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mercredi 18 juin 2014

Panic de Lauren Oliver






Titre : Panic
Auteur : Lauren Oliver (Etats-Unis)
Date de parution : 4 mars 2014 
Editeur : Harper Collins
Nombre de pages : 408








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Panic began as so many things do in Carp, a poor town of twelve thousand people in the middle of nowhere: because it was summer, and there was nothing else to do.

Heather never thought she would compete in Panic, a legendary game played by graduating seniors, where the stakes are high and the payoff is even higher. She'd never thought of herself as fearless, the kind of person who would fight to stand out. But when she finds something, and someone, to fight for, she will discover that she is braver than she ever thought.

Dodge has never been afraid of Panic. His secret will fuel him, and get him all the way through the game; he's sure of it. But what he doesn't know is that he's not the only one with a secret. Everyone has something to play for.

For Heather and Dodge, the game will bring new alliances, unexpected revelations, and the possibility of first love for each of them - and the knowledge that sometimes the very things we fear are those we need the most.

Panic a commencé comme tant d'autres choses à Carp, une pauvre ville de douze mille habitants au milieu de nulle part : parce que c'était l'été, et qu'il n'y avait rien d'autre à faire.

Heather n'avait jamais pensé qu'elle participerait à Panic, un jeu légendaire joué par les étudiants tout juste diplômés, où les marches sont hautes et le gain encore plus haut. Elle ne s'était jamais définie comme audacieuse, le genre de personne qui se bat pour sortir du lot. Mais quand elle trouve quelque chose, et quelqu'un, pour qui se battre, elle va découvrir qu'elle est plus courageuse qu'elle ne le pensait.

Dodge n'a jamais eu peur de Panic. Son secret va lui donner des ailes, et l'emmener jusqu'au bout du jeu, il en est sûr. Mais ce qu'il ne sait pas c'est qu'il n'est pas le seul à avoir un secret. Tout le monde joue pour quelque chose.

Pour Heather et Dodge, le jeu va apporter de nouvelles alliances, des révélations inattendues, et la possibilité d'un premier amour pour tous les deux - et leur apprendre que parfois ce dont on a peur est précisément dont on a le plus besoin.


“The bravery was in moving forward, no matter what. Someday, she might be called on to jump again. And she would do it. She knew, now, that there was always light – beyond the dark, and the fear, out of the depths; there was sun to reach for, and air and space and freedom.
There was always a way up, and out, and no need to be afraid.” *

Eh bien, quelle déception ! Peut-être en attendais-je trop, mais quoi qu’il en soit, ça n’a pas du tout marché. Je me suis beaucoup ennuyée avec Panic.

Panic est un jeu qui se déroule chaque année à Carp, une petite ville perdue des Etats-Unis, opposant les jeunes diplômés de l’année dans des épreuves les forçant à surmonter leurs peurs. A la fin, un seul vainqueur, qui remporte le jackpot de 67.000 dollars. Un prix suffisamment élevé pour motiver beaucoup de jeunes à participer, mais Heather et Dodge, eux, ne jouent pas pour l’argent...

La première chose qui m’a frappée, c’est la narration à la troisième personne et dépit de l’alternance de points de vue. Du coup, je me suis demandé pourquoi cette alternance, puisque finalement dans les deux cas on a un narrateur externe et on n’entre pas vraiment dans les pensées de l’un ou de l’autre (d’ailleurs, j’ai rapidement cessé de faire attention au nom du personnage annoncé en début de chapitre). J’ai fini par m’habituer à ce choix de narration assez déroutant, mais je n’ai en revanche pas réussi à m’attacher aux personnages. Et je ne pense pas que ce soit uniquement dû à la narration.

En effet, Heather et Dodge, les personnages principaux, m’ont laissée totalement indifférente. Le plus gros problème dont ils souffrent est sans aucun doute le manque de développement. Je n’ai pu constater que très peu, voire aucune évolution ni chez l’un, ni chez l’autre.
Heather s’engage dans Panic sur un coup de tête, parce que son copain vient de la quitter sans ménagements. Elle se trouve heureusement une meilleure raison de vouloir aller jusqu’au bout du jeu par la suite, mais globalement je n’ai ressenti aucune sympathie pour elle. Elle a une fâcheuse tendance à s’apitoyer sur son sort et à rejeter la faute sur les autres (son ex, sa mère alcoolique, ou encore son meilleur ami qui ne partage pas ses sentiments...). Bon d’accord elle n’a pas la vie facile, mais quand même.
Dodge quant à lui avait depuis longtemps prévu de participer au jeu, afin de venger sa sœur qui a perdu l’usage de ses jambes dans d’un accident survenu lors d’une session antérieure de Panic. Ce personnage ne connait réellement aucune évolution durant tout le roman : il est tout le temps animé par ce désir de vengeance, qu’il ne lâche pas même quand la situation change. De plus, je lui ai trouvé un caractère plutôt égoïste.
Ces deux personnages ont tous deux un passé lourd et complexe, la vie n’a pas été facile pour eux et j’aurais pu m’y attacher pour ça – j’aime bien ce genre de personnage d’habitude. Seulement, j’ai eu l’impression que Lauren Oliver jouait trop là-dessus pour essayer de tirer des larmes au lecteur et rendre appréciable à ses yeux des personnages qui autrement ne le sont pas – surtout dans le cas de Heather.

J’ai également eu quelques soucis avec l’intrigue, celle qui concerne le jeu, Panic. Le plus gros problème résidant dans le manque de crédibilité : Panic est un jeu illégal, parce que hautement dangereux (pour les participants mais également pour les habitants de Carp en général), et la police est déterminée à l’arrêter. Sauf que le jeu se poursuit depuis des années sans que personne n’en ait jamais arrêté les responsables, alors qu’on est dans une petite ville où tout se sait assez rapidement. Tout... sauf ce qui concerne le jeu, apparemment – et pourtant, les épreuves ne sont pas particulièrement discrètes.
Idem pour les parents. Où sont-ils passés ? Je n’arrive pas à croire qu’aucun parent ne soit au courant que son enfant participe à Panic et ne vienne s’y opposer.

Enfin, ce qui m’a manqué également, c’est l’action et le suspense. Le roman a  quand même pour sujet un jeu nommé « Panique », donc on devrait ressentir ce sentiment à la lecture. Peut-être pas jusqu’à avoir vraiment peur, mais au moins quelques montées d’adrénaline de temps en temps. C’est peut-être dû au fait que je ne me suis pas attachée aux personnages et que je me fichais un peu de ce qui pouvait leur arriver, mais j’ai trouvé le roman vraiment plat et... oui, il faut bien le dire : je me suis ennuyée. Vraiment ennuyée.

Pour conclure, des personnages peu attachants et pas assez exploités, une intrigue qui manque de rythme et de crédibilité, et pour couronner le tout, je n’ai pas retrouvé le style de Lauren Oliver qui m’avait tant plu dans Delirium. En un mot ? Déçue, déçue, déçue.

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* « Le courage c’était d’aller de l’avant, quoi qu’il arrive. Un jour, elle pourrait être appelée à sauter de nouveau. Et elle le ferait. Elle savait, maintenant, qu’il y avait toujours de la lumière – sous l’obscurité, et la peur, au-delà des profondeurs ; il y avait un soleil à atteindre, et l’air et l’espace et la liberté.

Il y avait toujours un moyen de s’en sortir, et aucune raison d’avoir peur. »



Edition française : publiée aux chez Hachette Black Moon le 11 juin 2014 sous le même titre (avec une couverture vraiment immonde, si vous voulez mon avis)