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samedi 28 février 2015

Cress (Chroniques Lunaires #3) de Marissa Meyer


Titre : Cress (Chroniques Lunaires #3)
Titre original : Cress (The Lunar Chronicles #3) - traduit par Guillaume Fournier
Auteur : Marissa Meyer (Etats-Unis)
Date de parution : 2014
Editeur : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 658

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Cinder et le capitaine Thorne se sont enfuis aux côtés de Scarlet et de Loup. Le groupe rebelle projette de renverser la reine Levana et son armée. Mais, le seul espoir de la résistance réside dans Cress, qui, emprisonnée dans un satellite depuis l'enfance avec ses écrans pour seule compagnie, est devenue un hacker imbattable. Malheureusement, la reine Levana a d'autres projets pour elle, et libérer la jeune fille pourrait bien leur coûter cher...


/!\ ATTENTION ! Cette chronique contient des spoilers des tomes 1 et 2. Vous la lisez à vos risques et périls /!\

Les Chroniques Lunaires est une saga qui s’améliore de tome en tome. J’avais bien aimé Cinder, beaucoup aimé Scarlet, et j’ai adoré Cress.
Dans ce troisième tome c’est Cress qui rejoint la petite bande formée par Cinder et ses acolytes. Cress est une coquille (une Lunaire sans pouvoirs), qui est coincée dans un satellite où elle est forcée de mettre ses talents en informatique au service de la reine Levana. Mais avec le temps, son allégeance change de camp, et elle est sur le point de s’échapper pour rejoindre la troupe de Cinder pour renverser la reine lunaire.

Cress est une réécriture de Raiponce, et encore une fois Marissa Meyer a su très bien distiller de petites références au conte d’origine dans une intrigue de sa propre invention. Et je dois dire que remplacer la tour de Raiponce par un satellite est très bien trouvée !
Cress n’est pas le même genre d’héroïne que Cinder ou Scarlet. Là où les deux dernières sont des femmes fortes et déterminées, des leaders, Cress s’apparente plus à une petite fille sans défense. Dans l’ensemble j’ai aimé son personnage, parce que même si j’apprécie particulièrement les héroïnes fortes, on en a déjà deux dans cette saga, donc un peu de diversité ne fait pas de mal. Et puis l’émerveillement de Cress quand elle sort pour la première fois de son satellite et peut enfin voir des arbres, des fleurs, etc. de ses propres yeux ne peut que vous faire sourire. Elle est un brin naïve, mais ce n’est pas le genre de naïveté qui tape sur les nerfs, plutôt celui qui la rend toute mignonne. Cependant j’aurais quand même aimé que son côté génie de l’informatique soit un peu plus mis en avant. Je veux dire, c’est une hacker de génie, et sans son boulot anonyme dans l’ombre de son satellite, Cinder et ses amis auraient rencontré beaucoup plus de difficultés dans les tomes précédents. Or dans ce livre Cress apparaît presque uniquement comme une petite sans défense, toujours dépendante des autres. On ne voit pas vraiment son potentiel (à part vers la fin), ce qui est dommage à mon avis. En fait, là où je vois Cinder et Scarlet comme des adultes, je vois Cress comme une fillette, alors que toutes les trois ont environ le même âge (17 ans, si je ne dis pas de bêtises)

Cela dit, je ne me plains pas, parce que dans l’ensemble j’ai vraiment adoré ce roman. L’intrigue se complexifie avec chaque nouveau tome, et j’aime beaucoup découvrir que certains éléments des précédents volets, en apparence complètement innocents, n’étaient pas là par hasard et se révèlent soudainement importants. Bon, pour tout dire, l’action n’apparaît vraiment que dans le dernier quart du roman mais je ne me suis jamais ennuyée pour autant, j’ai beaucoup aimé suivre les péripéties de chacun des personnages de son côté – le groupe est séparé très rapidement au début du livre. J’aurais seulement voulu que ce soit plus long, les derniers chapitres sont pleins d’action et de suspense et ça se termine un peu abruptement. L’attente pour le tome 4 va être longue !

En plus de l’intrigue, ce qui fait la force de cette saga, c’est son groupe de personnages principaux. Ils sont six désormais : Cinder, Scarlet, Wolf, Thorne, Cress et Iko qui est certainement ma préférée. Ils ont tous une personnalité différente, et j’adore la dynamique et les interactions entre eux. Ils ne sont pas très souvent tous ensembles dans ce tome, mais j’ai adoré chaque moment où ils l’étaient.


