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dimanche 12 mai 2013

Sidhe T.1 : La diseuse d'ombres de Sandy Williams

Titre : Sidhe T.1 : La diseuse d'ombres (Shadows reader #1 : The shadows reader)
Auteur : Sandy Williams (Etats-Unis)
Date de parution : 2011 aux Etats-Unis, 2013 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 476




Résumé :
Une guerre sanglante, un amour impossible.
McKenzie Lewis est différente : elle voit non seulement les faes mais elle a aussi le pouvoir de retrouver leur trace lorsqu'ils se téléportent. Capacité inestimable pour le roi des faes piégé dans une guerre sans merci contre de sanguinaires usurpateurs de trône. Mais lorsque McKenzie est enlevée par ces derniers, elle se trouve confrontée à un dilemme : faire confiance à Kyol, le maître d'armes du roi qu'elle aime en secret depuis dix ans, ou à Aren, le meneur des rebelles, qui tente de lui révéler le véritable visage de la cour...

Mon avis : 
A la lecture du résumé, je n’ai pas pu m’empêcher de penser immédiatement à la saga Fever de Karen Marie Moning, d’autant plus que j’en ai lu trois tomes très récemment. J’avais un peu peur de tomber sur un remake, mais pas du tout. Mis à part que ça parle de faes et que les héroïnes sont toutes les capable de voir ces créatures (et qu’elles ont presque le même prénom, aussi), la ressemblance entre les deux sagas s’arrête là.

Dans La diseuse d’ombres, une guerre fait rage dans le monde des faes, opposant la Cour à un groupe de rebelles décidés à renverser le roi. McKenzie Lewis, une humaine, est entraînée malgré elle dans cette guerre à cause de son don : elle est « diseuse d’ombres », c’est-à-dire qu’elle peut pister les faes lorsqu’ils se téléportent. Elle met ce don au service de la Cour à laquelle elle voue une fidélité sans limites, jusqu’au jour où elle est enlevé par les rebelles. Ses convictions s’en retrouvent complètement ébranlées et elle va devoir choisir son camp, dans la guerre comme en amour.

On est tout de suite plongés en plein cœur de l’action, l’enlèvement de McKenzie survient dès les toutes premières pages.
On en arrive très vite à la mise en place d’un triangle amoureux puisque bien que McKenzie soit secrètement amoureuse de Kyol, le maître d’armes du roi et décidée à l’attendre autant de temps qu’il le faudra, elle n’est pas insensible au charme d’Aren, le meneur des rebelles. Je ne suis en général pas très amatrice de triangles amoureux mais dans ici il s’intègre parfaitement à l’histoire et lui donne un attrait supplémentaire. Les deux pans de l’intrigue (la guerre fae et la romance) se complètent à merveille, et si on enlevait l’un des deux, il manquerait vraiment quelque chose.
Le roman se déroule sur un rythme assez rapide, il y a beaucoup d’actions et de rebondissements, le tout entrecoupé de passages concernant la romance qui se met en place entre les personnages, et l’ensemble donne une lecture agréable et assez rapide, même si par moment je me perdais un peu dans les personnages, il y en a beaucoup et je ne me souvenais pas toujours qui appartenait à quel camp, qui était le fils de qui, etc. Je regrette également l’absence de lexique pour les termes faes.

Je me suis rapidement attachée à l’héroïne, même si par moments je la trouvais un peu naïve – elle a vingt-six ans, mais je lui en donne bien moins. Ce qui m’a vraiment plu chez elle c’est le fait qu’elle soit différente des héroïnes de bit-lit habituelles : ce n’est pas une guerrière, c’est une humaine qui aimerait bien pouvoir vivre une vie normale et est un peu perdue dans ses sentiments après les révélations qu’elle a découvertes chez les rebelles. On ne peut que ressentir de la compassion pour cette jeune femme qui voit ses convictions s’écrouler : la guerre n’est pas aussi simples qu’elle ne le pensait, il ne s’agit pas des gentils de la Cour face aux méchants rebelles, et l’homme qu’elle aime n’est peut-être pas aussi innocent qu’elle ne le croit…
Quant aux personnages masculins, ils sont très attachants aussi et on peut tout à fait comprendre que McKenzie soit partagée entre les deux car ils sont tout autant adorables l’un que l’autre. Ma préférence va quand même à Aren qui m’apparait plus sympathique que Kyol que je trouve trop « droit », trop « carré ». Mais difficile de choisir, je l’avoue !

Ce roman vient en quelque sorte bousculer les codes de la bit-lit habituelle en ce qu’il s’apparente finalement beaucoup à de la fantasy, notamment pour le monde des faes qui donne une impression de monde médiéval avec un Roi, une Cour, et l’absence de technologie (elle altère leurs dons). La diseuse d’ombres regroupe deux genres littéraires dont je ne suis pas franchement fan (la fantasy médiévale et les triangles amoureux) mais l’ensemble ici est juste parfait et j’attends la suite avec beaucoup d’impatience, même si on a une vraie fin et que le roman pourrait se suffire à lui-même. 

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Lu en LC sur Livraddict. Les avis des autres participant(e)s : Sokitty - Dex - Kassandra - LJDuhrel - Yumiko - Livromaniac - Chookette - Vivivamp - Lamiss59283 - Nane42 - Freelfe - Mysweetlies - EnjoyBooks - Croc-Book - JohanneL