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mardi 20 août 2013

Sidhe T.2 : Eclats de chaos de Sandy Williams


Titre : Sidhe T.2 : Eclats de chaos (Shadow Reader #2: The shattered dark)
Auteur : Sandy Williams (Etats-Unis)
Date de parution : 2012 aux Etats-Unis, 2013 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 422

  
Résumé :
Une guerre sanglante, un amour impossible.

McKenzie est une étudiante normale, à un détail près : elle voit les faes. Mieux, elle fait partie des rares humains en mesure de les traquer lorsqu’ils se téléportent. Un don qui lui a valu d’être propulsée au cœur de l’impitoyable guerre civile qui déchire leur Royaume.
La fin du règne du roi Atroth a donné à McKenzie l’espoir qu’elle pourrait reprendre une vie normale et approfondir sa relation avec l’ex-rebelle Aren. Mais lorsque sa meilleure amie, Paige, est enlevée par des faes, McKenzie replonge sans hésiter dans la bataille. Au risque d’oublier qu’au Royaume les apparences sont trompeuses et que ses décisions peuvent coûter la vie à tous ceux qu’elle aime.

Mon avis :

/!\ Attention, cette chronique contient des spoilers du tome 1. Vous la lisez donc à vos risques et périls /!\

Après un tome 1 qui m’avait très agréablement surprise, voilà que je replonge dans l’univers des faes de Sidhe avec ses personnages qui me plaisent toujours autant.
A la fin de La diseuse d’ombres, le tome 1, la mort du roi Atroth permettait aux rebelles de faire capituler la Cour et de s’emparer du palais d’Argent. Cela aurait donc dû marquer la fin de la guerre au Royaume, et laisser McKenzie reprendre une vie d’humaine normale au lieu de passer son temps à lire les ombres pour les faes sur les champs de bataille. Sauf que tous les ex-faes de la Cour ne se sont pas rangés du côté des vainqueurs, et qu’une minorité (appelée les survivants) est bien décidée à continuer la guerre. Et lorsque Paige, la seule amie humaine de McKenzie, est kidnappée par ces survivants, la diseuse d’ombres n’hésite pas une seconde avant de reprendre du service.

Comme dans le tome 1, on plonge à nouveau dans un récit au rythme très rapide, bourré de suspense, d’action et de rebondissements. Impossible de s’ennuyer une minute, même lors des temps plus calmes. Nous sommes en pleine guerre civile, les ennemis sont partout et même la plus innocente des scènes peut une demi-seconde plus tard se transformer en une scène de bataille avec du sang, des morts, etc. etc. Donc on n’est jamais vraiment tranquille, on sait qu’il peut y avoir un retournement de situation n’importe quand et du coup on a du mal à lâcher le livre. L’auteure a parfaitement su retranscrire cette impression de danger constant que ressentent les personnages.

L’enlèvement de Paige est le point de départ du roman, mais l’intrigue est loin de tourner uniquement autour de celui-ci.  En fait, pendant longtemps je me suis demandée où l’auteure voulait en venir car je ne voyais pas vraiment quel était le fil directeur de l’histoire. Il est surtout question de la guerre civile entre les ex-rebelles qui détiennent le palais d’Argent et les survivants décidés à le reprendre. Et là dedans s’inscrit tout un tas de rebondissements, de retournements de situations, de trahisons… Ça va très vite et il est donc facile de s’y perdre, mais comme il y a toujours de l’action pour nous tenir en haleine, si on ne comprend pas toujours tous les tenants et aboutissants, ce n’est pas trop grave. Et puis les choses s’éclairent à la fin.
Justement, parlons de la fin… je ne m’attendais pas DU TOUT à ça, mais tout ce que je peux dire, c’est qu’elle m’a brisé le cœur. J’ai vraiment hâte de savoir comment l’auteure va se sortir de cette situation. (mais le tome 3 n’est pas attendu avant janvier 2014 en VO donc je vais devoir prendre mon mal en patience *soupire*)

Le côté triangle amoureux est toujours présent dans ce tome, certes moins que dans le tome 1 puisque McKenzie a définitivement choisi Aren et ne semble pas disposée à revenir sur sa décision, mais quand même, Kyol est toujours là et il a beau prétendre, McKenzie ne le laisse pas indifférent. Si dans le tome 1 j’avais vraiment du mal à déterminer lequel des deux faes je préférais, maintenant en revanche c’est très clair. Je trouve Kyol beaucoup trop mou, et il m’agace un peu.
Et j’aime de plus en plus le personnage d’Aren. On en apprend plus sur lui et sur son passé dans ce tome et s’il n’avait pas ma préférence depuis le début, ça aurait achevé de me convaincre. (oui, j’ai un faible pour les personnages au passé trouble. C’est grave docteur ?)
Je ne citerai pas tous les personnages que j’aime bien, parce qu’il y en a beaucoup trop. Les personnages sont l’un des plus gros points forts de cette saga selon moi.

