dimanche 5 mai 2013

Anita Blake T.2 : Le cadavre rieur de Laurell K. Hamilton

Titre : Anita Blake T.2 : Le cadavre rieur (Anita Blake #2: The laughing corpse)
Auteur : Laurell K. Hamilton (Etats-Unis)
Date de parution : 1994 aux Etats-Unis, 2002 en France
Editeur : Milady
Nombre de pages : 375


Résumé :
Savez-vous ce que c'est qu'une "chèvre blanche" ? Eh bien, en jargon vaudou, c'est un doux euphémisme pour désigner la victime d'un sacrifice humain. Et quand ces types sont venus me demander de relever un mort de deux cents ans et des poussières, j'ai tout de suite compris ce que ça impliquait. Je veux bien égorger des poulets, un mouton, voire un buffle dans les cas désespérés... mais ça, non ! Pas question... Mais je les ai envoyés promener, eux et leur chèque d'un million de dollars. L'ennui, c'est que tout le monde n'a pas mon sens moral. Que ces salaud vont bien dégoter quelqu'un pour faire le boulot. Qu'on va se retrouver avec un mort-vivant raide dingue, tout sauf végétarien, et semant la panique. Et que c'est encore la petite Anita qui va devoir se le coltiner ! Comme si je n'avais pas déjà assez de problèmes avec les vampires...

Mon avis : 
Malgré un tome 1 qui m’avait profondément déçue, j’ai quand même décidé de laisser une seconde chance à la saga Anita Blake. J’ai donc attaqué le second tome avec quelques appréhensions, mais, surprise ! Si j’ai été tentée d’abandonner Plaisirs Coupables bon nombre de fois, Le cadavre rieur en revanche s’est laissé lire tout seul.

Dans cet épisode, Anita se voit proposer la mission de relever un cadavre vieux de plus de deux cent ans, mission qui nécessiterait, pour être menée à bien, un sacrifice humain – chose que notre héroïne refuse catégoriquement de faire. Ce refus n’est évidemment pas au goût du commanditaire de la mission, bien décidé à faire travailler Anita pour lui, de gré ou de force.
Parallèlement à cela, notre réanimatrice doit également aider la police de Saint Louis à retrouver la créature surnaturelle (zombie ? goule ?) qui massacre des familles entières avant qu’elle ne frappe à nouveau. Programme chargé pour Anita, donc.

La grosse évolution de ce tome par rapport au précédent, c’est que cette fois, l’histoire ne part pas dans tout les sens. Il y a peut-être moins d’actions et le roman ne démarre pas sur les chapeaux de roues, mais au moins l’intrigue est facile à suivre et les évènements s’enchaînent logiquement, ce qui n’était pas le cas dans Plaisirs Coupables où j’étais constamment obligée de revenir quelques pages en arrière pour essayer de comprendre comment l’histoire en était arrivée là.

Voilà pour la comparaison avec le tome 1. Pour en revenir au tome 2 à proprement parler, il y est cette fois question de zombies et c’est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur le métier de réanimatrice d’Anita. Les vampires ne sont que peu présents, ce qui m’a à la fois plu et déplu. D’un côté, ça m’a plu, car on voit des vampires un peu partout en bit-lit, donc un peu de changement ne fait pas de mal. Et d’un autre côté, ça m’a déplu car le tome 1, consacré lui aux vampires, amorçait une histoire entre Jean Claude, le maître vampire de la ville, et Anita, qui s’annonçait intéressante  mais qui n’est que peu exploitée dans ce tome 2. A tel point que je me demande même quelle est l’utilité de ce premier tome, car il n’est absolument pas nécessaire de l’avoir lu pour comprendre le tome 2.

S’il risque d’en rebuter certains, le côté enquête policière du roman m’a beaucoup plu. C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle j’ai apprécié cette lecture. Ce n’est évidemment pas une enquête comme dans un vrai polar puisque le meurtrier n’est pas humain, mais les principaux éléments sont là.

Même si ce tome est largement mieux que le précédent, il est toutefois loin d’être parfait et on y retrouve beaucoup des défauts du premier volet de la saga. Le plus gros point noir, ce sont les méchants. L’auteur a beau essayer, rien n’y fait, ils ne font pas peur. Dans Le cadavre rieur, celle qui est sensée être LA méchante du roman, la prêtresse vaudou Dominga Salvador, hé bien moi elle m’a surtout fait rire.
Second point négatif, les scènes d’action ne sont pas plus convaincantes que celles du tome 1. Anita se sort de toutes les situations, même les plus critiques, avec une telle facilité que finalement, il n’y a même plus de suspense. Je ne demande pas que l’héroïne frôle la mort à chaque fois, mais qu’elle soit un peu plus en difficulté et qu’on ait des raisons de s’inquiéter pour elle, ce serait déjà bien.
Et pour finir avec le négatif, ce sera comme pour le tome 1 : les personnages secondaires. Là encore, on les connaît à peine. A part leur nom et leur fonction, c’est à peu près tout ce que l’on sait sur eux. Je suis même incapable de me les représenter physiquement. S’ils étaient un peu plus développés, ce serait appréciable.  

Pour résumer, un tome qui s’est débarrassé du plus gros problème du précédent : une intrigue extrêmement confuse. La plupart des défauts de Plaisirs Coupables sont encore là, mais dans l’ensemble le roman est agréable à lire et il a réussi sa mission : me donner envie de continuer la saga.

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