Titre : The
Elite (The Selection #2)
Auteur : Kiera Cass (Etats-Unis)
Date de parution : 2013
Editeur : Harper Teen
Nombre de pages : 323
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The Selection began
with thirty-five girls.
Now with the group
narrowed down to the six Elite, the competition to win Prince Maxon’s heart is
fiercer than ever – and America is still struggling to decide where her heart
truly lies. Is it with Maxon, who could make her life a fairy tale? Or with her
first love, Aspen?
America is desperate
for more time. But the rest of the Elite know exactly what they want – and America’s
chance to choose is about to slip away.
La Sélection a débuté avec
trente-cinq filles.
Maintenant, avec le group réduit
à six, l’Elite, la compétition pour gagner le cœur du Prince Maxon est plus
dure que jamais – et America a toujours du mal à déterminer où penche son cœur.
Est-ce avec Maxon, qui pourrait faire de sa vie un conte de fées ? Ou avec
son premier amour, Aspen ?
America veut désespérément plus
de temps. Mais le reste de l’Elite savent exactement ce qu’elles veulent – et la
possibilité pour America de choisir est
sur le point de lui échapper.
Vous connaissez le syndrome du
tome 2 ? Cette maladie qui frappe nombre de sagas, rendant leur tome 2
beaucoup moins bon que les autres ? Eh bien, sachez que nous tenons ici
une très belle victime de ce syndrome.
J’avais eu un petit coup de cœur pour le tome 1. Pas le coup de cœur du
siècle, hein, pas même celui de l’année mais j’avais adoré cette jolie petite
lecture toute légère et le sympathique mélange dystopie/conte de fée. Et voilà
que la suite me déçoit tout autant que j’avais adoré le début.
Comment résumer ce second volet autrement que par : America aime
Maxon... non, en fait elle aime Aspen... mais peut-être qu’elle préfère
Maxon... euh non, Aspen... C’est comme ça pendant les trois cent et quelques
pages du roman. Bon d’accord, je savais bien qu’il allait y avoir un triangle
amoureux, mais je ne pensais pas que tout le livre allait reposer sur ça, avec
une America qui fait la girouette toutes les trois minutes. Donc forcément,
pour moi qui n’aime pas les triangles amoureux, ça ne l’a pas fait. Vraiment
pas.
Le problème numéro 1 que j’ai rencontré dans cette lecture s’appelle
America. Je l’aimais pourtant beaucoup dans le tome 1, je la trouvais
intelligente, réfléchie, naturelle, loin des cruches écervelées (comme Celeste)
qui peuplent les émissions de télé-réalité. Malheureusement, dans l’Elite,
America abaisse son niveau peut-être pas jusqu’à celui des cruches
sus-mentionnées, mais pas loin. Elle passe son temps à faire la girouette entre
Maxon et Aspen, oubliant l’un dès qu’elle est avec l’autre, et finalement, je n’ai
pas eu l’impression qu’elle a des sentiments amoureux ni pour l’un, ni pour l’autre,
mais plutôt qu’elle regarde ce que chacun pourrait lui apporter. Et pendant qu’elle
passe de l’un à l’autre sans arrêt, elle nous fait des crises de jalousie
chaque fois que Maxon semble se rapprocher d’une autre candidate de la
Sélection. Bon d’accord, c’est peut-être pas très intelligent de la part de
Maxon de se jeter dans les bras d’une autre alors qu’il essaie de prouver à
America que c’est elle qu’il veut, mais bon, à l’issue de la Sélection, il va
devoir choisir une épouse, et comme il n’est sûr de rien avec America, il
assure ses arrières, ça peut se comprendre. En tous cas, si notre héroïne
faisait un choix au lieu de piquer des crises de jalousie comme une gamine trop
gâtée, les choses seraient beaucoup plus simples.
Je n’ai donc pas aimé America dans ce tome, je n’ai pas trop aimé
Maxon non plus, en tous cas beaucoup moins que dans le tome 1. Finalement,
celui qui m’a le plus plu ici, c’est, contre toute attente Aspen, qui est le
seul à rester fidèle à lui-même. Et lui, au moins, il sait ce qu’il veut. Ca
change.
En plus du comportement puéril d’America, j’ai été également déçue par
le côté dystopique, qui ne prend aucune ampleur contrairement à ce que je
souhaitais. J’espère que les choses vont changer dans le tome 3, parce qu’honnêtement,
je ne pense pas que je puisse supporter encore un tome sur les girouetteries
(si si, ce mot existe, je viens de l’inventer) d’America, et aussi parce que si
ce n’est pas le cas, ce sera un beau potentiel gâché. On pourrait avoir un
point de vue différent, du côté des autorités au lieu de celui des Rebelles
comme dans la plupart des dystopies, ce qui rendrait la saga très intéressante.
En tous cas, pour l’instant, l’auteure a choisi la facilité, à savoir se
concentrer sur la romance. Les attaques des rebelles me font doucement rigoler
et j’ai l’impression qu’elles sont surtout là pour pimenter un peu le roman
avec des scènes d’action, mais c’est tout. J’espère vraiment que le tome 3 me
donnera tort sur ce point.
En bref, une énorme déception pour ce second tome dans lequel je me
suis passablement ennuyée. L’héroïne est insupportable, et le triangle amoureux
sans beaucoup d’intérêt, puisqu’ il me semble évident qu’America va choisir
Maxon à la fin, donc il n’y a aucun suspense. J’espère que le côté dystopique
va reprendre le dessus dans l’ultime volet, sinon cette saga ne sera rien d’autre
qu’un gros potentiel gâché, et ce serait vraiment dommage.
Je vous le recommande si :
Même si je n’ai pas aimé ce tome, je vous recommande tout de même le tome 1,
qui est une superbe lecture détente. Et si vous aimez les triangles amoureux,
il y a des chances que même le tome 2 vous plaise.
J'imagine que vous savez tous qu'il existe une édition française, mais si jamais ce n'était pas le cas, sachez qu'elle est parue en mai 2013 dans la collection R, avec la même très jolie couverture qu'en VO.