Pour conclure, je dirais que ce second tome est à la hauteur du premier, à savoir pas parfait, mais tout de même passionnant. Des personnages adorables, de l’action, du suspense… j’attends la suite (et la  fin, car je crois qu’il s’agit d’une trilogie) avec beaucoup d’impatience.

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Lecture commune sur Livraddict avec : LJDuhrel, Kincaid, Johanne.

dimanche 7 juillet 2013

Alpha & Omega T.1 : Le cri du loup de Patricia Briggs

Titre : Alpha & Omega T.1 : Le cri du loup (Alpha & Omega #1 : Cry wolf)
Auteur : Patricia Briggs (Etats-Unis)
Date de parution : 2008 aux Etats-Unis, 2010 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 363


Résumé : 
Anna a toujours ignoré l'existence des loups-garous, jusqu'à la nuit où elle a survécu à une violente agression... et en est devenu un elle aussi. Dans sa meute, elle a appris à faire profil bas et à se méfier des mâles dominants jusqu'à ce que Charles Cornick, Alpha, et fils du chef des loups-garous d'Amérique du Nord entre dans sa vie.
Il affirme qu'Anna est non seulement sa compagne, mais qu'elle est aussi une Omega d'une puissance rare... ce qui se révèlera très utile pour traquer un loup-garou doté d'une magie si sombre qu'il pourrait menacer l'ensemble de la meute.

Mon avis :
Le cri du loup est le premier tome de la saga Alpha & Omega, mais je vous recommande toutefois de bien lire le préquelle, L’Origine, avant. Ce tome 0 explique comment Charles Cornick, le fils du Marrok, l’Alpha de toutes les meutes de loups-garous d’Amérique du Nord, rencontre Anna, une jeune louve soumise, maltraitée et violée par les loups dominants de sa meute et la sort de cette situation.
Le cri du loup commence juste après les évènements de L’Origine. Charles a ramené Anna, qui est devenue sa compagne, dans sa meute. Il se trouve qu’Anna est un Omega, c’est-à-dire un loup qui a le pouvoir d’apaiser n’importe quel autre loup par son contact. C’est pour cette raison qu’elle accompagne son nouveau compagnon lorsqu’il part dans les montagnes avec pour mission de retrouver et maîtriser un loup solitaire qui pourrait menacer le reste de la meute.

Pour être honnête, je me suis ennuyée pendant les trois-quarts du roman, si ce n’est plus. C’est d’ailleurs pour ça que ma chronique sera courte, car il ne se passe pas franchement grand-chose dans ce premier tome. Une bonne première moitié est consacrée à l’évolution de la romance entre Charles et Anna, ils passent des pages et des pages à se tourner autour, c’est un peu agaçant à la longue. Où est l’action enfin ?! Dans les 120 pages du préquelle, ça bougeait quand même pas mal et je m’attendais à ce que le tome 1 continue sur le même rythme. En fait, pas du tout. Ca va très lentement et l’auteure nous noie un peu sous les explications, j’ai eu du mal à tout saisir d’ailleurs. Il est vrai que l’univers des loups-garous dans lequel nous entraîne Patricia Briggs est assez complexe, mais je pense qu’il aurait été plus judicieux de nous livrer les informations au fur à mesure que l’action se déroule plutôt que d’y consacrer des pages entières au détriment du suspense.
Du suspense, il y en a bien dans le dernier quart du roman, mais pas suffisamment pour changer mon impression globale sur le roman : c’est looooooong !!