En bref, ce troisième tome a tout ce qu’on peut demander à un livre : une bonne intrigue, de super personnages, une plume fluide et légère, de l’action et une pointe de romance (juste pour adoucir l’histoire, mais pas assez pour la ralentir et la rendre cheesy). J’aimerais tellement pouvoir lire Winter (le quatrième et dernier tome) tout de suite !

mercredi 16 avril 2014

Scarlet (Lunar Chronicles #2) de Marissa Meyer





Titre : Scarlet (Lunar Chronicles #2)
Auteur : Marissa Meyer (Etats-Unis)
Date de parution : 2013
Editeur : Square Fish
Nombre de pages : 452









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Résumé :
Even in the future, beware of the big, bad wolf…

Cinder, the cyborg mechanic, returns in the second thrilling installment of the bestselling Lunar Chronicles. She is trying to break out of prison – even though if she succeeds, she’ll be the Commonwealth’s most wanted fugitive.
Halfway around the world, Scarlet Benoit’s grandmother is missing. When Scarlet encounters Wolf, a street fighter who may have information about her grandmother’s whereabouts, she is loath to trust this stranger, but is inexplicably drawn to him, and he to her. As Scarlet and Wolf unravel one mystery, they encounter another when they meet Cinder. Now, all of them must stay one step ahead of the vicious Lunar Queen Levana, who will do anything for the handsome Prince Kai to become her husband, her king, her prisoner.

Même dans le futur, prenez garde au grand méchant loup…

Cinder, la mécanicienne cyborg, est de retour dans le palpitant second volet du bestseller Les Chroniques Lunaires. Elle essaie de s’échapper de prison – bien que si elle y parvient, elle sera la fugitive la plus recherchée du Commonwealth.
A l’autre bout du monde, la grand-mère de Scarlet Benoit a disparu. Quand Scarlet rencontre Wolf (Loup), un bagarreur de rues qui pourrait avoir des informations sur l’endroit où se trouve sa grand-mère, elle est réticente à lui faire confiance, mais est inexplicablement attirée par lui, et lui par elle. Alors que Scarlet et Wolf dévoilent un mystère, ils se trouvent face à un autre lorsqu’ils rencontrent Cinder. Maintenant, tous doivent garder un temps d’avance sur la vicieuse reine lunaire Levana, qui fera n’importe quoi pour faire du beau prince Kai son mari, son roi, son prisonnier.



/!\ ATTENTION ! Contient des spoilers du tome 1. A vos risques et périls. Je décline toute responsabilité en cas de spoliation accidentelle /!\

“I just think we shouldn’t judge her, or anyone, without trying to understand them first. That maybe we should get the full story before jumping to conclusion. Crazy notion, I know.”*

Voilà une belle surprise que ce tome deux des Chroniques Lunaires ! Si Cinder n’avait pas vraiment été à la hauteur des mes attentes, Scarlet en revanche les a largements dépassées.

Scarlet nous raconte l’histoire de… attention breaking news… Scarlet ! Version futuristique du Petit Chaperon Rouge, la jeune fille est à la recherche de sa grand-mère, disparue de manière inexplicable quelques jours plus tôt. Et lorsque la police, faute d’éléments prouvant le contraire, déclare qu’il s’agit d’une disparition volontaire ou d’un suicide et classe l’affaire, Scarlet est bien déterminée à poursuivre les recherches toute seule. Même si cela implique de suivre un parfait inconnu, qui pourrait même s’avérer dangereux…
Nous n’abandonnons pas Cinder pour autant. Parallèlement à Scarlet et ses recherches, nous suivons aussi l’héroïne du tome précédent qui suite à son évasion de la prison de New Beijing est devenue une fugitive activement recherchée.

Comme nous suivons les deux personnages en parallèle, la narration (bien qu’à la troisième personne), passe de l’un à l’autre tous les deux ou trois chapitres, et je pense que c’est pour cette raison que je n’ai pas eu de coup de cœur. Autant j’ai tout de suite accroché avec Scarlet, autant avec Cinder, j’ai eu plus de mal. J’ai mis un bon moment avant de trouver un réel intérêt pour ses aventures. Oui, disons-le, je m’ennuyais un peu. De plus l’abondance de vocabulaire lié à la mécanique qui m’a quelque peu posé problème en anglais n’a pas arrangé les choses.

