Avant d’entamer ma lecture, je ne
connaissais le mythe de Dracula que très superficiellement – je n’avais jamais
vu de films, séries ou je ne sais quoi encore adapté de cette œuvre, et je ne
savais pas vraiment à quoi m’attendre en ouvrant le livre. C’est pourquoi j’ai
été assez surprise de découvrir qu’il ne s’agit pas à proprement parler de
l’histoire du comte Dracula, dans le sens où, malgré sa place centrale dans
l’histoire, il n’est que peu présent physiquement. On le voit au début et à la
fin mais dans environ 80% du roman il n’est pas là, on l’évoque seulement. D’ailleurs,
on ne sait finalement pas grand-chose sur lui, si ce n’est qu’il est un vampire
assoiffé de sang et de pouvoir. On ne sait pas par exemple comment et pourquoi
il est devenu vampire. J’aurais effectivement aimé avoir une réponse à cela mais
au vu de la direction que l’auteur a choisi de donner à son récit ce n’est pas
tellement gênant.
Pour moi, Dracula est plutôt l’histoire de ceux qui ont croisé la route du vampire :
tout d’abord Jonathan Harker, jeune notaire qui se retrouve prisonnier du château
du comte en Transylvanie alors qu’il lui rendait visite pour l’informer sur le
domaine dont il venait de se rendre propriétaire en Angleterre. Si le début du
roman où l’on découvre, en compagnie de Jonathan, le mystérieux Dracula nous
plonge totalement dans l’ambiance sombre et oppressante qui perdurera jusqu’à
la dernière page, l’histoire selon moi commence réellement à partir du moment
où le vampire débarque en Angleterre et y fait sa première victime, la jeune
Lucy Westenra. C’est alors que se met en place une équipe de six « chasseurs
de vampire » décidés à terrasser le comte : Jonathan Harker et sa
fiancée Mina, le docteur John Seward, le professeur van Helsing, le mari de
Lucy, Lord Godalming et Quincey Morris, un prétendant de la victime – mais pour
être honnête, j’ai trouvé ce personnage plutôt inutile.
De ces six personnages, celui qui
se détache le plus et qui, derrière Dracula est le personnage central du récit,
c’est Mina. J’ai énormément apprécié ce personnage que j’ai trouvé très solide
et courageuse. Elle apparaît comme une sorte de guide dans la traque du vampire
pour les autres personnages qui d’ailleurs ne tarissent pas d’éloges à son
sujet.
Du côté des personnages masculins
en revanche, je n’ai pas vraiment de préférence, en fait je trouve qu’ils se
ressemblent dans leur manière de parler et d’agir, et aucun ne se détache vraiment,
à part peut-être van Helsing qui est le plus excentrique du lot.
Je ne peux pas ne pas parler de
la forme du roman qui est plutôt atypique : l’œuvre se présente sous forme
d’extraits de journaux tenus par les différents personnages, de lettres, et d’articles
de presse. C’est une forme de narration originale et qui présente l’avantage de
laisser la parole à chacun et de connaître les pensées et ressentis de tous les
personnages (ou presque, car tous ne tiennent pas un journal).
Cette forme exclut donc un rythme
rapide, puisque les actions (il n’y en a d’ailleurs pas beaucoup) sont
racontées après coup et leurs narrateurs ont eu le temps de prendre du recul.
En revanche une grande place est laissée à la description et à la mise en place
d’une ambiance oppressante qui réussit parfaitement à tenir le lecteur en
haleine. Le style est peut-être un peu grandiloquent mais ça ne m’a pas
dérangée, au contraire j’ai trouvé que ça renforçait cette atmosphère sombre et
gothique.
En conclusion, c’est une œuvre qui
m’a complètement transportée, d’ailleurs après l’avoir refermé je n’ai pas pu
attaquer tout de suite une nouvelle lecture : je n’étais pas encore sortie
de l’univers de Dracula.
Si vous aimez les vampires, vous
ne pouvez tout simplement pas passer à côté de cette œuvre fondatrice. Et même
si vous n’aimez pas les vampires mais que vous aimez la littérature fantastique
et/ou gothique, foncez également, vous ne le regretterez pas.