Du côté des personnages, je n’ai eu de coup de cœur pour aucun. Mais il n’y en a aucun de j’ai détesté non plus. J’aime bien Charles, Anna, Bran, Asil, mais sans plus. Ou si, peut-être que j’aime Asil un peu plus que les autres à cause de son histoire qui m’a touchée. J’espère m’attacher un peu plus à ces personnages dans les tomes suivants, car ils ont quand même tous du potentiel. Je crois que c’est l’absence d’actions, le fait que je n’ai pas vraiment eu à m’inquiéter pour eux qui m’a empêchée de vraiment les apprécier.

En conclusion, Le cri du loup est un de ces livres que l’on oublie aussi vite qu’on les a lus. Je compte poursuivre la saga tout de même, car il n’y a rien qui m’ait vraiment déplu, je me suis juste ennuyée ferme pendant 400 pages, mais j’ose espérer que maintenant que l’univers et les personnages sont mis en place, on aura un peu plus d’action et de suspens dans les tomes suivants.

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LC sur Livraddict avec : Nane42, LJDuhrel, Harmo20, Frankie, Aude13, Mickdeca, PetiteMarie, Audel, Alexielle, Chtitepuce

vendredi 28 juin 2013

Charley Davidson T.1 : Première tombe sur la droite de Darynda Jones

Titre : Charley Davidon T.1 : Première tombe sur la droite (Charley Davidson #1: First grave on the right)
Auteur : Charley Davidson (Etats-Unis)
Date de parution : 2011 aux Etats-Unis, 2012 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 415


Résumé :
Vous savez, ces mauvaises chose qui arrivent aux gens bien ? C'est moi.

Mon nom c'est Charley et je suis la Faucheuse. Les morts, je connais : j'en vois depuis que je suis née. Des fois, je les aide à faire des trucs du genre laisser un mot à leurs proches ou traquer leur assassin... Ça tombe bien parce que je suis aussi détective privée ! Pratique, non ? Ce qui l'est moins, c'est que les gens autour de moi ont du mal à y croire. Comme Swopes, l'agent avec qui je bosse : je voudrais qu'il me lâche un peu la grappe.
Cela dit, je pourrais le gérer si je n'avais pas d'autres chats à fouetter... comme ce bel inconnu qui vient me rendre visite toutes les nuits dans des rêves torrides et dont j'aimerai bien découvrir l'identité...

Mon avis :
Charley Davidson est la Faucheuse. Elle voit des fantômes depuis sa naissance et les aide à passer « de l’autre côté » – elle est en quelque sorte la porte du paradis. Officiellement, elle est détective privée, ce qui lui permet d’utiliser sa capacité à communiquer avec les défunts pour aider à la résolution d’enquêtes policières. Dans Première tombe sur la droite, elle doit faire la lumière sur le meurtre de trois avocats, pendant que, sur le plan personnel, elle essaie d’en savoir plus sur Reyes, le beau gosse ténébreux qui vient lui rendre visite chaque nuit dans d’intenses rêves érotiques.

Laissez-moi commencer cette chronique par une question : comment se fait-il que la saga Charley Davidson ait un tel succès ? De toute évidence, j’ai dû manquer quelque chose, parce que vraiment, ce premier tome m’a plus que déçue.

D’abord j’ai eu le plus grand mal à entrer dans l’histoire. Ca démarre un peu sur les chapeaux de roue. Il y a des tomes 1 de sagas où la mise en place est beaucoup trop longue, et bien là c’est l’extrême inverse : il n’y a pas de mise en place. Les personnages apparaissent sans vraiment nous être présentés, comme si on était déjà censé les connaître. Il y a aussi des références à des évènements du passé qui ne sont que sommairement expliqués. J’avais un peu l’impression de débarquer dans un tome 2, en fait.

Au niveau de l’intrigue aussi, je suis restée sur ma faim. L’enquête sur le meurtre des trois avocats semble intéressante au premier abord, puisqu’elle implique trafic d’êtres humains, innocents accusés à tort (et encore d’autres choses mais je ne m’en souviens plus – preuve que ça ne m’a pas passionnée plus que ça). Mais le problème c’est que cette intrigue n’est pas assez mise en valeur à mon goût. Elle se noie au milieu d’autres intrigues parallèles, comme l’enquête de Charley sur Reyes. Je pense qu’il aurait mieux valu centrer le livre soit sur l’histoire des avocats, soit sur celle de Reyes, mais pas les deux en même temps, et encore moins rajouter d’autres intrigues secondaires comme celle de cette femme que Charley aide à échapper à un mari violent.
Et puis ces affaires sont résolues un peu facilement, étant donné que Charley peut discuter avec les victimes des meurtres et de ce fait connaître l’arme du crime, l’endroit où se trouvent les corps, etc. etc. ce n’est pas possible de faire une enquête policière digne de ce nom. Bon d’accord, je suis peut-être un peu exigeante de ce côté-là vu que je lis beaucoup de (vrais) romans policiers, mais quand même.

