Titre : Sidhe T.1 : La diseuse d'ombres (Shadows reader #1 : The shadows reader)
Auteur : Sandy Williams (Etats-Unis)
Date de parution : 2011 aux Etats-Unis, 2013 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 476
Résumé :
Une guerre sanglante, un amour impossible.
McKenzie Lewis est différente : elle voit non seulement les faes mais elle a aussi le pouvoir de retrouver leur trace lorsqu'ils se téléportent. Capacité inestimable pour le roi des faes piégé dans une guerre sans merci contre de sanguinaires usurpateurs de trône. Mais lorsque McKenzie est enlevée par ces derniers, elle se trouve confrontée à un dilemme : faire confiance à Kyol, le maître d'armes du roi qu'elle aime en secret depuis dix ans, ou à Aren, le meneur des rebelles, qui tente de lui révéler le véritable visage de la cour...
Mon avis :
A la lecture du résumé, je n’ai
pas pu m’empêcher de penser immédiatement à la saga Fever de Karen Marie
Moning, d’autant plus que j’en ai lu trois tomes très récemment. J’avais un peu
peur de tomber sur un remake, mais pas du tout. Mis à part que ça parle de faes
et que les héroïnes sont toutes les capable de voir ces créatures (et qu’elles
ont presque le même prénom, aussi), la ressemblance entre les deux sagas s’arrête
là.
Dans La diseuse d’ombres, une guerre fait rage dans le monde des faes,
opposant la Cour à un groupe de rebelles décidés à renverser le roi. McKenzie
Lewis, une humaine, est entraînée malgré elle dans cette guerre à cause de son
don : elle est « diseuse d’ombres », c’est-à-dire qu’elle peut
pister les faes lorsqu’ils se téléportent. Elle met ce don au service de la Cour
à laquelle elle voue une fidélité sans limites, jusqu’au jour où elle est
enlevé par les rebelles. Ses convictions s’en retrouvent complètement ébranlées
et elle va devoir choisir son camp, dans la guerre comme en amour.
On est tout de suite plongés en
plein cœur de l’action, l’enlèvement de McKenzie survient dès les toutes
premières pages.
On en arrive très vite à la mise
en place d’un triangle amoureux puisque bien que McKenzie soit secrètement
amoureuse de Kyol, le maître d’armes du roi et décidée à l’attendre autant de
temps qu’il le faudra, elle n’est pas insensible au charme d’Aren, le meneur
des rebelles. Je ne suis en général pas très amatrice de triangles amoureux
mais dans ici il s’intègre parfaitement à l’histoire et lui donne un attrait
supplémentaire. Les deux pans de l’intrigue (la guerre fae et la romance) se
complètent à merveille, et si on enlevait l’un des deux, il manquerait vraiment
quelque chose.
Le roman se déroule sur un rythme
assez rapide, il y a beaucoup d’actions et de rebondissements, le tout
entrecoupé de passages concernant la romance qui se met en place entre les
personnages, et l’ensemble donne une lecture agréable et assez rapide, même si
par moment je me perdais un peu dans les personnages, il y en a beaucoup et je
ne me souvenais pas toujours qui appartenait à quel camp, qui était le fils de
qui, etc. Je regrette également l’absence de lexique pour les termes faes.
Je me suis rapidement attachée à
l’héroïne, même si par moments je la trouvais un peu naïve – elle a vingt-six
ans, mais je lui en donne bien moins. Ce qui m’a vraiment plu chez elle c’est
le fait qu’elle soit différente des héroïnes de bit-lit habituelles : ce n’est
pas une guerrière, c’est une humaine qui aimerait bien pouvoir vivre une vie
normale et est un peu perdue dans ses sentiments après les révélations qu’elle
a découvertes chez les rebelles. On ne peut que ressentir de la compassion pour
cette jeune femme qui voit ses convictions s’écrouler : la guerre n’est
pas aussi simples qu’elle ne le pensait, il ne s’agit pas des gentils de la Cour
face aux méchants rebelles, et l’homme qu’elle aime n’est peut-être pas aussi
innocent qu’elle ne le croit…
Quant aux personnages masculins,
ils sont très attachants aussi et on peut tout à fait comprendre que McKenzie
soit partagée entre les deux car ils sont tout autant adorables l’un que l’autre.
Ma préférence va quand même à Aren qui m’apparait plus sympathique que Kyol que
je trouve trop « droit », trop « carré ». Mais difficile de
choisir, je l’avoue !
Ce roman vient en quelque sorte
bousculer les codes de la bit-lit habituelle en ce qu’il s’apparente finalement
beaucoup à de la fantasy, notamment pour le monde des faes qui donne une
impression de monde médiéval avec un Roi, une Cour, et l’absence de technologie
(elle altère leurs dons). La diseuse d’ombres
regroupe deux genres littéraires dont je ne suis pas franchement fan (la
fantasy médiévale et les triangles amoureux) mais l’ensemble ici est juste
parfait et j’attends la suite avec beaucoup d’impatience, même si on a une
vraie fin et que le roman pourrait se suffire à lui-même.
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Lu en LC sur Livraddict. Les avis des autres participant(e)s : Sokitty - Dex - Kassandra - LJDuhrel - Yumiko - Livromaniac - Chookette - Vivivamp - Lamiss59283 - Nane42 - Freelfe - Mysweetlies - EnjoyBooks - Croc-Book - JohanneL