Heureusement, c’est allé mieux quand l’histoire a avancé et que le lien entre nos deux héroïnes a commencé à se dessiner. Et puis, Cinder a pour compagnon de fuite un personnage du nom de Carswell Thorne qui est tout simplement awesome. Je vous laisse le découvrir par vous-même. Vous allez l’adorer, croyez-moi ! 

Revenons donc à Scarlet qui reste quand même le personnage principal de ce second tome. J’ai beaucoup apprécié cette jeune fille, forte et déterminée, prête à tout pour sauver sa grand-mère. La relation entre les deux femmes, même si elle n’est pas vraiment explorée, est très touchante.
J’ai également beaucoup aimé la manière dont Marissa Meyer s’est approprié le conte du Petit Chaperon Rouge. A l’image de ce qu’elle avait fait avec Cendrillon dans Cinder, l’histoire se détache rapidement du conte d’origine pour prendre une tournure qui lui est propre, avec un certain nombre de clins d’œil  sympathiques à repérer. J’ai particulièrement aimé la manière dont l’auteure a joué avec le personnage du « grand méchant loup » pour cette réécriture-ci.

 “Scarlet had heard wild wolves before, prowling the countryside in search of easy preys in the farms.
But never had a wolf’s howl send a chill down her spine like that.”**

Le rôle du grand méchant loup de l’histoire, vous vous en doutiez, est incarné par le personnage de Wolf. Un « grand méchant loup » avec une personnalité hautement plus complexe que le loup du conte. Je dois dire que je ne me suis pas attachée à ce personnage tout de suite, mais il m’a intriguée. Il a un côté sauvage, incontrôlable (c’est le grand méchant loup quand même !), mais en même temps il semble parfois un peu perdu, timide même.

Le plus gros problème que j’avais rencontré avec Cinder, c’était la trop grande prévisibilité de l’intrigue. Je suis ravie de pouvoir vous dire que je n’ai pas retrouvé ce problème avec Scarlet. L’intrigue s’est nettement complexifiée, le lien entre les personnages de Cinder et Scarlet est apparu progressivement, et j’ai beaucoup aimé la manière dont les pièces du puzzle tombent en place les unes après les autres.
J’ai vraiment pris plaisir à cette lecture, passé le début où j’avais un peu de mal avec l’histoire de Cinder. Et le dernier tiers du roman est tout simplement bourré d’action et de rebondissements, je ne pouvais plus le lâcher ! 

En conclusion, un second tome qui relève totalement le niveau du premier que j’avais trouvé bien, mais sans plus. Pas de coup de cœur pour ce roman, mais un bon 5/5, amplement mérité. J’ai vraiment hâte de savoir ce que Marissa Meyer nous réserve pour la suite !

“It would be easy to abuse a person when they never recognize it as abuse.”***

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*« Je pense juste qu’on ne devrait pas la juger, ni elle ni personne d’autre, sans essayer de comprendre d’abord. Que peut-être on devrait connaître toute l’histoire avant de tirer des conclusions hâtives. Idée folle, je sais. »
** « Scarlet avait déjà entendu des loups déchaînés, rôdant dans les campagnes à la recherche de proies faciles dans les fermes. Mais jamais le cri d’un loup n’avait fait descendre un tel frisson le long de sa colonne vertébrale. »
 *** « C’est facile d’abuser de quelqu’un quand il ne se doute jamais qu’on abuse de lui »





Je vous recommande vivement la nouvelle « The Queen’s Army » (pas (encore) parue en français malheureusement) si vous voulez mieux comprendre le personnage de Wolf.
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Scarlet en français : paru en novembre 2013 chez Pocket Jeunesse

mercredi 18 décembre 2013

Cinder (Chroniques Lunaires #1) de Marissa Meyer

Titre : Chroniques Lunaires T.1 : Cinder (Lunar Chronicles #1: Cinder)
Auteur : Marissa Meyer (Etats-Unis)
Date de parution : mars 2013
Editeur : Pocket Jeunesse
Nombre de pages : 411



Résumé :
Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New Beijing.
Une terrible épidémie ravage la population.
Depuis l’Espace, un peuple sans pitié attend son heure…

Personne n’imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder, brimée par son horrible belle-mère. Car la jeune fille, simple mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg, détient dans le savoir un secret incroyable, un secret pour lequel certains seraient prêts à tuer…