Du côté des personnages, je n’ai pas vraiment accroché avec aucun. Charley m’a agacée tout le long du roman. Sa répartie était censée être drôle, moi elle m’a surtout fait lever les yeux au ciel en soupirant.
Reyes est censé être LE beau gosse super sexy… euh… je ne suis peut-être pas normale, mais il ne m’a pas du tout fait cet effet là. Précisons quand même que la seule et unique fois où Charley l’a rencontré en vrai (avant qu’il débarque dans ses rêves), il l’a menacée de la violer. C’est séduisant les violeurs maintenant ? Personnellement j’aurai plutôt tendance à les fuir comme la peste, mais bon, c’est juste moi…

Un dernier mot sur le ton de la narration. Il est très (trop) humoristique. Difficile de mener une enquête sérieuse dans ces conditions. En plus, ce n’était même pas de l’humour noir, ce qui aurait pu être sympa, c’était de l’humour lourd. Alors certes, j’ai bien ri à certains moments, mais la plupart des vannes de Charley sont tombées à plat avec moi. Dommage.

En conclusion, ce tome 1 s’avère être une énorme déception pour moi. J’ai certes été intéressée à certains moments mais pas suffisamment pour dire que j’ai passé un bon moment de lecture. Je ne compte pas acheter les tomes suivants et comme ma bibliothèque ne les a pas, mon aventure avec Charley va très probablement en rester là.
Par certains côtés (le caractère de l’héroïne et le ton de la narration) cette saga me fait penser à Anita Blake, donc je pense que les fans de la tueuse de vampire aimeront aussi Charley Davidson.

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LC sur Livraddict avec : LJDuhrel, Sokitty, Melymelo, Audel, Val77, Morgane1491

Vous pouvez également retrouver la chronique de ma partenaire Tahicha en cliquant sur sa bannière (elle a eu un coup de cœur pour ce livre, donc sa chronique est totalement à l'opposé de la mienne ^^)

dimanche 12 mai 2013

Sidhe T.1 : La diseuse d'ombres de Sandy Williams

Titre : Sidhe T.1 : La diseuse d'ombres (Shadows reader #1 : The shadows reader)
Auteur : Sandy Williams (Etats-Unis)
Date de parution : 2011 aux Etats-Unis, 2013 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 476




Résumé :
Une guerre sanglante, un amour impossible.
McKenzie Lewis est différente : elle voit non seulement les faes mais elle a aussi le pouvoir de retrouver leur trace lorsqu'ils se téléportent. Capacité inestimable pour le roi des faes piégé dans une guerre sans merci contre de sanguinaires usurpateurs de trône. Mais lorsque McKenzie est enlevée par ces derniers, elle se trouve confrontée à un dilemme : faire confiance à Kyol, le maître d'armes du roi qu'elle aime en secret depuis dix ans, ou à Aren, le meneur des rebelles, qui tente de lui révéler le véritable visage de la cour...

Mon avis : 
A la lecture du résumé, je n’ai pas pu m’empêcher de penser immédiatement à la saga Fever de Karen Marie Moning, d’autant plus que j’en ai lu trois tomes très récemment. J’avais un peu peur de tomber sur un remake, mais pas du tout. Mis à part que ça parle de faes et que les héroïnes sont toutes les capable de voir ces créatures (et qu’elles ont presque le même prénom, aussi), la ressemblance entre les deux sagas s’arrête là.

Dans La diseuse d’ombres, une guerre fait rage dans le monde des faes, opposant la Cour à un groupe de rebelles décidés à renverser le roi. McKenzie Lewis, une humaine, est entraînée malgré elle dans cette guerre à cause de son don : elle est « diseuse d’ombres », c’est-à-dire qu’elle peut pister les faes lorsqu’ils se téléportent. Elle met ce don au service de la Cour à laquelle elle voue une fidélité sans limites, jusqu’au jour où elle est enlevé par les rebelles. Ses convictions s’en retrouvent complètement ébranlées et elle va devoir choisir son camp, dans la guerre comme en amour.

On est tout de suite plongés en plein cœur de l’action, l’enlèvement de McKenzie survient dès les toutes premières pages.
On en arrive très vite à la mise en place d’un triangle amoureux puisque bien que McKenzie soit secrètement amoureuse de Kyol, le maître d’armes du roi et décidée à l’attendre autant de temps qu’il le faudra, elle n’est pas insensible au charme d’Aren, le meneur des rebelles. Je ne suis en général pas très amatrice de triangles amoureux mais dans ici il s’intègre parfaitement à l’histoire et lui donne un attrait supplémentaire. Les deux pans de l’intrigue (la guerre fae et la romance) se complètent à merveille, et si on enlevait l’un des deux, il manquerait vraiment quelque chose.
Le roman se déroule sur un rythme assez rapide, il y a beaucoup d’actions et de rebondissements, le tout entrecoupé de passages concernant la romance qui se met en place entre les personnages, et l’ensemble donne une lecture agréable et assez rapide, même si par moment je me perdais un peu dans les personnages, il y en a beaucoup et je ne me souvenais pas toujours qui appartenait à quel camp, qui était le fils de qui, etc. Je regrette également l’absence de lexique pour les termes faes.

Je me suis rapidement attachée à l’héroïne, même si par moments je la trouvais un peu naïve – elle a vingt-six ans, mais je lui en donne bien moins. Ce qui m’a vraiment plu chez elle c’est le fait qu’elle soit différente des héroïnes de bit-lit habituelles : ce n’est pas une guerrière, c’est une humaine qui aimerait bien pouvoir vivre une vie normale et est un peu perdue dans ses sentiments après les révélations qu’elle a découvertes chez les rebelles. On ne peut que ressentir de la compassion pour cette jeune femme qui voit ses convictions s’écrouler : la guerre n’est pas aussi simples qu’elle ne le pensait, il ne s’agit pas des gentils de la Cour face aux méchants rebelles, et l’homme qu’elle aime n’est peut-être pas aussi innocent qu’elle ne le croit…
Quant aux personnages masculins, ils sont très attachants aussi et on peut tout à fait comprendre que McKenzie soit partagée entre les deux car ils sont tout autant adorables l’un que l’autre. Ma préférence va quand même à Aren qui m’apparait plus sympathique que Kyol que je trouve trop « droit », trop « carré ». Mais difficile de choisir, je l’avoue !

Ce roman vient en quelque sorte bousculer les codes de la bit-lit habituelle en ce qu’il s’apparente finalement beaucoup à de la fantasy, notamment pour le monde des faes qui donne une impression de monde médiéval avec un Roi, une Cour, et l’absence de technologie (elle altère leurs dons). La diseuse d’ombres regroupe deux genres littéraires dont je ne suis pas franchement fan (la fantasy médiévale et les triangles amoureux) mais l’ensemble ici est juste parfait et j’attends la suite avec beaucoup d’impatience, même si on a une vraie fin et que le roman pourrait se suffire à lui-même. 

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Lu en LC sur Livraddict. Les avis des autres participant(e)s : Sokitty - Dex - Kassandra - LJDuhrel - Yumiko - Livromaniac - Chookette - Vivivamp - Lamiss59283 - Nane42 - Freelfe - Mysweetlies - EnjoyBooks - Croc-Book - JohanneL

jeudi 9 mai 2013

La conjuration primitive de Maxime Chattam

Titre : La conjuration primitive
Auteur : Maxime Chattam (France)
Date de parution: 2 mai 2013
Editeur : Albin Michel
Nombre de pages : 462

Résumé :
Et si seul le mal pouvait combattre le mal ?
Une véritable épidémie de meurtres ravage la France. D'un endroit à l'autre, les scènes de crime semblent se répondre. Comme un langage ou un jeu.
Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ? Très vite, l'hexagone ne leur suffit plus : l'Europe entière devient l'enjeu de leur monstrueuse compétition. Pour mettre fin à cette escalade de l'horreur, pour tenter de comprendre : une brigade pas tout à fait comme les autres épaulée par un célèbre profileur.

Mon avis :
Aaah, enfin, je l’ai dans les mains, le nouveau thriller de Maxime Chattam ! C’est que je l’ai attendu, celui-là ! Bon, petite déception, la couverture n’est franchement pas terrible (en plus je ne vois pas trop ce que ce visage bleu est sensé représenter…) Mais fort heureusement, le contenu est infiniment mieux que le contenant.