Mon avis :
« - Avez-vous déjà côtoyé des malades en Europe ? La pandémie était-elle très présente dans votre région ?
- Je n’en sais rien. Je ne me souviens plus de rien avant mon opération.
Il haussa les sourcils. Ses yeux bleus parurent absorber toute la lumière de la pièce.
- Votre opération cybernétique ?
- Non, mon changement de sexe.
Le sourire du médecin s’effaça.
- Je plaisante. »

Tout le monde a adoré ce livre. C’est d’ailleurs pour ça qu’il a atterri dans ma bibliothèque (et aussi parce que c’est une réécriture de conte, et aussi parce que la couverture est super jolie). Et j’avais super hâte de le commencer. Ai-je placé la barre trop haut ? Peut-être. Toujours est-il que même si j’ai aimé ce livre, il ne s’est pas tout à fait montré à la hauteur de mes attentes.

Nous suivons donc Cinder, mécanicienne de talent, mi-humaine, mi-robot, méprisée par sa belle-mère et qui ne rêve que de liberté, dans un pays ravagé par une pandémie mortelle sur laquelle aucun remède ne s’est encore avéré efficace. Ajoutez à cela la menace que représente Levana, la reine de la Lune, une dirigeante sans pitié qui n’attend que le moment où elle pourra mettre la Terre sous ses ordres, et le décor est planté.
La vie de Cinder change le jour où le prince Kai pénètre dans son atelier afin de lui faire réparer son androïde fétiche. Après tout, Cinder n’est peut-être pas qu’une simple mécanicienne, cyborg qui plus est. Elle représente peut-être le dernier espoir de l’humanité.

Il s’agit d’une réécriture de Cendrillon, mais c’est quand même très différent de Cendrillon. Il y a évidemment des clins d’œil au conte d’origine : la marâtre, les deux sœurs, le prince, le bal, le pied cybernétique de Cinder qui remplace la pantoufle de vair… mais disons que ce n’est qu’un point de départ à une intrigue qui se détache totalement de celle des frères Grimm. Et ça c’est bien, puisqu’on lit donc une nouvelle histoire qui devrait nous apporter des surprises. Le problème, c’est que des surprises, Marissa Meyer ne nous en apporte pas beaucoup. La trame de Cinder est des plus prévisibles. Toutes les révélations, je m’y attendais plus ou moins. Alors je ne demande pas des rebondissements et des retournements de situations incroyables toutes les trois minutes, mais quand même, j’aime bien me dire de temps en temps dans un livre « oh, je l’avais pas vu venir, ça ! »
Quant à la révélation finale, celle qui est censée surprendre tout le monde (enfin je crois…), je m’en doutais depuis le début. Le début !!! Pourtant, je suis loin d’être la lectrice la plus perspicace du monde. Souvent, les trucs évidents, je les vois pas. Donc, si même moi j’ai réussi à percer le mystère à jour, c’est que c’était vraiment super méga giga évident. Et c’est dommage.

Mais j’ai quand même aimé, hein, allez pas croire ! Si Marissa Meyer n’est pas la plus douée pour les retournements de situation, elle est en revanche très forte pour la création d’univers. J’ai beaucoup aimé New Beijing, cette ville qui mêle habilement science, haute technologie et conte de fée. Un univers futuristique à mi-chemin entre la dystopie et la hard science-fiction qui m’a vraiment beaucoup plu.

J’ai également beaucoup aimé les personnages.
Cinder est mécanicienne ET cyborg donc forcément ça la rend tout de suite super coule, mais en plus de ça elle a un caractère bien trempé et un sens de la répartie (illustré par la citation au début de ma chronique) extraordinaire. Sans compter sa sensibilité et son grand cœur, derrière les apparences.
Je trouvais le prince Kai un peu mou au départ, mais finalement j’ai réussi à le comprendre. Il est un peu désorienté avec la maladie de son père, l’Empereur, et la menace lunaire qui pèse sur le pays – ça peut tout à fait se comprendre. En fin de compte je l’ai trouvé très humain, très touchant.
J’ai aussi adoré Iko, l’androïde de compagnie de Cinder, et Peony, sa petite sœur. Leur côté « ados un peu superficielles mais gentilles quand même » a été la touche de sourire dans ce livre.

Pour conclure, bien que la trame m’ait laissé un peu sur ma faim, ce fut une très bonne lecture, portée par des personnages et un univers vraiment intéressants.  Idéal pour une lecture détente dont on attend pas forcément des monts et merveilles.