Une vague de crimes particulièrement violents ravage la France. Différents lieux, différents modes opératoires, rien ne permet de relier ces crimes entre eux si ce n’est la signature du tueur : *e. L’équipe de gendarmes en charge de l’enquête ainsi que le profileur de renom sorti de sa retraite anticipée pour leur prêter main forte, sont perplexes. Qu’est-ce que ce *e ? S’agit-il d’une secte de tueurs ? Comment se coordonnent-ils, quel est leur but… ? Voilà les questions auxquelles ils vont avoir à répondre afin de stopper l’épidémie qui se répand désormais à travers toute l’Europe…

Maxime Chattam n’est pas un auteur qui vous raconte une histoire. Non, il vous y jette dedans, sans ménagements. Vous n’êtes pas un simple lecteur, vous êtes partie intégrante de l’histoire, vous ressentez les émotions des personnages, vous aussi vous traquez le tueur et vous vous attendez presque à le voir jaillir devant vous au détour d’une page. A vrai dire, c’est le seul auteur dont les romans me font un tel effet. Des thrillers bien menés, au suspens haletant, j’en ai lu beaucoup dans ma « carrière » de lectrice, mais ces livres là, je pouvais en arrêter la lecture quand je voulais. Avec Chattam, c’est juste impossible. Cet homme a un don, celui de créer au travers de ses mots une ambiance glaçante qui vous rend accro et vous empêche de poser le livre (ou alors, au prix d’un effort colossal) avant d’en avoir tourné la dernière page.

Dans La conjuration primitive, il nous embarque pour une nouvelle plongée dans les tréfonds de l’âme humaine et nous montre ce que l’homme a de plus mauvais en lui. Ici l’accent est mis sur la propagation du mal, un thème qui n’est pas sans rappeler le diptyque de la violence de Franck Thilliez, les deux auteurs parlent de la violence tel un virus, d’une pandémie de violence. Toutefois si les sujets sont extrêmement similaires, ils ne sont pas abordés de la même façon. Thilliez le traitait sous un angle scientifique, Chattam quant à lui porte un regard beaucoup plus psychologique et sociologique. Certains passages m’ont d’ailleurs rappelé les théories de Norbert Elias sur le processus de civilisation et son effet pervers de décivilisation (que je ne développerai pas ici afin de ne pas transformer cette chronique en dissertation de sociologie).

Pour en revenir au roman à proprement parler, j’ai beaucoup apprécié les personnages. Alexis et Ludivine, les deux jeunes gendarmes fougueux et plein d’ambition qui se jettent corps et âme dans l’enquête, et à l’opposé Richard Mikelis, le profileur expérimenté qui parvient à prendre du recul et apporte un regard différent. Ce dernier personnage est difficile à cerner tant il est en retrait et détaché des évènements. On ne sait pas grand-chose sur lui et j’en suis même venue à le soupçonner d’être le fameux *e (ai-je eu raison, ça je ne vous le dirai pas !)
L’intrigue avance doucement mais sûrement, l’auteur nous livre les informations une à une, le rythme va en s’accélérant et l’ambiance devient de plus en plus oppressante à mesure que l’on remonte le fil jusqu’à la révélation finale qui n’arrive que dans les toutes dernières pages.
Comme à son habitude, Chattam ne lésine pas sur les descriptions macabres. Toutefois, il le fait dans un style très littéraire, beaucoup de métaphores et d’effets de style qui rendent les scènes acceptables, bien que tout de même toujours très glauques.

Des petits détails qui m’ont fait sourire, ce sont les clins d’œil de l’auteur à plusieurs ouvrages de sa bibliographie antérieure. Tout d’abord le gendarme Alexis Timée qui est probablement un descendant de Guy de Timée, le héros du diptyque du temps (ce n’est pas dit explicitement mais je doute que l’homonymie des deux personnages soit le fruit du hasard), et ensuite Joshua Brolin, personnage principal de la trilogie du mal qui fait une petite apparition. Ce sont des détails sans grande importance, mais ça m’a bien plu.

Bref, vous l’aurez compris, je suis conquise ! Et je conclurai cette chronique par un mauvais jeu de mots (pardonnez moi…) : ce roman est une tuerie. Au propre comme au figuré.